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On doit vraisembablement au compositeur Boucourechliev ce qui a été écrit de plus cohérent et achevé en matière de musique dite aléatoire, de la même manière que l'on doit à Lutoslawski ce qui a été écrit de plus cohérent dans le domaine de son usage "prudent" et cohérent en totale synergie avec l'écriture précise voire surdéterminée, patiemment élaborée et notée avec un soin infini. On aime ou an aime pas, that is not the question.

On doit à l'écrivain des essais extrêmement pénérants, notamment sur Stravinski (et notamment des interrogations d'une exemplaire probité sur sa période "néoclassique", qui n'est pourtant pas, on s'en doute, la "tasse de thé" de Boucourechliev). Il était là, dans une rue de New York, anonyme parmi des anonymes, au pied de l'immeuble où le grand compositeur venait de rendre le dernier souffle.

Ce petit livre, évrit il y a environ cinquante ans, nous présente un Beethoven prophète (partiellement inconscient) de la modernité dans ce qu'elle peut avoir de plus radical, par la mise en question du son. Ce livre a été un des livres de chevet de mon adolescence, avec le Debussy de Barraqué et le Bartok de Citron dans la même collection. Il montre clairement comment Beethoven a eu des intuitions qui le projettent loin dans la musique du XIX° et du XX° Siècle, intuitions qu'il a tournées et retournées comme le chien de Rabelais retournait son os, et qu'il a enchâssées dans des constructions d'une solidité d'acier, cela va sans dire. La substantifique moëlle sera à la hauteur, et c'est à une sorte dégustation de raffinés gastronomes que nous sommes conviés.

C'est en effet à une réécoute fondamentale qu'il nous invite (ne soit-ce que sur des choses très simples: les notes répétées de l'Appassionnata, les trilles du dernier mouvement de l'op. 111). Bien entendu, comme le suggère un commentateur précédent, si vous recherchez une biographie, c'est essentiellement vers les Massin qu'il faut se tourner, et pour une vision détaillée plus subjective mais très éclairante, vers Romain Rolland, que ce livre cite du reste de manière admirative à propos du murmure Do - Sib- La qui surgit d'on ne sait où dans une des Variations Diabelli.

Quant au souhait de ce commentateur de dire pourquoi on peut ou non s'attacher à une oeuvre, musicale ou pas, de Beethoven ou d'un autre, c'est selon moi une question très très subjective et je ne pense pas qu'un livre puisse en faire la démonstration. Je pense par exemple qu'on peut facilement écrire cent pages sur l'op. 24 de Webern et plus encore sur son op. 21, vous en démontrant les infinies subtilités pourant si simples dans le fond. Mais si vous n'aimez pas Webern, ces cent pages ne vous convaincront de rien du tout.

Au delà de toute cette information musicologique, certes nécessaire (on ne peut que féliciter celui qui la recherche), la meilleure façon de redécouvrir Beethoven pour un musicien est encore de prendre ses partitions (pas seulement les Sonates et variations pour piano, encore que ce soit un excellent début - mais l'écriure d'un quatuor est si différente de celle du piano, si exigeante et si révélatrice) et d'analyser ce qu'elles ont d'UNIQUE par delà le langage mélodique, harmonique et formel du début du XIX° Siècle, héritier direct de Haydn et de Mozart. Si vous ne l'êtes pas, ce livre vous aidera à retrouver cette unicité et ce caractère prophétique derrirère ce qui peut nous sembler "joli", héroîque, bizarre (je pense à l'incompréhension si généralisée dans le passé de ses dernières sonates et quatuors) et vous incitera à une écoute autre. Vous découvrirez grâce aux nombres limités d'exemples, illustrations et commentaires proposés par ce petit bouquin qui est un grand livre une certaine manière d'ECOUTER qui vous amènera à découvrir par vous-même dans des oeuvres que vous pensez connaître par coeur "tout un monde lointain" - pour reprendre le titre d'un chef d'oeuvre du grand Dutilleux qui vient de nous quitter.
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le 15 janvier 2013
Grand amateur de Beethoven, j'avais espéré, en lisant cet ouvrage, approfondir mes connaissances sur le Maître de Bonn. Quelle ne fut pas ma déception quand je vis qu'André Boucourechliev s'adressait surtout à des musicologues, quand on voit tout le vocabulaire technique propre à cette discipline, alors que je m'attendais à une biographie et pourquoi pas une histoire des différentes oeuvres, comment elles sont nées, comment Beethoven les a développées, pourquoi méritent-elles qu'on s'y attache... Certes, tout cela est présent dans ce bouquin, mais pas de façon aussi accessible qu'on pourrait le penser. Reste qu'à se concentrer sur l'excellent ouvrage des Massin, ceux de Brisson et celui de Romain Rolland, que tout beethovénien digne de ce nom ce doit de posséder.
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