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Les oreilles du loup Broché – 18 avril 2008

4.0 étoiles sur 5 1 commentaire client

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Description du produit

Extrait

CAUCHEMAR

Il y a une fête. On m'a mis le short en peau de cha­mois avec les chaussures rouges et je crois que les bretelles en velours et les chaussettes tombantes et frôlant les chevilles exposées à l'air me vont très bien. J'ai trois ans. La maison est grande avec de larges baies donnant sur le jardin, un pré bien coupé et plus loin un fouillis de végétation et d'ombres. Le pré sent la terre humide. Au milieu du jardin il y a un agave gris, une longue tige verte qui s'élève du coeur de l'agave à une hauteur de plusieurs mètres dans le ciel et éclate en une fleur ébouriffée. Maman est dans la cuisine ou dans l'une des chambres de l'étage, ou bien elle n'est pas là. Les autres enfants jouent dans le jardin, autour de l'énorme agave. Je suis plus grand qu'eux et plus maigre, et je suis complètement immobile.
Avant l'enchevêtrement des buissons, en face de la baie vitrée, sous le ciel aux nuages très bas et rapides, il y a aussi une tente. Là. C'est une tente longue, au toit triangulaire en toile rouge, vaste et pesante toile, comme une tente d'un autre temps, comme une tente de papa conservée par grand-mère au dernier étage de sa grande et sombre demeure. Autour de la tente, les enfants invités à la fête courent, se poursuivent, crient des grossièretés, font parade de leurs forces. Je les regarde. Je m'approche très sérieux, très silen­cieux, pour qu'ils ne s'aperçoivent pas de ma présence, pourtant je suis le maître de maison, pourtant je suis plus grand et je porte des chaussures rouges et je regarde la végétation au fond, condamné à ça parce que je suis un enfant, mais aussi autre chose, autre chose beaucoup plus fort.
Sans être entendu, je respire et cligne des yeux et je suis déjà à l'intérieur de la tente. Je peux sentir l'odeur de la toile, la chaleur au travers de la toile, la terre qui devient plus chaude au-dessous. Et je reste là, seul et silencieux, beaucoup de minutes : respirer, seulement respirer, jusqu'à ce que les cris s'éloignent de la tente, et alors, très lentement, la tête en premier, puis ensuite le reste du corps, je sors et je vois qu'un enfant plus gros et plus maladroit que les autres est monté sur mon tricycle rouge, qui n'est qu'à moi. Mes pieds ne frôlant que le sol, comme ce que je suis, je cours vers l'endroit d'où cet enfant gros et ses amis veulent se lancer vers le portail du jardin, en suivant les traces des autos (suivant la pente de la montagne où sont bâtis la maison, le quartier et cette portion de la ville). Je me plante devant le tricycle. Un des enfants me retient par l'épaule. J'écarte cette main légère et continue à regarder droit dans les yeux du gros et je me remets sur le trajet qu'il tente de parcourir avec la roue avant de mon tricycle rouge parfait. Deux enfants essaient de me pousser, mais je ne bouge pas de mon axe. Parce que je peux déjà voir dans les yeux du profanateur, et de là, les bras croisés sur ma poitrine, je lui fais savoir que je ne bougerai pas. Il me donne des coups de pneu avant sur les mollets. Je m'approche. Je lui dis, comme si c'était rien que ma bouche qui laissait sortir des mots : qu'il descende.

Revue de presse

Qu'il est rare de goûter une poésie subtile et sensuelle pour traduire les perceptions de l'enfance ! Ses émerveillements, ses angoisses, ses chagrins et l'impérieux besoin de se blottir contre le corps d'une mère, fût-elle souvent malheureuse. «Maman, brune, verticale, intouchable, qui chante à la nuit, riant mais toujours prête à tout faire pour nous, ses enfants.»...
Ce bref roman - premier ouvrage traduit en français d'un jeune auteur né à Bogota en 1974 - comporte sans doute une bonne part d'autobiographie; dans sa vérité, il rend un hommage émouvant à la pensée magique et aux souvenirs brûlants de l'enfance. (Geneviève Welcomme - La Croix du 21 mai 2008)

Solennel, lyrique, ironique, exagéré, le narrateur, enfant roux et sauvage, est toujours bouleversant. En lui gronde un tigre bondissant dans la savane, un combattant de toutes les prisons déjà entrevues de la banalité, un homme, sensible - à sept ans - aux charmes de sa cousine. Ungar est un coloriste, un miniaturiste dont l'écriture enlumine ces morceaux choisis, au gré d'un parcours intérieur, à travers les paysages d'une Colombie magnifiée. Roberto Amutio en rend toutes les nuances, avec le talent qu'il met à traduire les grandes plumes hispaniques. (Valérie Marin La Meslée - Le Point du 11 novembre 2010)

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11 mai 2008
Format: Broché
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