Acheter d'occasion
EUR 0,92
+ EUR 2,99 (livraison en France métropolitaine)
D'occasion: Bon | Détails
Vendu par momox fr
État: D'occasion: Bon
Commentaire: Article d'occasion vérifié. Vendu par momox, professionnel de la vente en ligne d'articles culturels d'occasion. Édition lu en bon état avec traces d'utilisation.
Vous l'avez déjà ?
Repliez vers l'arrière Repliez vers l'avant
Ecoutez Lecture en cours... Interrompu   Vous écoutez un extrait de l'édition audio Audible
En savoir plus
Voir cette image

Les invités de l'île Poche – 21 juin 2007

Envie d'un livre ? Découvrez notre sélection pour la rentrée littéraire de janvier !

4.0 étoiles sur 5 3 commentaires client

Voir les formats et éditions Masquer les autres formats et éditions
Prix Amazon
Neuf à partir de Occasion à partir de
Poche
EUR 0,92

Livre de poche, nouveautés poche Livre de poche, nouveautés poche


Boutique 10/18
Retrouvez tous les titres dans notre boutique dédiée
click to open popover

Offres spéciales et liens associés

  • Gratuit : téléchargez l'application Amazon pour iPhone, iPad, Android ou Windows Phone ou découvrez la nouvelle application Amazon pour Tablette Android !

  • Outlet Anciennes collections, fin de séries, articles commandés en trop grande quantité, … découvrez notre sélection de produits à petits prix Profitez-en !

  • Tout à moins de 5 euros ! Découvrez notre sélection de produits à petits prix... Profitez-en !

  • Publiez votre livre sur Kindle Direct Publishing en format papier ou numérique : C'est simple et gratuit et vous pourrez toucher des millions de lecteurs. En savoir plus ici .
  • Plus de 10 000 ebooks indés à moins de 3 euros à télécharger en moins de 60 secondes .

  • Découvrez notre boutique 10/18 sur Amazon.fr !


Quels sont les autres articles que les clients achètent après avoir regardé cet article?


Description du produit

Extrait

Il est grand temps que je termine. S'ils ont pris le bateau de midi, ils peuvent être ici dans une demi-heure. Ça m'est arrivé une fois : en nage, contente de mon travail, je ferme la maison, glisse la clef sous le paillasson et les découvre là, plantés à côté d'une carriole de plage où trônent bagages et enfants, au bord du sentier de coquillages. La déception sur leurs visages. Depuis, je sais que je dois demeurer invisible. S'ils me croisent ici, la maison ne sera plus autant la leur, et s'ils ne s'approprient pas la maison, ils ne vont pas passer un bon séjour. Même s'ils savent qu'ils ne la louent que pour une semaine, deux semaines, voire même un mois, ils doivent pouvoir se figurer qu'elle est à eux. Si c'était moi la locataire, cela irait tout seul. De toutes les maisons où j'ai fait le ménage, Duinroos est celle que je préfère. Torenzicht, Kiekendief, Jojanneke et D'instuif, je m'en suis débarrassée au fil des années. De belles maisons, je ne dis pas, où l'on a posé du carrelage et du lino, bien plus faciles d'entretien que Duinroos, mais ça faisait trop, il a fallu que je choisisse.
Pour le grand ménage de printemps, au début de la saison, je réserve une journée et demie, sans compter la lessive. Mais quel que soit le temps que je mets, à la fin, je suis toujours pressée. Les couvertures et les molletons, je les lave une fois la saison terminée, tout comme les rideaux que je ne repasse qu'au début de la saison suivante ; il m'arrive malgré cela d'oublier cer­taines choses. Au dernier moment, je découvre qu'il y a, une fois de plus, deux ou trois points de l'ourlet des rideaux abricot de la chambre qui se sont défaits. Il faut que j'arrange ça, sinon je sais exactement comment ça va finir : le matin, les enfants grimpent sur le lit de papa et maman, ils écartent les rideaux d'un coup sec et, en un rien de temps, c'en est fini de la couture.
Hier, j'ai bien fait d'ouvrir toutes les fenêtres et toutes les portes, de la porte-fenêtre de la véranda aux lucarnes en passant par la porte à glissière du passe-plat, pour aérer et pour chasser les odeurs d'hiberna­tion. Aujourd'hui, il pleut pour un oui pour un non. Entre deux averses, j'ai laissé le tapis en fibre de coco dehors : il sent le moisi, et j'ai encore une fois passé l'aspirateur. Je l'avais déjà fait hier et, bien entendu, à la fin de la dernière saison, mais le sable ne cesse de remonter par les fentes du plancher. Je suis curieuse de savoir combien de kilos j'ai pu en aspirer. Cette année, ils remblaient la plage ; partout, ils ont installé des tuyaux gros comme des troncs d'arbres, mais les ouvriers auraient tout aussi bien pu se brancher direc­tement sur mon aspirateur.
Le tapis en fibre de coco mérite d'être changé. Une bande brun orangé : il doit avoir pas loin de trente ans, un modèle des années soixante quand le brun et l'orange étaient à la mode, quoiqu'il me soit impossible d'imaginer M. Duinroos en train de l'acheter pour cette raison. Ce n'est pas à lui que je vais vanter le moindre article à la mode. Il n'a même pas le téléphone. Je lui ai écrit qu'il fallait songer à changer le tapis du séjour, je l'ai prié de bien vouloir m'en faire parvenir un nouveau ou de virer de l'argent sur mon compte afin que je puisse en dénicher un pas trop mal à Harlingen mais, pour l'instant, je n'ai aucune réponse.
Pas plus d'ailleurs qu'à ma lettre l'informant que la télévision est en panne au moins depuis que je connais la maison.
Pour chasser l'hiver, j'ai mis des pommes de pin sur la table et le rebord des fenêtres ; comme cela fait des heures que je suis ici, j'ignore quelle odeur on sent quand on entre. C'est bien ça, j'entends déjà le bateau là-bas au loin. Quand je l'entends alors que je suis encore ici, j'ai l'impression d'être Cendrillon au bal. Est-ce que j'ai bien refermé le frigo ? Est-ce que j'ai accroché un nouveau rouleau de papier toilette ? Posé les allumettes près de la boîte en fer-blanc, à côté de la cuisinière ? Est-ce que j'ai éteint la radio ? Un dernier tour de la maison, sans me presser : avant de quitter le bateau, les passagers doivent attendre qu'on ait des­cendu les bagages.

Présentation de l'éditeur

Située sur une île au large des côtes hollandaises, la Rose des Dunes accueille chaque été de nouveaux occupants. Les vacanciers se succèdent, leurs histoires défilent et transforment la maison en théâtre de vie. Un couple répare son amour, une femme en pleine convalescence retrouve goût à la vie. Les destins se construisent ou se déchirent sous la pulsion des embruns. En véritable metteur en scène, Vonne van der Meer fait jouer au fil des pages une comédie sensible et épurée sur la nature humaine.

" Une histoire simple et magique comme ces coquillages que la gardienne rapporte sur la plage à la fin de la saison. "
A. L., Marianne

Aucun appareil Kindle n'est requis. Téléchargez l'une des applis Kindle gratuites et commencez à lire les livres Kindle sur votre smartphone, tablette ou ordinateur.

  • Apple
  • Android
  • Windows Phone
  • Android

Pour obtenir l'appli gratuite, saisissez votre numéro de téléphone mobile.



Détails sur le produit


Commentaires client

Partagez votre opinion avec les autres clients
Voir les 3 commentaires client

Meilleurs commentaires des clients

MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS
23 septembre 2007
Format: Poche
0Commentaire| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
13 janvier 2008
Format: Poche
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus
20 juillet 2011
Format: Poche
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ? Signaler un abus

Où en sont vos commandes ?

Livraison et retours

Besoin d'aide ?