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le 15 mai 2017
Histoire passionnée et vibrante d'une recluse comme il y en eût tant au Moyen-Age (je me souviens de celle évoquée par Victor Hugo dans Notre-Dame de Paris).
Un roman à découvrir!
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le 12 juin 2017
Court récit facile à lire. Un Moyen-Âge rêvé et poétisé avec parfois des facilités métaphoriques. Une jeune protagoniste attachée et attachante. Des péripéties souvent peu vraisemblables mais c'est ce qui était recherché. Agréable.
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le 12 septembre 2017
Un peu surprise au début par la narration mais très vite je suis entrée dedans,
je l'ai lu en deux jours et j'ai adoré.
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le 3 novembre 2017
un ouvrage atypique où la poésie l'emporte. Quel talent de nous faire vibrer alors que l'héroïne est enfermée dans quelques mètres carrés ! Une belle découverte et l'envie de lire les autres romans de cette auteure.
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le 23 juin 2017
Un conte, magique, poétique et cruel ! Son élégante écriture nous enchante, du début à la fin... fin qui traine tout de même un peu en longueur ....j'ai beaucoup aimé
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 17 avril 2013
Quel bel ouvrage ! J'ai commencé ce livre car j'avoue que ce phénomène de reclus et en fait plus particulièrement de recluses au moyen-âge m'a beaucoup intrigué ; je ne connaissais pas cet épisode de la vie religieuse qui a culminé en France au début du XI et XIIè siècle mais je me suis un peu renseigné et même s'il ne reste que peu de traces sur la vie de ces ermites à la recherche de l'absolu des indices dans l'architecture religieuse et dans certains livres ont permis de les faire revivre.
C'est ce qu'a fort bien réussi Carole Martinez dans son livre en nous présentant la vie d'Esclarmonde fille d'un petit seigneur qui pour éviter le mariage à un nobliau a décidé de vivre en recluse, c'est-à-dire se faire emmurer vivante dans une pièce minuscule avec de petites ouvertures appelées hagioscopes permettant d'assister à la messe et d'accepter des offrandes des éventuels pèlerins de passage. En tant qu'occidental du XXIème siècle habitué au confort et à un certain consumérisme, cela m'a paru totalement aberrant voire à la limite de la folie. Mais l'auteure grâce à de superbes descriptions du monde médiéval nous permet de prendre le recul sur ce monde. Il ne faut pas le regarder par le prisme de nos connaissances mais le replacer dans ce monde. A cette époque et l'auteure l'a superbement décrit, le monde est encore magique, les campagnes sont peuplées de lutins et de farfadets. La plupart des paysans ont vu le diable la nuit qui se déplaçait à l'orée du bois, la vie d'une recluse qui accepte de s'enfermer pour prier pour la sauvegarde de ce monde, dur mais qui accepte le merveilleux devient totalement compréhensible. On explore donc cette époque à la fois difficile et violente mais aussi parfois douce où la vie est calme et les rapports humains sont vrais. En conclusion, une très bonne surprise sur un sujet très original. Même si le sujet peut sembler un peu abscons son traitement est une réussite.
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 21 juillet 2017
Carole Martinez nous avait emmenés sur les routes andalouses du XIX éme siècle dans son délicieux Cœur cousu. Frasquita , mi sorcière mi magicienne, et sa ribambelle d'enfants avaient traversé le sud de l Espagne. Ce voyage aux relents fantastiques et aux mille péripéties nous offrait l'occasion d un plaisir de lecture des plus originaux.

Du domaine des murmures nous narre, cette fois ci, l épopée étonnante d esclarmonde qui choisit de vivre en recluse près de son Dieu.
Refusant son mariage, Elle décide de s emmurer dans le domaine des murmures et de consacrer sa vie au CHrist. C était sans compter le viol qu elle a subi la veille de sa réclusion et qui viendra modifier les paramètres de son isolement.
Encore une fois Carole Martinez sait nous séduire. À travers le recueillement de notre héroïne, elle nous dépeint les enchantements et les croyances naïves du moyen âge. Mi conte, mi légende, Du domaine des murmures a tenu sa promesse en nous baladant dans ce moyen âge aux superstitions si inattendues. Ce livre confirme l énorme talent de Carole Martinez dont les univers baroques et fantastiques nous assurent des moments de délice.
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le 31 août 2013
Ennuyeux, pompeux et parfois dérangeant, je suis très déçue par ce livre. Bien entendu il ne s'agit que de mon avis personnel mais je n'ai même pas pu lire la moitié.
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1000 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 30 janvier 2016
« Ecouter un livre est une autre façon de lire. C’est le plaisir de la rencontre avec un texte, par la magie de la lecture à voix haute » précise la brochure papier des éditions « Ecoutez lire » de Gallimard.

Il évoque le Domaine des Murmures, lieu d’un château à la fin du XIIe siècle, une période qui est rarement le lieu des sujets de romans d’aujourd’hui. Isabelle Carré vit ce texte et cette existence particulière dans une langue douce et parfaite, respectant la concordance des temps. Toutes les citations citées plus loin proviennent de l’ouvrage.
L’héroïne, Esclarmonde, raconte son histoire à la 1ère personne. « Mon temps aimait les vierges (…). Les femmes frêles et dociles de ce temps-là. »

Le sujet évoque ce sujet rarement transcris des recluses volontaires du Moyen-Age pour échapper aux vies frêles, soumises et dociles des fillettes de ce temps-là (« des fleurs à peine écloses »), très vite mariées pour la longue progéniture qu’elles devaient engendrer. L’héroïne agît de cette manière pour ne pas déplaire à son père qui lui refusait le couvent, et donc pour adorer Dieu. Elle dit « non » pour la 1ère fois à son père afin de refuser son mariage forcé. « [A mon père], je lui préférais Dieu, ce dévoreur de vie ».
« Une liberté, mais à quel prix… ». Sa vocation n’avait pas été entendue et donc considérée, « tant il est dur pour une fille d’être écoutée ». « J’ai creusé ma foi pour m’évader » dans « la splendeur du sacrifice ».

L’adoration éternelle d’une recluse et emmurée vivante en cellule : une vie de sainte femme dans « cette tombe scellée », son « tombeau de pierre ». Une recluse volontaire dans sa tombe comme elle le précise elle-même, touchée par la grâce. Pour ces fillettes, adolescentes ou femmes : fatalisme, masochisme ou adoration absolue de l’extase ?
Elle observera le monde de sa cellule, sa logette, son reclusoir… termes différents tour à tour employés, et de sa « fenestrelle », joli terme désignant une petite fenêtre placée en hauteur.

« Je suis celle qui s’est volontairement clôturée pour tenter d’exister. Je suis la vierge des Murmures » de cet an 1187, où enfermée jusqu’à sa mort, « [elle observera] son temps, à travers un judas ». Pour notamment « guider les pêcheurs dans la nuit » précise-t-elle avec conviction. « J’aidais chacun à soulager ses peines, à regagner sa foi. (…) J’avais charge d’âmes ».

Ce sujet évoque une sorte de mise au tombeau, augmentant forcément l’émotion et la tristesse, plaignant l’héroïne de son vœu de prière absolue. « Lectures saintes, 9 prières par jour, contemplations, rencontres » sont le programme du même jour éternel. « Ma foi se nourrissait de renoncements et de souffrances » où dans sa cellule « 14 pas [lui permettaient] d’en faire le tour ».
On la suit suspendue aux évènements minuscules du jour puis des évènements qui se bousculeront par la suite.

Le comédien qui lit un livre l’accomplis forcément pour nous, mais peut-être aussi pour lui. Quelle fut la motivation d’Isabelle Carré en 2011 : aimait-elle particulièrement l’ouvrage pour vouloir l’offrir et le relater à voix haute durant 5 heures ? L’actrice use de différentes intonations suivant les différents épisodes de la progression.
Sa voix si jeune, aussi parfaite, délicate, tend vers la finesse même comme une caresse délicieuse, une délicatesse absolue pour l’héroïne, mais ferme pour sa belle-mère, nommée Douce. Un débit toujours rapide mais parfaitement articulé ; même sa lecture du latin est fluide.
Elle devient plus emportée quand elle imite les discussions des moines sur la naissance accidentelle de son enfant et « les conditions de cette naissance », de différents tons. Elle s’en amuse alors.

Les meilleurs moments sont ceux bâtis autour de l’héroïne et ses questionnements dans sa cellule. Avec les autres protagonistes, on s’éloigne de cette émotion si intense qui devient davantage descriptive, comme lors des préparatifs de la Croisade vers Jérusalem et lorsque l’on devine l’héroïne décrivant des évènements qu’elle ne peut en fait observer directement de l’endroit d’où elle est recluse. On se doutait que ce descriptif limité de sa cellule ne pouvait tenir tout au long du roman. On y entre moins, par son côté plus historique et distant et donc moins personnel. L’auteur se disperse peut-être et s’éloigne de son sujet afin d’évoquer la vie d’alors, en ces campagnes, châteaux, cloitres. L’on devient moins intéressé et l’on perd un peu le fil, décrochant légèrement notre attention, par le sujet moins absolument personnel qui vient nous paraître plus distant et où l’on devient moins impliqué et davantage spectateur historique. A cause aussi du débit rapide de la comédienne qui ne nous ménage pas de pauses contemplatives ?

Les préparatifs de la Croisade de son père nous éloignent de la vie de recluse, mais il était le moyen de parler et de décrire la vie de ce temps.
A signaler aussi le côté moins réaliste où tous les contingences matérielles terrestres sont occultés, mais comme au cinéma (l’entretien de son bambin, les basses besognes…). Mais comme dans toutes les œuvres d’art, l’action est centrée sur quelques évènements, occultant forcément les moins caractéristiques ou jugés intéressants.

Il faut écouter Isabelle Carré lire ces pages où par son ton, de son débit plus lent et émouvant sur ce sujet si fort dans la première partie, lorsque l’émotion jaillit à toutes les phrases et où les mots sont finalement presqu’impuissants à rendre le rite de l’emmurement : les meilleurs moments assurément, qui procurent cette émotion brûlante et vibrante.

La période choisie est l’occasion d’étudier les rites contemporains de ce Moyen-Age (relevailles où après son accouchement la mère était considérée comme impure, la décomposition des heures de cette époque, où une heure de jour valait une heure de nuit….). Les prénoms utilisés sont aussi ceux vieillis de l’époque, raffinés et surprenants : Lothaire, Jehanne, Elzéar, Esclarmonde…
On savoure tellement ce roman goûte à goûte, avec de petits bruits auditifs qui confèrent une ambiance raffinée.

Dans la seconde partie du livre, Esclarmonde l’héroïne met au monde son enfant et changera le déroulé du livre. On la plaint tellement lors de son accouchement. Son récit est bouleversant.
L’héroïne s’ouvrira davantage aux autres, qui d’aigrie montrera la puissance de la Sainte, sacrifiée pour « aider les pêcheurs et les pénitents » à l’extérieur, qui « contrastait si violemment avec la misère et l’obscurité de ma cellule ».

Un livre de retrait, au sujet très fort et maîtrisé, intime par le rôle principalement centrée sur son héroïne, à l’écart du monde, « scellée dans la pierre ». Grâce à ce disque, une autre manière de savourer ce beau texte, avec de petites cellules musicales très courtes, distillées avec parcimonie. A simplement signaler deux très légères hésitations/mauvais raccords en 7 (à 1’47 et 5’59) ainsi qu’en 8 à 3’30.

La fin est forcément triste, avec le retour de l’émotion et la tristesse.
Le sujet est déjà fort. Il est servi par cette l’écriture raffinée, élégante, douce, exaltant une intense puissance émotionnelle.

Carole Martinez nous séduit, captivant avec saveur ses lecteurs, avec ce don si précieux de savoir raconter des histoires avec sa finesse, son originalité, sa vivacité et son amour des mots. Il est riche de tout ce que l’on ne voit pas mais que l’on sent, son climat si particulier, puissant et intime. Le dos du disque indique même : « Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fin mystique et charnelle, à la lisière du songe ».

Le livret revient sur les raisons qui ont poussé l’auteur vers ce sujet : d’une variation contemporaine sur le mythe de Barbe Bleue et ses héroïnes multiples auxquelles elle voulait consacrer un chapitre, elle étudia cette période du Moyen-Age et découvrit ces nombreux cas de « recluses vivantes ». « J’ignorais qu’elles avaient été si nombreuses à se faire volontairement emmurer vivantes. Cette folie traversait toutes les classes sociales. » La période aussi l’attirait : « J’avais très envie d’entrer dans le merveilleux médiéval, car, à cette époque, l’homme baignait dans le sacré, la religion chrétienne ne lui suffisait pas. (…) Voilà ce que je voulais proposer au lecteur, glisser doucement du roman historique vers le conte, du monde de la sainte vers celui de la fée. »

Et concernant son thème : « Je me suis débarrassée de l’insignifiant en enfermant mon héroïne, j’ai pu explorer ses sensations les plus infimes. C’était comme s’aiguiser les sens. J’avais très envie de travailler tout ce qui peut arriver à une immobile et ne pas m’ennuyer sans quatre mètres carrés était une sorte de gageure. »

A préciser aussi qu’elle « travaille dans le noir, à tâtons, à voix haute, très lentement, dans une tentative désespérée de ralentir le temps, de résister à l’absurde accélération que nous impose notre siècle. »

Depuis ce 2ème livre paru en 2011 qui a notamment obtenu le « Goncourt des lycéens », un 3ème a paru à la rentrée littéraire de septembre 2015. On sent qu’elle construit patiemment une œuvre en y prenant un plaisir infini et savoureux ; presqu’en le repoussant, car chacune de ses créations est longue, patiente et intense, et où elle nous a immergés dans la renaissance de ce Moyen-Age étonnant.
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le 25 septembre 2017
En terminant le livre, je me suis dit qu'Esclarmonde va beaucoup me manquer.
J'ai adoré cette histoire où elle relate la superstition des gens et leur stupidité. J'y ai vu aussi le fait qu'on ne sait pas apprécier ce que l'on a et que c'est quand on l'a perdu qu'on réalise comme il nous était utile, joyeux et précieux.
Cette jeune fille de 15 ans a refusé le destin de beaucoup de femmes de cette époque, le mariage et la soumission sans bornes à son époux. Naître fille en 1180 était un malheur pour certains. Naître garçon entraînait à aller faire la guerre ou aller en croisade pour diverses raisons.
Dans l'histoire d'Esclarmonde, nous avons aussi le récit d'une croisade et ce que les hommes vivaient au quotidien dans la région de Jérusalem.
Je dirais bien que c'est à recommander à tout le monde, tant le style est agréable à la lecture, avec un peu de vocabulaire de l'époque et tant on se laisse vite entraîner par cette jeune fille qui a le courage de ses actes, envers et contre tous.
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