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En 2003, DC comics confie les rênes de la série mensuelle Batman pour 6 épisodes réunis dans ce recueil (n° 620 à 625) )à Brian Azzarello et Eduardo Risso. Batman enquête sur le meurtre d'une femme dont le frère est lié de bien des manières à la pègre. En pourchassant ce criminel, il est le témoin acoustique du meurtre d'un père et d'une mère qui laissent derrière eux leur fils indemne (oui, ça évoque vaguement une situation bien connue de Bruce Wayne).

L'équipe de 100 Bullets vol. 1 : First Shot, Last Call s'empare de Batman et le plonge dans une ville très noire. Cela donne des pages fortement encrées, des scènes qui se déroulent toutes de nuit et une approche un peu différente du personnage de Batman. Il est cantonné à Gotham et il joue le rôle d'un détective privé dur à cuir. Comme le remarque l'un des protagonistes, il ne s'occupe pas de voitures volées, mais on ne le voit pas non plus impliqué dans une crise dont dépend la survie de l'univers.

Brian Azzarello joue avec dextérité des codes du romans policiers à la dur (hardboiled). Batman malmène les criminels avec une veine de sadisme prononcé, il se déplace de lieu de la nuit (boite de nuit, Iceberg lounge) en rue désaffectée. Il mène l'enquête en rendant visite à ses indics et en faisant comprendre aux criminels que les affaires seront fortement perturbées tant qu'il n'aura pas mis la main sur le ou les coupables des meurtres.

Azzarello introduit quelques guest stars qui rappellent que l'action se déroule bien à Gotham : Killer Croc, Arnold Wesker & Scarface, et Penguin (plus un invité surprise de dernière minute). Pour autant, ce n'est pas le Batman que l'on connaît bien (Alfred Pennyworth est mystérieusement absent). Il se débat dans les méandres d'une enquête où rien n'est jamais acquis et où la vérité se dérobe tout le temps et se paye cher.

"Broken City" constitue un roman policier noir qui tient la route tan sur le plan du scénario, que des dessins. Le seul point déconcertant réside dans le fait que Batman n'est peut être pas entièrement à sa place dans ce rôle de Sam Spade.
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le 24 août 2015
Broken City est une histoire de Batman parue entre décembre 2003 et mai 2004 dans Batman 620-625, écrite par Brian Azzarello, dessinée par Eduardo Risso et mise en couleurs par Patricia Mulvihill. Azz et Risso avaient déjà œuvré ensemble sur le Dark Knight pour une histoire courte de Batman : Black and White. Les couvertures sont de Dave Johnson, ce qui fait qu'on retrouve au grand complet l'équipe créative de la série 100 Bullets ! Broken City succède à la grande Saga « Hush » de Jeph Loeb et Jim Lee mais c'est un récit indépendant où les auteurs ont choisi une approche « film noir » plutôt que purement « super-héroïque ». Au vu de leur pedigree, ce n'est point surprenant et Batman pouvant très bien s'adapter à ce type de récit, on en salivait d'avance. La seule référence à la continuité est l'utilisation de l'inspecteur Crispus Allen comme interlocuteur de Batman au sein de la police de Gotham, à une époque où le commissaire Gordon est à la retraite.

L'histoire : Batman enquête sur l'assassinat d'Elizabeth Lupo, dont le cadavre a été retrouvé dans une décharge. Il suspecte Killer Croc d'être l'auteur du crime mais n'a pas de preuve directe. Le Dark Knight souhaite remonter jusqu'au commanditaire, qu'il pense être Angel Lupo, le frère de la victime. Sur la piste du suspect, Batman va recroiser le Pingouin, Scarface et le Ventriloque ainsi que deux petits nouveaux : Fatman et Little Boy. Margo Farr, la copine de Lupo, tient quand à elle le rôle de la femme fatale. Durant sa traque, Bruce Wayne va revivre un grand traumatisme : à la poursuite d'Angel, celui-ci lui échappe mais laisse dans une rue de Gotham un petit garçon à genoux, pétrifié devant les corps de ses parents tués par balle. La détermination de Batman pour retrouver Lupo s'en trouve décuplée mais boucler l'enquête ne sera pas une sinécure'

Enfin, si on peut parler d'enquête' C'est surtout une alternance de dialogues poseurs et de baston primaire. Quand Batman interroge les indics ou les suspects, les tics d'écriture d'Azzarello ressortent inévitablement : les personnages semblent plus préoccupés de placer un bon mot que d'exprimer leur pensées. Les dialogues, qui se voudraient naturels, sont trop « écrits » et sonnent souvent faux et creux, ce qui en devient très vite agaçant. Côté action, Batman tape sur les méchants et se fait taper dessus. Il ne sauve quasiment personne à part dans deux-trois scènes en arrière plan. Son rôle de justicier est complètement négligé, les auteurs font de lui un détective hard boiled, obsédé par son enquête. Les pavés narratifs nous faisant partager les pensées de Batman sont bien sûr de mise pour que tous les clichés soient au rendez-vous.

Tout n'est pas mauvais dans Broken City, loin de là. Le petit garçon aux parents assassinés réveille les blessures de Bruce Wayne et plusieurs séquences oniriques lui font revivre cette nuit de cauchemar. Azzarello donne même sa version des évènements ayant précédé la fatidique nuit du drame de Crime Alley. Mais cette voie là avait déjà été explorée par d'autres auteurs (notamment Jeph Loeb) et je trouve que cette itération n'est pas la plus réussie. Non, le grand point fort de Broken City, ce sont les dessins d'Eduardo Risso, à l'aise comme un poisson dans l'eau dans les ruelles sombres et pluvieuses de Gotham. Les couleurs de Patricia Mulvihill renforcent l'atmosphère étouffante et crépusculaire des scènes. Noir c'est noir, même en couleurs.

Mais les très belles images ne masquent pas les faiblesses d'un script également entaché de plusieurs fautes de goût : une tentative de viol un peu gratuite dans le premier épisode, plusieurs scènes de tortures par la suite, Batman qui disserte de la cuisson des steaks avec Crispus Allen et surtout l'intervention du Joker en deus ex-machina vers la fin du récit pour expliquer l'assassinat des parents du petit garçon.
Dans cette histoire, la voix intérieure de Batman ne semble jamais trouver le ton juste. Tour à tour cynique, désabusé ou existentialiste, sa psychologie n'est jamais convaincante car l'impression de clichés noirs plaqués de force sur la figure du super-héros est trop évidente.

Dans la scène finale, le monologue de Batman vient confirmer le côté bancal de la caractérisation: il songe à un avenir où il aura gagné sa guerre contre le crime. Pour moi, cette pensée arrive comme un cheveu sur la soupe pour clore un récit qui n'a donné aucune raison d'entrevoir une telle issue. Cette touche d'humanité et d'espoir semble parachutée dans une histoire où le World's Finest Detective a passé son temps à cogner bêtement les méchants en demandant où était Angel Lupo. Azzarello avait sans doute dans l'esprit de nous concocter un récit noir et corsé mais il s'est loupé dans le dosage et, en plus, il a renversé du café partout ! Heureusement que les dessins ne font pas tâche.
Azz et Risso reviendront encore dans l'univers de Batman pour une histoire de 12 pages publiée dans Wednesday Comics, qui souffre de défauts similaires à Broken City et sur l'arc en trois parties « Knight of Vengeance » lié à l'event « Flashpoint ». Cette histoire est plus réussie car les auteurs y exploitent plutôt bien le contexte de réalité alternative (c'est le petit Bruce qui meurt dans Crime Alley, Thomas Wayne devient Batman et Martha Wayne, le Joker !).
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le 4 mars 2010
Ou l'enquête sinueuse de Batman autour d'un jeune truand suspecté d'avoir assassiné sa propre soeur.
Meutre sordide ou règlement de compte ?
Voici donc la base d'une véritable plongée dans les bas fonds de Gotham, voguant sur un jeu de fausses pistes, où le Chevalier Noir sera plus malmené que jamais.
Quelques petites lourdeurs narratives d'Azzarello, mais l'ensemble est réellement captivant, et Risso nous comble les mirettes avec ses plans ambitieux, ses cadrages soignés et ses jeux d'ombres incroyables proches d'un Sin City.
Le récit offrant de nombreux clins d'oeil à Dark Knight Returns, on peut en déduire que celui-ci se passe dans l'univers du chef-d'oeuvre de Miller.

Lecture recommandée !
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le 9 août 2005
DC a eu l'idée, à priori, saugrenue d'inviter les créateurs du très violent 100 Bullets pour six épisodes de Batman.

Broken City est un cauchemar, une femme est retrouvée assassinée, noyée, et sur ses chairs on devine la morsure de Killer Croc, de plus c'est la soeur d'un chef d'un des cartels de Gotham. Qui a voulu une si horrible mort, son frêre, ou ?

Le Batman de Risso et Azzarello est violent, sadique, vengeur,psychotique, plus proche en cela du Batman de Miller que de se version classique.

Dans cet opus Batman va revivre l'épisode trumatique de son enfance, pendant sa poursuite, un couple est tué par balles, laisant comme seul témoin de la fusillade leur enfant. Batman s'identifie à lui, lui qui est rongé par le remord, car il déplore les dernières paroles qu'il a dites à son père... Toute sa vie il devra vivre avec, et ce gamin aussi maintenant.

Un Batman sombre où la moirceur de l'homme rivalise avec celle de la cape du chevalier noir. Controversé pour sa violence, Broken City restera quand même dans les annales. Une réussite
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le 27 janvier 2011
Je n'ai vraiment pas aimé le style du dessin et le découpage. Par contre l'histoire est bonne, les dialogues réalistes et justes.
Je ne le retient pas comme un grand batman.
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