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Le lac inconnu: Entre Proust et Freud Broché – 15 mai 2012

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Extrait

Entrée de nuit

Le sommeil ? Qui aurait imaginé de commencer un roman par le sommeil ? Le héros qui s'endort fait fuir les lecteurs, comme le maître de maison qui s'assoupit dans son salon fait fuir les invités. Le début in médias res de la tragédie classique est bien oublié, au profit, peut-être, d'une autre tragédie. Voici les rêves, qui «s'insèrent dans les activités psychologiques de la veille». Mais qui a dit cela ? Est-ce aux premières lignes de Du côté de chez Swann ? Ou dans celles de L'Interprétation des rêves} On ne cesse de faire des réflexions en dormant sur le livre qu'on vient de lire : une église (substituée à un «Traité d'archéologie monumentale», peut-être L'Art religieux au XIIIe siècle en France d'Émile Mâle), un quatuor, une femme née d'une fausse position de la cuisse, un ouvrage (de Mignet) sur la rivalité de François Ier et de Charles Quint. Rêver d'un livre, de livre, n'est-ce pas le propre d'un intellectuel ?
Or Freud s'intéresse d'abord au rêve, et Proust d'abord au sommeil. Le temps des rêves vient ensuite : ils jouent un grand rôle dans l'intrigue de ses romans. Nous savons tout du sommeil chez Proust, et de Proust. Pas grand-chose du sommeil de Freud. Était-il insomniaque, lui aussi ? En parle-t-il à Fliess ? Puisque l'accès hystérique est une action, un moyen de reproduire le plaisir, on arrive à expliquer ainsi la «manie du lit» (ou clinomania) : un des patients de Freud «gémit encore aujourd'hui dans son sommeil pour que sa mère, morte quand il avait vingt-deux mois, le prenne avec elle». «Tout est calculé en fonction de l'autre, mais le plus souvent de cet autre préhistorique et inoubliable qu'aucune personne venant ultérieurement n'arrivera plus à égaler», écrit Freud le 6 décembre 1892. Le Narrateur d'À la recherche du temps perdu ne le sait pas, mais, s'il reste couché le jour, c'est qu'il attend sa mère, qui est sa grand-mère dans le roman. Et Marcel Proust lui-même, s'il quitte si rarement son lit quand sa mère est encore vivante, en correspondant avec elle par des billets passés sous la porte, se lève encore moins quand elle est morte, comme s'il attendait indéfiniment une visite qui n'aura plus jamais lieu.
Nous-mêmes, si nous nous intéressons tant à une action pourtant quasi nulle, aux aventures passives d'un antihéros alité, c'est que nous y retrouvons notre crainte et notre attente, que nous attendons et craignons par procuration la venue des chers fantômes disparus. Et la nuit permet les rêves : «Il faut bien dire que, si la résistance avait été la nuit ce qu'elle est le jour, le rêve ne se serait pas produit», dit Freud dans L'Interprétation des rêves. La censure est diminuée et contournée lorsque l'esprit s'endort : comme le dit Goya, le sommeil de la raison engendre des monstres. C'est ce dont Proust souffre après la mort de sa mère, comme il l'écrit à Mme Straus et à Robert de Montesquiou. L'intelligence n'est plus là pour le protéger, il est sans défense contre les pensées, les images les plus terribles, «les impressions les plus atroces». Ce que découvre alors Proust à ses dépens, c'est la levée de la résistance rationnelle dans le rêve, c'est ce qu'il avait entrevu dans Jean Santeuil, «qu'on est habitué le soir à donner un peu de sa pensée à l'impossible, au défendu».

Revue de presse

Freud naquit quinze ans avant Proust et mourut dix-sept ans après lui - que tout (le judaïsme, la culture classique, l'athéisme radical, la lucidité sexuelle, la lutte contre la maladie...) rapprochait. Or, n'était l'ouvrage fondateur de Milton Miller (Psychanalyse de Proust), le verbiage fait loi dans ce genre d'études, et l'on saura gré à Jean-Yves Tadié, le plus scrupuleux des proustiens actuellement en service, d'avoir écrit sur ce sujet un livre savant et merveilleux...
Qu'il s'agisse du baiser maternel, des rêves, du parricide, de l'"inversion", d'Oedipe, de la jalousie, de l'amour, des actes manqués, de l'archéologie, du deuil, rien n'est plus troublant, en effet, que de voir comment ces deux hommes surent cheminer côte à côte, sans s'en douter - alors même que les apparences installaient aux antipodes le snob parisien et l'austère médecin viennois...
Freudiens, proustiens, amis de l'intelligence, encore un effort ! Lisez ce petit chef-d'oeuvre : un prousto-freudien libre d'esprit l'a écrit à votre attention spéciale... (Jean-Paul Enthoven - Le Point du 17 mai 2012)

Contemporains, ils ne se rencontrèrent jamais. Dans un bel essai, Jean-Yves Tadié met en lumière les correspondances entre leurs oeuvres...
Divisé en dix-huit chapitres, l'ouvrage est rédigé comme une cantate à trois voix. Tadié réussit le tour de force de faire dialoguer Freud et Proust tout en restant lui-même le maître invisible de cette rencontre fictive. Et comme aucune note bibliographique ne vient troubler l'organisation de cet essai construit à l'aide de textes qui s'enchevêtrent les uns les autres, le lecteur a l'impression d'être immergé dans un roman freudien dont le narrateur serait un personnage proustien : entre Charlus et Swann...
Au fil des pages et des chapitres, on découvre que Tadié choisit subrepticement dans l'oeuvre freudienne ce qui peut s'apparenter chronologiquement à celle de Proust. Et puisque La Recherche s'achève au lendemain de la première guerre mondiale, il réactualise, comme s'il s'agissait d'une réminiscence secrète, l'image aujourd'hui oubliée d'un Freud de la Belle Epoque, fasciné par les séductions d'une aristocratie déclinante et cherchant à accéder, bien au-delà de la quête de soi, à un temps retrouvé enfin uni au temps perdu. Un superbe livre impressionniste, fait de petites touches intimes à la manière d'un tableau de Claude Monet. (Elisabeth Roudinesco - Le Monde du 7 juin 2012)

Jean-Yves Tadié aurait pu écrire une pièce de théâtre : la rencontre de Proust et de Freud aux Enfers. Ils ne se sont pas connus, pas lus, pas vus, mais une «consanguinité d'esprit» unit leurs oeuvres. Dans cet essai, le plus intelligent de l'année, Tadié réussit à faire naître une électricité nouvelle entre deux auteurs sur lesquels il semblait que tout avait été dit. (Adrien Goetz - Le Nouvel Observateur du 28 juin 2012)

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Par Paluel Marmont TOP 500 COMMENTATEURS le 28 juillet 2012
Format: Broché
Le "lac inconnu" en question provient d'une phrase de la RTP, dont l'auteur, supposant son lecteur proustien absolu, ne donne pas la référence; les proustiens du dimanche la retrouveront dans Pléiade, tome IV, p.401. Jean-Yves Tadié note dans son avant-propos que, des deux auteurs en question, "aucun ... n'a lu l'autre", mais qu'il existe entre eux une "consanguinité des esprits" (pp. 11-12) qu'il se propose d'inventorier. D'où une suite de brefs chapitres rédigés sans jargon sur des thèmes communs aux deux oeuvres (rêves, oedipe, mémoire, enfance, amour, jalousie, actes manqués, etc.) où JYT pointe tantôt des identités de vue, tantôt des divergences d'analyse - le tout mené avec la prudence de l'universitaire chevronné, dans un domaine, la "psychanalyse de Proust", maintes fois foulé par de gros sabots. Les freudiens de la stricte observance se délecteront; quant aux freudo-sceptiques, ils risquent de se demander encore, la lecture achevée, à quoi bon cet ouvrage.
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Format: Broché
« J'ai d'abord voulu étudier le système d'échos (') que deux lectures entrelacées de Freud et Proust m'avaient permis de percevoir ».
Freud le grand lecteur et Proust le fin analyste: deux explorateurs de l'humain en deux approches qui convergent, s'approfondissent, s'éclairent et se valorisent mutuellement. L'une qui entend bâtir une science, l'autre offrir une démonstration.
Je ne suis pas sûr que ces deux géants contemporains auraient pu, comme le suppose Tadié, se dire tant de choses, malgré les similitudes de leur curiosité. Question de langage: quand Proust exploite toutes les ressources de la poésie et de la métaphore, Freud veut édifier un nouveau vocabulaire qui cerne précisément sa topique du psychisme dont je soupçonne qu'elle eût bien ennuyé Marcel. Question de projet aussi: Proust jouit des vagabondages de l'émotion et de la sensation à l'inverse d'un Freud qui souhaite s'en protéger en les codifiant, qui cherche et trouve dans la littérature la confirmation de ses thèses alors qu'elle suffit chez Proust pour établir totalement la réalité.
Il s'agit donc bien de deux approches complémentaires: « (') en partant du rêve jusqu'à la mort, nous avons espéré éclairer l'un par l'autre, comme si les discours alternés se fondaient en un propos unique : il faut être deux pour parvenir à la vérité ».
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Format: Broché Achat vérifié
Excellent à mon sens. Je connais plutôt bien Proust et Freud. Je ne connaissais pas en revanche le parallèle que Tadié nous décrit. La citation de Proust en début du livre est magnifique et bien choisie. Merci Mr. Tadié de m'avoir fait découvrir cet univers.
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