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le 17 juillet 2010
Cet ouvrage fait partie des rares ouvrages de philosophie qui devraient intéresser au premier chef les scientifiques et notamment les physiciens et plus particulièrement ceux qui s'intéressent à la théorie des cordes, au big bang, à la cosmologie... Bref! Tous ceux dont les théories ne sont guère falsifiables aujourd'hui. Cela devrait les amener à réfléchir profondément d'une part et les inviter à bien davantage d'humilité, surtout quand il jugent leurs pairs des autres domaines ou lorsqu'ils jouent le rôle de referees dans les revues de physique.

Une seule ombre au tableau de Popper, il n'est absolument pas convaincant lorsqu'il traite la mécanique quantique.
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le 15 mars 2013
"La logique de la découverte scientifique", publié en 1935, est sans doute le livre le plus connu de Karl Popper (1902-1994), et l'un des plus discutés en philosophie des sciences. Il est issu d'un premier grand travail de l'auteur: "Les deux problèmes fondamentaux de la théorie de la connaissance".
Les deux problèmes se retrouvent au coeur de sa logique de la découverte scientifique. Il s'agit de celui de l'induction, ou problème de Hume repris par Kant, et de celui de la démarcation (science,non-science). Ainsi la recherche scientifique s'est selon lui longtemps fourvoyée, sur la base de l'empirisme principalement, depuis Bacon ("Novum Organum") jusqu'au positivislme logique du Cercle de Vienne (Carnap, Schlick, Wittgenstein... ). Popper défend la méthode déductive dans son approche logique des sciences, et introduit le concept décisif de falsifiabilité, reposant sur des tests, s'opposant au critère de signification ( et de vérifiabilité) des membres du Cercle de Vienne qui souhaitaient débarrasser la science de la métaphysique. Pour lui les théories scientifiques sont des hypothèses testables, la science évolue en gardant les énoncés non réfutés (ou corroborés) jusqu'à nouvel ordre, c'est à dire ceux qui ont résisté aux tests les plus sévères. Tout cela s'inscrivant dans un processus continuel de résolution de problèmes, avec des essais et des erreurs, et nécessitant la libre discussion, le débat critique entre les chercheurs. Les résultats établissent une connaissance objective, mais non définitive, on ne peut pas parler de "vérité". Les conjectures d'un moment sont toujours susceptibles d'être réfutées ultérieurement (Cf. Newton, Einstein...). L'épistémologie de Popper, sur la base de sa nouvelle logique dans son interprétation du progrès scientifique, l'a conduit à une théorie évolutionniste de la connaissance. Les débats se sont poursuivis depuis.
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le 30 janvier 2011
Mais c'est possible, il y a d'autres auteurs spéciallistes d'épistémologie des sciences qui méritent certainement d'être aussi lus que lui. Alexandre Koyré par exemple, bien qu'il traite de la science sur un autre angle. Avec les normes restrictives de Popper nombres de théories scientifiques aujourd'hui reconnues et validées ne l'auraient pas du été face aux critères de Popper. Rappelons qu'il s'était d'ailleurs heurté au darwinisme qu'il n'est pas parvenu à soumettre au critère de réfutabilité... Il n'a tout de même pu renvoyer Darwin aux oubliettes comme il aurait souhaité le faire avec la psychanalyse dont il ne connaissait par ailleurs que la première topique. On est encore très étonné de constater que Popper est souvent plus connu par des psychanalystes que par des physiciens ou autres scientifiques des sciences "dures". Ceci s'explique peut-être par le fait que sa pensée est un peu stérilisante... Notons aussi que même si Popper voyait dans la science un havre dégagé des idéologies, il n'en était pas moins proche des thèses néo-libérales de Hayeck, du cercle du Mont Pélerin et de l'éthologiste Konrad Lorenz dont il était aussi l'ami.
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