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3,4 sur 5 étoiles
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le 28 décembre 2015
voilà un plongeon un peu raté dans le roman d'espionnage qui est un genre qui a ses règles meme si
la parodie est l'ambition de ce livre avec les inénarrables Dupont et Pondu du MI5 ou 6, entre autres!
Coe semble avoir manqué de nerf et de persévérance après avoir réuni la documentation sur un
évènement qui offrait beaucoup de matière pour quelqu'un de plus motivé;
on est meme très loin de 'La vie très privée de Mister Sim' dont l'argument parait au départ bien moins
prometteur;
recommandable néanmoins aux admirateurs de Jonathan Coe
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le 31 août 2017
Encore un très bel ouvrage que nous livre là Jonathan COE. Un bel exemple d'humour et d'autodérision à l'anglaise. Quand en plus cela se passe en Belgique, peuple plein d'humour aussi, c'est un délice.
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A première vue, Expo 58 est un Jonathan Coe mineur, un divertissement de bon aloi qui surfe sur la mode vintage, et qui ne prête pas à conséquences. Un vrai faux roman d'espionnage qui a des allures de parodie avec un héros manipulé et naïf à mille lieux de James Bond. Mais à y regarder de plus près, le livre contient bien d'autres éléments et sa construction linéaire, aussi simple semble t-elle, recèle tout un tas de sous-niveaux qui en font une étude sociologique aussi savoureuse que pertinente. Une radiographie de l'Angleterre de l'époque, évidemment, mais aussi une vision succulente de l'état d'un monde en pleine guerre froide et qui voit des espions partout. Le lieu central, cette exposition universelle de Bruxelles, est aussi bien cathartique que divergente et privilégiée et Coe ne se prive pas d'étudier avec un caractère d'entomologiste les spécimens -belges, anglais, russes, américains- qu'il analyse avec délectation. Mais c'est dans la sphère intime que le romancier touche une fois encore au plus juste. La dernière partie du livre sert de révélateur. Les errances sentimentales de son héros impliquent, au bout du compte, un choix de vie qui s'avèrera insatisfaisant. Le temps passé à l'Expo 58 était plus qu'une une parenthèse enchantée et se transformera a posteriori comme le constat d'une existence ratée faute d'avoir faire montre de courage et de lucidité au moment opportun. Fondamentalement, le roman de Coe est un livre sur l'échec et ses dernières pages, incroyablement poignantes, éclairent d'un autre jour un ouvrage qu'on avait pris, à tort, pour une oeuvre légère et insouciante.
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le 22 avril 2014
Pas de la grande littérature, mais cela détend quand on veut une lecture rafraichissante et dans un contexte géopolitique d'après-guerre.
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le 30 mars 2017
On m’a offert ce livre et j’ai parcouru les commentaires après lecture. Et j’ai quand-même décidé d’apporter ma (petite) voix au chapitre «commentaires », au cas où d’autres potentiels lecteurs voudraient disposer d'un avis de plus.
Voilà une gentille satire du roman d’espionnage qui « tient tout à fait la route ». Surtout si c’est celle des vacances. Si vous cherchez une lecture qui ne demandera pas trop d’attention (voir de notes - ! - pour vous y retrouver, ce qui est parfois indispensable), mais qui vous captivera suffisamment pour vouloir connaître la fin de l’histoire, vous êtes « au bon endroit ».
Londres 1958. Thomas Foley (le personnage principal du roman) est anglais et employé au Ministère de l’Information. Il mène une vie de fonctionnaire sans surprise, est marié à la charmante Sylvia et ils ont une petite fille (bébé Gill). Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, s’il n’y avait pas Norman Sparks, ce voisin célibataire et quelque peu libidineux même s’il est toujours prêt à rendre service à Thomas et surtout à Sylvia qu’il « relooke » de trop près. Mais voilà que par un concours de circonstances, on propose à Thomas de quitter pour six mois la monotonie de son quotidien pour, d’une certaine façon, surveiller les activités du Britannia à Bruxelles où va avoir lieu la Grande Exposition Universelle de 1958, symbole de l’entente renouvelée entre les peuples et qui doit faire oublier la guerre. Evidemment, chaque pays veut se montrer sous son meilleur jour. Le Britannia est un authentique pub anglais reconstruit à Bruxelles et situé entre les deux pavillons qui doivent illustrer la grandeur de l’Angleterre, à savoir le pavillon officiel du gouvernement britannique et le pavillon des industries britanniques financé par des fonds privés. Difficile de quitter Sylvia et sa petite Gill, mais Thomas dispose d’un argument de poids. La grand-mère de Foley a quitté son petit village flamand de Wijgmaal (dans les environs de Bruxelles) pour rejoindre Londres en 1914, alors que son grand-père et deux grands-oncles sont restés en Belgique pour s’occuper de la ferme. Et c’est là qu’ils sont morts tous, victimes de la guerre. C’est en Angleterre qu’a grandi la mère de Foley, née Martha Hendricks et devenue Martha Foley par son mariage. Peut-être Thomas pourra-t-il profiter de son travail à l’exposition de Bruxelles pour retourner sur la terre de ses ancêtres ? A Bruxelles, où il partage un petit pavillon avec un scientifique anglais, Thomas est amené à rencontrer (un peu trop fréquemment) une sympathique flamande, Anneke, hôtesse de l’Exposition, chargée de faciliter le quotidien de tous ces fonctionnaires employés à différents niveaux dans les pavillons de leurs pays. Ce scientifique anglais, avec qui Thomas ne peut que sympathiser, est chargé de surveiller l’installation d’une machine (en l’occurrence un fac-similé de cette machine plus vrai que vrai) – le Zéta – qui pourrait faire avancer la technologie nucléaire. Le patron du Britannia ne résiste pas à sa propre bière et est méchamment imbibé dès 18 h.00. Heureusement qu’il est secondé par une barmaid en chef, Jamie Delavey (jamais de la vie) qui fait tourner le pub. D’autant que dans ce pub se retrouve fréquemment toute « une flore et une faune », qui va s’avérer un nid d’espionnage et de contre-espionnage.
C’est tout à fait sympathique et cela ne vous demande pas trop d’efforts. Bref, une lecture que je recommande, un livre à garder comme « en-cas» dans un vide-poche ou un sac pour la plage, le trajet en train ou la salle d’attente d’un toubib. D’autant que l’écriture est légère et souvent humoristique:
- pp. 148-9. « (…) Cette semaine, on recevait un Congrès international d’opticiens. Hier, ils sont venus en bande déjeuner au Britannia. Il y en avait un qui était si myope qu’il s’est cogné la tête contre une de nos maquettes d’aéroplanes, et qu’il a fallu soigner sa bosse ».
- p. 153. « Un autre groupe est venu nous voir hier. Des membres du Congrès pour la prévention des accidents de travail dans l’industrie. Pas de chance, l’un d’entre eux est tombé dans les escaliers en descendant aux toilettes et il a fallu l’hospitaliser d’urgence, fracture de la jambe ».
- p. 158. « (…) hier le Britannia a reçu la visite d’une délégation importante, venue du Cinquième congrès européen sur la Fluorisation et la Prévention des problèmes dentaires (…). Malheureusement, l’un de leurs membres s’est cassé une dent sur le pâté de porc, spécialité de notre restaurant, et ses collègues ont dû procéder à une extraction improvisée ».
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En Avril 1958 s’ouvrait à Bruxelles la première Exposition Universelle d’après-guerre. Une exposition censée apaiser les climats de tension sur fond de guerre froide et de rivalité de plus en plus forte entre l’Est et l’Ouest. Une exposition placée sous le signe de la modernité avec comme symbole fort l’Atomium, cette gigantesque structure en forme d’atome de plutonium qui fait désormais partie du paysage de la ville de Bruxelles.

Pour faire fonctionner cette énorme foire à tout destinée à donner la meilleure image de chacun des pays participants, il fallut une armée de personnes parmi lesquelles se glissèrent bien entendu, et d’autant plus vu le climat de l’époque, une cohorte d’espions de métier ou de circonstance.

Comme, en outre, des milliers d’hommes et de femmes se retrouvèrent consignés pendant six mois dans une sorte de parc d’attractions dont il était difficile de sortir où ils travaillaient, mangeaient et dormaient (du moins à proximité), ce fut aussi et bien entendu le lieu de nombreuses idylles spontanées ou arrangées pour des causes supérieures…

C’est tout cela que nous rappelle et décrit ici Jonathan Coe dans son dernier roman. L’ambiance à la fois de fête légèrement débridée, de suspicion constante, de fausses amitiés dissimulant de sombres objectifs y est parfaitement bien rendue. On y vit au rythme de ces hommes et femmes en proie à leurs désirs, à leurs démons mais aussi, et surtout, objets de constantes manipulations dont ils sont le plus souvent inconscients.

Coe y manie brillamment l’humour anglais fait de cet « understatement » inimitable et de situations cocasses parfaitement assumées. On y sourit souvent, voire rit de bon cœur lorsque l’on découvre un brin abasourdi les propos de ce duo d’espions officiels au service de Sa Majesté directement inspiré du binôme Dupont et Dupond de Tintin et Milou du Belge Hergé, gentil clin d’œil au pays et à la ville qui servent d’écrin au roman de l’auteur.

Pour le reste, si le roman est aimable et plaisant, il n’en est pas pour autant le meilleur de Coe, loin s’en faut. Il y manque un certain souffle, le rythme ayant tendance à retomber fréquemment. Le style en est un peu approximatif, très loin du brillant « La vie très privée de Mr Sim » par exemple. Les romances, nombreuses, y sont un peu trop appuyées au risque de faire basculer le livre vers le roman de gare parfois. C’est dommage.

Publié aux Editions Gallimard – 2014 – 328 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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Thomas Folley s'ennuie entre sa femme et son bébé dans la morose ville de Tooting, quand sa direction l'envoie à Bruxelles pour superviser le pub Britannia de l'Expo 58. Fasciné par l'Atomium, Thomas est aussi attiré par la jeune et jolie hôtesse Anneke Hoskens qui l'accueille chaleureusement. Tout semble paradisiaque pour lui.
Mais Tony et la machine Zêta disparaissent, le patron du pub a un sérieux penchant pour l'alcool, le rédacteur du magazine Spoutnik collectionne les sachets de chips « Salt and shake » et Thomas ne peut pas faire un pas sans tomber sur les énigmatiques et inquiétants Wayne et Radford.
Il m'a fallu du temps pour entrer dans l'histoire. Mais dès qu'on arrive en Belgique, les aventures s'enchaînent et on se laisse prendre.
Jonathan Coe nous entraîne dans une réjouissante parodie de roman d'espionnage avec des épisodes savamment saupoudrés d'humour « so british ».
Le livre est parsemé d'échanges épistolaires entre Thomas et sa femme, prudemment laissée à la maison avec bébé Gill. A cette époque, les portables n'existent pas. Pas de SMS, donc, aucun contact sur Skype, et le téléphone est si cher, quand la conversation n'est pas brouillée par d'étranges grésillements !
Nous avons droit aussi à des chansons, notamment lors d'une mémorable soirée à l'Oberbayern et même à quelques expressions flamandes !
Pourtant, je n'ai pas apprécié de voir citer les noms des rues de Bruxelles dans la langue de Vondel !
Un passage d'enlèvement dans une minuscule Coccinelle, par un obèse qui occupe toute la place et manque étouffer son otage est particulièrement savoureux.
Et l'évocation de l'Expo 58 est très réussie.
Donc, finalement, j'ai beaucoup aimé ce roman.
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Voici un authentique écrivain, qui sait ciseler l’intrigue comme la langue avec brio. Jonathan Coe a créé ici un roman à plusieurs niveaux, qu’on aurait le tort de voir comme un roman de gare seulement dédié au divertissement. D’abord, à un premier niveau, c’est une parodie magistrale des romans d’espionnage, avec ses gadgets aussi drôles qu’inutiles, ses situations clichées et ses personnages typés. On y découvre notamment les Dupond et Dupont de l’espionnage britannique, ce qui donne des dialogues hilarants. Ensuite une peinture délicieuse des moeurs traditionnelles anglaises, confrontées ici avec les autres nationalités dans ce melting pot provisoire de l’exposition universelle 1958 de Bruxelles. Et une description amusante de la guerre froide avec ses espions et ses tactiques de subversion et de contre-espionnage. Mais sous cette façade humoristique, se cache une étude très fouillée des changements sociaux qui vont affecter tous les pays à des degrés divers : pour aller vite, l’internationalisation des échanges, l’explosion de la consommation, la « libération des moeurs », les bouleversements de la famille des années d’après-guerre. Jonathan Coe montre bien les ambiguïtés et les dilemmes de ces transformations. Loin de ne donner que de nouvelles potentialités aux individus, elles entraînent de nouvelles angoisses et incertitudes, de nouvelles obligations de choix, où il n’y a pas de « bonne solution », mais plutôt des coups de poker plus ou moins réussis. La situation un peu factice de l’exposition universelle, moment de rêve qui était prévu dès le début à finir, est admirablement décrite. Elle fournit le prétexte pour une radiographie de la société de l’époque, avec des personnages peints dans toute leur humanité, mais aussi d’une anticipation en accéléré de ce qui allait venir les décennies suivantes.
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le 2 août 2015
Le roman "Expo 58" de Jonathan Coe est un récit bien rythmé et agréable à lire. L'auteur ne se prend pas trop au sérieux: À travers son anti-héros attachant, Thomas Foley, en charge du pavillon britannique lors de l'Exposition universelle de 1958 à Bruxelles, il nous permet de revivre l'atmosphère de cette grande foire internationale dans un contexte de guerre froide mais aussi de d'enthousiasme collectif pour le progrès technique et la modernité. Le style est fluide, avec de nombreuses pointes d'humour, et les rebondissements ne sont ni complètement farfelus ni trop prévisibles. Celles et ceux qui comme moi connaissent bien Bruxelles et le plateau du Heysel apprécieront particulièrement la reconstitution du quartier tel qu'il était à l'époque, reconstitution bien documentée.

Toutefois par endroits, j'ai trouvé que la traduction française de Josée Kamoun laissait un peu à désirer (" 'Jour" pour " 'Morning", "affectionnée" pour "affectioniate" dans la signature d'une lettre…).
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le 28 mars 2016
Auteur de quelques ouvrages très bien ficelés, Coe s'empare ici d'un sujet pour le moins mince. Ce serait une "parodie" de roman d'espionnage des années 1950. Raté !
l'intrigue est ridicule, les personnages inconsistants, les dialogues ineptes.
Il y a des erreurs historiques (malgré les nombreuses sources en "remerciements").
Je pense qu'effectivement la mauvaise traduction rend la lecture encore moins amusante.
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