undrgrnd Cliquez ici Litte Stockage illimité pour les photos et bien plus encore cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose

Commentaires client

4,5 sur 5 étoiles
2
4,5 sur 5 étoiles
5 étoiles
1
4 étoiles
1
3 étoiles
0
2 étoiles
0
1 étoile
0

Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article
Partagez votre opinion avec les autres clients

Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

La thèse de Jean Tulard est contenue dans le titre du livre : Napoléon inaugure en France le personnage du sauveur, qui prend place à la faveur d'une catastrophe nationale ou d'un événement dramatique, et qui disparaît ensuite assez rapidement, généralement dans une autre "catastrophe" -un modèle promis à un bel avenir dans la France des XIXème, XXème et XXIème siècle : Nicolas Sarkozy n'en est-il pas le dernier exemple abâtardi ?

Napoléon avait su prendre le pouvoir en réunissant sur son nom les suffrages de la moyenne bourgeoisie, de la paysannerie aisée et de quelques brasseurs d'argent, c'est à dire les catégories sociales qui avaient le plus profité de la période révolutionnaire sur le plan socio-économique (notamment par l'acquisition des biens nationaux). Napoléon était le garant du seul principe reconnu par la Révolution et dont ces classes voulaient la sauvegarde : la propriété. Il fallait arrêter le cours d'une période révolutionnaire où ce que Tulard appelle "le quatrième état", c'est à dire le prolétariat rural et urbain, qui n'avait pas gagné grand chose, menaçait d'emporter cet avantage fondamental.

La solution trouvée par Napoléon pour canaliser ces énergies fut la guerre, une guerre à outrance qui se suffisait à elle-même, qui se nourrissait d'elle-même, et qui améliora à ce point la situation socio-économique en France qu'elle fut longtemps considérée par ce quatrième Etat comme un "âge d'or" tout au long du XIXème siècle. La bourgeoisie avait au départ tout à gagner à cette politique guerrière napoléonienne.

Pourtant, Napoléon voulait toujours plus, installer la domination française sur l'Europe, écouler les produits français dans les territoires conquis, alors même que notre économie, qui se remettait lentement des troubles révolutionnaires, ne le pouvait pas. Jean Tulard date précisément la rupture du consensus napoléonien : 1808, et l'invasion de l'Espagne. Ce fut la première guerre qui ne répondait pas à la posture défensive et de défense nationale avancée par la Révolution : ici, Napoléon cherchait à placer sa famille sur un trône. Le mariage avec Marie-Louise, la création d'une noblesse impériale et d'une véritable dynastie napoléonienne à l'échelle de l'Europe, fit prendre peur à la bourgeoisie qui craignit un retour au passé pré-révolutionnaire. Les échecs en Espagne, les aventures au-delà des frontières naturelles, les conséquences du blocus continental sur l'économie, tout cela fit perdre à Napoléon son rôle de dictateur garant des acquis économiques des classes montantes de la période révolutionnaire. La désastreuse campagne de Russie précipita la fin d'une aventure déjà bien compromise, où les Cent-Jours ne furent qu'un "vol de l'Aigle" bien vite interrompu.
22 commentaires| 5 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 5 mars 2011
Moi qui avait 7 de moyenne en histoire, voilà qu'à mon âge, je m'y intéresse. Ce livre est captivant et je rattrape mes lacunes avec cet historien
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

10,20 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici

Liens Sponsorisés

  (De quoi s'agit-il?)