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Simone Weil (1909-1943) est l'une de nos plus grandes philosophes : sensible vis-à-vis de la question sociale, vis-à-vis du christianisme et de l'universalisme ; du peuple et de la nation

En effet dans cet ouvrage publié à titre Posthume, en 1949, "L'Enracinement, prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain", Simone Weil indique les besoins et les devoirs de l'âme dans une partie mystique de l'ouvrage.
Elle explique également le mal qu'engendre le déracinement sur les mentalités comme sur la vie et ses conditions sociales (le monde ouvrier, le monde paysan, et la nation en son ensemble.)

C'est pour cela qu'elle prône l'enracinement comme salut du peuple, de sa nation, de sa collectivité, de ses conditions de vie et de travail, et du sens de son existence. Les racines rendent heureux et émancipent -contrairement à ce que dit la Doxa actuelle- c'est pour cela que "L'enracinement" apparaît comme la solution pour Simone Weil dans la 3e et dernière partie de cet ouvrage.

D'une autre manière -mais dans un même sens- elle fait 50 ans plus tard, comme Maurice Barrès dans "Les Déracinés" (1897), l'éloge de l'enracinement comme philosophie de vie et d'action.

Nb: "La pesanteur et la grâce" (1947) et les "Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale" (1934) sont deux grands ouvrages de Simone Weil qui font une parfaite trilogie : mystique, sociale et politique dans son œuvre -je conseille à tous de les avoir côte à côte dans leur bibliothèque.
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le 31 mars 2008
Cette Simone Weil est magnifique. La lire m'a emplie d'émotion profonde et de réflexion spirituelle sur le sens de la vie, de notre destin, de notre engagement, de notre responsabilité vis à vis de l'autre, de la souffrance des autres. Elle est à la fois humaine et concrète et son inspiration tient du surnaturel. Elle avait une foi profonde, authentique et elle était en souffrance. Elle s'est donnée aux autres, à ceux qui n'ont pas la culture ou la capacité de s'exprimer, elle a mis en conformité ses actes et sa philosophie de la vie, par cette immersion dans la vie ouvrière et par son activité de résistante. Par solidarité avec les français souffrant de la faim pendant la guerre, elle ne s'alimentait plus non plus à Londres d'où elle écrivait. Elle y a laissé sa santé. Il y a quelque chose du martyr chrétien et de mystique en elle.

Elle mériterait d'être plus connue. Lire l'Enracinement, écrit à Londres en 1942, son dernier ouvrage inachevé, livre merceilleux où elle évoque les besoins de l'âme, l'importance des racines, de la culture et de la tradition où elle supplante à la déclaration des droits de l'homme celle des devoirs envers l'être humain
11 commentaire| 62 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 juin 2013
Dans ce livre Simone Weil imagine un véritable projet de civilisation, sentant venir l'influence et la terrible capacité de déracinement des Etats Unis, elle ébauche
une utopie qui aurait pu permettre à la France, à l'Europe, de renouer avec sa spiritualité, de se ré-enraciner, afin de réinstaller au coeur de la civilisation, un esprit de justice et d'obligations envers l'être humain. Malheureusement... ce ne fût qu'utopie, l'Europe et surtout la France ne cessent de dévaler la pente de leur décadence.
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le 17 mars 2014
Une Déclaration des devoirs envers l'être humain et non la force physique.
"L'enracinement est peut-être le besoin le plus important et le plus méconnu de l'âme humaine. C'est un des plus difficiles à définir. Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l'existence d'une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d'avenir. Participation naturelle, c'est-à-dire amenée automatiquement par le lieu, la naissance, la profession, l'entourage. Chaque être humain a besoin d'avoir de multiples racines. Il a besoin de recevoir la presque totalité de sa vie morale, intellectuelle, spirituelle, par l'intermédiaire des milieux dont il fait naturellement partie.
Les échanges d'influence entre milieux très différents ne sont pas moins indispensables que l'enracinement dans l'entourage naturel. (...) Il y a déracinement toutes les fois qu'il y a conquête militaire, et en ce sens la conquête est presque toujours un mal. Le déracinement est au minimum quand les conquérants sont des migrateurs qui s'installent dans le pays conquis, se mélangent à la population et prennent racine eux-mêmes; (...) Mais quand le conquérant reste étranger au territoire dont il est devenu possesseur, le déracinement est une maladie presque mortelle pour les populations soumises. (...) Même sans conquête militaire, le pouvoir de l'argent et la domination économique peuvent imposer une influence étrangère au point de provoquer la maladie du déracinement."
Et l'auteure en 1942 d'évoquer par la suite le déracinement des ouvriers ou des paysans quand ils ne sont que comme "chair à travail" (pour les premiers) ou les héritiers d'une chair à canon (celle de 14-18 pour les seconds) dans un monde où "le prestige de la culture est devenu exclusivement social".
Le déracinement, ou le manque de sens attribué à sa propre existence, provoque l'apatie ou la multiplication de l'aliénation. C'est cet état d'apatie généralisée qui a laissé la France se soumettre si facilement à la force brutale nazie, selon le principe développé vers la fin du livre que celui qui pratique l'esclavage n'a pas tant de peine à devenir l'esclave d'un autre, à se soumettre à un système qu'il pratique lui-même.
Et l'auteure de déplorer cet héritage esclavagiste reçu chez nous des Romains, qui pénètre tant nos esprits qu'il nous fait reconnaitre un crime si la victime parvient à se hisser du côté des plus forts plutôt que par une puissante aspiration intérieure à la justice.
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Le livre de cette vraie intellectuelle militante, trans courant, nous laisse une fois encore matière à réflexions.
On peut rapprocher sa thèse ici du courant distributiste de Chesterton (notamment Plaidoyer pour une propriété anticapitaliste: rendre à l'homme sa "posture érectile", son enracinement, afin de vivre une vie décente, et de combattre le libéralisme uniformateur totalitaire que Weil prévoit déjà à l'époque.
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le 4 juin 2016
j ai enfin lu ce livre qui retrace la vision de l enracinement de mme weil , revenir et favoriser le local avec les petits paysans .
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le 28 janvier 2009
Figure très attachante que celle de Simone Weil. Bizarre aussi. A son épque, Gide, Valéry, puis bientôt les existentialistes, soulignent la liberté de l'esprit et l'impossibilité de réduire sans violence un humain à une quelconque origine. Les marxistes, de leur côté, voient dans le travail la création dynamique du monde social humain, et corrélativement de l'essence humaine. Weil quant à elle pose contre les existentialistes que l'homme cherche à s'enraciner (ou à se ré-enraciner!) et contre les marxistes que le travail est non pas une activité dynamique et créatrice mais un état vécu dans la passivité d'une "condition." que les ouvriers porteraient... comme une croix! Noous y voilà! Cette pensée douloureusement statique a certes le mérite d'être originale et de s'appliquer fructueusement certains aspects de la vie moderne: l'exode rural, la sous-culture de masse: c'est respectable et c'est importat. Quelle déception alors de voir Simone étaler des platitudes sur l'éducation, et sur la nécessité d'un enseignement "de la religion" à l'école (déjà!) lequel se devrait, pour permettre aux enfants de prendre racine, de faire la part belle au christianisme, comme de bien entendu... Comment cette femme courageuse, combattante aux côtés des républicains espagnols, peut-elle se laisser aller à des propops de dame patronesse aussi naïvement sectaires? A se demander si elle n'a pas été, comme tant d'autres, davantage aveuglée qu'éclairée par sa foi...
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le 22 septembre 2012
Après la lecture de "La pesanteur et la grâce", ces carnets de réflexion paraissent bien maigres. L'utopie de la néo-platonicienne S.Weil a bien mal vieillie
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le 15 février 2013
Auncun interet pour ce livre. Pourtant Simone WEIL nous a habitué à beaucoup mieux. A lire mais sans conviction. Un peu déçu
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