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Commenté en France le 19 avril 2021
C’est l’un des sujets les plus préoccupants du moment. Qui questionne les fondements même de notre société, de la démocratie et de nos libertés. Et au-delà, qui met en danger notre paix civile. A ce titre, ce petit essai est parfaitement bienvenu, tant il est urgent de se rendre compte de la force des menaces qui pèsent sur nous.

Comment des minorités agissantes en viennent-elles à faire régner leur terreur et leur intolérance sur l’ensemble de notre société, sous couvert du contraire ? Comment en viennent-elles à remettre en cause les fondements de notre vie commune en contestant un à un nos principes fondamentaux, de même que nos valeurs, et jusqu’à l’histoire elle-même ?

« Déconstruction », « intersectionnalité » réunissant divers mouvements en « lutte », mouvements radicaux divers dont le jusqu’auboutisme revêt des formes qui se veulent de plus en plus hargneuses, sectaires, voire violentes. Le sujet n’est pas banal et très loin d’être anodin. Dans « La guerre des idées », Eugénie Bastié mettait déjà en garde contre les tentations de remplacer le débat par le combat ; et décrivait parfaitement bien ce qui se déroule actuellement, ces mouvements tentant d’imposer à tous leurs vérités, au risque de dériver vers la violence et de nouvelles formes de totalitarisme.
Sonia Mabrouk va plus loin encore, puisqu’elle évoque le danger de disparition d’une civilisation. Comme d’autres ont disparu auparavant.

Le faux « antiracisme », pour commencer, qui n’a pour effet que de développer et faire prospérer le racisme, ne s’embarrassant d’aucune nuance et surtout d’aucune contradiction, à travers une vision manichéenne qui fait hélas florès en ralliant des foules en manques de repères, la race devenant de manière paradoxale quasiment une valeur en tant que telle ! Au détriment de toute valeur à visée universaliste. Singeant un mouvement venu des Etats-Unis (dans un contexte différent et à travers une histoire différente) et des universités américaines.
Et, au service de leur cause, une remise en cause radicale et engagée de l’histoire.

Antisécuritaires, ensuite. Là encore, on n’ose plus prononcer les mots qui fâchent, ni agir comme il se doit, face aux violences répétées. Sous peine d’être traité de « lepéniste » ou autres quolibets. Il s’ensuit une certaine lâcheté, alors même que la sécurité des gens fait bien partie des fonctions régaliennes essentielles en principe allouées à l’Etat. Au risque que la vengeance et l’auto-justice en viennent à se systématiser pour palier la déficience de l’Etat de droit.
Haine « antiflics », vulgate victimaire, démesure permanente, nombreux sont les symptômes de cette déliquescence préoccupante, qui servent de prétexte à des projets sécessionnistes prenant appui à la fois sur la faiblesse et le renoncement des politiques, l’angélisme pénal, mais aussi la complaisance de certains artistes en mal de popularité.
C’est là que se situe la soumission que Sonia Mabrouk évoque dans le titre de son ouvrage. Une société de la honte, qui se laisse paralyser par la peur du jugement porté et qui se soumet aux déconstructeurs sans complexe.

Les néoféministes primaires, écologistes radicaux, fous du genrisme, nagent eux aussi dans le plein délire. Censures de la part de groupuscules violents, appels à la détestation des hommes, sectarisme, radicalité, chaque jour ou presque nous réserve de nouvelles surprises. Idéologie et militantisme, en matière d’écologie, plutôt que de s’intéresser à la science. A travers des argumentaires bien rodés et pleins de certitudes. Mais surtout des conceptions aux conséquences lourdes en matière de civilisation. Puisqu’il s’agit pour ces militants rien moins que de construire un nouvel ordre écologique, fondé sur un autoritarisme de rigueur, amené à supplanter la démocratie.

Quant au genrisme, il s’agit là encore d’une idéologie qui tente d’imposer ses vues, incriminant toute remarque ou réflexion qui pourrait être interprétée comme sexiste ou transphobe. Ce que dénonce la journaliste est non pas l’outil conceptuel, mais les dérives dont il fait l’objet, débouchant sur des revendications politiques, des censures, intimidations, dénigrements. Se fondant sur une vision victimaire et communautarisée, ses adeptes n’hésitent pas à se regrouper avec les autres mouvements minoritaristes pour mener ensemble « la lutte intersectionnelle ». Au mépris des libertés fondamentales et par un prosélytisme forcené niant l’altérité et la condition humaine, pour les remplacer par la « déconstruction » et l’indifférenciation. Rééduquer le peuple pour ériger un « homme nouveau » est un projet qui nous rappelle bien des cauchemars.

Les islamo-compatibles, les forcenés du multiculturalisme, l’intersectionnalité, sont également des facteurs de division, préférant faire passer la France pour un pays d’essence esclavagiste et raciste et aboutir à des séparatismes plutôt que de privilégier l’apaisement, la coexistence pacifique et le partage de valeurs communes.
Sonia Mabrouk n’oublie pas les Gafam, auteurs de restrictions de liberté d’expression de plus en plus flagrantes et visibles depuis au moins la fermeture du compte twitter de Donald Trump. Qui montre à quel point le contrôle de la liberté de parole est désormais évident, mettant en cause les principes démocratiques mêmes.

L’abdication progressive de nos représentants politiques, souligne Sonia Mabrouk, en fait les fossoyeurs de notre identité collective, nous entraînant tout droit, du fait du mélange d’autodénigrement, de servitude et de rancœur, vers la décivilisation. Signant la victoire des déconstructeurs. Au moment où, à l’inverse, plusieurs nations s’affirment autour de leur histoire et se veulent conquérantes. A l’image de la Chine, de la Turquie qui rêve de rebâtir un Empire ottoman, de la Russie ou de l’Inde.
A moins que nous nous reprenions, réagissions. Un nouveau projet qui pourrait passer, selon elle, par un retour au sacré. Objet de son dernier chapitre. Celui de notre culture et des valeurs profondes de notre civilisation, dans un cadre immanent indépendant des religions, mais sans renier notre héritage judéo-chrétien.
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