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le 7 avril 2016
Beaucoup de nouvelles choses dans ces nouvelles aventures de Rick Grimes et des ses collègues. De nouveaux personnages, de nouvelles perspectives, de nouveaux ennemis. Toujours dans ce mélange si particulier de mièvrerie et d'horreur cher à Robert Kirkman..
Le dessin est particulièrement soigné, mais l'histoire est trop éparpillée. Ça manque un peu de suspense, même si on se doute que ça va forcément dégénérer dans les épisodes suivants.
Sinon on va finir par s'endormir.
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le 7 avril 2016
Ce volume est centré sur les aventures de Carl, qui est un personnage qui m'insupporte depuis le début. J'ai trouvé ce volume ennuyeux, les nouveaux méchants ne sont pas très convaincants.
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le 27 octobre 2008
LE comics du moment qui captivé le lectorat US et français .

Comme dans les films de Romero pour lequel Kirkman n'a jamais caché son admiration , la lutte de survivants humains contre 90% de l'humanité réduite à l'état de Zombies , est un pretexte pour dénoncer les méfaits de la société de consommation et réflechir à la condition humaine .

Dans cette BD admirablement scénarisée où TOUT peut arriver surtout le pire !

Nos survivants doivent s'interroger sur leur propre humanité ou ce qu'il en reste dans un monde où les morts dominent ,quelles valeurs adopter ( c'est la notion de propriété qui va conduire 80% de nos héros à leur perte) comment reorganiser un semblant de société ?

Comble de l'ironie ,depuis 5 volumes ,nos survivants trouvent refuge dans une prison désaffectée qui les protège des Zombies !

Après un volume marqué par l'acalmie ( "The Calm before" ) une menace humaine ( et donc bien plus terrible ) vient mettre fin à ce que Rick et ses amis ont mis tant de mal à construire depuis le début de la saga.

C'est une véritable guerre civile qui se déclenche sous les yeux du lecteur et RIEN ne pourra vous préparer au final de cette histoire qui pourrait être la fin de la série en soi.

On ressort de "Made to Suffer" choqué , sonné et ..... affamé : qu'est ce que Kirkman va pouvoir inventer pour rebondir après cet arc bouleversant et traumatisant?

Je recommande aux lecteurs anglophiles d'acheter plutot les volumes US moins chers pour un papier de meilleur qualité que l'édition française!
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le 15 mai 2010
Regroupant les 8 premiers albums de la série "The Walking Dead", ce Compendium permet d'entrer de plein pied dans ce récit génial!
L'histoire et les personnages sont très accrocheurs! Âmes sensibles s'abstenir, l'ambiance est très sombre. Les personnages sont tous bien développés, et c'est avec d'autant plus de regrets qu'on doit se séparer de certains d'entre eux au fil du récit.
2 seuls points "négatifs", que je considère comme mineurs, mais bon:
Le premier : le changement de dessinateur après le 1er tome (sur le 8 compilés ici), il faut un peu de temps pour s'adapter au style différent.
Le deuxième: Le poids de cette compile: on se muscle les avant-bras à force de tenir un bouquin de + de 1000 pages....
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le 9 janvier 2010
The Walking Dead revisite le genre poussiéreux de l'histoire de survie dans un monde peuplé de zombies.
Avec de nombreux clins d'oeils aux classiques du genre, il plonge plus profondément que jamais dans la noirceur de l'âme humaine, avec des personnages complexes et profonds, à la psychologie fouillée et de plus en plus fascinante.

Les personnages sont attachants, mais jamais simples; le scénario incroyablement prenant.
Le compendium regroupe les 48 (ou 60, je ne sais plus) premier volumes de la série.
The Walking Dead Compendium 1

Ce qui vous réserve 6h de lecture absolument géniales.

Je n'ai pas réussi à décrocher.

La BD, ou plutôt, le comic, est un tel succès qu'ils sont en train de l'adapter pour la télé, une série va voir le jour.

Ce compendium est en anglais : le niveau d'anglais est basiques et très facile à comprendre, et à mon avis, il permet de se mettre encore mieux dans la tête des personnages.

Si vous aimez les histoires de zombie, The Walking Dead est LA référence, LE comic à posséder.
Déjà culte, déjà un classique.
Vous allez adorer.
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le 24 février 2010
Attention ce livre est en anglais, mais le niveau de language est très accessible.
Très bon comic à conseiller aux amateurs de zombies et d'univers post apocalyptique.
La chose qui me gêne le plus avec cette édition c'est son poids, le livre pèse bien 4kg et le soir au lit ça fait un peu lourd, par contre le rapport prix/nombre de pages est excellent.
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le 16 décembre 2014
Retrouvez cet article en intégralité et en images sur le blog Bruce Lit ( brucetringale.com), le rendez vous des amoureux des Comics Mangas Bd.

Cet article traitera du volume 22 de la série qui compile les épisodes 127 à 132. La sortie française est planifiée pour le 25 janvier 2015. Il peut dévoiler des moments clés de l’intrigue en fonction du niveau d’attente du lecteur.

Depuis le début de WD, nous suivons l’évolution d’un groupe de survivants mené par Rick Grimes pour survivre puis pour reconstruire un semblant de civilisation. 22 volumes plus tard, ce groupe n’a plus rien à prouver à son lecteur. Kirkman l’acte dès le premier épisode avec une mise en scène originale : il introduit un nouveau groupe de survivants mené par une femme et qui demande asile à nos amis.

L’action est vue par ces personnages frais qui découvrent les actions de Rick. C’est à leur tour d’être les sceptiques : ce Rick Grimes si charismatique est il un honnête homme ? Et qui est ce mystérieux prisonnier Negan qui les supplie du fond de son cachot ? Très vite ces personnages à inégalité d’informations avec le lecteur amène une tension insoupçonnée. En voici enfin qui ne tombent pas immédiatement sous le charme de notre héros.

WD est une série axée sur la confiance et qui montre les conséquences catastrophiques que peuvent avoir son déficit ou son excès. Kirkman ne perd pas de temps : le groupe de sont des gens biens mais leurs doutes vis à vis de Rick risquent de tout faire chavirer. Pour la première fois depuis l’épisode 100, la tension est de nouveau là et c’est un sentiment délicieux !

D’autre part, pour la première fois de la série, Kirkman effectue un saut dans le temps ! Une idée simple et efficace. Environ 3 ans ont passé depuis la fin du conflit contre Negan. Sophia et Carl sont des ados avec des poussées d’hormones, Maggie est devenue mère d’un petit Hershell et Rick Grimes est devenu une sorte de patriarche ventru, boiteux et barbu ! Oui ! ce héros qui aura tant souffert accède à une respectabilité qui le met en retrait… Il est devenu clair que la série à son image est devenue plus mûre et plus seulement axée sur l’affrontement physique. Les séquences de Charlie Adlard montre que notre héros qui aura été estropié, amputé et canardé n’est plus en mesure de se battre comme durant ses jeunes années.

Kirkman réussit un tour de force : il arrive à écrire 5 épisodes autour de petits riens : la production de céréales permettant les premières brioches, les premiers alcools, la renaissance de l’acier… La communauté est désormais organisée, mène des battues savamment répétées pour éloigner les zombies du camp. Et Carl souhaite quitter son père, le plongeant dans le désarroi du parent paniqué à l’idée de perdre son enfant. Maggie peut enfin élever un bébé sans craindre qu’il ne se fasse dévorer. Il n’est plus question de survie mais d’une vie paisible et harmonieuse.

C’est de toute cette vie qui se réinstalle dans sa normalité dont il est question. Et Kirkman parvient à écrire sur le bonheur sans que celui-ci ne soit ennuyeux. Bien au contraire, le lecteur partage trop les souvenirs des souffrances de ses héros pour ne pas jouir avec eux du plaisir d’un coucher de soleil. L’amour que ses personnages se portent entre eux n’a d’égal que l’attachement inouï que le public a développé envers ces créatures de papier.

Pourtant Kirkman continue d’instaurer de grands moments d’angoisse et de suspense : il y est question de la disparition de Michonne sans que le lecteur n’ait assez d’indice pour savoir de quoi il s’agit. Negan en prison est toujours aussi dangereux et plus manipulateur que jamais. Le bref échange entre Rick et lui figure d’ores et déjà comme l’un des meilleurs écrits par Kirkman pour la série. Enfin, il attise la curiosité du lecteur autour de rumeurs terrifiantes : certains zombies auraient acquis la parole et la capacité de se servir d’armes. Le trade se termine avec la confrontation contre ces zombies new-age et finit sur un cliffhanger insupportable. La vérité est bien en dessous de ce à quoi nos amis s’attendaient !

Des nouveaux personnages secondaires enfin intéressants, un dessin qui soigne les expressions des émotions des personnages, un équilibre formidable entre horreur et normalité, son invitation au changement, une réelle évolution des personnages principaux et le retour des zombies ne font pas seulement de ce nouveau départ un retour en grâce d’une série qui avait perdu de sa superbe,mais, oui on peut le dire, l’un des meilleurs arc narratif depuis le début de la saga !
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le 11 mars 2013
La série en elle-même est excellente. C'est du noir et blanc mais du noir et blanc superbe, avec un encrage soigné et des niveau de gris en guise de colorisation. Il est à noter que le dessinateur change après les 8 premiers épisodes. Charlie Adlard succède à Tony Moore. Personnellement je préfère le style de Moore, mais celui d'Adlard passe bien aussi et finis par devenir indissociable de la série, même si ça nécessite un temps d'adaptation.
Walking Dead c'est tout une ambiance crépusculaire, sombre, désespéré et désespérante, mais en même temps tellement addictive.

Il s'agit d'un survival zombi que ne s'arrête jamais, on vogue de péripéties en péripéties dans un plaisir de lecture toujours renouvelé, et qui parvient à ne pas tourner en rond.
Il faut dire que l'histoire est vraiment fiévreuse, avec une gestion savante du suspens et Kirkman (également papa de Invincible et de Wolfman) n'hésite pas à jouer avec les frustrations du lecteur. C'est à dire qu'il est conseillé de ne pas trop s'attacher aux personnages, tant chacun est susceptible de mourir (ou à tous le moins de souffrir atrocement) à tout moment dans le récit…Sauf que comme c'est bien écrit on s'attache quand même.
De même, la série n'hésite pas à partir dans le gore (série de mort vivants oblige) et à montrer du sexe ou carrément des scènes de torture très explicites.
Couplé à un sentiment d'urgence et de danger permanent tout cela contribue à livrer un récit post apocalyptique particulièrement prenant que l'on a bien du mal à lâcher, à ne pas lire si vous devez vous lever tôt !
Un sacré "page turner" en sommes et l'on comprend mieux pourquoi la série rencontre un tel succès tant au États-Unis qu'en France.

Concernant l'édition, c'est un pavé énorme (plus de 1000 pages) en anglais, qui rassemble les épisode US 1 à 48, soit les 8 premiers albums. L'ouvrage pèse son poids, le livre est lourd et pas toujours facile à manipuler. D'un autre côté l'édition est de très bonne facture, la reliure est solide malgré le nombre de pages et le poids du bouquin, on l'ouvre sans problème à plat sur la table.
Je pense que c'est la solution la plus économique pour lire Walking Dead à l'heure actuelle, d'autant qu'un volume 2 est sortis, qui rassemble les épisodes US 49 à 96, le tout imprimé sur papier glacé.
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le 18 juin 2015
Retrouvez cet article en intégralité et en images sur le blog Bruce Lit ( brucetringale.com), le rendez vous des amoureux des Comics Mangas Bd. Whispers into screams est le volume 23 de la série Walking Dead. Il comprend les épisodes américains 133 à 118. L’article peut comporter des spoilers pour les lecteurs qui veulent garder la surprise absolue avant la lecture de chaque volume. Soyez prévenus !

Le croirez vous ? The Walking Dead, c’est de mieux en mieux ! Un avertissement pour le public le plus conservateur : Rick n’apparaît que sur une page, Michonne et les zombies….pas du tout !!! Comme au moment des spin off de Thorgal, le relais est désormais passé et notre héros est pour l’instant réduit à des caméos sympathiques. Pour les autres, ceux qui rêvaient de voir la série évoluer, c’est un enchantement. La série, enfin débarrassée de l’omniprésence, de l’omnipotence de son héros peut enfin explorer des alternatives. Kirkman se rappelle du reste de son casting pour développer les personnages de Sophia, Maggie, Jésus et bien sûr Carl.

C’est le fondement de Walking Dead : amener le lecteur à confronter la version initiale de ses protagonistes et les comparer avec ce qu’ils sont devenus. Carl, le petit garçon qui portait le chapeau de Sheriff de papa aura appris à tuer, à mentir et à tuer encore. Sa jeunesse et ses brefs retours à l’enfance permettent au lecteur de lui conserver un certain capital de sympathie alors qu’à bien des égards il manifeste une tendance à la psychopathie évidente. Carl est désormais un adolesctent à la jonction de sa vie capable de faire le bien mais succeptible de passer du côté obscur sous une mauvaise guidance.

C’est donc à ce héros instable et souvent influençable, brisé de corps et d’esprit que Robert Kirkman remet sa série. Le scénariste alterne des scènes de plus en plus rapides avec de nombreuses intrigues et personnages secondaires. Il montre que la paix si chèrement payée n’est jamais facile à maintenir et qu’à l’image de Carl tout peut basculer en affrontement. C’est ainsi qu’une simple bagarre entre ados est susceptible de tourner à la catastrophe et d’achever des personnages qui ont survécu à bien pire.

Carl est désormais un figure locale, une légende parmi sa communauté. Blessé par balles par deux fois, il se croit désormais invulnérable. Parallèlement à cela, un membres des Whisperers est capturé et interrogé. Il s’agit d’une ado de 16 ans, Lydia, qui va sympathiser avec Carl. Très vite un début d’idylle se dessine entre deux personnages incapables de discerner le bien du mal, sérieusement perturbés et surtout de factions adverses ! Comme un papillon face à la lumière, Carl attiré par le mal, comme il le fut autrefois par Negan, est encore sur le point de se brûler.

Jolie et dangereuse, innocente et déglinguée, Lydia acquiert en moins de 4 épisodes une réelle épaisseur psychologique. Il ne s’agit jamais pour Kirkman de ramener un personnage pour lui faire faire de la figuration. Le scénariste écrit ici un de ses meilleurs dialogues sur les normes à respecter d’une société qui n’existe plus. Lydia souffre d’un réel syndrome de Stockholm qui l’a amenée à assimiler les zombies, leur cannibalisme et leur odeur putride à sa famille ! Kirkman brode une variation de Roméo et Juliette où la prison a remplacé le balcon et où deux clans s’affrontent.

Outre l’intrigue principale pauvre en action mais riche en nuances, Kirkman tisse de jolis méta-commentaires sur le pouvoir. La légitimité de Rick et de Maggie s’est édifiée sur la souffrance, le sang et la violence. Il aura fallu le charisme et les visions de nos héros pour voir plus loin que les autres. Passée la crise, la paix « oublie » et banalise la tranquillité de l’existence nouvelle. Le charisme des chefs de guerre retombe pour laisser place aux jalousies, aux mesquineries et aux rumeurs.

Kirkman montre à quel point un pouvoir pacifique est difficile à maintenir, spécialement quand le leader est une femme contestée dans son autorité. Maggie Greene doit trouver le juste équilibre entre sanction et justice, force et sagesse. Il serait tellement plus simple dans un monde en ruine de tuer chaque opposant au nom de l’intérêt général. Cette nouvelle voie non violente est finalement aussi courageuse que dangereuse.

Notre scénariste met en scène des « petites gens » légitimes dans leur colère : suite à un incident avec Carl, ceux-ci demandent réparation. Comment exercer une sanction exemplaire envers un ami qui a fauté ? Sans le background de la série, le lecteur pourrait-il fermer les yeux sur les agissements de Carl ? Et cette soif de justice et d’égalité du petit peuple ne cache t’elle pas une certaine forme d’aliénation ? Rappelons ce que disait Tocqueville : les hommes ont une telle passion pour l’égalité qu’ils iront la chercher jusque dans l’esclavage.…

Encore une fois, Kirkman montre que son média, la bande dessinée d’horreur permet de vraies considérations sociétales en décrivant fois la grandeur et la fragilité d’une démocratie à douter d’elle même. Dans ce monde apocalyptique, l’amour est dangereux, les ennemis s’aiment, les amis s’affrontent, la liberté s’efface derrière les pulsions. Telle est la définition que nous donne St Jean de l’Apocalypse : le haut devient le bas et inversement. Encore une épisode de haute volée qui rappelle à tout ceux qui ont douté de Kirkman au creux de la vague (dont votre serviteur, mais très brièvement) qu’il avait raison et que nous avions tort
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Ce tome fait suite à Miles behind us (épisodes 7 à 12) qu'il faut avoir lu avant. Il comprend les épisodes 13 à 18, initialement parus en 2004/2005, écrits par Robert Kirkman (qui effectue également le lettrage en VO) dessinés et encrés par Charlie Adlard, avec des tons gris apposés par Cliff Rathburn, et une couverture de Tony Moore.

Enfin ! Rick Grimes et sa troupe sont arrivés devant une bâtisse qui semble offrir tout ce qu'ils recherchent. La troupe est composée de Rick de sa femme Lori (enceinte), de son fils Carl, Tyrese, Sophia, Andrea, Allen, Chris, Sophia, Dale, Julie, Carol, et peut-être encore un ou deux autres. Avant de pouvoir s'installer, il faut tuer les zombies présents dans l'enceinte, sans se faire mordre, mais en économisant les balles. La tâche s'avère plus longue que prévue. À nouveau la douzaine de rescapés doit passer la nuit dans le camping-car (RV, recreational vehicle). Rick partage les tâches le lendemain : ceux qui continuent de débiter du zombie pour sécuriser l'enceinte, ceux qui brûlent les cadavres de zombies, et ceux qui gardent les enfants.

L'intérieur de la prison contient encore des zombies dans les recoins, ainsi qu'une surprise de taille : 4 pensionnaires en tenue orange, appelés Andrew, Dexter, Axel et Thomas Richards. Il y a une bonne surprise : un stock conséquent de nourriture sous forme de boîtes de conserve. Mais ces derniers jours commencent à peser lourdement sur certains individus, au point d'envisager d'en finir. Rick Grimes pense avoir trouvé un site facile à sécuriser où il sera possible de s'établir pour quelques mois. Il souhaite y inviter la famille Greene (Billy, Hershel, Maggie, Rachel, Susie ainsi que Glenn et Patricia). Les différentes personnes effectuent une découverte terrifiante sur la transmission du virus : les individus décédés reviennent automatiquement à la vie sous forme de zombie.

C'est toujours un plaisir de retrouver une couverture vaguement parodique de Tony Moore avec les petites mouches autour des zombies, et une image qui synthétise le point de départ : la promesse d'un lieu offrant la sécurité. En ouvrant ce troisième tome, le lecteur éprouve quelques difficultés à se souvenir de l'identité de tous les membres de la petite troupe, et du peu d'histoire personnelle dont ils disposent, mais l'essentiel revient en mémoire en cours de route, et pour le reste, c'est que ça ne devait pas être très important. Robert Kirkman continue d'utiliser une approche naturaliste pour ses personnages, c’est-à-dire qu'il ne propose pas d'accès facilité à leurs pensées, et qu'ils se conduisent en adultes. Enfin, c'est presque ça parce qu'à plusieurs reprises, 2 d'entre eux (à tour de rôle) se lancent dans de longs dialogues pour expliquer leur attitude, ou leur état d'âme. Cela produit un effet un peu étrange à la lecture : d'un côté certains personnages sont capables de se lancer dans une exposition bien construite et son interlocuteur l'écoute calmement ; de l'autre côté ils ont des réactions à fleur de peau durant la majeure partie du temps.

Tout au long de ces épisodes, Robert Kirkman oscille ainsi entre les moments naturalistes et les mises en scène artificielles, pour maximiser les effets choc. Il y a un certain nombre de morts dans ce tome, en particulier 2 fillettes. Le fait est que leur mort est révélée de manière choc dans une image occupant les 5 sixièmes d'une page, avec le pauvre père terrassé à genou, les larmes ruisselant sur ses joues. Kirkman joue à fond sur la découverte choc pour atteindre le lecteur, et Charlie Adlard en rajoute un maximum pour une mise en scène la plus choc possible, la plus dramatique possible. Le lecteur n'ayant pas le temps de développer un attachement pour ces 2 fillettes, ni d'apprécier les particularités de leur relation avec leur père, le choc s'en trouve grandement diminué en termes d'empathie. À un autre moment, un père se retrouve avec le corps nu de sa fille d'une vingtaine d'années dans les bras alors qu'elle vient d'être abattue. À nouveau l'artiste met son moment en scène de la manière la plus choquante qui soit, mais sans aller jusqu'à représenter les attributs sexuels, parce que les conventions des comics veulent que la violence et le sadisme relèvent du divertissement, par contre la nudité reste tabou.

Sur ce dernier point, Robert Kirkman se montre tout aussi hypocrite, puisqu'il met en scène des relations sexuelles avec une régularité étonnante. La fille de Tyreese passe à l'acte, Carol et Tyreese passent à l'acte, Maggie poursuit sa relation, Dale & Andrea continuent à se donner du plaisir. Le lecteur peut comprendre que du fait de l'émotion et du traumatisme de l'effondrement de la civilisation, les individus souhaitent se rapprocher pour trouver du réconfort. Néanmoins en attribuant autant de place à cette activité, le scénariste en fait un élément principal du comportement des membres de cette petite communauté. Dans le même temps, il consacre une case ou deux, à intervalle régulier à la grossesse de Lori. Or aucun des autres couples n'utilise un moyen de contraception, comme s'ils étaient oublieux du processus de reproduction. Dans la mesure où il s'agit de plusieurs couples et pas d'un seul, c'est un comportement généralisé assez surprenant dans son irresponsabilité.

En outre, la vie en société, même aussi dégradée que celle-ci, continue de faire ressortir les comportements individualistes et même égoïstes des uns et des autres. À nouveau le lecteur peut se dire qu'il s'agit pour le scénariste de rappeler que le pire ennemi de l'homme reste lui-même, plus encore que l'infestation de zombies. Bien sûr, c'est à nouveau l'occasion pour Charlie Adlard de ne pas finasser pour être sûr que le lecteur comprenne bien. Quand Tyreese tient sa fille dans ses bras, le lecteur a l'impression de voir un acteur sur une scène de théâtre en train de surjouer pour être sûr de faire passer l'émotion, en criant vers le ciel. Quand Rick retrouve un individu cru mort, ce dernier se tient dans une position d'attente, comme s'il avait pris la pose pour le moment où on le trouverait. Quand un individu a fini d'en tabasser un autre, l'artiste (certainement à la demande du scénariste) consacre un dessin en double page pour un plan d'ensemble général, afin que le lecteur comprenne bien qu'il s'agit d'un moment important. Il lui arrive également de rajouter des détails qui dénotent par rapport au ton réaliste, comme le sol du RV jonché de déchets inidentifiables, ce qui semble totalement gratuit, les utilisateurs n'ayant pas envie de vivre dans un endroit sale.

Charlie Adlard n'a pas toujours un travail facile, quand il doit dessiner de longues conversations, séquence par nature un peu statique, à l'intérêt visuel limité. Il peut lui arriver d'alterner des gros plans, en glissant quelques plans taille, avec des expressions de visage faciles à lire. Il peut arriver également que son plan de prise de vue soit plus élaboré, avec des cases montrant le placement des personnages dans leur environnement ou leur déplacement. À d'autres moments, cet artiste réalise des dessins qui ne se contentent pas suivre le script et qui complètent la scène. Comme dans le tome précédent, il en est ainsi pour les séquences d'abattage de zombies. Le lecteur peut voir l'efficacité acquise par Rick Grimes, Tyreese et quelques autres à éclater les crânes avec un marteau de charpentier, ou tout autre outil contondant. Comme dans le tome précédent, Adlard ne recherche pas la précision photographique de la matière cervicale qui gicle, mais l'impression d'amas informe et visqueux. Comme dans le tome précédent, il insiste lourdement sur les fluides corporels des zombies qui giclent et qui maculent les habits des humains, voire leur visage ou leurs mains. À nouveau, les personnages ne prennent aucune précaution pour éviter le risque d'inhaler le potentiel virus liés à la maladie zombie.

Le lecteur apprécie déjà beaucoup plus quand un personnage se retrouve submergé par un groupe de zombies, disparaissant sous la masse hésitante et malhabile. Il a l'impression de pouvoir toucher le cuir des fauteuils du coiffeur de par la justesse de la texture. Il est sous le charme du caractère iconique de Rick à moto sur l'autoroute. Charlie Adlard réussit une très belle mise en scène pour la découverte des 4 prisonniers sagement attablés dans le réfectoire : une scène d'une tranquillité et d'une étrangeté totale par rapport à ce que pouvaient imaginer Rick et Tyreese en ouvrant ces portes. Contrairement à ce que pourrait laisser penser certaines discussions, l'artiste s'avère très convaincant pour rendre compte d'émotions fugaces sur les visages, et révélatrices de tension. Ainsi quand la troupe de Rick se retrouve en présence des prisonniers, il se produit un échange de regard traduisant la défiance et le soupçon, très bien mis en scène, et très réaliste. De même, du fait de la mort soudaine et horrible de plusieurs personnages, d'autres se retrouvent en état de choc. À nouveau, Charlie Adlard fait montre d'une sensibilité réelle pour les expressions du visage et pour le langage corporel, en sachant adapter la réaction à la personnalité de chaque protagoniste.

Comme dans le tome précédent, le lecteur peut s'agacer des choix narratifs de Robert Kirkman, à savoir des moments dramatiques soudains et réguliers, calés sur le rythme de parution mensuel, ainsi que des coups de théâtre sanguinolents et choc pour retenir l'attention du lecteur. Il peut aussi regretter que les personnages n'aient pas beaucoup de temps pour exister. Mais en même temps, il constate que les thèmes plus élaborés du tome précédent sont toujours présents, avec un développement progressif et diversifié. Pour commencer, le scénariste remet sur le tapis la question de la confiance à accorder à ceux qui n'appartiennent pas au groupe de Rick Grimes. La présence de prisonniers met cette question sur la table de manière évidente et immédiate. D'un côté, le lecteur se dit qu'à l'évidence, l'union fait la force, mais de l'autre côté ces messieurs ont été incarcérés pour un crime ou un autre. Mais la question se pose également au sein du groupe puisque tout le monde ne partage pas les vues de Rick Grimes, à commencer par sa propre femme. Du coup, se repose la légitimité de ses décisions pour le compte du groupe. À nouveau, en arrière-plan, c'est la question de la forme de la société, du chef de groupe, des modalités de décision, de l'intérêt général par rapport à l'intérêt particulier.

Tout comme Charlie Adlard, Robert Kirkman se montre capable de finesse dans le comportement des individus. Il y a donc cette suspicion qui alourdit l'atmosphère entre les prisonniers et le groupe de Rick. Il y a également des moments d'intimité au sein des couples, et parfois des moments humoristiques. Ainsi Dexter trouve une excuse pour aller reluquer Carol et Lori sous la douche (on se demande bien comment elles peuvent encore fonctionner, ces douches, sans électricité), en toute mauvaise foi. Comme dans le tome précédent, la gestion des armes continue d'être une problématique complexe. Chaque individu doit être en mesure de se défendre contre les zombies, et donc doit soit être armé (les adultes et adolescents), soit être protégé par un individu lui-même armé. Mais comment gérer le fait que certains soient eux-mêmes source de danger ? Qui est habilité à en décider, surtout quand il s'agit de criminels ? D'ailleurs est-ce que des jugements pris dans une forme de société précédente sont encore valides ?

Au cours du récit, un individu commet un crime abject sur 2 fillettes. À l'évidence, il s'agit d'une action inacceptable et le criminel est un poison pour la société, quel que soit le contexte, y compris celui d'une infestation de zombies. D'un autre côté, chaque personne en moins dans le groupe en diminue sa force. En plus s'il convient d'appliquer une peine, elle doit être prononcée en bonne et due forme, et appliquée avec le consensus du groupe. Pour ajouter un degré de complexité à la situation (portant pourtant sur un crime abject), il n'y a pas un seul groupe (celui de Rick Grimes), mais 2 groupes avec celui des prisonniers. Kirkman ne s'arrête pas en si bon chemin, et un personnage dit de manière explicite que cette infestation de zombies a drastiquement réduit l'espérance de vie de tout le monde. C'était déjà une évidence pour le lecteur, mais cela constitue une prise de conscience pour plusieurs protagonistes. Cela change de manière drastique la manière de voir les choses. Beaucoup d'individus commencent à accuser le coup de cette accumulation de morts, leurs proches, ceux du groupe, les cadavres vus sur la route, et même les zombies éclatés à la hache, dont il faut ensuite brûler les cadavres pour nettoyer le terrain ou les locaux. À nouveau, l'auteur prend le lecteur par surprise en abordant un élément évident, mais en montrant ses personnages en train d'adapter leur comportement à ce changement de paradigme. À côté de ça la vie continue dans ses gestes les plus ordinaires, à commencer par laver son linge et se couper les cheveux.

Dans ce troisième tome, le lecteur retrouve les caractéristiques du tome précédent. Les personnages ont du mal à exister, le scénario et les dessins mettent en scène des événements racoleurs et primaires, comme s'il fallait absolument retenir l'attention du lecteur, comme si l'intrigue ne suffisait pas. Mais dans le même temps, ils peuvent faire preuve d'une grande finesse, qu'il s'agisse de la mise en scène d'un moment fugace, ou de questions sociales fondamentales. Il devient assez difficile pour le lecteur de résoudre cette dichotomie, entre des personnages réalistes mais un peu superficiels, ces séquences soudaines et brutales à la saveur putassière, et de l'autre côté ces réflexions pointues par l'exemple. Il éprouve des difficultés à s'attacher aux personnages, mais par contre apprécie la réflexion sur ce qui fait une société.
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