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La mort des grands hommes Broché – 24 octobre 2013

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Description du produit

Extrait

Extrait de l'avant-propos

«Si j'étais faiseur de livres, je ferais un registre commenté des morts si diverses. Qui apprendrait aux hommes à mourir leur apprendrait à vivre», écrit Montaigne au XVIe siècle. Deux siècles et demi plus tard, Chateaubriand était traversé par la même idée : «On aimerait à avoir un recueil des derniers mots prononcés par les personnages célèbres...»
Qu'est-ce qui arrêta Montaigne et Chateaubriand ? L'immensité de la tâche - qui, en 2013, s'est encore accrue ! -, la peur de côtoyer journellement des moribonds et des macchabées, de courir de funérailles en autopsies, de feuilleter des testaments, ou encore la superstition ? Sans prétendre avoir la profondeur de Montaigne ou le style de Chateaubriand, j'ai eu l'ambition de faire ce dictionnaire...
Un sujet déplacé, voire tabou, à notre époque où - grand progrès ! - on ne meurt plus, mais on décède, on disparaît, on s'en va, on est rappelé à Dieu ou ravi à l'affection des siens ? Un sujet grave, triste, macabre ? Que nenni ! La mort, paradoxalement, c'est la vie ! Nous sommes tous des mourants dès notre premier souffle et il n'est pas de préoccupation plus absolument universelle que celle-là, en même temps que de mystère plus total : vivant, on ne la connaît que par ouï-dire; mort, on n'est plus là pour raconter.
La mort est l'heure la plus intéressante de la vie d'un homme, car c'est dans les situations désespérées que se révèle la force du caractère. De même qu'on ne peut juger de l'entente d'une famille avant que ses membres n'aient été confrontés à une succession, d'une pièce de théâtre sans en connaître le dénouement, de même ne peut-on pas porter de jugement définitif sur un personnage avant de savoir comment il est mort, car la dernière heure est celle où l'on ne ment plus. C'est celle qui donne sa coloration à toute une vie, qui parfois la rachète, et il arrive qu'un homme, en quelques minutes, atténue des décennies de despotisme, de frivolité ou de nullité. D'ailleurs, les «vilaines» morts sont rares, sans doute parce que, jusqu'à une époque récente, l'événement se déroulait en public et que la présence de témoins aide à se surpasser. Rilke l'a dit, «on contient sa mort comme le fruit son noyau». L'homme infléchit sa fin par la façon dont il vit, l'hygiène qu'il observe, les risques qu'il prend ou évite, et il affronte la mort avec les ressources morales accumulées pendant son existence. On a donc généralement la mort que l'on mérite, à moins qu'un accident ne vienne piper les dés. Bien des morts sont à l'image de l'homme ou de l'oeuvre, en parfaite harmonie avec la vie qu'elles achèvent. C'est le jet de sang que Molière masque par un jeu de scène; c'est Balzac qui appelle à son chevet un médecin n'existant que dans ses livres; Watteau s'offusquant de la laideur du crucifix qu'on lui tend ou encore Lulli qui se blesse avec sa canne à cadencer.
La mort est, en outre, un sujet d'une incroyable diversité, et il n'existe pas, à ma connaissance, d'événement plus universel qui ne soit moins uniforme. La mort, selon Théophile Gautier, «change de masque et d'habits plus souvent qu'une actrice fantasque», et il se trouve bien plus de mille et une manières de passer de vie à trépas.
On peut mourir de maladie, bien sûr, mais aussi de faim (le duc d'Albe, Gogol) ou d'indigestion (Antonin le Pieux), de froid (Scott) ou de chaud (Philippe III d'Espagne), de chagrin (Marie Dorval) ou de joie (Sophocle, Goya) et même de rire (l'Arétin), de peur (Britton), de honte (Henri II d'Angleterre), d'amour et pendant l'amour (Félix Faure, Attila).
Il y a les accidents, tous stupides, parfois surprenants : le tronc d'arbre qui emprisonne Milon de Crotone, la tortue qui assomme Eschyle, la bougie qui enflamme le lit de Charles le Mauvais, la lancette qui saigne Benserade à blanc, l'autopsie qui achève l'abbé Prévost, la robe de chambre qui carbonise Stanislas Leszczynski, le châle qui étrangle Isadora Duncan ou le noeud de ceinture sur lequel tombe malencontreusement Géricault.

Présentation de l'éditeur

NOUVELLE EDITION AUGMENTEE - TOUSSAINT 2013

Il n'est pas de sujet plus vivant qu'un dictionnaire qui répertorie le dernier quart d'heure de quelque 1200 hommes et femmes célèbres de l'Antiquité à nos jours. Pas de sujet plus divers non plus, car la mort, si elle est universelle, n'est pas uniforme pour autant, et il existe mille et une façons de passer de vie à trépas. On peut mourir de maladie ou au champ d'honneur, bien sûr, mais aussi de faim (le duc d'Albe) ou d'indigestion (Frédéric III), de froid (Scott) ou de chaud (Philippe II d'Espagne), de chagrin (Marie Dorval) ou de joie (Goya), de honte (Henri II d'Angleterre), d'amour et pendant l'amour (Félix Faure). Sans oublier les accidents, tous stupides, surprenants parfois, et les assassinats où le machiavélisme le dispute à l'ingéniosité.



Les derniers mots de ces illustres moribonds résonnent souvent comme une sorte d'ultime chef-d'œuvre : à l'instar du savoir-vivre, il y a bien, et ce livre le prouve, un savoir-mourir.

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