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le 29 janvier 2010
Comme l'indique son intitulé, Jean-Jacques Rousseau porte ici son raisonnement sur l'inégalité parmi les hommes, pour en trouver les origines, Rousseau va donc fort classiquement - s'employer à remonter jusqu'à « l'état de nature » de ceux-ci.
Son analyse se fera tout d'abord en opposition avec d'autres penseurs (Hobbes notamment) auxquels il reprochera de n'avoir fait que la moitié du chemin, ayant cru atteindre l'homme naturel alors qu'ils envisageaient un homme qui portait encore les traces de la vie en société. Il dépouillera donc définitivement l'homme de celles-ci pour découvrir un homme qui n'avait pas à souffrir de l'inégalité.
Il remontera ensuite les évolutions et révolutions (la famille, l'agriculture, la propriété foncière etc.) qui feront passer cet homme à l'état civil, en même temps qu'à l'état d'inégalité, celui-ci découlant nécessairement de ses découvertes ; au fil de ses progression, l'homme se trouve de nouveaux besoins, se rend dépendant des autres, les conflits, les guerres se multiplient, et le droit va devenir indispensable pour rendre cette nouvelle vie un peu moins invivable.
Ce texte, datant de 1754, nous montre ce que c'est que raisonner, le style est concis, les analyses pénétrantes; surtout, le constat qui y est fait est plus que jamais d'actualité, et nous invite donc doublement à Relativiser.
Le discours se suffit à lui-même, concis et pénétrant ; les annotations sont cependant appréciables, elles permettront d'approfondir la réflexion. Un regret cependant : que celles-ci ne soient pas infrapaginale, ce qui aurait été bien plus pratique. Je me réfère ici à l'édition Flammarion.
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le 17 octobre 2008
Est-ce que l'art, la science, la philosophie, et in fine, la civilisation dont s'enorgueillissent ses plus fidèles laudateurs, ont contribué à améliorer la condition humaine et à diminuer les inégalités ? Rousseau s'attaque à cette large question dans cet essai philosophique fondateur, dissipateur de mythes, et notamment du Progrès, usurpation téléologique à laquelle l'auteur oppose le pluriel des progrès. Son propos n'est pas de vouer aux gémonies l'art, la science ou la civilité mais de noter, qu'au sein de l'amélioration de chacune de ces créations humaines, n'émerge aucun mieux-vivre, ni aucune disparition des inégalités qui ont même tendance à s'aggraver avec leur développement. Ce texte, éminemment subtil (à condition d'aimer la prose si ouvragée du XVIIIème), n'est rien de moins qu'un plaidoyer en faveur des laissés pour compte, des tribus exotiques sur lesquelles quelques observateurs avaient produit des écrits. Rousseau prend sa plume afin de défendre les opprimés contre les plus fidèles zélateurs d'une culture qui ne cesse (déjà) de s'aveugler sur ses conséquences désastreuses. Il produit également l'un des premiers livres d'anthropologie, en substituant la compréhension des indigènes (par empathie plus que par la pratique du terrain) à la supériorité inquestionnée des conquérants, introduisant par là même un relativisme sain dans la compréhension de l'« Autre ». Contre l'état de nature hobbesien favorisant la guerre de tous contre tous, Rousseau prend le parti, purement idéal typique et hypothétique comme il le précisera, d'un état originel dans lequel les « bons sauvages » ne peuvent être plus éloignés de conditions de vie inégalitaires. « Il prend l'envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage » dira Voltaire, forcement caustique. Et on pourrait le suivre dans cette voie si l'on ne voyait dans cette aeuvre qu'un simple gémissement prenant à contrepieds la pensée dominante qui n'a fait que prendre de l'ampleur et de l'assurance par la suite. Mais il s'agit de plus que cela. Et le rire s'efface devant l'acuité d'un regard désenchanteur, sûr de soi et de sa remise en cause d'un modèle qui flatte le narcissisme et le paraître du plus grand nombre pour mieux s'exonérer de vraies questions morales et politiques.
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le 2 octobre 2012
Il s'agit ici en fait de 2 discours de Jean Jacques Rousseau, le 1er publié en 1750, qui s'intitule: Discours sur les Sciences et les Arts et le 2nd publié en 1754, qui nous est plus connu et qui s'intitule: Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes. Ces 2 discours avaient été mis comme questions de l'Académie de Dijon, mais c'est le 1er qui valu, contrairement au 2nd à Rousseau, le succès à son époque.
Dans le Discours sur les Sciences et les Arts, le principal propos de l'auteur est de nous dire que ces derniers ne prévalent pas sur les moeurs sains d'un homme robuste, rustique, naturel et vertueux. C'est une critique acerbe de ce que Rousseau considère comme superflu: les Sciences et les Arts, ce qui ne laisse pas aujourd'hui de nous paraître paradoxal.
Le 2nd Discours veut nous parler de l'homme, l'auteur veut défendre la cause de l'humanité.
Rousseau y passe au crible l'homme à l'état de nature, s'opposant à Hobbes, pour qui l'homme naturellement intrépide ne cherchait qu'à attaquer et à combattre. Car pour J.J. Rousseau, l'homme naturel, le sauvage, vit pratiquement en harmonie avec la nature, il y a des ressources naturelles (fruits, plantes, il chasse), il n'a que peu de besoins et il vit souvent seul, donc sans conflits. Comme son corps est le seul instrument qu'il connaisse, il le fortifie (exercices physiques).
Par contre, pour cet auteur, nous avec nos outils, nos machines, devenons moins forts et si certes, avec tout cela , nous pouvons surmonter le sauvage, si nous étions nus et désarmés l'un face à l'autre, nous perdrions le combat.
Le point le plus important est lorsque l'auteur nous parle de la société politique, dans laquelle nous aliènons notre liberté, avec entre autres la propriété, en nous groupant dans des sociétés policées, quelquefois tyranniques, où l'on voit triompher le puissant et le rusé. En conséquence, l'homme naturel diffère tellement de l'homme policé par le fond du coeur et les inclinations que ce qui fait le bonheur de l'un réduirait l'autre au désespoir.
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le 7 septembre 2003
Le "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes" de Jean-Jacques Rousseau, qui a grandement participé à la célébrité de son auteur dans l'Europe des Lumières, est probablement le meilleur ouvrage de philosophie sociale et politique de tous les temps. Pourquoi ? Parce qu'un siècle avant Marx, Rousseau prend la parole pour défendre les masses oppressées, la sensibilité en plus.
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le 4 juillet 2004
Ce texte contient les fondements du système de Rousseau. Il faut avoir la double patience de le lire par-delà une certaine rhétorique propre à son siècle, et en-deçà d'une certaine schématisation propre au nôtre. Il faut aussi supporter la contradiction: les progrès de l'homme ont détruit le genre humain, la brute est devenue un "animal dépravé". Rousseau est le premier, le tout premier, à faire exploser une conception linéaire de l'histoire pour mettre à sa place une conception dialectique. "Seras-tu un jour entendu ?", s'interrogera Höldelin.
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le 5 janvier 2012
J'ai découvert cette œuvre au lycée (il y a presque 15 ans). A l'époque, mon prof de phylo me l'avait conseillé pour améliorer ma rédaction de phrases complexes : JJ. Rousseau est en effet en maître en la matière, avec des phrases souvent longues, mais tout à fait compréhensibles. J'en relis parfois des passages car il est très bien écrit et donne une analyse intéressante des organisations sociales.
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le 5 avril 2016
Un bouquin complet. Ce dernier regroupe le texte intégrale en très peu de pages. Et surtout, il y a un exposé en seconde partie du livre, délivrant les thèmes et thèses majeures du texte. Pour les études, lycéennes ou universitaires, c'est un plus.

En soi, Rousseau se lit facilement, et le commentaire est passable. Mais il trouve son utilité pour qui aborde Rousseau pour la première fois et pour les période de révision.
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le 24 janvier 2016
j'ai apprécié ce livre car il y avait des ajouts en plus de l'œuvre elle-même qui permettent d'approfondir quant à la compréhension et l'analyse. Je conseillerai cette œuvre à toutes personnes aimant la philosophie.
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le 2 janvier 2010
Se reporter à Rousseau en ces temps où l'égalité est débattue est toujours aussi important. De plus cette édition est complète avec de nombreuses notes.
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le 4 février 2013
Je viens de l'acquérir. Une façon de lire les fondamentaux. Je suis persuadé de pénétrer une excellente lecture laquelle je me réjouirai très volontiers de partager à un proche
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