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Un peu de couleur locale Broché – 11 octobre 2007

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Description du produit

Extrait

En mai, fais ce qu'il te plaît

Je vous en conjure, mes frères, envoyez un bon coup de poing dans la figure du poète lorsqu'il vous chante les louanges du joli mois de mai. Sottises et folies y président. Des farfadets et des écervelés hantent les bois bourgeonnants ; le lutin Puck et son cortège de nains s'affairent dans les villes et les campagnes.
En mai, la Nature nous menace du doigt et nous demande de nous souvenir que nous ne sommes pas des dieux, mais des membres vaniteux à l'extrême de sa propre grande famille. Elle nous rappelle que nous sommes les frères de la palourde vouée au potage et de l'âne bâté, les descendants en ligne directe des petites fleurs des champs et du chimpanzé, et presque les cousins germains des colombes roucoulantes, des canards coin-coinants, des femmes de chambre et des policiers qui patrouillent dans les parcs.
En mai, Cupidon tire à l'aveuglette - des mil­lionnaires épousent des sténodactylos, de sages professeurs assis au comptoir de snacks courtisent des mâcheuses de chewing-gums en petit tablier blanc, des maîtresses d'école retiennent de grands mauvais garçons après l'heure, des échalas munis d'échelles se glissent sur les pelouses pour rejoindre Juliette qui attend à sa fenêtre treillissée, ses jumelles déjà empaquetées, des jeunes gens vont faire une promenade et en reviennent mariés, des vieux bonshommes enfilent des guêtres blanches et déambulent près de l'École normale, et même les hommes mariés, pris d'une tendresse et d'une sentimentalité inhabituelles, donnent une claque dans le dos de leur épouse et grommellent : «Comment ça va, ma vieille ?»

Mai n'est autre que Circé qui se déguise pour aller au bal donné en l'honneur de la belle débutante nommée été, et nous fait faire des bêtises à tous.
Le vieux M. Coulson gémit un peu, puis se redressa dans son fauteuil de malade. Il avait une très mauvaise goutte à un pied, une maison près de Gramercy Park, un demi-million de dollars et une fille. Et aussi quelqu'un pour tenir sa maison. C'était Mme Widdup. Ce fait et ce nom méritent chacun une phrase. Ils l'ont.
Quand Mai le titillait, M. Coulson devenait le frère aîné de la tourterelle. À la fenêtre près de laquelle il était assis, une jardinière contenait jonquilles, jacinthes, géraniums et pensées. La brise apporta leurs senteurs dans la pièce. Aussitôt, un rude combat de boxe se déroula entre l'odeur des fleurs et les effluves puissants et actifs du baume contre la goutte. Le baume gagna haut la main, mais les fleurs avaient eu le temps d'envoyer un uppercut au nez du vieux M. Coulson. L'oeuvre fatale de Mai, cette implacable et pernicieuse enchanteresse, avait opéré.
Gramercy Park transmettait aux organes olfactifs de M. Coulson d'autres senteurs printanières nettement reconnaissables, caractéristiques et brevetées, qui n'appartenaient qu'à la grande ville située au-dessus du métro : odeurs d'asphalte chaud, de grottes souterraines, d'essence, de patchouli, d'écorces d'orange, d'égouts, d'excavateurs, de cigarettes égyptiennes, de ciment et d'encre d'imprimerie encore fraîche. L'air était douceâtre et tiède. Les moineaux se chamaillaient gaiement à l'extérieur. Ne faites jamais confiance au mois de mai.
M. Coulson retroussa les pointes de sa moustache blanche, maudit son pied et agita vigoureusement une sonnette qui se trouvait sur une table à côté de lui.
Mme Widdup entra. Âgée de quarante ans, elle était avenante, séduisante, rougissante et troublante.
«Higgins est sorti, monsieur, annonça-t-elle avec un sourire qui produisait l'effet d'une décharge électrique. Il est allé poster une lettre. Puis-je faire quelque chose pour vous, monsieur ?
- C'est l'heure de mon aconitine, répondit le vieux M. Coulson. Préparez-moi les gouttes. Le flacon est là. Trois gouttes. Dans de l'eau. M... alors, maudit soit Higgins ! Dans cette maison, personne ne s'inquiète de savoir si je ne vais pas mourir dans ce fauteuil par manque de soins !»
Mme Widdup soupira profondément.

Présentation de l'éditeur

Non seulement l'humour de O. Henry ne se démode pas mais il reste toujours inattendu. «Un peu de couleur locale», «Une secrète idylle», «Le tourbillon de la vie», et toutes les nouvelles qui les accompagnent, lui permettent, à partir de situations étranges, de ponctuer chaque histoire d'un de ces coups de théâtre dont il avait le secret.
Si pour la rapidité d'écriture, O. Henry était comparé au russe Anton Tchékhov, l'énergie tout comme le ton humoristique qui imprègnent ses textes trahissent l'influence des deux grands auteurs américains que sont Mark Twain et Ambrose Bierce.

Inédites en français, les huit nouvelles présentes dans ce recueil font partie des meilleures qu'O. Henry ait jamais écrites.
La Théorie du chien, le premier recueil publié par Bernard Pascuito Editeur a été salué par une presse dithyrambique et unanime {Le Figaro Madame, Le Républicain Lorrain, Le Maine libre, Le Midi Libre, Le Nouvel Obs., Libération, Transfuge, 24 Heures (Suisse)).

L'AUTEUR :
Il est considéré comme l'un des plus grands nouvellistes du XXe siècle. Le roi des humoristes. Son oeuvre rassemble plus de 600 nouvelles, le tout publié dans 10 collections différentes.
William Sidney Porter, né en Caroline du Nord en 1862, sera d'abord chroniqueur et reporter avant d'être emprisonné pour une sombre histoire d'argent. C'est dans sa cellule qu'il écrit ses premières nouvelles dont le succès est immédiat. À sa sortie de prison, il s'installe à New York et publie désormais sous le pseudonyme de O. Henry. Ravagé par l'alcool, il meurt à l'âge de 48 ans

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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURS
28 avril 2014
Format: Broché|Achat vérifié
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