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Le mythe de Sisyphe Poche – 21 février 1985

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Présentation de l'éditeur

Nouvelle édition en 1990 --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Quatrième de couverture

La notion d’absurde et le rapport entre l’absurde et le suicide forment le sujet de cet essai. Une fois reconnu le divorce entre son désir raisonnable de compréhension et de bonheur et le silence du monde, l’homme peut-il juger que la vie vaut la peine d’être vécue ? Telle est la question fondamentale de la philosophie. Mais si l’absurde m’apparaît évident, je dois le maintenir par un effort lucide et accepter en le vivant de vivre. Ma révolte, ma liberté, ma passion seront ses conséquences. Assuré de mourir tout entier, mais refusant la mort, délivré de l’espoir surnaturel qui le liait, l’homme va pouvoir connaître la passion de vivre dans un monde rendu à son indifférence et à sa beauté périssable. Les images de Don Juan, du comédien, de l’aventurier illustrent la liberté et la sagesse lucide de l’homme absurde. Mais la création - une fois admis qu’elle peut ne pas être - est pour lui la meilleure chance de maintenir sa conscience éveillée aux images éclatantes et sans raison du monde. Le travail de Sisyphe qui méprise les dieux, aime la vie et hait la mort, figure la condition humaine. Mais la lutte vers les sommets porte sa récompense en elle-même. Il faut imaginer Sisyphe heureux. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

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Format: Poche
Dans ce texte éminemment moderne, Albert Camus propose courageusement une solution `humaine' pour l'intoxication de l'âme par l'absurdité de la vie, qui peut mener au suicide (un saut hors de la vie, hors du monde).

Suicides
Le suicide peut se situer au niveau individuel, mais aussi au niveau philosophique et religieux (intellectuel).
Les religions et certaines philosophies proposent l'irrationnel (l'illusion d'un autre monde) et l'eternel comme solution. La phénoménologie d'E. Husserl ne propose même pas de solution du tout, en refusant d'expliquer le monde et en se limitant à une description du vécu.
Albert Camus illustre le suicide religieux par la philosophie de S. Kierkegaard, qui demande en fin de compte `le sacrifice de l'Intellect'. Le suicide philosophique est expliqué par les théories de K. Jaspers qui culminent dans `l'être de la transcendance'.

Solution courageuse
Pour Albert Camus, il faut vivre l'absurde, qui n'est rien d'autre qu'un monde dont l'homme est le seul maître et dont le destin doit être réglé entre les hommes. Cet état des choses a trois conséquences pour l'homme : la liberté, la passion et la révolte.
L'homme absurde ne fait rien pour l'éternel. Il vit sur terre dans la peau de l'amant, du comédien et du conquérant, avec Prométhée comme premier conquérant qui se révolte contre les dieux.
Le summum, néanmoins, est le créateur. Créer, c'est vivre deux fois, c'est donner une forme à son destin. Comme l'a dit Nietzsche (cité ici) : `l'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité.
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Par Romur TOP 500 COMMENTATEURS le 9 décembre 2011
Format: Poche Achat vérifié
Comme tout le monde, je connaissais le titre, la première phrase (Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide), la dernière (Il faut imaginer Sisyphe heureux). Ces formules chocs frappent l'imagination mais j'ai souhaité aller au delà de la culture en boîte et lire de qu'il y a entre ces deux phrases pour comprendre leur sens véritable.

Malheureusement pour moi, mes cours de philo datent d'il y a longtemps et mon esprit au quotidien est habitué à la réflexion scientifique et la lecture de romans. La lecture m'a demandé une grosse concentration et il aurait fallu que je travaille le texte avec papier et crayon pour bien suivre le fil du raisonnement. Camus s'efforce implacablement d'analyser comment l'homme peut vivre en supportant et en assumant l'absurde qui « naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde », sans tenter d'esquiver le problème en inventant des explications ou en se donnant des espérances dans l'au-delà. Certains passages m'ont paru plus simples que d'autres, surtout ceux qui éveillaient en moi une résonance profonde, j'en ai lu d'autres sans vraiment les comprendre.

Si vous aussi vous voulez comprendre ce qui lie profondément la première et la dernière phrase, et comprendre le bonheur et la dignité qu'il y a à assumer son fardeau quotidien, prenez votre temps ou prenez un guide qui vous éclairera tant sur la pensée de Camus que sur celle des philosophes qu'il cite.
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Format: Poche
"Le seul problème philosophique vraiment sérieux est la question du suicide." Un essai qui commence ainsi, écrit par Camus, ne peut qu'annoncer profondeur, sincérité de l'homme face au monde et si la rigueur exigée des philosophes peut être critiquée, elle n'est que secondaire. Clef de lecture des romans de Camus, cet essai est plus que cela, une initiation à sa pensée, à la pensée en tant que conflit de l'homme et du monde, symptome de l'absurde. Un plaisir pour l'esprit, Sisyphe et son sourire.
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Par Latour07 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 500 COMMENTATEURSMEMBRE DU CLUB DES TESTEURS le 23 juin 2013
Format: Poche Achat vérifié
Texte difficile à résumer. Il fut écrit pendant la guerre en 1942. Commençant par "Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide", je comprends qu'Albert Camus cherche les limites de l'entendement pour éclairer l'absurde.

Sans vergogne, car je le trouve clair, je reprends le commentaire écrit sur Wikipedia :

"Refusant le suicide, Camus catégorise trois genres :

- Le héros absurde fait face à l'absurdité de la vie. Il va même jusqu'à l'apprécier, recherchant toujours la même flamme, la même passion qui l'anime, comme le fait Don Juan en recherchant toujours cette première passion de femme en femme.

- Le suicidaire ne voit plus aucun sens à sa vie et fait le « grand saut », au même titre que le croyant, échappant ainsi à l'absurdité de sa condition.

- Le croyant, quant à lui, se livre à une cause et ne se préoccupe pas de l'essence existentialiste qui ronge tant les humains qui y ont fait face, ayant perdu la lumière et se retrouvant seuls face à leurs pensées.

Derrière ces trois archétypes de l'absurdité, Camus entend montrer que la révolte est le seul moyen de vivre sa vie dans un monde absurde. Cette révolte est plus importante dans le fait de se révolter que dans les causes défendues en elles-mêmes. Camus propose donc une théorie de l'engagement passionné et conscient qui est compatible avec le climat politique de son temps."

J'ai cependant trouvé la thématique de l'ouvrage par trop diffuse, brouillonne.
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4 commentaires 5 personnes ont trouvé cela utile. Avez-vous trouvé ce commentaire utile ? Oui Non Commentaire en cours d'envoi...
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