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le 11 juin 2002
Ce court roman est peut-être un conte, une fable, en tout cas le récit subtil et touchant d’un homme dont la passion ne s’éteint pas, même si pour survivre il doit renoncer à la vivre. Le pianiste Alexeï Berg usurpe l’identité d’un soldat mort afin d’échapper à l’absurde acharnement d’un système aveugle qui broie les hommes au hasard et avec arbitraire. Il ne connaît pas la résignation mais résiste avec humilité. La musique d’une vie est aussi le récit de la magie des rencontres : celle du narrateur avec Berg, ce même Berg qui fut un autre et qui toujours s’échappe, échappe à la définition, demeure en lui-même libre et disponible ; celle des hommes et des femmes qui traversèrent la vie de Berg et, sur leur passage, la lui dessinèrent. L’écriture de Makine, fluide, légère et précise, traçant ombres et lumières avec nuance, évoque l’éternité à travers l’éphémère.
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le 3 juillet 2001
Ce roman est prenant comme une sonate romantique, avec ses temps pianissimo, ses andante et ses allegro. Et le personnage est noble, digne dans sa blessure (amputation de la musique dans sa vie à cause de la guerre et du stalinisme), puissant et beau. Beau à pleurer. Je recommande ce petit bijou qui fait désormais partie de mes livres de chevet.
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le 18 avril 2001
Un livre pour les amoureux de la vie, pour ceux que la passion a fait basculer dans un autre monde. Ce héros aime la musique par dessus tout, elle lui a pris sa vie et pourtant il ne l'oubliera jamais comme un amour qu'on porte en soi comme un trésor. C'est simple, court, magnifique. Laissez-vous transporter par Makine dans cette Russie du stalinisme, de la guerre autour de ce personnage mystérieux qui laisse comme une empreinte longtemps après avoir refermé le livre.
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Prenez un pianiste russe. Un futur virtuose, sans doute. Mais son destin sera tout autre. Le communisme, la guerre contre l'Allemagne : les cartes sont redistribuées. Malgré cela la musique est présente tout au long de l'histoire, même si on ne la voit pas : on la ressent, on l'entend. Elle est dans chacun des mots d'Andreï Makine, dans son style si beau, si noble, à l'image de la Russie, où il est né : il en écrit le visage sublime avec des mots français.
Les pages fondent sous les yeux, on savoure, l'histoire a à peine commencé qu'elle est déjà terminée, on s'est fait avoir, comme d'habitude, on n'a pas vu le temps passer, on a beau se dire cette fois je vais lire lentement, on s'est laissé entraîner dans cette musique d'une vie, ce destin triste et fier, comme savent l'être les destins russes, avant de se rendre compte que non, on ne pourra pas la faire durer, cette musique, elle va se finir, quoiqu'on fasse. Et on termine la dernière page à regret, avec un peu du fatalisme russe, parce que la fin est inéluctable, le point final est là pour vous le rappeler, mais c'est sûr, vous le savez déjà au fond de vous, vous la réécouterez, cette musique.
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La musique d’une vie/Andrei Makine/ Prix RTL 2001
Andrei Makine est né en Sibérie en 1957. Écrivain russe de langue française il a obtenu le prix Goncourt en 1995 pour son roman « Le testament français » que j’ai commenté naguère. Il a obtenu ipso facto la nationalité française.
Ce qui d’emblée séduit dans « La musique d’une vie », c’est le style, une écriture ciselée, une vraie musique, une prose qui vous charme aussitôt et vous berce. Le mots s’alignent tels des notes de musique.
L’histoire commence dans le hall de gare d’une ville de l’Oural balayée par une tempête de neige. Le narrateur observe ses congénères résignés à attendre un hypothétique train qui a déjà six heures de retard. Et l ‘ « homo sovieticus », terme inventé par Alexandre Zinoviev, philosophe russe, est là dans toute sa « splendeur » ! Fataliste et résigné, il est victime de la prédominance d’une idéologie sans concession, le stalinisme, qui induit la difficulté de vivre et la disparition de l’individu au profit de la collectivité. Une capacité d’endurer phénoménale. Les traits d’humour ne manquent pas dans le récit que fait le narrateur : « On leur proposerait maintenant de grimper sur les toits ou, pire que ça, de courir derrière le train, pas un ne rouspéterait…Homo sovieticus ! »
Le narrateur rencontre Alexei, un vieil homme isolé qui somnole et qui pour passer le temps va lui raconter sa vie de musicien. Comment alors qu’il allait jouer son premier concert de jeune pianiste virtuose à Moscou en 1941, le destin va s’emparer de sa vie de façon tout à fait inattendue. Comment pour éviter d’être incarcéré il va fuir son identité véritable, puis sa fausse identité. Tout cela pour survivre, résister à la machine stalinienne qui broie tout ce qui résiste. Grâce à la force de l’esprit.
Un bref roman tout empreint de sensibilité, à lire nécessairement.
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J'avais lu il y a bien longtemps Le testament français qui m'avait laissé un excellent souvenir. La musique d'une vie ne m'a pas déçu car j'ai retrouvé l'intelligence, la finesse et la sensibilité qui m'avaient marqué.

Dans une gare de l'Oural, attendant le passage du train (6h de retard...) le narrateur fait la connaissance d'un vieux monsieur, un étrange personnage qui joue silencieusement du piano dans une salle de la gare. Celui-ci va raconter pendant le voyage jusqu'à Moscou sa bouleversante histoire, où se mêlent délicatement musique, amour,guerre et totalitarisme, et dans laquelle son amour du piano joue un peu le même rôle dans son bonheur et sa perte que les échecs dans Le joueur d'échecs de Schweig.

Tout ceci est écrit dans un style d'une grande simplicité, l'intensité et la poésie du roman venant de la vérité des sentiments et non de la sophistication du langage.

A lire absolument
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le 21 décembre 2009
Le narrateur, coince dans une gare bloquee par la neige, attend vainement son train. Il rencontre un homme age qui va lui narrer son histoire au cours de ce long et penible voyage.
L'histoire a lieu en Russie pendant la seconde guerre mondiale. Un jeune pianiste russe est sur le point de presenter son premier concert. La guerre va le priver de cette joie et faire basculer son existence dans une direction inattendue.
Ce temoignage apporte sur la guerre, vu par un Russe, est bouleversant.
Histoire poignante, intense. La violence n'est que suggeree mais le lecteur la ressent et imagine l'horreur vecue a ce moment de l'histoire.
Texte enrichissant, d'une ecriture epuree telle que seul Makine peut offrir.
Du coup , j'ai lu "L'homme inconnu" et "Le ciel et la terre de Jacques Dorme", romans tout aussi brillants!
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le 1 février 2006
C'est un très beau livre.
L'écriture est belle : précise et poétique en même temps.
C'est l'histoire d'un pianiste juif russe qui doit s'engager dans l'armée soviétique pendant la seconde guerre mondiale pour échapper aux camps. Il abandonne donc le piano et change de vie. Au lieu de composer des sonates, il tue désormais des gens.
On pourrait dire que c'est un livre de plus sur l'horreur de cette guerre, mais nous avons besoin de ce genre de livres pour ne jamais oublier.
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Né en 1957, Andreï Makine passa ses années de jeunesse en URSS et eut la chance d'être élevé dans une culture parfaitement bilingue, russe et française. Réfugié politique, il s'installe en France à la fin des années 80 où il poursuit en parallèle une carrière d'enseignant à Science-Po et d'homme de lettres. Makine est un prince de l'écriture qui manie une langue classique mais sans ostentation, une langue faite pour raconter, témoigner, émouvoir et happer à l'image de la grande littérature russe. Il obtiendra d'ailleurs pour « Le testament français » le Prix Goncourt et le Prix Médicis (double récompense plutôt rare) en 1995.

« La musique d'une vie » est un très court roman, idéal pour découvrir l'auteur, si vous ne le connaissez pas encore. Tout commence sur le quai d'une gare où s'entasse, dans le froid et la neige, une foule humaine faite de civils et de soldats en goguette qui attendent en vain depuis six heures, sans la moindre nouvelle, un improbable train. Quel meilleur exemple pour illustrer « l'Homo Sovieticus », invention faite pour dire la difficulté de vivre, la prédominance d'une idéologie sans concession, la disparition de l'individu au profit putatif du collectif et, surtout, la capacité à endurer plus qu'il ne serait jamais permis de penser.

Pendant que certains des soldats négocient une étreinte sans amour avec la vieille prostituée fatiguée de service, un homme engoncé dans son manteau et coiffé d'une toque de fourrure s'assied en face d'un piano arrivé là on ne sait comment. Seul un violent accord retentira tandis que quelques larmes couleront, entr'aperçues par celui qui deviendra son compagnon de voyage lorsque le train inespéré finira par se pointer. Cet homme au piano est Alexis Berg, pianiste virtuose, dont le premier concert devait avoir lieu en Mai 1941 à Moscou. Un jeune homme promis à la gloire et dont le destin sera irrémédiablement brisé, victime parmi des millions d'autres de la folie du Stalinisme. En effet, le jour même de son concert, les parents d'Alexis seront arrêtés par la police politique et lui-même ne vaudra son salut que par la bienveillance d'un voisin qui le préviendra au tout dernier moment.

Obligé de fuir, il se réfugie en Ukraine chez des parents qui le cachent jusqu'au jour où l'avancée allemande bouleversera à nouveau la donne. Arraché de sa planque, il lui faudra changer d'identité et trouver un cadavre de soldat russe lui ressemblant pour devenir ce mort qu'il ne connaît pas. De pianiste, le voici soldat, plusieurs fois rescapé de ses blessures, toujours brave mais prenant soin de ne pas se faire remarquer. Pendant des années, il lui faudra vivre pour ce qu'il n'est pas, cacher qui il est vraiment, faire croire à la fille du général dont il est devenu le chauffeur qu'il ne sait rien du piano. Toujours vivre en marge, en solitaire et en taiseux. Mais l'Histoire finit toujours par vous rattraper comme l'imaginera Makine.

Un livre admirablement écrit et construit pour témoigner de la brutalité d'un communisme stalinien qui mit toute sa force à détruire un peuple, victime de la folie d'un dictateur qui toujours trouvera des zélateurs. Qui dit que l'Histoire ne bégaye jamais ?

Publié aux Editions du Seuil - 2001 - 128 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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le 15 août 2003
Le héros décrit est Alexi, un pianiste qui pour sauver sa vie et son âme a dû prendre le nom d'un soldat mort. Inévitablement les horreurs de la guerre sont décrites avec un brutal réalisme mais c'est surtout la description du combat intérieur d'un homme au passé trop lourd qui fait la force de cette oeuvre. Sans ce lourd passé, peut-être que A. Makine aurait pû achever son oeuvre sur une note de victoire ce qui aurait donné à son personnage l'éclat qu'il mérite.
Ce roman est vigoureux et poignant.
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