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le 29 mai 2016
J C Ruffin est un écrivain, capable d’écrire un énorme pavé sur le Brésil, ou une analyse très fine de la vie de Jacques Cœur.

Il ne pouvait échapper à la célébration du centenaire de la guerre de 1914-1918. Pierre Lemaitre nous a peint dans au revoir la haut le côté atroce de la guerre, Ruffin nous écrit un petit texte, un peu long pour une nouvelle mais simple et beau.

C’est la fin de la guerre, dans l’été berrichon, un chien aboie jour et nuit devant une caserne déserte où est retenu un prisonnier qu’un juge militaire interroge.
Un livre simple qui déploie son intrigue sous forme d’un dialogue entre le juge et le prisonnier. On y parle de la guerre « faite par des gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui eux se connaissent mais ne se battent pas » On y parle de fidélité, celle des camarades de combats celle des femmes qui attendent envers et malgré tout, et celle des chiens dont la loyauté est sans faille.
Un beau livre. Limpide.
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Il fait chaud, lourd, une chaleur presque caniculaire. Et ce chien qui n'arrête pas d'aboyer, ce qui a le don d'agacer Dujeux, geôlier dans une prison du Berry.
1919, la guerre est finie, Hugues Lantier du Grez est le jeune juge militaire chargé d'interroger Morlac, prisonnier décoré de la Légion d'honneur. Lors de son entretien, le juge essaie de comprendre ce qui a poussé Morlac à cet acte incompréhensible : "Mes actes, j'en suis responsable et je ne vois aucune raison de m'en excuser", sera la réponse de Morlac.

C'est un livre que je n'aurais sans doute jamais acheté si je n'avais pas été attirée par le bandeau en noir et blanc sur la couverture, et le contraste avec la couleur rouge du collier du chien. Et je me serais privée d'un émouvant moment de lecture.
"Le Collier rouge" est un livre sur la bêtise de la guerre, les combats, le front, les tranchées, les armes qui ne sont faites que pour tuer. C'est un long interrogatoire à l'issue duquel un juge devra dresser un procès verbal, rendre son verdict. Un interrogatoire qui petit à petit se muera en une conversation, presque un échange arrondissant les angles, équilibrant les forces entre les deux hommes. Car ce juge sait aussi être un homme à l'écoute, avec un réel souci d'objectivité, tout en sachant donner des leçons, mais en essayant de comprendre le pourquoi du comment.

C'est également l'histoire d'une rencontre, d'un amour entre un homme et une femme, une femme qui lit Zola et Rousseau. Un amour aussi fragile que fort.

C'est un beau roman parce qu'il est écrit simplement avec des mots justes, des mots qui touchent, un roman dans lequel l'auteur ne s'éternise pas en détails inutiles, va à l'essentiel, sait nous faire languir, par des procédés habiles, la fin de l'histoire. De ce fameux jour où tout a basculé, il en est question du début à la fin, mais il faudra attendre les huit dernières pages pour qu'enfin l'on soit mis au courant de l'outrage.

C'est enfin un roman sur la fidélité, fidélité d'un homme à une femme, d'un juge à son prisonnier, d'un chien à son maître, d'un être humain à un chien, d'un auteur à l'histoire. Et si j'ai choisi de parler de cette fidélité entre humain et animal, à la fin, ce n'est pas parce que ce "détail" n'a que peu d'importance... bien au contraire, c'est un bel hommage. C'est en tout cas ce qui m'a le plus touchée et émue de même que le dénouement que petit à petit l'on voit se dessiner, en tout cas espérer.
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Cette histoire a été inspirée par celle du grand-père du partenaire photographe de l'auteur. Décoré de la légion d'honneur pendant la première guerre mondiale, un jour de 14 juillet, pris de boisson, il insulta la nation et fut mis au trou pour y être jugé militairement.
L'orgueil est le maître mot de cette histoire peu commune, d'un juge militaire, ancien commandant ayant connu le front, et d'un caporal, héros de guerre. Rencontre à huis clos. Amour. Honneur. Fidélité à un engagement politique.
En quelques pages qui se lisent le temps d'un trajet ferroviaire de moins de deux heures, Rufin tient en haleine son lecteur par une écriture aérée et concise.
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Jean-Christophe Rufin est assurément le genre de personnage qui impressionne de par ses multiples activités, et les réussites qui les accompagnent (sans parler de la gentillesse du bonhomme !). Pour ne parler que de ce qui nous concerne ici, à savoir la littérature, Rufin a déjà obtenu le prix Interallié et le prix Goncourt, excusez du peu... Il revient donc ici avec ce "Collier Rouge", son avant-dernier bouquin ("Check-point", le dernier, étant sorti il y a seulement quelques semaines de cela maintenant), dont le résumé de l'histoire ne fait pas franchement rêver : un héros de guerre est emprisonné en 1919, et son chien ne cesse d'aboyer devant la prison. Devant un tel pitch, on se dit qu'il va falloir tout le talent de Rufin pour parvenir à faire vivre ce roman...

Et pourtant, l'auteur va prendre son temps. Le temps déjà pour révéler les raisons de l'emprisonnement du soldat. Le temps aussi pour dévoiler petit à petit ce que ce chien représente pour lui, et pourquoi ce brave cabot questionne tant le juge militaire venu instruire le dossier. Enfin, surtout, le temps pour parvenir à construire un suspense incroyable pour une histoire au départ si banale et peu passionnante. C'est ainsi tout le talent de Rufin de réussir à captiver son lectorat dans n'importe quelle situation, tout en insufflant une dose d'Histoire doublée d’une (poignante) dose d'humanité grâce à une narration parfaitement maîtrisée, et ce jusque dans les moindres détails.

Certes, on pourra reprocher quelques facilités dans la construction narrative utilisées pour fédérer le lecteur. Mais l'auteur utilise celles-ci avec parcimonie, sans malice, et on avoue sans trop de complexe être bien content de tomber dans le piège si joliment tendu. Et, une fois les cinquante dernières pages dévorées (quand je vous parlais d'un vrai suspense, il est certainement digne des meilleurs polars !), on se dit que 1. décidément, Rufin est unique et que 2. quel beau bouquin !
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le 3 juin 2015
"Le Collier rouge" relate un épisode méconnu de la première guerre mondiale, lorque l'on envoyait les poilus se battre sur le front grec. Mais au-delà de ce témoignage, c'est un réquisitoire sur l'absurdité de la guerre. L'originalité de ce court récit est qu'il se lit également comme un roman policier: un homme, héros de la guerre, est prisonnier pour on ne sait quelle raison (on le saura à la fin du livre) tandis que son chien hurle à la mort dans le village, à l'extérieur de la prison. Pourquoi ? Quel lien existe-t-il entre le prisonnier et l'animal ?
Au fil des interrogatoires, on assiste au mystère qui entoure ce personnage désabusé, blessé, "déchiré". Le style dépouillé de Rufin, les mots simples qu'il utilise ne font pas oublier tous les "non-dits" qui se cachent dans les phrases ou le comportement des protagonistes. Cet ouvrage est également un très bel hommage sur nos fidèles compagnons que sont les chiens. Je suis juste un peu sceptique sur la relation "chaste" qui existe entre Valentine et son jeune refugié: ils dorment tous les deux dans le même lit et se contentent de quelques tendres caresses ?...Il faut vraiment avoir une volonté de fer pour ne pas "fauter" !
Quoiqu'il en soit, voilà un ouvrage qui tient en haleine et qui devrait être lu par le plus grand nombre de lecteurs.
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Je viens de terminer ce roman, et je n'ai qu'un seul regret : qu'il soit trop court.
Ce roman est une petite merveille.
Page apres page, on se laisse guider , tant l'ecriture est simple, superbe et fluide à la fois.
Dans la periode immediate de la fin du 1er conflit, on assiste à l'audition d'un prisonnier isolé par un juge humain, sous les hurlements et aboiements d'un chien fidèle à son maitre.
On se sait pourquoi le prisonnier est là et pourquoi son fidele chien abboie jour et nuit devant la prison.
On le decouvre page apres page....
Il serait dommage de raconter l'histoire, tant celle ci est courte mais intense.
Les personnages sont attachants, et plein d'humanite les atmosphères dépeintes sont réalistes.
A lire absolument
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le 14 avril 2014
La qualité de ce roman tient à la fois à son ancrage dans la réalité de l'époque où il se situe,dans la progressive élucidation d'un mystère, à la façon des meilleurs thrillers, dans ses personnages complexes et par là si profondément humains - le juge qui mène l'enquête, un aristocrate marqué en ses valeurs par la Grande Guerre; une paysanne curieusement instruite et son amant, père de son enfant, héros bien malgré lui des combats sur le front d'Orient., maintenu prisonnier dans une geôle d'une caserne déserte

Et puis, il y a Guillaume, le chien Guillaume par qui, dans un sens beaucoup est arrivé, personnage clef parce qu'il détient la clef du drame..

Le style est simple. Il colle au réel de chacun des protagonistes. Jean-Christophe Rufin, dans ce roman sur la fidélité, ne s'en va pas embouchant les trompettes thébaines. Les valeurs les plus fortement vécues son,t de cet acabit.
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le 16 novembre 2015
Avant la lecture, j'avais quelques à priori, non pas envers ce roman mais envers l'auteur...
Je me méfie toujours un peu des grands noms, comme je me méfie de ces récits qui ont reçu un prix..
Ce roman m'a plu. Par sa simplicté tout d'abord. L'auteur ne s'encombre pas avec des exercices de style. Pas de longues descriptions ennuyeuses, il va à l'essentiel, presqu'un style dépouillé. Pourtant ses mots sonnent justes.
L'auteur sait également entretenir le suspens. Rien se sera dévoilé avant les toutes dernières pages. Pendant toute sa lecture, le lecteur reste avec ses questions. De quoi parle-t-on ici ? Qu'à donc fait ce prisonnier qui tient tant à être jugé mais surtout condamné ? Que vient faire ce chien dans cette histoire, pourquoi cette fidélité alors que son maître n'a même pas l'air de tenir à lui ? Et cette histoire d'amour, simple, qu'a-t-elle pu rencontrer pour la transformer en histoire impossible ?
J'ai aimé également ce rapport entre les deux hommes, le juge, qui instruit là sa toute dernière affaire et qui voudrait terminer sur une belle histoire. Le "coupable" que j'ai ressenti plus comme un écorché qu'un révolutionnaire dans l'âme...
Un roman court mais intense que je recommanderai, oui...
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Le collier rouge, court roman ou longue nouvelle, est un exemple de plus du talent de Jean-Christophe Rufin qui s'empare d'une simple histoire, laquelle peut paraître anecdotique un siècle plus tard, lui permettant d'évoquer, à sa façon, l'horreur et l'absurdité de cette boucherie aussi appelée Grande Guerre. De fait, le livre pourrait être condensé dans une fable de La Fontaine, avec une morale cinglante pour terminer. Il était une fois un chien qui aboyait jour et nuit, non loin de la cellule où croupissait son maître, pourtant héros de guerre mais auteur d'un acte choquant qui lui a valu sa détention. Ce qu'il a fait, Rufin, avec l'art consommé d'un maître queux, cuisinier d'intrigues, ne nous le révélera que sur la fin du livre après avoir fait mariner son lecteur, pour le plus grand plaisir de celui-ci d'ailleurs. Le temps de planter le décor, le bas-Berry de 1919, et de peaufiner le portrait de ses personnages : le soldat, le juge et la paysanne. Et de raconter la guerre, d'une autre manière qu'officielle, dégommant le pseudo-héroïsme des troupes au passage. Le collier rouge est un roman sur la fidélité, la croyance en certaines valeurs humanistes et pacifiques. Un livre aussi bref que magistral. Superbe.
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Été 1919. Un petit village écrasé de soleil. Dans la prison, un seul détenu. Un héros de la guerre, pourtant. Et sur la place, un chien. Son chien. Qui aboie lamentablement. Sans discontinuer. Depuis des jours.
Le juge militaire arrivera-t-il à le faire taire ? Comprendra-t-il comment et pourquoi Morlac est arrivé derrière les barreaux
Le roman est court. Ils se passe juste après la guerre de 14-18, par un été caniculaire, dans un petit village rural en bordure de la forêt.
Les personnages sont peu nombreux. Il y a d'abord le prisonnier, Jacques Morlac, un paysan taiseux et bourru dont on connaît peu de choses. Il a été envoyé sur le front d'Orient, il a été décoré, mais pourquoi a-t-il été interné ? Mystère.
Malheureusement pour moi, alors que l'auteur maintient soigneusement le secret jusqu'aux dernières pages du livre, la première critique que j'en ai entendue à la radio le révélait d'emblée, gâchant ainsi une bonne partie du plaisir de lecture.
J'ai survolé quelques commentaires sur Amazon et Babelio, et des lecteurs commettent la même faute. Dommage !
Morlac ne fait rien pour attirer notre sympathie. A la première visite du juge militaire, il ne daigne ni bouger, ni répondre. Il se montre agressif, hautain, brutal.
Ensuite, il y a le juge, Hugues Lantier du Grez. Étant donné que l'acte commis par le prévenu pourrait lui valoir le peloton d'exécution ou la déportation, le juge a le mauvais rôle.
Mais il ne fait pas partie de ces officiers pleins de morgue pour lesquels la vie des hommes n'a aucune valeur (comme Aulnay-Pradelle, dans « Au revoir là-haut »).
Il tente de comprendre. Toutes les astuces sont bonnes pour amener Morlac à lui parler, à baisser sa garde, à dévoiler ses motivations. Il ne se contente pas de son dossier militaire. Il discute avec les gens, observe, écoute.
Il y a Valentine. C'est une rude paysanne qui vit seule dans une petite masure perdue au milieu de la forêt. Elle a un petit garçon dont le père est Morlac. Pourtant, Valentine n'est pas une rustaude. Dans sa maison, la bibliothèque tient une place de choix. Elle est la fille d'un révolutionnaire et a fait découvrir à son amant les œuvres de Marx, Proudhon et d'autres.
Enfin, surtout, je dirais, il y a Guillaume. « De près l'animal faisait peine à voir. Il avait vraiment l'allure d'un vieux guerrier. Plusieurs cicatrices sur le dos et les flancs témoignaient de blessures par balles ou d'éclats d'obus. On sentait qu'elle n'avaient pas été soignées et que les chairs s'étaient débrouillées pour se rejoindre tant bien que mal, en formant des bourrelets, des plaques dures et des cals. Il avait une patte arrière déformée et, quand il se tenait assis, il devait la poser en oblique pour ne pas tomber sur le côté. » C'était d'abord le chien de Valentine, mais, quand Morlac avait dû partir à la guerre, il l'avait suivi et depuis, lui montrait une fidélité à toute épreuve. Il s'était débrouillé pour sauter dans le train quand son maître avait été envoyé à Salonique.. Depuis que Morlac a été incarcéré, il reste sur la place du village, sans manger et sans boire, en plein soleil, et il aboie.
Malgré cette preuve d'attachement indéfectible, Morlac ne se soucie pas de lui : « je n'ai jamais eu beaucoup de sentiment pour les chiens (…). Un chien, je l'emmène à la chasse ou dans les champs pour garder les vaches. Mais le caresser, tout ça, ce n'est pas trop mon genre. »
Je n'ai pas aimé Morlac, trop intransigeant, trop dur. En revanche, Hugues Lantier du Grez est un très beau personnage. J'ai particulièrement apprécié ce qu'il nous raconte de son enfance et la manière dont il agit tout au long du roman, surtout à la fin.
Le style, bien que simple, est très soigné et l’œuvre captive immédiatement le lecteur. C'est ce qui m'est arrivé, en tout cas.
Le thème de la fidélité est très finement analysé.
J'ai donc beaucoup aimé ce livre.
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