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De quel homme le capitalisme a-t-il besoin ? Sans doute, un homme mobile, qui enjambe les frontières, s'affranchit de sa patrie, et qui pourra ainsi rentabiliser au mieux un capital lui-même apatride ; un homme aussi pour qui la politique se réduit à sa plus simple expression, prenant plutôt la forme du juridique, du contrat ; un homme pour qui, en conséquence, le libéralisme économique ira de soi et ne sera amendé qu'à la marge, dans ses aspects sociaux. C'est, en définitive, plutôt d'un individu - un individu hors-sol, a-politique, a-historique - que le capitalisme a besoin et non d'un homme à proprement parler. Bref, le capitalisme appelle à « la grande séparation ». « Grande séparation, vraiment. Séparation entre l'homme et le monde, l'homme et la nature, l'homme et lui-même, pour en finir avec l'histoire, avec la politique, et avec la séparation des hommes entre eux. » (p. 90-91). Sur cette base, Hervé Juvin développe un essai très stimulant où il exerce une critique acide à l'égard du schéma anthropologique sous-jacent au capitalisme et défend symétriquement l'idée d'une « écologie des civilisations », faisant référence, par cette expression, à une diversité civilisationnelle, une humano-diversité, pendant de la biodiversité chère aux écologistes.
Les cinq premiers chapitres sont consacrés à la critique ; seul le sixième et dernier exhorte à une « écologie humaine ». Plutôt qu'une progression propre à une thèse digne de ce nom, avec ses séquences démonstratives, la partie critique livre plutôt divers éclairages sur des thèmes connexes à la « grande séparation » : la démocratie sans terre, la fin de l'altérité, la sortie de la politique, la sortie de l'histoire... L'impression domine de variations partant de l'idée centrale de cet « homme de rien » requis par la machine économique et dont l'utilité et le profit seraient les seules motivations. Le texte n'est pas sans répétitions : les mêmes pensées sont reprises maintes fois, en changeant les mots, pour fréquemment jouer sur des formules fortes, à même d'alimenter les auteurs en recherche d'exergues : « si l'Europe ne protège de rien, à quoi bon l'Europe » (p. 85) ; « Ceux qui se sont moqués de la prophétie péremptoire d'une fin de l'histoire ont eu tort ; ce n'était pas prophétie, c'était programme » (p. 123) ; « désormais, ce n'est plus le contrôle du territoire qui fait l'économie, c'est l'économie qui assure le contrôle des territoires » (p. 160) ; « quand tous sont les mêmes, l'autre n'est plus » (p. 188) ; « Des peuples meurent pour que passe la croissance » (p. 191) ; « nous nous sommes condamnés à vivre ensemble, et nous sommes incapables de vivre ensemble » (p. 275), et tant d'autres...
Sur le fond, ce livre est dans la veine qui enfle de plus en plus des critiques du libéralisme sous ses diverses formes : social-libéralisme, libéralisme mondialiste, libéral-libertarisme, ce qui encore reçoit volontiers l'expression de « pensée unique », et ce, lors même que la multiplication des critiques tend justement à faire perdre à l'expression sa pertinence. Tandis qu'un Finkielkraut mettra en avant l'identité française, un Debray fera l'éloge des frontières ou un Michea exhumera la « common decency » du petit peuple, Hervé Juvin insiste, lui, sur l'importance de la diversité. Ce faisant, ce n'est pas le moindre des paradoxes de louer un thème que s'approprie généralement la pensée bobo, pourtant cible de sa critique. Quand les uns font l'apologie de la chute des frontières pour favoriser le brassage des peuples et partant, la diversité sur un même territoire, Juvin se montre justement réticent vis-à-vis de ces espaces sans frontières, au nom lui aussi de la diversité. Certes, on comprend que la diversité des peuples change de signification selon l'échelle où elle est appréhendée : confusion quand partout règne la coexistence multiculturelle, réelle écologie des civilisations quand sur des territoires variés subsistent des cultures bien spécifiques, avec leur unité propre. Il n'en est pas moins surprenant que l'auteur n'ait pas cru bon expliciter plus à fond ce paradoxe de la diversité selon les échelles territoriales.
Finalement, je ne suis pas sûr que la défense de la diversité des peuples et des cultures soit argumentée au mieux, ainsi que le fait l'auteur, en mettant en avant les menaces de catastrophes écologiques. La diversité sauverait. Les peuples dits primitifs montreraient l'exemple de leur résilience en s'adaptant à des ressources très limitées et à des environnements inhospitaliers. Et le monde gagnerait à préserver ces cultures et les modèles qu'elles offrent pour se préserver lui-même. Sauf que l'on voit mal alors le bien-fondé de préserver certaines cultures, en fait les plus nombreuses, pour lesquelles le rapport à la nature est problématique. Les modèles de sobriété sont bien les exceptions dans un monde où règne la recherche d'une croissance prédatrice vis-à-vis de l'environnement. Et s'il fallait protéger les cultures à la mesure de la capacité de ces dernières à protéger la nature, quantité ne le mériteraient pas. Il est plus probable que toutes les cultures aient à évoluer, avec plus ou moins d'intensité, pour tenir compte d'enjeux écologiques de plus en plus préoccupants. Quel autre motif faut-il alors convoquer pour justifier la défense de la diversité humaine ? Peut-être, à l'instar de la biodiversité, cette autre diversité est-elle tout simplement un bien en soi. Elle serait à garantir, non pas pour ce qu'elle pourrait apporter, fût-ce la survie du monde, mais bien pour ce qu'elle est.
22 commentaires| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 août 2014
Comme le constat occupe les 295 premières pages et qu'il est d'une telle précision, d'une telle lucidité sur le Monde dans lequel une oligarchie mondialisée et prédatrice veut nous forcer à vivre, ce livre doit être lu par tout ceux qui veulent comprendre par qui ? Comment et Pourquoi? sont exploité le Monde et ses habitants. Ce livre explique Pourquoi la destruction des identités, des cultures et des Nations est une condition nécessaire pour parvenir à la maximalisation des profits de quelques-uns, et comment ces prédateurs s'y prennent pour le faire au nom de l'Egalité et du Bien! La création et la généralisation d'un individu Roi et séparé de tout y compris de lui-même, l'homme de Rien et de Nulle part, l'homme hors-sol, sans appartenance, sans origine, sans histoire, sans culture, qui ne vaudra que par ce qu'il pourra produire et consommer est le projet de la Dictature Oligarchique qui nous exploitent. Son rêve : un gouvernement mondial d'individus isolés ("autonomes")"standardisés" produits industriellement, contrôlés et surveillés 24h/24 par la technologie...Il est temps de réagir! En effet...mais c'est là que le bon grain et l'ivraie se mélange dans les solutions préconisées par Hervé JUVIN. Quelques bonnes idées et d'autres inquiétantes...d'autant que l'auteur n'est pas indemne de contresens, et de parti-pris...L'auteur a visiblement lu René GIRARD, mais le cite une seule fois et comble de l'impolitesse l'omet complètement dans sa bibliographie! On comprend pourquoi, Hervé JUVIN est fondamentalement antichrétien. Ces solutioons d'avenir sont malheureusement des solutions du passé..."La Terre et les hommes", l'apartheid identitaires, au nom de la diversité des cultures et de la lutte contre la dictature du "même", la condamnation de ceux qui veulent changer le Monde ou le sauver...mais c'est exactement l'ambition affichée d'Hervé JUVIN....de plus au nom de la lutte contre la dictature du "mêmes"...il veut créer des sociétés de "mêmes" mais séparés les uns des autres. Enfin, Hervé JUVIN condamne ce qu'il a lui-même construit : "L'Union Européenne", l'homme a en effet été conseiller de Raymons BARRE,...il fait l'apologie de la langue française mais est Président d'Eurogroup Institute"! Il veut revenir à l'ethnonationalisme, mais a aucun moment ne propose la libération des Peuples Européens de la Dictatue Européïstes des Commissaires et des Juges (CEDH,CEJ,etc...)...bref Hervé JUVIN est crédible dans le constat et la description de la machine à asservir ...car il l'a connait par coeur et pour cause...il n'est absolument pas crédible dans les solutions qu'il préconse. Au final, un ouvrage utile pour savoir dans quel monde nous vivons, mais brouillon, passéïstes, quant aux solutions qu'il propose, même si je partage sa critique de la société "de l'Egalité" qui rend étrangers dans leur propre pays bon nombre de peuples subissant la dictature du Bien... Résumé du Résumé : OK pour la description de "La Grande Séparation", mais 3/10 à son "écologie des civilisations". [......]
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Si l'on s’intéresse au profil de l'auteur (voir sa fiche wikipedia), rien ne permet d'attendre de lui une vision vraiment dissidente l'ordre mondial actuel : H. Juvin baigne dans l'idéologie dominante (le Monde, l'Expansion, les Echos, l'AGEFI, etc.). Et pourtant, si l'on s'attache aux analyses développées dans cet ouvrage, si on les suit -car si on ne les suit pas, ce n'est même pas la peine d'en parler ici- alors une évidence s'impose : le mal absolu, celui qui menace nos société et nos vies à tous sur le moyen terme, est issu de la triade constituée par les USA, le capitalisme financier, et les artisans de la mondialisation. L'arme de destruction massive utilisée est le Marché épaulée en premier ressort par le Droit procédural anglo-saxon et en dernier par la puissance terrifiante des armées américaines. Le style est limpide, et, encore une fois si l'on est prêt à suivre des thèses défendues ça et là par d'autres auteurs mais rassemblées ici en un tout cohérent, le combat que nous devrions mener pour défendre un monde déjà bien malade est clair. C'est sur ce point que l'auteur peut s'éloigner de ses lecteurs critiques : le constat est solide, mais les moyens de luttes proposés notamment dans le dernier chapitre ne tiennent pas la route. De ce fait, c'est le point faible du livre. L'auteur n'est pas prêt à s'exposer personnellement en proposant des moyens radicaux. Ou peut être n'a-t-il pas vraiment d'idées sur la façon d'abattre le monstre. Il est d'ailleurs d'ailleurs possible qu'il soit trop tard : on peut juste attendre qu'il décède de ses tares internes ou mieux d'un bon 'sun kill shot flare' auquel il ne survivrait sûrement pas, le plus tôt étant le mieux.
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le 8 avril 2016
Hervé Juvin analyse avec brio le mécanisme destructeur du mondialisme sur les hommes, qui vise à les arracher les peuples de leur identité et de leurs modes de vie, à effacer leur Histoire, pour en faire un homme nouveau, optimisé pour la société de consommation : l'homo œconomicus.

Attention cependant : la lecture n'est pas toujours facile, cet essai se lit pas comme un roman de gare...
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le 19 novembre 2013
l'auteur sait mêler les itinéraires de sa vie et les flux et reflux des civilisations humaines. C'est un livre attachant et sérieux. J'ai beaucoup apprécié cette lecture.
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le 1 décembre 2014
une longue méditation, tourbillonnante, sur les dangers de l'uniformisation des cultures du fait de la mondialisation.
Long mais en vaut la peine.
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le 11 août 2014
L'auteur sait élever sa réaction sur notre époque et nous interpelle par son originalité, loin du préchi-précha ambiant et dégoulinant d'humanitarisme mal digéré, plus nocif que jamais. Il pose à mon avis les bonnes questions, notamment sur notre vieux continent qui court à sa perte face à la montée de grandes civilisations jusque là endormies. Il montre surtout et dénonce les faux amis, les vrais ennemis et apporte une réflexion tonique et iconoclaste très rafraîchissante.
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le 19 novembre 2013
L'auteur nous fait entrevoir ce qui nous attend et comment à travers un "dégoulinement" de bons sentiments nos sociétés vont être misent au pas d'une civilisation de la finance et des grands trusts.
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le 2 juillet 2015
Hervé Juvin signe ici un ouvrage d'une grande qualité. Fin connaisseur de la mondialisation, en étant un acteur de premier plan en tant que directeur d'un cabinet de conseil international, il nous livre ici son analyse, à contresens des idées reçues sur les migrations, les mélanges et la mixité des cultures.

Le siècle verra se multiplier les murs, les séparations entres territoires et entre peuples. A noter qu'il est notable que l'analyse présentée ici est totalement validée par l'actualité.
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