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La longue nuit de Francisco Sanctis Broché – 30 septembre 2011

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Extrait

Extrait de la préface de Luis Bruschtein

Il y a quelque temps Buenos Aires a rendu hommage à Humberto Costantini. Les organisateurs n'étaient ni des écrivains, ni des intellectuels, ni des officiels, mais animateurs d'un centre culturel du quartier populaire de Boedo. Costantini est mort depuis plus de vingt ans, ses oeuvres n'ont été jusqu'à présent que très peu rééditées, il est difficile de se procurer les éditions originales, et, en général, il est très rarement cité par ceux que l'on appelle les jeunes écrivains, imprégnés de scepticisme et plus enclins à se tourner vers une écriture qui se nourrit d'auteurs nord-américains ou britanniques. J'ai demandé à l'un des jeunes du centre culturel le pourquoi de cet hommage à Humberto Costantini. Il m'a répondu que Costantini est «un écrivain maudit et oublié par le système». Certes, il est impossible d'affirmer qu'il est maudit à la façon d'un Rimbaud, mais force est de reconnaître qu'il s'agit d'un écrivain oublié par le système, et c'est dans ce sens-là qu'il est maudit. Durant la dictature militaire (1976-1983), il s'est exilé au Mexique ; après le départ des militaires, alors que ses livres ne faisaient l'objet d'aucune interdiction, il n'a été ni lu ni réédité, et c'est bien là un signe tangible de la victoire de la dictature au niveau de la culture. De la dictature ou de la peur, ce qui revient au même dans ce cas précis. Les jeunes des années 80 ont grandi dans la peur, la peur transmise par leurs parents ou leurs professeurs, la peur de marcher dans la rue, la peur d'avoir des amitiés «incorrectes», une peur parfois inconsciente qui bien que n'étant plus objectivement justifiée, s'est traduite par des attitudes, des nonnes de vie, des propositions politiques et culturelles qui rejetaient l'engagement, la transgression, la passion et même leur histoire personnelle. Apparaissaient en filigrane des opinions hyper-intellectuelles, aux prétentions postmodernes, qui ont produit une culture s'appuyant sur des valeurs totalement à l'opposé de celles qui avaient été dominantes en Argentine durant les années 70.
Costantini a été l'une des victimes de cette confrontation. Il est arrivé que l'on se réclame de certains écrivains de sa génération, tels Rodolfo Walsh et Haroldo Conti, toutefois pas au nom de leur oeuvre littéraire, mais parce que ce sont des martyrs «disparus» durant la dictature, alors que Costantini, lui, a survécu parce qu'il a réussi à s'enfuir au Mexique. À la fin de son exil, il a découvert qu'il n'existait plus, qu'on le donnait pour mort comme écrivain. Et on est en droit de se demander si ce n'est pas cela qui l'a vraiment tué. Ses recueils de nouvelles et de poèmes, ses romans, ses oeuvres pour enfants, ses pièces de théâtre, avaient été publiés aux États-Unis, au Mexique, en URSS, en Espagne, en Israël, à Cuba, en Italie, en Allemagne, et dans d'autres pays, mais lorsqu'il revint en Argentine, peu de gens le connaissaient et le reconnaissaient en tant qu'auteur. Dès lors il entreprit de gagner sa vie grâce à ses ateliers d'écriture de nouvelles et à un spectacle dans un bar de Palermo où il récitait ses textes, accompagné d'un piano et parfois, d'un bandonéon.
Il ne se laissa pas décourager, mais un cancer eut raison de lui trois ans après son retour au pays, en 1987, à l'âge de 63 ans. Il fut sans aucun doute l'exilé argentin qui souffrit le plus de son éloignement de Buenos Aires ; il avait la nostalgie de ses personnages, de la bohème portègne, de ses bars, de ses femmes et d'une kyrielle de choses qu'il énumérait dans ses ronchonnements mexicains. Il était arrivé au Mexique en 1976 avec le manuscrit de Dioses, hombrecitos y policias (Dieux, petits hommes et policiers) qui obtint le Prix Casa de las Américas à Cuba, et durant ces années-là, il écrivit les nouvelles de En la noche (Dans la nuit) et le roman La larga noche de Francisco Sanctis (La longue nuit de Francisco Sanctis), tout en exerçant le métier de correcteur, en enseignant dans des ateliers d'écriture et en pratiquant une forme de suicide : il était le seul à se déplacer à bicyclette au milieu du trafic infernal de la capitale mexicaine.

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Par Fifi le 13 octobre 2016
Format: Broché
Je reproduis le commentaire en 4ème de couverture d'un autre écrivain argentin, Horacio Salas :
" Le roman raconte les déambulations du personnage à travers la ville - et à travers sa conscience -, pressé par son sens de l'éthique, dans un environnement - il le comprend brutalement -dominé par la terreur et la mort. Sans avoir recours aux effets de manches, aux descriptions sanglantes, Costantini nous offre une œuvre soigneusement mûrie, d'une écriture impeccable, où la tension dramatique ne cesse jamais de croître..."

H. Costantini est né, a vécu (sauf un pénible exil au Mexique de 1976 à 1984), et est mort à Buenos Aires.
Remercions la petite entreprise d'éditions marseillaise L'atinoir, de nous permettre de lire ce roman latino-américain, qui l'air de rien peut-être, est, je crois aussi, un grand roman. (traduction par Jean-Jacques et Marie-Neige Fleury)
... Puisque les effroyables dictatures ont la sale manie de resurgir de temps à autre dans n'importe quel pays.
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