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L'euro : comment s'en débarrasser ? Broché – 18 mai 2011
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L'euro s'est révélé un fardeau intolérable pour la plupart des économies européennes. Le retour du franc est-il souhaitable, nécessaire, possible ? Comment peut-il se faire sans drame et quelles en seraient les conséquences et implications politiques ?
Jean-Jacques Rosa développe une analyse économique claire et rigoureuse qui répond enfin aux questions que vous vous posez sur le rôle, et l'avenir des monnaies nationales.
- Nombre de pages de l'édition imprimée140 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurGrasset
- Date de publication18 mai 2011
- Dimensions12 x 1.5 x 17.5 cm
- ISBN-102246786010
- ISBN-13978-2246786016
Description du produit
Biographie de l'auteur
Jean-Jacques Rosa, économiste, professeur des Universités, ancien membre du Conseil d'analyse économique du premier ministre, est l'auteur chez Grasset de L'erreur européenne (1998), et du Second XXe siècle : déclin des hiérarchies et avenir des nations (2000).
Détails sur le produit
- Éditeur : Grasset (18 mai 2011)
- Langue : Français
- Broché : 140 pages
- ISBN-10 : 2246786010
- ISBN-13 : 978-2246786016
- Poids de l'article : 100 g
- Dimensions : 12 x 1.5 x 17.5 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 774,942 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
- 1,881 en Essais et documents de l'économie (Livres)
- 2,768 en Histoire de la pensée économique (Livres)
- 315,006 en Romans et littérature
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D'autres économistes indépendants mais de renom, aux conceptions théoriques diverses, à l'instar de Martin Felstein, Paul Krugman, Milton Friedman ou encore Joseph Stiglitz, ou même Gérard Lafay en France entre autres, avaient également anticipé la grave crise qui ne manquerait pas de résulter de ce choix.
Pour autant, Jean-Jacques Rosa va jusqu'à affirmer que l'abandon de l'euro pourrait amener une prospérité comparable à celle des Trente Glorieuses. Excessif ? Je n'en sais rien, mais une chose est certaine : de plus en plus nombreux sont ceux, d'orientations politiques ou économiques diverses, qui se posent la question de la pérennité de notre monnaie commune. Et à ce titre, la question mérite d'être posée.
Les dirigeants, selon l'auteur, usent en effet d'expédients pour simplement "retarder le moment de vérité", qui serait l'abandon inéluctable de la monnaie unique.
Et, selon certains, la seule parade à présent serait la création d'un Etat fédéral doté d'un gouvernement central et mettant en oeuvre l'unification budgétaire. Position auparavant minoritaire, et se heurtant à des obstacles insurmontables selon Jean-Jacques Rosa, ainsi qu'il l'avait montré dans son livre Le déclin des hiérarchies et l'avenir des nations (que j'avais également lu, mais dont je ne me souviens plus trop du contenu, ne rédigeant pas de commentaire à l'époque).
Revenant au contexte de l'avant-euro, notre auteur rappelle ainsi que pour les promoteurs de l'euro, celui-ci était présenté à la fois comme un "bouclier contre les crises financières et économiques", un "accélérateur de la croissance grâce à une monnaie forte", etc. Autant de promesses qui ne se sont pas réalisées et visaient simplement, selon lui, à "faire taire les doutes qu'entretenaient dans l'opinion les eurosceptiques".
Selon Jean-Jacques Rosa, la mise en place de l'euro a été non pas motivée, sur le plan politique, par la recherche de l'intérêt général, mais plutôt par une collusion d'intérêts entre "l'appareil d'Etat en tant qu'organisation défendant sa propre survie et sa propre expansion d'une part (pour les politiques et les fonctionnaires), et des grandes entreprises de l'autre" (qu'il accuse de former parfois des cartels).
Explication : "Ce sont les grands emprunteurs qui bénéficient d'une monnaie unique et forte car les dettes exprimées en une telle monnaie sont très demandées par les investisseurs parce que leur valeur de remboursement est sûre, et que leur vaste marché leur assure une grande liquidité. Les souscripteurs ne demandent donc qu'une rémunération relativement faible, pour le plus grand avantage de l'emprunteur dont le coût du capital est ainsi abaissé. Et les principaux emprunteurs sont connus : les Etats, les "nouvelles" banques qui ont réinventé leur métier dans les années 1980, et les grandes entreprises. Tous ont besoin d'attirer les masses nouvelles de capitaux internationaux qui s'échangent désormais sur les marchés financiers globalisés du dernier quart du XXème siècle".
S'en suit une explication très convaincante, sur un plan économique, de l'intérêt de chacune de ces parties à profiter des garanties de cette monnaie forte pour s'endetter toujours plus tout en évitant de mettre en oeuvre les réformes nécessaires et en mettant en garde contre un libéralisme qui n'était pas favorable à toutes ces dérives.
Mais toutes ces collusions, ces intérêts communs de tous ces cartels d'Etats et d'entreprises n'ont pu résister aux tentations d'en profiter, qui ont conduit aux dérives accélérées du système et à la situation dramatique que nous connaissons aujourd'hui.
D'où la question posée en dernière partie de l'ouvrage : "comment tout cela va-t-il se terminer ?"
Le fait est, selon Jean-Jacques Rosa, que l'union monétaire est une fomre de cartel. Or, s'il y a bien une banque centrale européenne pour veiller au respect d'une règle du jeu sur la création de monnaie, il n'en va pas de même sur les émissions d'obligations, qui ne sont contrôlées par aucun appareil institutionnel. De ce fait, le déficit public et le recours à l'endettement massif étant la seule variable d'ajustement disponible par les Etats, surtout en période de crise, la tentation est grande pour chacun de "tricher" ; ce qui met en péril le cartel.
Lorsque la situation, comme à l'heure actuelle, est suffisamment pervertie, il ne reste plus qu'une chose à envisager : la sortie de l'entente, pour les pays qui le jugent souhaitable.
Jean-Jacques Rosa examine ensuite divers scénarios d'abandon de l'euro, contestant les arguments de certains et montrant en quoi ils pourraient restaurer la compétitivité de l'Economie d'un pays qui sortirait de l'euro, ce qui nécessiterait, idéalement, une dépréciation préalable de l'euro ; et même, au-delà, renforcer une démocratie passablement dégradée (je vous laisse découvrir les arguments développés à ce sujet).
Un ouvrage de réflexion utile, en ces temps de doute profond sur nos orientations politico-économiques ; qui mérite en tous les cas d'être écouté, même si cet essai est court et n'atteint pas le niveau d'approfondissement du premier ouvrage cité ci-dessus ( L'erreur européenne ), vers lequel il serait très opportun de se tourner de nouveau.
Moins technique et plus abordable au plus grand nombre, il souffre en même temps, de mon point de vue, de ce même caractère. D'un autre côté, l'objectif de l'auteur est bien ici, je pense, de s'assurer une plus large diffusion et espérer ainsi avoir plus de chances d'être entendu.
Puisse-t-il être exaucé et le débat dans les médias véritablement s'engager cette fois...
En effet, pour ses partisans, l'euro devait être un bouclier contre les crises économiques et financières. Il devait aussi accélérer la croissance, permettre le respect des grands équilibres budgétaires et éliminer les obstacles aux réformes. On a pu vérifier qu'il n'a apporté aucun de ces bienfaits. En revanche, c'est lui qui a conduit à la crise des dettes souveraines, aux programmes d'austérité et à l'explosion du chômage. L'euro devait également conduire obligatoirement à la convergence.
Rosa montre très bien que, contrairement à ce que croyaient les partisans de l'euro, l'intensification des échanges, qui devait résulter de l'euro, et qui ne s'est d'ailleurs pas véritablement produite, n'est pas parvenue à homogénéiser les différents pays de l'Euroland. Ces pays sont restés hétérogènes et de ce fait la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale.
Qu'à cela ne tienne, répondent les partisans de l'euro. Pour faire tenir cet ensemble disparate, il nous faut un budget fédéral. Espérant bien que le budget fédéral conduira lui-même inévitablement à un Etat fédéral. L'euro était donc cela : le moyen de forcer les peuples à accepter un Etat fédéral.
Mais Rosa montre très bien que de même que l'euro est un échec parce que l'Euroland n'est pas une zone monétaire optimale, de même un Etat fédéral européen serait un échec parce que cet Etat ne serait pas une « zone étatique optimale ». Rosa a raison de rappeler la divergence des politiques diplomatiques des différents pays européens, comme on l'a vu par exemple lors de la guerre du Golfe.
L'originalité et l'intérêt du livre de Rosa est de ne pas partir de présupposés politiques, mais de placer la question de l'euro sous le double éclairage de la théorie économique et de la théorie de l'information.
Il montre ainsi que l'euro est destiné a servir les intérêts d'un cartel constitué par les emprunteurs structurels que sont les États, les grandes entreprises multinationales et les grandes banques, qui désirent maintenir le prix de l'argent aussi bas que possible par le biais du contrôle de l'émission monétaire de la BCE, mais aussi par le biais de la limitation des émissions d'obligations souveraines. D'où l'arsenal du pacte de stabilité, puis du traité budgétaire avec les plans d'austérité qui les accompagnent.
L'ouvrage de Rosa montre également que la révolution de l'information rend obsolète la recherche de la centralisation par le biais de la constitution de grands ensembles comme une Union monétaire ou une Europe fédérale et qu'elle doit conduire au contraire à un mouvement de décentralisation qui demande plus d'information que la centralisation.
Rosa conclut son ouvrage en se demandant : « Comment tout cela va-t-il finir ? ». Il répond : « Mal pour l'euro, mais bien pour les économies des États membres ». Les inconvénients, les défauts de l'euro sont tels que l'on n'a pas de mal à penser comme l'auteur que, quoiqu'il arrive, l'euro ne restera pas dans la configuration qu'il a aujourd'hui. On n'a pas de mal non plus à penser comme lui que le fait, pour les États membres, de se débarrasser du carcan de l'euro et de retrouver leur souveraineté monétaire ne peut qu'améliorer leur situation.
En revanche, on peut sans doute reprocher à Jean-Jacques Rosa de sous-estimer un peu les difficultés que rencontreront les États membres lors de la fin de l'euro et le retour aux monnaies nationales. C'est bien d'ailleurs la peur de ces difficultés, beaucoup plus que ses soit - disants bienfaits, qui est aujourd'hui le véritable ciment de l'euro. Le retour aux monnaies nationales s'accompagnerait inévitablement dans un premier temps d'une hausse de la dette, à moins que l'euro ne disparaisse totalement, ce que l'auteur a l'honnêteté de reconnaître. Cela étant, Rosa fait remarquer, ce qui est rarement souligné, que la hausse de la dette sera d'autant plus faible que l'euro aura fortement baissé au préalable.
Jean DAVOULT
Les autres oeuvres de l'auteur sont sans doute plus roboratives t recommandables.