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De l'art de dire des conneries Poche – 7 septembre 2006

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Description du produit

Extrait

Extrait de l'avant-propos de l'auteur à l'édition française :

J'ai écrit cet essai en 1984 ou 1985. À l'époque, j'enseignais la philosophie à l'université de Yale et j'étais fellow du Whitney Humanities Center. L'appartenance à cette société savante m'amenait à rencontrer régulièrement les autres membres - issus de disciplines très variées - afin d'aborder des sujets présentant un intérêt commun. Chaque fellow devait fournir un échantillon de son travail lors d'une de ces séances de discussion. C'est pour m'acquitter de cette obligation que j'ai rédigé mon essai sur l'art de dire des conneries.
Lorsque j'ai présenté mon texte, mes collègues l'ont considéré (conformément à mon attente) comme un travail sérieux d'analyse philosophique et sociale. Personne n'a semblé y voir une entreprise frivole ou humoristique. La seule réaction explicite dont je me souvienne est celle d'un fellow (physicien de son état) particulièrement sensible au fait que le corps professoral de Yale comptait alors dans ses rangs Jacques Derrida et plusieurs autres têtes de file du postmodernisme. Le fait que mon essai ait été écrit à Yale lui semblait fort approprié car, selon ses propres mots, «Yale, après tout, est la capitale mondiale du baratin».
Certains passages situés à la fin du texte font référence aux idées postmodernes, mais je n'ai jamais eu l'intention d'attaquer le postmodernisme en partictilier. Je me suis simplement efforcé de comprendre ce que je voulais dire chaque fois que je manifestais mon opposition ou mon dédain à l'égard de quelque chose en le qualifiant de «conneries» - une réaction irréfléchie dont j'étais assez coutumier. J'étais donc mû par le désir philosophique classique, qui remonte au moins aux dialogues platoniciens, de clarifier certains concepts auxquels on a souvent recours pour décrire le comportement humain.

Présentation de l'éditeur

" L'un des traits les plus caractéristiques de notre culture est l'omniprésence du baratin. Chacun d'entre nous en est conscient – et y a sa part de responsabilité. Mais nous avons tendance à considérer cette situation comme naturelle. La plupart des gens ont confiance dans leur aptitude à repérer le baratin et à éviter d'en être dupes. Aussi ce phénomène soulève-t-il fort peu d'inquiétudes et n'a-t-il guère suscité d'études approfondies.
Dès lors nous avons du mal à appréhender clairement ce qu'est le baratin, pourquoi il est aussi répandu et quelles fonctions il remplit. Il nous manque également une approche consciente de ce qu'il signifie pour nous. En d'autres termes, nous ne disposons d'aucune théorie. Je me propose donc d'engager un travail d'explication théorique du baratin, en suivant avant tout les démarches exploratoires de l'analyse philosophique. Je laisserai de côté les us et les abus rhétoriques du baratin. Mon objectif se résume à ébaucher une définition du baratin et à montrer en quoi il diffère de certaines notions voisines – autrement dit à décrire plus ou moins sommairement ses structures conceptuelles. "
Harry G. Frankfurt


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Meilleurs commentaires des clients

Format: Poche Achat vérifié
L 'objet du livre est dans le seul titre, donc aucun intêret à l'acheter. Pourrait être aussi intitulé par " de l'art de vendre du vent"
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Format: Poche
C’est un petit livre, tout petit livre, sur lequel on met la main parce que le titre intrigue et fait sourire : qu’est-ce que cet Art de dire des Conneries ? Et l’on s’aperçoit que c’est un art en plein expansion souriante…

Faisons bref : en 1984 ou 1985, Harry G. Frankfurt, professeur de philosophie de son état, rédige un article à destination de ses pairs, On Bullshit ; quelques années plus tard, un éditeur lui propose de le publier sous forme d’un livre, nécessairement mince et à la typographie aérée. Depuis, il a été traduit en français d’habile façon, le traducteur indiquant ainsi que le « bullshit » du titre américain se situe à mi-chemin entre le « baratin » et les « conneries ». Dont acte.

Continuons à faire bref : après avoir commenté un ouvrage relatif à la fumisterie, proposé deux ou trois exemples littéraires permettant de bien distinguer le « bullshit » du mensonge, Frankfurt arrive à une conclusion pour le moins étonnante mais d’une lucidité absolue lorsqu’on s’y arrête deux minutes : le mensonge est moins grave que le baratin parce que le premier au moins entretient un rapport, même s’il est négatif, à la vérité, tandis que le second n’a aucun rapport à celle-ci, étant donné qu’il s’élabore sans lui accorder la moindre attention.

Bon, c’est un peu abrupt, et ça n’empêche en rien le mensonge d’être répréhensible, mais si on pense deux minutes, à l’ère du tout-au-média, télévisuel ou web 2.
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Format: Poche Achat vérifié
Le terme anglais "Bullshit" recouvre en français deux notions très proches, "le baratin", (l'art de dire du vent)et la "connerie".
Dans cet essai stimulant, le philosophe Frankfurt essaye de comprendre la spécificité du baratin par rapport au mensonge.
Il y parvient en s'appuyant sur des extraits de Pound, de Wittgenstein, et de Saint Augustin.
Cet essai bref, mais intelligent, est en tout point remarquable.
Ne faites pas attention au titre, sciemment provocateur mais rempli d'humour noir.
A lire absolument.
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Par Lord Saint Clyde MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 30 août 2007
Format: Poche
Si vous ne savez pas bien où vous vous situez, lisez cet essai et vous distinguerez mieux à laquelle de ces familles vous (ou votre patron, votre député, votre voisin,...) vous situez !

Cet essai, qui se lit d'une traite, est aussi intelligent que revigorant !
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