undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos nav_WSHT16 Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,3 sur 5 étoiles
12
4,3 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:8,80 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

"La logique de l'honneur" est un très intéressant livre de sociologie d'entreprise.
Dans un style clair, en spécifiant clairement les choses, l'auteur décrit les différents types de mentalités et de comportement sociaux qu'il y a dans les filiales françaises, américaine et hollandaise d'une même entreprise, qui était probablement Pechiney.
Le livre est divisé en 4 grands chapitres ;
- La France ou la logique de l'honneur
- Les Etats-Unis ou l'echange "fair" entre égaux
- Le consensus néerlandais
- Principes universels et tradition locale

On mesure le gouffre culturel qui sépare les pays et les erreurs à ne pas commettre. "La logique de l'honneur " est LE livre à lire pour gérer une entreprise multinationale et multiculturelle ou faire une carrière à l'étranger. Il permet aussi de mieux comprendre le fonctionnement des entreprises françaises ou les castes (grandes écoles), les diplomes, les grades ont tant d'importance, ou la débrouillardise l'emporte souvent sur la planification et les organigrammes.
Un ouvrage qui se lit d'un seul trait et nous fait voir des aspects peu connus de la psychologie collective française et étrangère.
0Commentaire| 30 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 18 octobre 2009
L'ouvrage se décompose en 4 grandes parties : l'étude socio-culturelle d'une entreprise française, puis de sa filiale américaine, de sa filiale hollandaise et une synthèse de l'importance de la tradition dans les rapports humains, notamment dans le travail.
Concernant surtout la partie "française" de l'ouvrage, nous en apprenons aussi beaucoup sur nous-même, au sens individuel du terme,ce que je n'aurais jamais imaginé avant de commencer à feuilleter ce livre. C'est très bien écrit, plus qu'une étude de sociologie, ce livre relève de la philosophie au sens noble du terme.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 10 août 2012
Dans ce livre qui traite de l'impact des différences culturelles sur le management, l'auteur analyse et explique avec méthode les résultats de ses expériences dans 3 pays. C'est intéressant.
Mais, la force de notre culture française, fait qu'il intellectualise, brillamment, c'est vrai (on n'est pas français pour rien) là on nous aurions aimé plus de pragmatisme et de synthèse à l'anglo-saxonne, ce qui rend la lecture fastidieuse et parfois ennuyeuse.
0Commentaire| 2 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Nous étions un certain nombre à pressentir que la mondialisation ne constituait pas seulement un facteur d’uniformisation et de massification, mais provoquait également – et fort heureusement – en retour une réaffirmation, une réappropriation identitaire puisant sa légitimité dans de très anciennes stratifications ethno-culturelles.
L’originalité de l’essai de Philippe d’Iribarne est d’appliquer cette vision à une sphère qui lui est généralement étrangère, voire hostile : celle de l’économie et plus précisément de l’organisation du travail en entreprise.
Et son principal mérite est qu’il s’agit non pas d’un pamphlet, mais d’un véritable travail d’enquête.

A partir de l’exemple de trois usines choisies dans chacun des trois pays retenus (la France, les Etats-Unis et les Pays-Bas), l’auteur reste fidèle à ce rythme ternaire en y effectuant un triple travail : de sociologue pour dépecer la manière dont se comporte le personnel, de la base à la direction ; d’historien pour rechercher dans la culture nationale quelques facteurs explicatifs de ce qu’il a observé sur le terrain ; d’économiste enfin, pour définir quelle sorte de gestion serait la plus adaptée à la sensibilité de chaque pays.

Si aux Etats-Unis, c’est le contrat qui constitue la pierre angulaire des rapports sociaux, et aux Pays-Bas le consensus (ou à tout le moins sa recherche permanente), en France prédomine ce que l’auteur nomme très justement « la logique de l’honneur » qui fournit la trame autant que le titre de son ouvrage.

Cette logique est le fruit de nombreux facteurs : l’indépendance d’esprit des ouvriers dans le respect des consignes, un vif amour-propre s’attachant à la réalisation des devoirs de leur état, des conflits ouverts et des ajustements largement informels, mais aussi l’entente sur un certain « devoir de modération » qui permet de travailler ensemble sans être obligé de bien s’entendre. Ce n’est donc pas la centralisation qui apparaît comme une caractéristique générale des rapports hiérarchiques français. Le plus frappant, en revanche, c’est qu’on repère des états qui constituent des sortes de charges donnant par elles-mêmes des responsabilités bien définies.
Philippe d’Iribarne voit ainsi dans la logique de l’honneur l’explication fondamentale du comportement du Français au travail. Cet honneur, comme l’écrit Montesquieu, est « moins ce que l’on doit aux autres que ce que l’on doit à soi-même » (« ce que l’on se doit à soi-même » répond en écho Dominique Venner dans Le cœur rebelle) : il est intimement lié à la fierté que l’on a de son rang et à la crainte d’en déchoir. Ainsi sont systématiquement stigmatisées, dans les rapports hiérarchiques, les attitudes contraires à ce type d’honneur, du « petit chef » au parvenu en passant par le courtisan qui siège dans les états-majors…
Rendre service sans être servile favorise la bonne gestion, ainsi que la recherche du meilleur parti à tirer de ce que nous sommes, sans vouloir « casser » les ordres, les états, les corps qui sont consubstantiels à la société française.

Bien différent est notamment le modèle américain, notre principal adversaire de la guerre économique mondiale.
Le modèle dont il s’inspire (le « contrat ») n’élimine évidemment pas, dans l’entreprise, les pressions de toute nature auxquelles l’encadrement pourra soumettre les ouvriers, mais il est censé empêcher qu’elles soient « unfair », c’est-à-dire injustes ou déloyales. Vieil héritage du mélange primordial et détonant entre « éthique protestante » et « esprit du capitalisme »...
Car pour que le système américain fonctionne, il faut que les supérieurs respectent, au-delà de la lettre des textes, les principes moraux d’égalité des personnes qui régissent le credo politique des Etats-Unis. Un homme comme J. Watson, le fondateur d’IBM, avait fort bien compris que « le respect pour les individus » constitue le coeur de la philosophie de l’entreprise, et il précisait que cette orientation « n’est pas motivée par l’altruisme, mais par la simple conviction que si nous respectons nos gens et les aidons à se respecter eux-mêmes, l’entreprise fera le maximum de profit ».

La modernité ne triomphe donc jamais sans partage : elle doit composer avec les valeurs de toujours qui fondent les sociétés sur lesquelles elle s’est abattue.
C’est le principal mérite de cet essai remarquable, qui n’a pas pris une ride depuis sa parution il y a plus de 10 ans, que de démontrer que les formes d’intégration des individus à une collectivité donnée (nation ou entreprise) ne relèvent pas d’un sentiment diffus d’appartenance, mais d’une véritable modélisation par des traditions qui conditionnent la structure même de la « conscience morale ».
Et c’est ainsi que Marx meurt encore une fois, tandis que les traditions sur-vivent.

G.T.
03/03/2003
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 juillet 2003
Nous étions un certain nombre à pressentir que la mondialisation ne constituait pas seulement un facteur d’uniformisation et de massification, mais provoquait également - et fort heureusement - en retour une réaffirmation, une réappropriation identitaire puisant sa légitimité dans de très anciennes stratifications ethno-culturelles. L’originalité de l’essai de Philippe d'Iribarne est d’appliquer cette vision à une sphère qui lui est généralement étrangère, voire hostile : celle de l’économie et plus précisément de l’organisation du travail en entreprise. Et son principal mérite est qu’il s’agit non pas d’un pamphlet, mais d’un véritable travail d’enquête. Où il est démontré que la " modernité " ne triomphe jamais sans partage : elle doit composer avec les valeurs de toujours qui fondent les sociétés sur lesquelles elle s’est abattue. C'est le principal mérite de cet essai remarquable, qui n’a pas pris une ride depuis sa parution il y a plus de 10 ans, que de démontrer que les formes d'intégration des individus à une collectivité donnée (nation ou entreprise) ne relèvent pas d'un sentiment diffus d'appartenance, mais d’une véritable modélisation par des traditions qui conditionnent la structure même de la " conscience morale ". Et c’est ainsi que Marx meurt encore une fois, tandis que les traditions, elles, sur-vivent.
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 août 2011
Consultant en management et stratégie depuis 12 ans, issu de l'école socio-dynamique bossardienne, j'ai retrouvé dans cette oeuvre recommandée par un de mes anciens professeurs de l'école des Mines des éléments que j'ai appris et pratiqué en tant que consultant.
Ce livre offre l'intérêt de démontrer l'importance de la prise en compte de la culture sur les types de management possibles ou pas, de ce qui motive ou froisse, en partant d'une observation qu'on devine humble et minutieuse en lisant l'ouvrage.
J'ai également redécouvert que la plupart des principes de management du consulting sont issus de la culture américaine, que justement Bossard-Gemini a réussi à marier avec les déterminants culturels français, avec grand succès que je vis tous les jours.
En conclusion je pense que ce livre est un must pour tout consultant, notamment, pour qui faire changer les hommes et les organisation n'est pas qu'un exercice conceptuel sur présentation powerpoint.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 février 2010
Philippe d'Iribarne est un esprit subtil. Formé dans les "sciences dures", il a travaillé sur le terrain, et c'est à partir de ses observations concrètes qu'il tire des leçons pertinentes. C'est ce qu'on appelle une démarche "bottom-up", par différence avec la démarche "top-down" de la plupart des sociologues qui élaborent d'abord des théories puis cherchent dans le corpus d'observations empiriques de quoi les conforter (quitte à écarter celles qui ne rentrent pas dans leur cadre préconçu).
Son absence de préjugés et son expérience internationale lui permettent de jeter sur "l'exception française" un regard affûté. Il ne cherche pas à la définir a priori, il la voit peu à peu se dégager à partir d'observations sur les particularités du fonctionnement concret.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
L'auteur compare 3 usines de Péchiney en France, aux USA et aux Pays-Bas. Il va dans le détail de certaines procédures de fonctionnement des usines et les met en perspective avec l'histoire des pays.
- La France est toujours féodale avec une hiérarchie "verticale" qui fait appel à "l'honneur" et l'arbitrage en cas de conflit.
- Les USA, pays marchand, favorise la clarification du contrat et fait appel à la "justice" en cas de conflit.
- Les Pays Bas, pays où les minorités sont respectées, favorise le dialogue et fait appel au "consensus" en cas de conflit.
Conclusion personnelle ? On est mal parti en France. Ce livre date de 20 ans et est toujours d'actualité. Je le conseille vivement.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 novembre 2013
À recommander à tous ceux qui œuvrent avec des étrangers, spécialement anglo-saxons ou néerlandais… et à ceux qui s'interrogent sur les difficultés de la construction européenne.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 22 septembre 2013
Livre très intéressant pour ceux qui veulent comprendre pourquoi un "chef" incompétent progresse dans la hiérarchie et pas vous... Bonne description également du système anglo-saxon et du "consensus" hollandais
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

9,10 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici