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Le politique, l'artiste et le gestionnaire : (Re)configurations locales et (dé)politisation de la culture Broché – 8 mars 2012


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Extrait

Extrait de l'introduction

Politisation, dépolitisation, repolitisation : les reconfigurations des rapports entre culture et politique au niveau local

Comment les modes de politisation de la culture ont-ils évolué depuis le développement de l'action publique dans ce domaine au début des années 1960 ? De quelle manière cette évolution s'articule-t-elle aux transformations des rapports entre agents des champs culturel et politique ? Quelles sont les traductions de ce double changement sur les modes d'élaboration et les orientations des politiques culturelles ? Et finalement quels en sont les effets sur le mode de fonctionnement du champ culturel ? Telles sont les questions qui guident la réflexion proposée dans cet ouvrage. Avant de formuler les hypothèses que l'on souhaite envisager pour tenter d'y apporter quelques réponses, précisons l'angle sous lequel nous allons les aborder.
Les rapports entre culture et politique constituent, pour paraphraser Durkheim, «un phénomène tout moral qui, par lui-même, ne se prête pas à l'observation exacte ni surtout à la mesure» (Durkheim, 1986, p. 28). C'est afin de «substituer au fait interne qui nous échappe un fait extérieur qui le symbolise et étudier le premier à travers le second» (ibid.) qu'on abordera ces rapports d'un point de vue particulier et forcément partiel : celui des politiques culturelles locales en France. Nous nous situerons ainsi dans la perspective d'une sociologie historique des politiques culturelles, visant à restituer les relations effectives d'agents des champs politique et culturel en vue d'une offre publique de culture dont la production a des effets en retour sur le fonctionnement du champ culturel. Cette perspective se veut complémentaire de travaux qui, davantage focalisés sur les artistes et leur rapport au politique, n'accordent qu'une place secondaire à l'intervention publique. Elle se veut également complémentaire de travaux qui, symétriquement, abordent les politiques publiques de la culture du point de vue essentiellement interne des institutions ou de la «gouvernance», laissant au moins partiellement de côté leur inscription dans le fonctionnement du champ culturel en même temps que leurs implications proprement politiques (Vion, Le Galès, 1998 ; Saez, 2004a et 2004b ; Hélie, 2007).
On considère, avec d'autres, que «c'est peut-être à l'échelle des politiques locales que l'ambiguïté des relations entre art et politique se révèle la plus saillante pour l'analyse» (Dufournet et. al, 2008, p. 8). Nous avons ainsi privilégié une analyse localisée, dont les principes sont exposés plus en détail à la fin de ce livre. Rappelons simplement ici que, malgré les représentations communes persistantes, une part essentielle des politiques culturelles - et en tout cas de leur financement - se joue au plan local, et notamment municipal. Sans pour autant faire l'hypothèse d'un primat du «local» sur le «national», et en se dégageant du particularisme de tel ou tel territoire, l'analyse localisée constitue ainsi un complément nécessaire aux recherches conduites à d'autres niveaux (Dubois, 1999a). Ce choix a aussi ses raisons méthodologiques. Une telle analyse permet de saisir des groupes concrets - par exemple les bénévoles, militants associatifs et intermédiaires culturels constitutifs de ce qu'on a appelé les «nouvelles classes moyennes» (Bidou Zachariasen, 2004) - et non des collectifs agrégés dans des relations statistiques ; d'appréhender des individus dans la complexité de leur trajectoire sociale (un élu promu socialement et culturellement à l'occasion de son engagement politique, un artiste devenu gestionnaire) et non réduits à leur position statutaire ; de s'attacher à des alliances ou des conflits réels (mobilisation pour la création d'un équipement ou «affaire» entre un élu et un acteur culturel) et pas seulement à des rapports de force entre collectifs reconstruits pour les besoins de l'analyse. Il ne s'agit pas là d'un parti pris d'empirisme, consistant à privilégier «les rapports réels entre les choses» au détriment des «rapports conceptuels entre les problèmes», pour reprendre la formulation de Max Weber ; plutôt de la conception selon laquelle, en cette matière comme dans d'autres, on peut d'autant mieux construire sociologiquement les problèmes qu'on les saisit dans des situations qui les rendent directement observables empiriquement.

Revue de presse

Dans Le Politique, l'Artiste et le Gestionnaire, Vincent Dubois retrace l'histoire de la progressive " localisation " de la politique culturelle, le ministère se déchargeant, au nom de la sacro-sainte révision générale des politiques publiques (traduction : le désinvestissement de l'Etat) sur les municipalités, l'intercommunalité ou les conseils généraux et régionaux, de la gestion de la culture tout en laissant les mains libres à ce qui ressemble parfois (trop souvent) à une notabilisation de la culture, voire une provincialisation. Bientôt, si l'on n'y prend garde, le ministère, allant jusqu'au bout de cette logique strictement économique, ne garderait plus sous sa tutelle que quelques grands établissements nationaux, cependant eux aussi de plus en plus autonomes...
Dubois souligne a contrario ce que pourrait être une politique culturelle non pas à l'échelle strictement locale mais dans un " système de co-construction entre le centre et la périphérie " : comment se défaire de la figure mythique et aveuglante de l'Etat culturel pour instituer une réglementation qui préserve les droits de la création (aux subventions, à l'indépendance comme à la liberté) vis-à-vis de sa tutelle locale, tout en impliquant toujours davantage les créateurs dans l'administration et la diffusion culturelle à cette même échelle. (Antoine de Baecque - Le Monde du 24 mai 2012)

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