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Avec ce 5è et dernier tome se conclut la parution en édition "hard cover" (avec "dust cover") du "run" réalisé par le scénariste Mark WAID avec le personnage de Daredevil. Ce tome fait suite aux volumes '1', '2', '3' et '4', tous lus et commentés par yours truly et devance un "omnibus" d'ores et déjà annoncé.

Célébré par un Eisner Award (partagé par WAID avec le dessinateur Chris SAMNEE), ce "run" a commencé en septembre 2011 à la faveur d'un redémarrage au #1 de la série de comic books mensuelle consacrée à Daredevil, et s'est poursuivi, par-delà les anniversaires, les events, les crossovers (petits ou grands) et les re-boots jusqu'au #18 de novembre 2015 du magazine, dans la nouvelle numérotation repartie à nouveau à 1 de la "All-New Marvel Now series".

Pour ce 5è volume, on retrouve les #11-18 de cette dernière série en date, tous écris par WAID, dessinés par l'excellent Chris SAMNEE et coloriés par le non-moins louable Matthew WILSON. On trouve aussi un #15.1 composite, qui outre une page d'introduction des mêmes, inclut une histoire en "flashback" signée du scénariste Marc GUGGENHEIM et du dessinateur Peter KRAUSE (de facture classique mais très bien) ainsi qu'une troisième écrite et dessinée par le seul SAMNEE.

Pour résumer les épisodes précédents, il est revenu à Mark WAID de restaurer l'image et la crédibilité du personnage de Daredevil, qui avait sombré au sens propre comme au sens figuré dans le "run" du scénariste (et des dessinateurs) précédents. Matt MURDOCK / Daredevil, dont chacun sait qui ils sont l'un et l'autre, sont "au vert" à San Francisco. Egalement "exfiltré", Foggy NELSON, le meilleur ami de Matt MURDOCK, qui a été fait passer pour mort pour échapper à des représailles qui viseraient Daredevil. Mais Foggy, atteint d'un cancer, suity un traitement lourd. Kristen McDUFFIE, nouvelle associée de MURDOCK et nouvelle "bonne amie", complète le trio. Papa McDUFFIE étant éditeur, Matt a été convaincu d'écrire sa biographie, qui a de bonnes chances d'être un best-seller.

Mais Daredevil garde de bien actuelles occupations qui n'ont rien de celles d'un retraité. Pour les deux premiers chapitres, Matt MURDOCK est mobilisé par une ancienne connaissance, un cascadeur à motocyclette du nom de George SMITH dont le show a été subtilisé par un plus jeune. Mais, a titre principal, en arrivant à San Francisco, Daredevil a mis les pieds sur le terrain du vigilante local, The Shroud alias Max COLERIDGE, comme lui aveugle, mais doté de pouvoirs très différents. De plus, les interventions et les visées de The Shroud sont particulièrement obscures... Les chapitres suivants voient tous les secrets de Daredevil mis au jour et il en profite pour endosser un nouveau costume sans masque, un Hibou en bien mauvaise posture mais dont on fait connaissance de la fille génétiquement-modifiée nommée Jubula PRIDE, avant que n'apparaisse, à la fin du #15, un étonnant allié potentiel de DD, avec lequel se conclura le tome !

Les dernières pages fournissent aux auteurs de ce "run" de nous faire part de leurs appréciations et remerciements. Elles proposent aussi des couvertures alternatives (dont une de Phil NOTO et l'autre de'Alex MALEEV), ainsi que de "slash pages" (très réussies) de SAMNEE.

WAID et SAMNEE laissent un personnage en bien meilleur état que celui dans lequel ils l'ont trouvé, ainsi que quelques nouveaux personnages que l'on devrait retrouver bientôt (The Shroud, Jubula PRIDE). A noter que la même équipe de WAID, SAMNEE et WILSON continue d'officier pour la nouvelle série consacrée à une amie de DD : Black Widow.
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Ce tome fait suite à Daredevil 4 (épisodes 16 à 21). Il contient les épisodes 22 à 27, initialement parus en 2013, écrits par Mak Waid, dessinés et encrés par Chris Samnee, mis en couleurs par Javier Rodriguez. Pour pouvoir apprécier toutes les nuances de l'intrigue, il faut avoir commencé la série par le premier tome : Daredevil by Mark Waid - Volume 1.

Après les événements du tome précédent, Matt Murdock essaye de se rabibocher avec Franklin Nelson, et de retrouver un emploi rémunérateur. Il doit essayer de convaincre Superior Spider-Man qu'il a recouvré la raison, tout en se battant contre Stilt-Man. À partir de l'épisode 23, Daredevil doit affronter des adversaires de plus en plus liés à ses origines, jusqu'à découvrir qui est le commanditaire de tous ces contrats passés sur sa tête. Il doit également veiller à la protection de ceux qui lui sont chers, de Nelson à Milla Donovan. Murdock doit clarifier les choses avec Kirsten McDuffie. Il apprend également que l'un de ses proches est gravement malade.

Depuis le premier épisode, Mark Waid a réorienté la série de Daredevil pour s'éloigner du modèle établi par Frank Miller (voir Daredevil by Frank Miller & Klaus Janson 1 et suivants) et modernisé par Brian Michael Bendis et Alex Maleev (voir Daredevil by Brian Michael Bendis & Alex Maleev Ultimate Collection - Book 1 et suivants). Il a pris le parti de sortir Murdock de sa dépression, de retrouver un peu de la légèreté qui existait au tout début de la série, de réintégrer des supercriminels sortant de l'ordinaire (avec costumes colorés et superpouvoirs exotiques) et de restreindre les personnages secondaires essentiellement à Foggy Nelson (et à sa relation avec Matt Murdock). Pour renforcer cette forme de retour aux sources, le responsable éditorial l'a associé à des dessinateurs donnant une apparence rétro à leurs dessins, Paolo Rivera pour commencer, puis Chris Samnee.

Le début de la série pouvait peiner à convaincre le lecteur dans la mesure où le changement de direction était très important, où il n'était pas possible de savoir si cela durerait vraiment et si cela serait viable. Le parti pris graphique semblait également relever d'une forme de passéisme stérile de façade, sans réelle signification. 20 épisodes plus tard, Mark Waid est toujours là et montre qu'il avait une intrigue conçue sur le long terme, et les dessins s'inscrivent toujours dans le même registre.

Pour commencer, le lecteur a la satisfaction de voir que Waid mène son intrigue majeure jusqu'à son terme, révélant qui est le criminel responsable d'une partie significative des déboires de Matt Murdock (en se connectant même avec la dernière histoire dans laquelle il avait fait une apparition, à savoir Vengeance). Avant ce face à face, Daredevil doit affronter plusieurs ennemis pour lesquels Waid a plongé avec adresse dans la continuité, qu'il s'agisse d'un ancien comme Stilt-Man, ou de nouveaux. Le scénariste sacrifie également au crossover avec Superior Spider-Man, dans une configuration originale qui justifie l'affrontement entre les 2 superhéros, ainsi que l'évolution de leur relation. D'un côté ce combat entre 2 superhéros relève d'une longue tradition infantile (c'est qui le plus fort ?), de l'autre il existe une justification parfaitement intégrée dans la série "Daredevil" qui évite le cliché éculé.

Mark Waid montre à plusieurs reprises que son récit s'élève au dessus du ronronnement de la production mensuelle avec des moments perspicaces ou pénétrants. Certes il est facile de s'extasier devant la réplique d'un des ennemis indiquant à Daredevil de choisir le bouton rouge. Toutefois, Waid ne se limite pas à cette seule réplique pour rappeler la cécité de Murdock. Il y a cette page beaucoup plus pertinente et réaliste dans laquelle Murdock explique comment il reconnaît la valeur d'un billet. Bien sûr le lecteur a le droit à une scène au cours de laquelle Murdock et Nelson se rabibochent. Là encore Waid ne se contente pas du minimum syndical : il réalise un dialogue aussi convaincant que partant dans une direction surprenante et sonnant juste. La découverte et les conséquences de la maladie d'un des personnages de premier plan donnent également lieu à des moments émouvants, sans être tire-larmes.

À côté de ces séquences sophistiquées et intelligentes, Mark Waid continue d'inclure des moments teintés de nostalgie régressive. Le criminel a eu l'idée de recréer l'accident de Matt Murdock pour disposer d'hommes de main ayant ainsi développé un sens radar (ça marche comme un copier-coller). Hikari est affublé du costume d'origine de Daredevil (jaune et rouge) et le confronte sur un ring (degré zéro de l'évocation des origines de Daredevil). Le criminel derrière tout ça est dans un caisson métallique privé de mouvements, dépourvu de toute technologie (de type caméras espions ou moyens de communication perfectionnés), mais réussissant quand même à tout suivre (degré de plausibilité zéro).

Les dessins de Chris Samnee oscillent de la même manière, entre le franchement naïf (ce caisson métallique massif et digne du moyen-âge), et une efficacité visuelle remarquable. Le choix de ce réalisme simplifié avec de beaux aplats de noir permet à la série de se démarquer de ses incarnations précédentes (celle d'Alex Maleev et de ses successeurs). Samnee donne un côté rétro à ses dessins, dédramatisant la violence et les blessures (presque pas de sang), rendant le récit tout public ou presque. Il proscrit la décompression visuelle, n'hésitant pas à dessiner des pages comprenant de 6 à 10 cases (un nombre particulièrement élevé pour un comics des années 2000 ou 2010). Il donne une apparence vaguement datée à tous les éléments technologiques, comme s'ils sortaient des années 1980 ou même avant. Ce parti pris systématique renforce l'aspect inoffensif de la narration. Toutefois, il ne s'opère pas aux dépends des détails, chaque séquence comprenant un taux élevé d'arrières plans et d'accessoires divers et variés.

La contrepartie de cet aspect évident et dédramatisé des dessins réside dans des images efficaces et inoubliables. Comment résister au sourire franc et chaleureux de ce cuistot italien se faisant prendre en photo dans son restaurant, avec Matt Murdock attablé ? Samnee reprend le dispositif créé par Rivera de silhouettes tracées par des traits rose / violet, pour figurer la représentation donnée par le sens radar de Daredevil. Ces images sont à mi-chemin entre le schéma filaire et la composition psychédélique. Franklin Nelson dispose d'un visage très expressif, sur lequel ses émotions s'affichent naturellement et en toute franchise, suscitant une empathie immédiate du lecteur. Le nombre élevé de cases par page étoffe la narration pour un récit plus conséquent. Samnee s'implique dans les séquences d'affrontements physiques pour faire apparaître la logique des déplacements et des acrobaties, dans des mouvements qui font sens. Il s'agit d'une approche à l'opposé d'une simple juxtaposition de personnages figés dans l'espace dans des pauses iconiques, mais mal connectées.

Avec ce cinquième tome, Mark Waid continue de raconter les aventures de Daredevil autrement que sur un ton dépressif, avec des dessins, eux aussi, dans un registre plus simple et plus ouverts. En fonction des séquences, la narration peut sembler s'adresser à de jeunes lecteurs, ou au contraire mettre à nu des émotions complexes, des relations sophistiquées. Globalement ces moments intelligents l'emportent sur les autres.
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