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Le meilleur des mondes par [HUXLEY, Aldous]
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Le meilleur des mondes Format Kindle

4.0 étoiles sur 5 155 commentaires client

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Longueur : 300 pages Composition améliorée: Activé Page Flip: Activé

Descriptions du produit

Extrait

Extrait de la préface

NOUVELLE DE L'AUTEUR
(1946)

Le remords chronique, tous les moralistes sont d'accord sur ce point, est un sentiment fort indésirable. Si vous vous êtes mal conduit, repentez-vous, redressez vos torts dans la mesure du possible, et mettez-vous à l'oeuvre pour vous mieux conduire la prochaine fois. Sous aucun prétexte, ne vous abandonnez à la méditation mélancolique sur vos méfaits. Se rouler dans la fange n'est point la meilleure manière de se nettoyer. L'art, lui aussi, a sa morale, et un grand nombre des règles de cette morale sont identiques, ou au moins analogues, aux règles de l'éthique ordinaire. Le remords, par exemple, est aussi indésirable en ce qui concerne notre mauvaise conduite qu'en ce qui concerne notre mauvais art. Ce qu'il y a de mauvais doit être traqué, reconnu, et, si possible, évité à l'avenir. Méditer longuement sur les faiblesses littéraires d'il y a vingt ans, tenter de rapetasser une oeuvre défectueuse pour lui donner une perfection qu'elle a manquée lors de son exécution primitive, passer sondage mûr à essayer de réparer les péchés artistiques commis et légués par cette personne différente qui était soi-même dans sa jeunesse - tout cela, assurément, est vain et futile. Et voilà pourquoi ce nouveau Meilleur des mondes est le même que l'ancien. Ses défauts, en tant qu'oeuvre d'art, sont considérables; mais pour les redresser, il m'eût fallu récrire le livre - et, au cours de ce travail de rédaction nouvelle auquel je me serais livré en qualité de personne plus âgée, et différente, je me déferais probablement non seulement de quelques-uns des défauts du récit, mais aussi des quelques mérites qu'il a pu posséder à l'origine. C'est pourquoi, résistant à la tentation de me vautrer dans le remords artistique, je préfère me dire que le mieux est l'ennemi du bien, comme le pire est celui du mal, et penser à autre chose.
Entre-temps, il semble cependant qu'il soit utile de citer tout au moins le défaut le plus sérieux du récit, qui est celui-ci : on n'offre au Sauvage qu'une seule alternative : une vie démente en Utopie, ou la vie d'un primitif dans un village d'Indiens, vie plus humaine à certains points de vue, mais, à d'autres, à peine moins bizarre et anormale.
À l'époque où le livre a été écrit, cette idée, suivant laquelle le libre arbitre a été donné aux êtres humains afin qu'ils puissent choisir entre la démence, d'une part, et la folie, de l'autre, était une notion que je trouvais amusante et considérais comme pouvant parfaitement être vraie. Toutefois, pour l'amour de l'effet dramatique, il est souvent permis au Sauvage de parler d'une façon plus rationnelle que ne le justifierait effectivement son éducation parmi les pratiquants d'une religion qui est mi-parti le culte de la fécondité et mi-parti la férocité du Pénitente. Même sa connaissance de Shakespeare ne justifierait pas en réalité de semblables propos. Et au dénouement, bien entendu, on le fait battre en retraite devant la raison : son Penitente-isme natal réaffirme son autorité, et il finit par la torture démente qu'il s'inflige à lui-même, et le suicide sans espoir. «Et c'est ainsi qu'ils moururent misérablement à tout jamais» - ce qui rassura fort l'esthète amusé et pyrrhonien qui était l'auteur de la fable.

Je n'éprouve aujourd'hui nul désir de démontrer qu'il est impossible de rester sain d'esprit. Au contraire, bien que je demeure non moins tristement certain qu'autrefois que la santé de l'esprit est un phénomène assez rare, je suis convaincu qu'elle peut être atteinte, et je voudrais la voir plus répandue. Pour l'avoir dit dans plusieurs livres récents, et, surtout, pour avoir élaboré une anthologie de ce que les sains d'esprit ont dit sur la santé de l'esprit et sur tous les moyens par lesquels elle peut être obtenue je me suis fait dire par un critique académique éminent que je suis un symptôme déplorable de la faillite d'une catégorie d'intellectuels en temps de crise. Ce jugement sous-entend, je le suppose, que le professeur et ses collègues sont des symptômes joyeux de succès. Les bienfaiteurs de l'humanité méritent congrûment l'honneur et la commémoration. Édifions un panthéon pour les professeurs. Il faudrait qu'il fût situé parmi les ruines d'une des villes éventrées d'Europe ou du Japon, et au-dessus de l'entrée de l'ossuaire, j'inscrirais, en lettres de deux mètres de haut, ces simples mots :

AU SOUVENIR DES ÉDUCATEURS DU MONDE
SI MONUMENTUM REQUIRIS, CIRCUMSPICE

Présentation de l'éditeur


Cinquante ans après la mort du très grand écrivain Aldous Huxley, son chef-d'oeuvre, Le Meilleur des Mondes, se lit et se relit, intemporel, visionnaire, absolument génial.
632 après Ford : désormais on compte les années à partir de l'invention de la voiture à moteur. La technologie et la science ont remplacé la liberté et Dieu. La vie humaine, anesthésiée, est une suite de satisfactions, les êtres naissent in vitro, les désirs s'assouvissent sans risque de reproduction, les émotions et les sentiments ont été remplacés par des sensations et des instincts programmés. La société de ce Meilleur des mondes est organisée, hiérarchisée et uniformisée, chaque être, rangé par catégorie, a sa vocation, ses capacités et ses envies, maîtrisées, disciplinées, accomplies. Chacun concourt à l'ordre général, c'est-à-dire travaille, consomme et meurt, sans jamais revendiquer, apprendre ou exulter. Mais un homme pourtant est né dans cette société, avec, chose affreuse, un père et une mère et, pire encore, des sentiments et des rêves. Ce " Sauvage ", qui a lu tout Shakespeare et le cite comme une Bible, peut-il être un danger pour le " monde civilisé " ?



Aldous Huxley est né en 1894 dans une famille appartenant à l'élite intellectuelle britannique. Diplômé d'Oxford où il s'est lié d'amitié avec D. H. Lawrence, il surmonte une maladie qui le rend presque aveugle, se marie, voyage en Inde et aux États-Unis. En 1931, il écrit Le Meilleur des mondes en seulement quatre mois. C'est un succès international. En 1937, il s'installe à Hollywood où il devient scénariste. Il continuera de publier jusqu'à sa mort en 1963.





Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 1357 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 300 pages
  • Editeur : Plon (23 mai 2013)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B00CQAXMKM
  • Word Wise: Non activé
  • Composition améliorée: Activé
  • Moyenne des commentaires client : 4.0 étoiles sur 5 155 commentaires client
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: n°4.128 dans la Boutique Kindle (Voir le Top 100 dans la Boutique Kindle)
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Meilleurs commentaires des clients

Format: Poche
Je vais simplement citer Neil Postman, dans "Se distraire à en mourir" (1985). Le but n'est pas de mettre en opposition Orwell et Huxley (qui ont écrit deux chefs d'oeuvre), mais de montrer à quel point Huxley est terriblement d'actualité, et risque de l'être encore longtemps.

« Orwell (1984) nous avertit du risque que nous courons d'être écrasés par une force oppressive externe. Huxley (Le meilleur des mondes), dans sa vision, n'a nul besoin de faire intervenir un Big Brother pour expliquer que les gens seront dépossédés de leur autonomie, de leur maturité, de leur histoire. Il sait que les gens en viendront à aimer leur oppression, à adorer les technologies qui détruisent leur capacité de penser.

Orwell craignait ceux qui interdiraient les livres. Huxley redoutait qu'il n'y ait même plus besoin d'interdire les livres car plus personne n'aurait envie d'en lire.

Orwell craignait ceux qui nous priveraient de l'information. Huxley redoutait qu'on ne nous en abreuve au point que nous en soyons réduits à la passivité et à l'égoïsme.

Orwell craignait qu'on ne nous cache la vérité. Huxley redoutait que la vérité ne soit noyée dans un océan d'insignifiances.

Orwell craignait que notre culture ne soit prisonnière. Huxley redoutait que notre culture ne devienne triviale, seulement préoccupée de fadaises.

Car, comme le faisait remarquer Huxley dans Retour au meilleur des mondes, les défenseurs des libertés et de la raison, qui sont toujours en alerte pour s'opposer à la tyrannie, "ne tiennent pas compte de cet appétit quasi insatiable de l'homme pour les distractions" ».
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Par Romur TOP 500 COMMENTATEURS le 21 février 2011
Format: Poche
Je ne vais pas revenir sur le détail de ce classique du roman d'anticipation, largement connu et décrit dans les autres critiques. Huxley imagine un monde par dérivation des tendances de son époque, dérivation des tendances lourdes mais aussi, et c'est plus fascinant, des signaux faibles.

Il plante avec rigueur et précision le décor d'un monde conçu pour assurer le bonheur de chacun et l'équilibre social. Plus de maladie, plus de vieillesse... ces maux contre lesquels l'humanité lutte depuis des millénaires. Mais aussi plus d'art, plus de religion, plus de passion... Le bonheur n'est jamais grandiose. C'est un totalitarisme anesthésiant et stérilisant qui s'est mis en place, sous la férule consciente et cynique de quelques dirigeants. Faute de soma, le communisme qui règne depuis une dizaine d'années et le fascisme à venir n'arriveront pas à cette perfection dans l'adhésion des masses.

C'est le système de caste, des Alpha aux Gamma, qui marque le plus au premier abord le lecteur. Par contre, c'est souvent décrit en termes de manipulation génétique, ce qui est un anachronisme. Même si la théorie chromosomique de l'hérédité date de 1910, l'ADN ne sera découvert qu'en 44 et sa structure élucidée en 52. En 1932, pas de manipulation génétique à l'ordre du jour. Une relecture soigneuse des premiers chapitres montre que tout est basé sur le conditionnement physique et psychique, l'usage de produits chimiques et la division des embryons.
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Format: Poche
Ce livre est sans doute un des livres les plus importants et les plus remarquables du XXeme siecle dans son domaine. Il devrait etre une lecture obligatoire pour tous ceux qui s'interessent a l'organisation de la societe, et au dela pour tous ceux qui cherchent a donner un sens a leur vie. Sa force tient en fait a la fois dans la denonciation d'une societe dystopique et inhumaine, mais aussi dans l'attrait que cette evolution exerce sur notre societe sans en evaluer toutes consequences. Tout est dans l'ambiguite. C'est dans tous les cas un antidote contre toutes les derives totalitaires quelle que soit leur origine ideologique.
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Format: Poche
J'avais beaucoup aimé ce livre quand je l'avais lu dans les années soixante dix, et j'ai pris plaisir à le relire.
Ce livre pose je pense certains des problèmes que nous devrons affronter dans les prochaines décennies à savoir l'éclatement de la famille, la place de la religion et la vieillesse.
Non pas que notre société ressemblera "au meilleur des monde" mais ce livre écrit dans les années 30 soulève des questions fondamentales qui vont affecter notre futur.
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Format: Poche
Huxley ne semble pas faire l'unanimité , certes il y a une certaine lourdeur dans l'ecriture, mais il ne faut surtout pas s'arrêter à cela!

Ce roman est une porte ouverte à la réflexion de chacun sur notre société, ce que nous voulons en faire, sur l'avenir que l'on espère. Car ce qu'il dépeind fait froid dans le dos, certaines idées peuvent paraitre dépassées et faire sourire en effet car elles semblent dépassées; mais l'idée de voir un jour tout citoyen conçu in-vitro m'a réellement fait froid dans le dos.

Travaillant en laboratoire de fécondation in vitro, cette partie m'a passionée (bien que la technique que décrit Huxley fasse sourire) et la science progresse à une telle vitesse, et avec de telles éxigences de réussites que je me demande "jusqu'où allons nous? allons nous finir tous conçus in-vitro comme le prévoit Huxley? quelle est la limite à tout cela, y en a-t-il une?"

Dans mon domaine scientifique, ce roman m'a ouvert sur l'avenir du monde, et il est évident que selon votre domaine de prédilection qu'il soit politique, religieux, économique.... chacun refermera le livre avec de nouvelles questions: notre société dérive t-elle comme le prévoit Huxley? ou alors:peut-on éviter/échapper à telle ou telle dérive?

Bonne lecture! La fin est réellement passionnante, on y voit enfin "l'envers du décor"....
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