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Ce tome paru initialement en 2012 fait suite à Superman earth one des mêmes auteurs : J.M. Straczynski au scénario, Shane Davis aux dessins, Sandra Hope à l'encrage et Barbara Ciardo pour la mise en couleurs. Il vaut mieux avoir lu le premier tome avant celui-ci.

Clark Kent a réussi son premier scoop, mais Perry White lui explique que l'important dans ce métier de journaliste, c'est de durer en révélant au grand jour ce que d'autres veulent continuer à conserver secret. Lois Lane ne peut pas croire que Superman ait accordé une interview à un parfait inconnu dans le monde journaliste ; elle commence à mener son enquête et découvre que Clark Kent était un adolescent singulier. Kent emménage dans un quartier à forte mixité sociale. Eddie Johannson, un jeune artiste musicien, passe le temps à l'entrée de l'immeuble, en se défonçant de temps à autre. Lisa Lasalle, sa voisine, lui rend visite dans son appartement et lui fait des avances de nature très explicite. Ailleurs Raymond Jensen, un tueur, fait le ménage derrière lui, ne laissant aucun témoin vivant. Superman essaye de sauver une population vivant sur une côte où se déchaîne un ouragan, mais il se heurte au général du coin qui lui interdit d'intervenir sur un sol étranger. L'armée continue de réfléchir à comment disposer d'une arme capable de stopper Superman, car il n'est pas possible qu'un tel individu puisse être aussi altruiste. Un monstre capable d'absorber l'énergie vitale des êtres vivants se dirige vers Metropolis.

En 2010, le premier tome de la collection Earth One rencontre un énorme succès. L'éditeur DC Comics rompt avec le mode de publication habituel et il essaye un nouveau modèle d'édition : plutôt que de sérialiser l'histoire en parution mensuelle, il publie directement une histoire complète et fait distribuer l'album dans les réseaux de la grande distribution du livre, au lieu des points de vente traditionnels spécialisés en comics. Les ventes sont au rendez-vous et ce succès commercial justifie à lui seul l'extension de la gamme avec Batman earth one de Geoff Johns et Gary Frank, et un deuxième épisode de Superman.

Ce qui frappe le plus à la lecture, c'est la grande place dévolue à Clark Kent. Voici un jeune homme taciturne que ces pouvoirs ont placé à part de la société, à bien des égards. Straczynski prend le temps de montrer en quoi cette situation a influé sur le développement personnel de Clark, comment elle l'a isolé, à commencer par tout ce qui concerne les liens affectifs et physique avec l'autre sexe. Il aborde de manière très sérieuse l'une des blagues les plus potaches du milieu des comics des superhéros, entre la rigidité difficile à maintenir de Mister Fantastic, ou la taille de celle de Hulk. Je ne vois pas comment prendre cette interrogation au premier degré. Straczynski raconte l'histoire d'un individu doté de superpouvoirs (plausibilité = zéro) vêtu d'un costume moulant avec un grand S sur la poitrine pour que le public se rappelle bien comment il s'appelle. Avec cet angle d'attaque sur le refoulement de Clark Kent, il insiste tant et plus sur l'absurdité même d'un personnage comme Superman, sans renforcer sa crédibilité. Tout au long du volume, l'histoire souffre de cette dissonance narrative.

Mais passons, cette histoire ne se limite pas à cet aspect. Il y a aussi la tenace Lois Lane. Parlons en ! Son enquête sur le citoyen Clark Kent se termine également d'une manière qui laisse songeur, peu raccord avec sa personnalité pendant tout le tome. Dans les seconds rôles, Eddie Johannson ne sert pas à grand-chose puisque l'impact de ses actions n'est pas visible pendant ce tome. Lisa Lasalle permet d'alléger l'atmosphère avec la même limite concernant son apport au récit : le lecteur a l'impression que Straczynski prépare surtout le tome suivant plutôt qu'il ne s'attache à raconter une bonne histoire en 1 tome. Il semble reparti comme pour la série Supreme Power (avec un double de Superman) pour développer les personnages et leurs relations, sauf qu'ici le résultat ne donne pas l'impression de disposer d'une unité suffisante par elle-même.

Il reste encore l'affrontement entre Superman et le méchant du mois (enfin, plutôt de l'histoire). Straczynski ressort tous les clichés propre à ce supercriminel : de sa dangerosité pour Superman à sa capacité mal définie à absorber de l'énergie (ce qui "fort logiquement" lui fait gagner de la masse corporelle). L'issue du combat est courue d'avance et la nature du dénouement laisse pantois devant le manque d'originalité et l'aspect téléphoné de la solution. À nouveau cette composante manque d'originalité et tire l'histoire dans la direction opposée au réalisme évoqué au travers des rapports physiques de Clark Kent. J'insiste : il faudra m'expliquer comment le siphonage d'énergie permet de gagner de la chair et des muscles.

Shane Davis s'en sort-il mieux ? À la réflexion, ce qui doit avoir séduit le responsable éditorial, c'est la capacité de Davis à dessiner de manière réaliste. Il est vrai que dès la première page, il réussit admirablement bien l'impression de granulosité que donnent les dalles de faux-plafond. Il a trouvé un aspect assez sympathique pour Clark Kent, avec une morphologie plutôt fine, une chemise sortant du pantalon, et une cravate au noeud lâche. Tiens ! le hoodie a disparu. Jimmy Olsen dispose également d'une allure crédible, jeune, décidé, sans être imbu de sa personne. Le tueur s'éloignant de la maison qui explose dans un bouquet de flammes rappelle un stéréotype d'affiche pour film d'action. Lisa dispose d'une très grosse poitrine qu'elle sait mettre en valeur, mais c'est justifié par le scénario. Avec la première apparition de Superman, le lecteur se rend compte que Davis embrasse pleinement les clichés propres aux histoires de superhéros, sans essayer de faire dans l'original. L'Hyperion de Supreme Power, dessiné par Gary Frank, était plus original. L'apparence de la créature monstrueuse est tout aussi convenue pour un lecteur de comics de superhéros. Par contre, dès que Clark Kent réendosse ses habits civils, Shane Davis sait transcrire des décors normaux, des vêtements réalistes, etc., avec encore de très belles dalles de faux-plafond.

Ce deuxième tome constitue une déception à bien des égards. Pour commencer l'histoire de l'affrontement contre le monstre est basique et stéréotypée, en total décalage avec l'ambiance réaliste souhaitée par les auteurs. Ensuite, Straczynski succombe à son travers habituel : raconter une histoire qui prépare plus la suivante qu'elle ne fournit de divertissement immédiat. Shane Davis réalise des illustrations très satisfaisantes pour les scènes dépourvues de superhéros ou de combats, peu intéressantes dès que Superman apparaît. D'un coté cette histoire laisse le lecteur sur sa faim parce qu'il a l'impression que tout ce qui a été construit ne constitue que des fondations pour la suite. De l'autre, il lui est infligé un trouble bipolaire entre cet individu (Clark Kent) souffrant d'une solitude bien humaine, et ce superhéros tellement altruiste qu'il en devient un saint.
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Ce tome paru initialement en 2012 fait suite à Superman earth one des mêmes auteurs : J.M. Straczynski au scénario, Shane Davis aux dessins, Sandra Hope à l'encrage et Barbara Ciardo pour la mise en couleurs. Il vaut mieux avoir lu le premier tome avant celui-ci.

Clark Kent a réussi son premier scoop, mais Perry White lui explique que l'important dans ce métier de journaliste, c'est de durer en révélant au grand jour ce que d'autres veulent continuer à conserver secret. Lois Lane ne peut pas croire que Superman ait accordé une interview à un parfait inconnu dans le monde journaliste ; elle commence à mener son enquête et découvre que Clark Kent était un adolescent singulier. Kent emménage dans un quartier à forte mixité sociale. Eddie Johannson, un jeune artiste musicien, passe le temps à l'entrée de l'immeuble, en se défonçant de temps à autre. Lisa Lasalle, sa voisine, lui rend visite dans son appartement et lui fait des avances de nature très explicite. Ailleurs Raymond Jensen, un tueur, fait le ménage derrière lui, ne laissant aucun témoin vivant. Superman essaye de sauver une population vivant sur une côte où se déchaîne un ouragan, mais il se heurte au général du coin qui lui interdit d'intervenir sur un sol étranger. L'armée continue de réfléchir à comment disposer d'une arme capable de stopper Superman, car il n'est pas possible qu'un tel individu puisse être aussi altruiste. Un monstre capable d'absorber l'énergie vitale des êtres vivants se dirige vers Metropolis.

En 2010, le premier tome de la collection Earth One rencontre un énorme succès. L'éditeur DC Comics rompt avec le mode de publication habituel et il essaye un nouveau modèle d'édition : plutôt que de sérialiser l'histoire en parution mensuelle, il publie directement une histoire complète et fait distribuer l'album dans les réseaux de la grande distribution du livre, au lieu des points de vente traditionnels spécialisés en comics. Les ventes sont au rendez-vous et ce succès commercial justifie à lui seul l'extension de la gamme avec Batman earth one de Geoff Johns et Gary Frank, et un deuxième épisode de Superman.

Ce qui frappe le plus à la lecture, c'est la grande place dévolue à Clark Kent. Voici un jeune homme taciturne que ces pouvoirs ont placé à part de la société, à bien des égards. Straczynski prend le temps de montrer en quoi cette situation a influé sur le développement personnel de Clark, comment elle l'a isolé, à commencer par tout ce qui concerne les liens affectifs et physique avec l'autre sexe. Il aborde de manière très sérieuse l'une des blagues les plus potaches du milieu des comics des superhéros, entre la rigidité difficile à maintenir de Mister Fantastic, ou la taille de celle de Hulk. Je ne vois pas comment prendre cette interrogation au premier degré. Straczynski raconte l'histoire d'un individu doté de superpouvoirs (plausibilité = zéro) vêtu d'un costume moulant avec un grand S sur la poitrine pour que le public se rappelle bien comment il s'appelle. Avec cet angle d'attaque sur le refoulement de Clark Kent, il insiste tant et plus sur l'absurdité même d'un personnage comme Superman, sans renforcer sa crédibilité. Tout au long du volume, l'histoire souffre de cette dissonance narrative.

Mais passons, cette histoire ne se limite pas à cet aspect. Il y a aussi la tenace Lois Lane. Parlons en ! Son enquête sur le citoyen Clark Kent se termine également d'une manière qui laisse songeur, peu raccord avec sa personnalité pendant tout le tome. Dans les seconds rôles, Eddie Johannson ne sert pas à grand-chose puisque l'impact de ses actions n'est pas visible pendant ce tome. Lisa Lasalle permet d'alléger l'atmosphère avec la même limite concernant son apport au récit : le lecteur a l'impression que Staczynski prépare surtout le tome suivant plutôt qu'il ne s'attache à raconter une bonne histoire en 1 tome. Il semble reparti comme pour la série Supreme Power (avec un double de Superman) pour développer les personnages et leurs relations, sauf qu'ici le résultat ne donne pas l'impression de disposer d'une unité suffisante par elle-même.

Il reste encore l'affrontement entre Superman et le méchant du mois (enfin, plutôt de l'histoire). Straczynski ressort tous les clichés propre à ce supercriminel : de sa dangerosité pour Superman à sa capacité mal définie à absorber de l'énergie (ce qui "fort logiquement" lui fait gagner de la masse corporelle). L'issue du combat est courue d'avance et la nature du dénouement laisse pantois devant le manque d'originalité et l'aspect téléphoné de la solution. À nouveau cette composante manque d'originalité et tire l'histoire dans la direction opposée au réalisme évoqué au travers des rapports physiques de Clark Kent. J'insiste : il faudra m'expliquer comment le siphonage d'énergie permet de gagner de la chair et des muscles.

Shane Davis s'en sort-il mieux ? À la réflexion, ce qui doit avoir séduit le responsable éditorial, c'est la capacité de Davis à dessiner de manière réaliste. Il est vrai que dès la première page, il réussit admirablement bien l'impression de granulosité que donnent les dalles de faux-plafond. Il a trouvé un aspect assez sympathique pour Clark Kent, avec une morphologie plutôt fine, une chemise sortant du pantalon, et une cravate au noeud lâche. Tiens ! le hoodie a disparu. Jimmy Olsen dispose également d'une allure crédible, jeune, décidé, sans être imbu de sa personne. Le tueur s'éloignant de la maison qui explose dans un bouquet de flammes rappelle un stéréotype d'affiche pour film d'action. Lisa dispose d'une très grosse poitrine qu'elle sait mettre en valeur, mais c'est justifié par le scénario. Avec la première apparition de Superman, le lecteur se rend compte que Davis embrasse pleinement les clichés propres aux histoires de superhéros, sans essayer de faire dans l'original. L'Hyperion de Supreme Power, dessiné par Gary Frank, était plus original. L'apparence de la créature monstrueuse est tout aussi convenue pour un lecteur de comics de superhéros. Par contre, dès que Clark Kent réendosse ses habits civils, Shane Davis sait transcrire des décors normaux, des vêtements réalistes, etc., avec encore de très belles dalles de faux-plafond.

Ce deuxième tome constitue une déception à bien des égards. Pour commencer l'histoire de l'affrontement contre le monstre est basique et stéréotypée, en total décalage avec l'ambiance réaliste souhaitée par les auteurs. Ensuite, Straczynski succombe à son travers habituel : raconter une histoire qui prépare plus la suivante qu'elle ne fournit de divertissement immédiat. Shane Davis réalise des illustrations très satisfaisantes pour les scènes dépourvues de superhéros ou de combats, peu intéressantes dès que Superman apparaît. D'un coté cette histoire laisse le lecteur sur sa faim parce qu'il a l'impression que tout ce qui a été construit ne constitue que des fondations pour la suite. De l'autre, il lui est infligé un trouble bipolaire entre cet individu (Clark Kent) souffrant d'une solitude bien humaine, et ce superhéros tellement altruiste qu'il en devient un saint.
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