Neuf :
19,96€19,96€
Il ne reste plus que 3 exemplaire(s) en stock.
Expédié par
monde_de_kamelia
Vendu par
Retours
Retournable jusqu'au 31 janvier 2024
Paiement
Transaction sécurisée
Achetez d'occasion 6,30 €
Téléchargez l'application Kindle gratuite et commencez à lire des livres Kindle instantanément sur votre smartphone, tablette ou ordinateur - aucun appareil Kindle n'est requis.
Lisez instantanément sur votre navigateur avec Kindle pour le Web.
Utilisation de l'appareil photo de votre téléphone portable - scannez le code ci-dessous et téléchargez l'application Kindle.
Image indisponible
couleur :
-
-
-
- Pour voir cette vidéo, téléchargez Flash Player
Politiques publiques, de la stratégie aux résultats Poche – 1 juin 2010
| Prix Amazon | Neuf à partir de | Occasion à partir de |
Options d'achat et paniers Plus
«Bien faire les bonnes choses», ce slogan de bon sens pour tout citoyen n'est rien moins qu'évident à mettre en oeuvre ! À quoi sert l'État ? Qu'est-ce qu'une bonne politique ? Comment en mesurer les effets ? Qu'est-ce qui est constant depuis la naissance de l'État moderne ? Qu'est-ce qui est spécifique à la IIIe révolution industrielle ? L'auteur plaide pour mettre la politique aux commandes - nos comptes peuvent être exacts (bien faire les choses) et nos politiques mauvaises (faire les mauvaises choses) - et s'inscrit contre la vogue de la «bonne gouvernance» prônée par les organisations internationales. Il n'en délaisse pas pour autant les techniques de gestion qui permettent aujourd'hui de concevoir des dispositifs publics innovants et performants : le lecteur trouvera en ce livre l'état de l'art des méthodes de gestion, illustré de nombreux exemples.
Il trouvera également ici une revue de la littérature sur le rôle des politiques publiques ouvrant des perspectives bien différentes de ce qu'il est habitué d'entendre.
Politiques publiques est un ouvrage à la fois académique, basé sur des recherches de terrain, et de méthodologie très opérationnelle, qui pourra devenir le livre de chevet de tout responsable impliqué dans la conception et la conduite d'une politique publique.
Claude ROCHET, est professeur des universités à l'Institut de Management Public d'Aix-en-Provence, où il a fondé le Master «Intelligence économique et compétitivité des territoires», et enseigne dans les grandes écoles de service public en France et en Afrique du Nord. Outre l'enseignement supérieur, sa carrière se déroule autant dans le secteur privé que dans le secteur public, sur les thèmes de l'innovation, de la transformation organisationnelle et de l'économie du développement.
- Nombre de pages de l'édition imprimée287 pages
- LangueFrançais
- ÉditeurDE BOECK SUP
- Date de publication1 juin 2010
- Dimensions15.7 x 1.6 x 23.7 cm
- ISBN-102804121844
- ISBN-13978-2804121846
Description du produit
Extrait
«Nous avons, pour la plupart, le droit de dite que nous fûmes de bons ouvriers. Avons-nous toujours été d'assez bons citoyens ?»
Marc BLoch,
L'Étrange Défaite : témoignage écrit en 1940
Prendre un taxi est toujours pour un professeur une occasion d'avoir un regard profane sur ce qu'il traite du haut de sa science. Quand vient La question sur mon activité professionnelle et que je réponds que je suis professeur de management public, la réponse du chauffeur est invariablement «Eh bien vous, au moins, vous n'êtes pas près d'être au chômage !» Suit très rapidement un ensemble de conseils pour améliorer l'action publique, mélange de réflexions frappées au coin du bon sens et de formules médiatiques à l'emporte-pièce, que l'on peut schématiquement résumer en cette liste :
a) Pour encaisser les impôts, ça, ils s'y entendent, mais pour ce qui est de bien dépenser...
b) Et vous avez vu le nombre qu'ils sont pour faire tout (c'est-à-dire seulement) ça ?
c) Par exemple, regardez ce qu'ils font pour... Variante a) : C'est de l'argent jeté par les fenêtres.
Variante b) : L'idée est bonne, mais la manière de faire est stupide !
d) Et pour tel problème, vous ne pensez pas qu'ils pourraient faire un effort ?
Face à ce genre de charge, le professeur se tasse au fond de son siège, heureux de n'avoir à affronter son interlocuteur que de dos. Il sait que, sous leur rudesse, ces réflexions sont légitimes : le chauffeur de taxi fait un métier aussi difficile qu'utile (d'autant plus qu'un récent rapport officiel a rendu son statut - avec celui des garçons coiffeurs - responsable du blocage de la croissance française...) et, bien plus qu'un contribuable de droit commun, il est un spectateur engagé de l'organisation de la vie publique (réglementation de la circulation, organisation des secours, gestion des gares et des aéroports dont il est un utilisateur quotidien), sans compter qu'il joue le rôle de confident pour ses nombreux clients.
Pour difficile qu'elle soit, l'épreuve est néanmoins formatrice, car les questions que soulève ce chauffeur de taxi (parmi lesquels de plus en plus de femmes, ce qui ne fait qu'accroître la sagacité de sa vision du monde) sont les bonnes :
■ celle de la pertinence de l'action publique (fait-elle les bonnes choses, fait-elle des choses inutiles, y a-t-il des domaines où elle devrait intervenir et où elle ne le fait pas ?) ;
■ celle de l'efficience (l'argent public est-il bien utilisé ou, du point de vue du citoyen contribuable, donne-t-elle le sentiment de bien l'utiliser par une gestion qui offre les garanties d'efficacité que l'on est en droit d'attendre ?) ;
■ celle de l'efficacité : même si l'action publique est nécessaire, elle peut être mise en oeuvre d'une manière qui la rend inefficace ;
■ au bout du compte, La question de la confiance : un citoyen qui peut constater l'efficacité du service public et a des éléments d'appréciation de la bonne gestion des deniers publics aura confiance et cette confiance contribuera à la légitimité de l'action publique.
Biographie de l'auteur
Sylvie Trosa est Chargée de mission auprès du Service du Rapport Général de la Cour des comptes en charge de l'évaluation. Elle a été en poste à responsabilités dans des administrations étrangères telles le Royaume-Uni (Cabinet Office) et l'Australie (chef du service de la modernisation du service public). Elle a également travaillé dans des institutions internationales telles que l'OCDE et la Banque mondiale. Elle a publié dix ouvrages en français et en anglais sur des sujets relatifs à la réforme de l'Etat dans différents pays. Le dernier ouvrage qu'elle a coordonné est sorti aux éditions du CNDP en 2011 sous le titre « Le management public par le sens ». Elle connaît bien l'administration française, ayant travaillé dans différents ministères français. Elle a reçu le 1er janvier 2012 le titre de Chevalier de la Légion d'honneur
Détails sur le produit
- Éditeur : DE BOECK SUP; 1er édition (1 juin 2010)
- Langue : Français
- Poche : 287 pages
- ISBN-10 : 2804121844
- ISBN-13 : 978-2804121846
- Poids de l'article : 452 g
- Dimensions : 15.7 x 1.6 x 23.7 cm
- Classement des meilleures ventes d'Amazon : 623,974 en Livres (Voir les 100 premiers en Livres)
- 1,772 en Ressources humaines
- 3,138 en Droit public (Livres)
- 6,014 en Gestion
- Commentaires client :
Commentaires client
Les avis clients, y compris le nombre d’étoiles du produit, aident les clients à en savoir plus sur le produit et à décider s'il leur convient.
Pour calculer le nombre global d’étoiles et la ventilation en pourcentage par étoile, nous n'utilisons pas une simple moyenne. Au lieu de cela, notre système prend en compte des éléments tels que la date récente d'un commentaire et si l'auteur de l'avis a acheté l'article sur Amazon. Les avis sont également analysés pour vérifier leur fiabilité.
En savoir plus sur le fonctionnement des avis clients sur Amazon-
Meilleures évaluations
Meilleure évaluation de France
Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.
Claude Rochet est bien connu de mes proches sur Amazon, sous le pseudo « Jules ». Il est des rencontres qui vous enrichissent. Celles de « Jules » en est une grâce à ce site, qui nous a permis de descendre une bonne bouteille de vin du Sud-Ouest à table l'an passé.
Claude m'a fait l'honneur de relire son tapuscrit. Ce n'est pas pour autant que je suis flagorneur. Ceux qui me connaissent le savent. Ma franchise déplaît souvent. Passons à l'ouvrage d'une rare densité intellectuelle, riche de multiples références philosophiques bien explicitées.
Sylvie Trosa, chargée de mission à l'évaluation auprès du secrétariat général de la Cour des comptes et Vice-présidente du cercle de la Réforme de l'Etat, a dressé un éloge bien mérité dans la préface de cet ouvrage :
1/ La modernisation n'est pas une affaire de techniques plaquées les unes sur les autres
2/ La détermination de l'efficacité dans une Administration est en substance différente de celle d'une entreprise à capitaux privés
Claude Rochet démontre le rôle indispensable de l'Etat dans la construction du bien commun, clef de voûte des aspirations des citoyens au mieux vivre ensemble, construisant un projet commun, sur la route de la modernité.
Se référant avec connaissance à Machiavel, Claude Rochet décrit avec justesse que « les institutions sont nécessaires pour éduquer aux valeurs civiques et pour la poursuite de l'idéal de la bonne société. » (p.47). Poursuivant : « Plus les valeurs civiques sont fortes, moins les coûts de mise en aeuvre des institutions dont élevés. Il y a, dans l'évolution des sociétés, des « moments machiavéliens » qui sont la réunion de ces trois conditions (la virtù du dirigeant, le partage de valeurs civiques parmi les citoyens, et la capacité de faire face à la fortuna par l'interaction des vertus qui se renforcent les unes les autres. Pour Machiavel, le dirigeant compétent est capable de varier sa conduite entre le bien et le mal selon les circonstances ». (p.49) ; « La république parfaite est capable de modifier ses institutions lorsqu'elle est confrontée à des mutations perturbatrices ».
Lé légitimité du pouvoir étant celle du bien commun et du dynamisme de la vie politique et civique, l'auteur reprend la réflexion posée par le jésuite Gaston Fessard pendant la seconde guerre mondiale exprimée suivant trois principes :
1/ la mise en commun du bien : `décision volontaire pour bénéficier d'effets d'échelle ou d'externalités positives' = principe de constitution des services publics ;
2/ la communauté de bu bien = `le bien mis en commun est-il bien la communauté de tous // la loi de Gresham démontre les limites que les plus instruits profitent de ces biens et non les autres ;
3/ le bien du bien commun : `la mise en commun du bien est-elle supérieure à la somme des bien mis en commun' (p.52)
L'analyse de la performance se comprendra comme suit : « Les questions de la gestion (la production de valeur) et du rôle des services publics (la valeur de la production) doivent donc être traitées de manière séparée mais dans une démarche globale où la gestion est au service de la stratégie et non l'inverse » (p.64)
Mais qu'est-ce que la performance publique ? Claude Rochet pose cette question apparemment toute simple, à laquelle chacun peut avoir sa réponse, mais pour quel sens ?
« L'indicateur financier n'est pas pertinent pour mesurer la valeur produite » (p.85) Cet argument a été développé avec justesse par le professeur Dejours, spécialiste du mal-être au travail dans " Suicide et travail : que faire ? " : le travail n'est pas mesurable quantitativement suivant la mode imposée des gestionnaires car il est de nature qualitative (ce qui n'interdit pas la mesure de performances objectives). Agir autrement conduit à la dé-sol-ation, à la destruction du lien social, au suicide.
« Etre performant veut tout simplement dire obtenir des résultats avec les compétences appropriées » et donc :
1/ avoir défini préalablement des objectifs ;
2/ savoir mesurer les résultats en terme de services rendus et impacts sur la société (l'efficacité) ;
3/ affecter des moyens à la réalisation des objectifs (l'efficience).
« La performance publique est l'art de combiner ces trois dimensions : elle repose donc sur la compétence collective des organisations à concevoir des processus opérationnels alignés sur des objectifs pertinents de politique et de gestion » (p.87)
Claude Rochet illustre tous ses développements de schémas didactiques. Car après avoir posé le cadre de réflexion et d'action, l'auteur définit les champs d'application managériaux, de changement, d'adaptation (à la technologie) et illustre son approche de plusieurs exemples et cas pratiques. L'enjeu en effet, au-delà de la nécessaire ré-appropriation par les administrations du service efficace du bien commun, c'est bien de pouvoir délimiter les contours d'une politique publique citoyenne. Une telle politique passe par la nécessaire révolution des élites : sont-elles capables d'apprendre ?