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le 13 décembre 2004
J'ai lu ce livre en anglais : un vrai régal! Il nous décrit le voyage de James STEVENS vers la femme à qui il n'a pas su dire son attachement vingt ans auparavant à la grande époque du château dans lequel ils étaient tous deux domestiques.
L'auteur nous raconte en fait deux histoires en parallèle : celle de ces deux personnages que la vie finira par séparer et en même temps, comme en toile de fond, celle du propriétaire du château, un aristocrate anglais, trop crédule, abusé par la diplomatie nazie...
J'ajoute qu'il est très intéressant de voir le film après avoir dévoré le roman.
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le 17 avril 2006
Mr Stevens fut longtemps l'obéissant majordome de Lord Darlington. Mais il fut surtout prisonnier d'un idéal, celui du parfait majordome. Stevens est froid, non par nature mais parce que selon lui un majordome doit faire preuve de dignité. Ce qui apparemment n'est guère compatible avec la chaleur humaine. Stevens est un majordome qui joue à être un majordome. Il y a quelque chose d'inhumain dans son comportement vis-à-vis de son père ou de Mlle Kenton : il place cet idéal au dessus de tout sans vraiment se rendre compte des conséquences. Et ceci à une époque où d'autres en Europe placent un autre idéal de perfection "über alles".

Lord Darlington se pique de politique internationale. Entre les deux guerres il veut, par humanisme, venir en aide à une Allemagne en crise économique et identitaire. Trop angélique pour cette diplomatie sous-terraine il fait le jeu des nazis. Il est faible parce que trop humain. Il finit par décider de licencier deux servantes parce qu'elles sont juives. Mr Stevens exécute l'ordre de son employeur sans le remettre en cause, ce ne serait pas digne. Quelques années plus tard Lord Darlington regrettera, mollement.

Lord Darlington cherche à faire le maximum avec le bout de pouvoir qu'il a, principalement mettre des gens en relation. Et cette grenouille qui essaie de se faire aussi grosse qu'un bœuf ne maîtrise pas la situation ni ces enjeux qui le dépassent. Stevens quant à lui se refuse à agir, il ne fait qu'obéir. Il aurait sans doute pu influencer son employeur (par exemple pour éviter le licenciement des servantes juives) mais ça ne serait pas digne. Alors il ne fait rien. Leurs vies sont vaguement ratées. Oh, ni l'un ni l'autre n'a fait quoi que ce soit de très grave, mais ils n'ont pas non plus accompli grand-chose. Stevens se refuse à vivre sa propre vie. Au grand désespoir de Mlle Kenton il ne vit que la vie de Lord Darlington. Les deux hommes visaient trop haut et n'obtiennent finalement rien. Stevens a raté sa vie, certes. Mais avec dignité.
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le 14 septembre 2004
C'est vrai que cette histoire ne carbure pas à la caféine, on prend son temps et surtout on prend le temps de rentrer dans l'histoire. Et une fois qu'on est plongé dedans, on redécouvre une page de l'histoire de l'Angleterre, par le biais de réceptions organisées par le patron du protagoniste, un majordome ("butler" en anglais). C'est une histoire d'apparence terne, mais qui fait ressurgir des vènements comme les négociations du traité de Locarno (1925) ou encore les manipulations du gouvernement nazi avant la guerre (Ribbentrop lui-même intervient dans le livre). Les flashbacks sont très présents... Donc il faut garder à l'esprit la réalité de l'Histoire et on apprécie beaucoup plus ce livre, qui permet aussi de se faire une idée de la société hiérarchisée qu'était l'Angleterre.
Et l'expression de l'auteur, d'origine japonaise, est superbe.
Pour ceux que ça ennuierait, un film en a été fait avec à l'affiche le remarquable Anthony Hopkins et Emma Thompson.
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Stevens est maître d'hôtel dans une belle demeure anglaise devenue depuis peu la propriété d'un Américain. Ce changement de propriétaire s'est aussi traduit par un changement de train de vie, et le faste et les réceptions d'avant-guerre ne sont plus d'actualité. Sur les conseils de son nouvel employeur, Stevens prend ses premières vacances depuis des décennies, et décide de parcourir quelques régions anglaises en automobile, et d'en profiter pour rendre visite à une ancienne collègue de travail, gouvernante de son état, dans l'espoir de la convaincre de revenir travailler à Darlington Hall.
Tandis que les kilomètres défilent et que Stevens découvre avec bonheur la beauté des paysages, le lecteur plonge dans son passé, découvrant à la fois la psychologie particulière d'un homme obsédé par son devoir et l'histoire récente de Darlington Hall et de son propriétaire, qui avant la guerre a oeuvré en toute bonne foi (du moins c'est ce dont Stevens est persuadé) pour un rapprochement entre l'Allemagne et l'Angleterre, sans se douter que ses efforts seraient perçus comme autant de trahisons après la guerre.

Comme toujours chez Kazuo Ishiguro, ce qui prime c'est la psychologie du personnage principal, sa manière personnelle d'aborder et d'appréhender la réalité, en fonction de son éducation, et même de son conditionnement ultérieur. J'ai beaucoup apprécié ce roman malgré l'exaspération que ne peut manquer de provoquer l'aveuglement de Stevens pour les événements et les êtres qui l'entourent. Et j'ai bien envie de voir le film réalisé par James Ivory avec Emma Thompson (entre autres).
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le 28 novembre 2015
La traduction française disponible est de Sophie Mayoux - excellente traductrice.
Le RESUME SUIVANT est en CREATIVE COMMONS
James Stevens, vieux majordome, part en voyage avec Miss Kenton, gouvernante à ses côtés à Darlington Hall. Pendant ces six jours, il se remémore sa vie : il aurait pu être heureux, se marier avec Miss Kenton, mais il a préféré dévouer sa vie à son maître, faisant passer avant tout sa fonction et la « dignité » qui lui est liée.

Proche de toutes les décisions politiques de l'entre-deux guerres, au moment où le nazisme éclot, Stevens est fier de son rôle, le majordome étant toujours susceptible d'entendre les murmures des décisions prises par Lloyd George, Keynes ou Ribbentrop, personnages historiques que Kazuo Ishiguro mêle au roman, invités par le propriétaire de la maison. Il écoute aux portes, s'attarde dans des pièces lors de son service, et fait preuve d'une loyauté sans faille envers son maître. Cette dernière est susceptible d'aveugler le lecteur, qui ne voit qu'à travers les yeux de Stevens. Lorsque le maître se rapproche du courant nazi, le majordome renvoie deux jeunes servantes juives sans réticence morale.

A la fin de son voyage, Stevens finit par douter d'avoir servi « un parfait gentleman ».
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Merveilleux roman plein de nostalgie désabusée, dont James Ivory a fait un très beau film à juste titre célébré par la critique (avec Emma Thompson et Anthony Hopkins). Au moins trois histoires parallèles s'y entremèlent: d'abord celle du narrateur, Mr. Stevens, majordome de grande maison comme l'était son père. Appartenant en quelque sorte à l'aristocratie des gens de maison, il règne infailliblement et sans partage sur le rythme de la vie de l'immense Darlington hall, une de ces "country houses" anglaises dont le grand train persistait entre les deux guerres avant de devoir inexorablement s'étioler (voir Lionel Esher "the glory that was home"). Ensuite, celle de Lord Darlington, le propriétaire des lieux. Homme de grande culture, pur produit de l'establishment britannique, il se laisse abuser par la pitié généreuse que lui inspire la triste situation de l'Allemagne vaincue et qu'exploitent habilement les diplomates nazis pour tenter de réunir une conférence diplomatique internationale visant à en atténuer les obligations issues du traité de Versailles. Enfin, le véritable vainqueur, c'est la société qui se transforme, le monde moderne dominé par l'Amérique, auquel le monde d'hier (comme aurait dit Zweig), celui des puissances européennes et de l'empire britannique, va devoir céder la place. Le point commun entre Lord Darlington et Mr. Stevens, c'est que, ne comprenant rien aux changements qui se déroulent sous leurs yeux, ils font hélas les mauvais choix. Darlington, (comme le roi Edouard VIII, plus tard duc de Windsor, et comme d'autres aristocrates) se compromet dans des sympathies pro-nazies, Mr. Stevens, plaçant les devoirs de sa charge au dessus de tout, ignore l'amour que la jeune gouvernante serait toute prête à lui accorder. De dépit, elle épousera pour son malheur le premier venu. Le titre de ce beau livre est fort mal traduit en français par "les vestiges du jour", expression accrocheuse autant qu'impénétrable. Les "remains of the day" sont, à l'heure du bilan porté par un homme âgé sur sa vie passée et sur les occasions manquées, le décompte du peu de crédit restant. Saluons la performance de Kazuo Ishiguro, dont les parents étaient japonais, pour avoir fait un ouvrage plus anglais qu'anglais.
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le 17 avril 2006
Mr Stevens fut longtemps l'obéissant majordome de Lord Darlington. Mais il fut surtout prisonnier d'un idéal, celui du parfait majordome. Stevens est froid, non par nature mais parce que selon lui un majordome doit faire preuve de dignité. Ce qui apparemment n'est guère compatible avec la chaleur humaine. Stevens est un majordome qui joue à être un majordome. Il y a quelque chose d'inhumain dans son comportement vis-à-vis de son père ou de Mlle Kenton : il place cet idéal au dessus de tout sans vraiment se rendre compte des conséquences. Et ceci à une époque où d'autres en Europe placent un autre idéal de perfection "über alles".

Lord Darlington se pique de politique internationale. Entre les deux guerres il veut, par humanisme, venir en aide à une Allemagne en crise économique et identitaire. Trop angélique pour cette diplomatie sous-terraine il fait le jeu des nazis. Il est faible parce que trop humain. Il finit par décider de licencier deux servantes parce qu'elles sont juives. Mr Stevens exécute l'ordre de son employeur sans le remettre en cause, ce ne serait pas digne. Quelques années plus tard Lord Darlington regrettera, mollement.

Lord Darlington cherche à faire le maximum avec le bout de pouvoir qu'il a, principalement mettre des gens en relation. Et cette grenouille qui essaie de se faire aussi grosse qu'un bœuf ne maîtrise pas la situation ni ces enjeux qui le dépassent. Stevens quant à lui se refuse à agir, il ne fait qu'obéir. Il aurait sans doute pu influencer son employeur (par exemple pour éviter le licenciement des servantes juives) mais ça ne serait pas digne. Alors il ne fait rien. Leurs vies sont vaguement ratées. Oh, ni l'un ni l'autre n'a fait quoi que ce soit de très grave, mais ils n'ont pas non plus accompli grand-chose. Stevens se refuse à vivre sa propre vie. Au grand désespoir de Mlle Kenton il ne vit que la vie de Lord Darlington. Les deux hommes visaient trop haut et n'obtiennent finalement rien. Stevens a raté sa vie, certes. Mais avec dignité.
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le 2 mars 2001
Ou ce que le majordome ne voulut pas voir par le trou de serrure. Dans un récit méticuleusement déconstruit, Ishiguro promène à travers l'Angleterre et ses souvenirs un homme qui est complètement passé non seulement à côté de l'Histoire (les conférences secrètes organisées par son maître en faveur de l'Allemagne nazie) mais aussi à côté de sa propre histoire (ses relations avec la gouvernante). Tout en clair-obscur, cette histoire hors-temps, hors-champ, est absolument poignante alors qu'elle trahit à chaque ligne la mauvaise foi d'un homme qui refuse d'affronter la réalité.
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le 19 octobre 2014
Une réputation loin d’être usurpée, apres voir lu When we were orphans j’ai été séduite par cet auteur et je n’ai pas été déçue par ce très beau livre, témoignage touchant d’un Butler qui assiste à la fin d’un monde auquel il a consacré (sacrifié?) sa vie.
Pour tous les anglophiles, les fans de Gosford Park et de Downton Abbaye...
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le 30 juillet 2014
Dommage que les commentaires ici décortiquent la trame de l'histoire qu'on se régale à voir émerger page par page à travers les remarques compassées du major-dôme narrateur!

Ne lisez pas les commentaires si vous aimez à découvrir un livre par vous-même!

C'est d'ailleurs tout le plaisir de ce livre.
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