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le 25 juillet 2011
A travers son écriture, John Steinbeck se veut polémique. Il décrit, lors de la Grande Dépression dans l'Amérique des années 30, l'exil d'une famille, les Joad, de leur Oklahoma natif jusqu'en Californie.

La signification du titre aide à mieux comprendre le combat de Steinbeck

Le titre du roman, Les raisins de la colère, Graps of wrath en anglais, est tiré de l'hymne patriotique américain The Battle Hymn of the Republic, chanté par les Unionistes (soldats du Nord des Etats-Unis). Ce chant est à la fois républicain et religieux puisqu'il prône l'abolition de l'esclavage, souhait du Seigneur. Le deuxième vers est: He is trampling out the vintage where the graps of wrath are stored (Il piétine le vignoble où sont gardés les raisins de la colère). Il fait référence au vin de l'indignation divine décrit dans l'Apocalypse de Saint-Jean, avec lequel les anges de Dieu mouilleront la Terre alors dominée par la Bête.

C'est au chapitre XXV que Steinbeck explique son titre. A cause de la crise économique et des prix extrêmement bas exercés sur les fruits, aucun bénéfice ne peut-être fait sur les récoltes de pêches, cerises, prunes ou raisins...Mis à part pour les super-exploitations. Les fruits pourrissent ou sont détruits par les fermiers, ne voulant pas aider les immigrants du Middle West affamés, sur qui ils rejettent la faute de cette baisse des prix. Les saisonniers meurent de faim, les petits exploitants laissent pourrir leurs fruits: un climat d'une extrême tension naît : "Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines."
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le 5 août 2013
Quel long et pénible voyage pour cette famille Joad. Et quelle famille forte, avec une mère incroyable, le personnage de Man, véritable moteur, ou planète autour de laquelle gravitent tous les membres de la famille, ce personnage qui à mon sens tient tout le roman en équilibre, un roman aux mots calleux comme les mains et les pieds des paysans, brûlants et huileux comme les moteurs de ces vieilles guimbardes roulant le long de la route 66, noueux comme des racines d'arbres, et ne laissant place à aucun moment à un quelconque pathos... Steinbeck est vraiment fort et éclair sous leur jour le plus pur, le plus brut, les relations complémentaires entre les hommes et les femmes de la nature, de la campagne, dans le cadre familiale. Des personnages inoubliables : Tom Joad bien sûr, et puis l'ancien pasteur Casy et ses interrogations incessantes sur le but des hommes et leurs rôles ici-bas, l'oncle John aussi, et puis Man, Pa, Al, des dialogues réalistes et tellement bien bidouillés, des expressions qui rentrent d'dans, pleine de saveurs, des scènes de courage incroyables, et des descriptions et des ambiances - comme toujours avec Steinbeck - extrêmement vivantes, quasi palpables, où l'on a souvent l'impression de ne faire plus qu'un avec la nature, les éléments, et les aliments aussi, la nourriture est omniprésente dans ce roman, car la faim est omniprésente. L'écriture de Steinbeck me fait toujours autant d'effets, il est comme un photographe maîtrisant parfaitement la lumière, sachant toujours faire ressortir comme il faut les objets, la nature, les différents moments de la journée, c'est un narrateur extraordinaire qui décrit si bien les gens, leurs visages, leurs gestes, leurs manières, leurs plus belles ou plus laides expressions, toujours au plus près de la vérité, y compris lorsqu'il s'agit de se mettre « dans la peau » des machines - ces machines qui violent la terre, en parlant des tracteurs :

"Derrière les herses, les longs semoirs... douze verges en fer incurvées, érigées à la fonderie, aux orgasmes déclenchés par des leviers, au viol méthodique, au viol sans passion. Le conducteur était assis sur son siège de fer et il était fier des lignes droites qu'il avait tracées sans que sa volonté fût intervenue, fier du tracteur qu'il ne possédait ni n'aimait, fier de cette puissance qu'il ne pouvait pas contrôler. Et quand cette récolte poussait et était moissonnée, nul homme n'avait écrasé entre ses paumes les mottes chaudes et n'en avait laissé couler la terre entre ses doigts. Personne n'avait touché la graine, ni imploré ardemment sa croissance. Les hommes mangeaient ce qu'ils n'avaient pas produit, rien ne les liait à leur pain. La terre accouchait avec les fers et mourait peu à peu sous le fer ; car elle n'était ni aimée, ni haïe, elle n'était l'objet ni de prières ni de malédictions."

Un roman très rude, mais aussi sensible et pudique - les personnages malgré leurs misères, restent dignes et jamais ne s'apitoient sur leur sort - et qui heureusement laisse aussi beaucoup de place à l'humour. Tout ça en compagnie d'êtres simples luttant pour leur survie et qui nous laissent un message : ne baissez jamais les bras, et surtout, comptez sur l'entraide, sur les uns et les autres, l'union faisant la force. Malheureusement, Steinbeck montre aussi que pour quelques miettes de pain, la plupart des hommes ne veulent, ni ne peuvent, s'unir pour tenter de renverser un système, ou une tendance, la répression finissant toujours par l'emporter, mais sans jamais parvenir vraiment à détruire le mental de certains individus, et la fin semble clairement aller dans ce sens, la lutte pour la survie est perpétuelle, continue et doit continuer. Ce que montre ce roman - notamment à travers ces espèces d'interludes dans lesquels Steinbeck donne parfois son point de vue sur la situation et se met à la place des émigrés chassés de leurs terres par le rouleau compresseur que représentent l'industrialisation et la machine remplaçant l'homme, traduisant leurs doutes, leurs espoirs - est donc on ne peut plus actuel et doit servir à réfléchir, et Steinbeck, au-delà du témoignage du drame humain que provoqua la Grande Dépression et la grande sécheresse de 1935, qu'il met en scène à la perfection, met en garde par la même occasion les dominateurs de ce monde, les accapareurs de richesses, les banques (que certains personnages dans le roman appellent le Monstre) et autres exploiteurs :

"Un million d'affamés ont besoin de fruits, et on arrose de pétrole les montagnes dorées.
Et l'odeur de la pourriture envahie la contrée.
On jette les pommes de terre à la rivière et on poste des gardes sur les rives pour interdire aux malheureux de les repêcher. On saigne les cochons et on les enterre, et la pourriture s'infiltre dans le sol.

Il y a là un crime si monstrueux qu'il dépasse l'entendement.

Il y a là une souffrance telle qu'elle ne saurait être symbolisée par les larmes. Il y a là une faillite si retentissante qu'elle annihile toutes les réussites antérieures. Un sol fertile, des files interminables d'arbres aux troncs robustes, et des fruits mûrs. Et les enfants atteints de pellagre doivent mourir parce que chaque orange doit rapporter un bénéfice. Et les coroners inscrivent sur les constats de décès : mort due à la sous-nutrition - et tout cela parce que la nourriture pourrit, parce qu'il faut la forcer à pourrir.

Les gens s'en viennent armés d'épuisettes pour pêcher les pommes de terre dans la rivière, et les gardes les repoussent ; ils s'amènent dans leurs vieilles guimbardes pour tâcher de ramasser quelques oranges, mais on les a arrosées de pétrole. Alors ils restent plantés là et regardent flotter les pommes de terre au fil du courant ; ils écoutent les hurlements de porcs qu'on saigne dans un fossé et qu'on recouvre de chaux vive, regardent les montagnes d'oranges peu à peu se transformer en bouillie fétide ; et la consternation se lit dans les regards, et la colère commence à luire dans les yeux de ceux qui ont faim.
Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines."

Vraiment un grand roman, j'ai beaucoup aimé.
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Steinbeck retrace ici le parcours d'une famille lors de la Grande Dépression de 1929. C'est dans un voyage semé d'obstacles (la mort, la mesquinerie, l'injustice) qu'ils tentent de rejoindre la Californie, terre perçue comme idyllique. Malheureusement, ce paradis terrestre n'existe pas et la déception est fort grande. Car Steinbeck décrit avec précision les conditions de vie de ses gens qui en sont réduits à presque rien. A travers ce voyage vers l'Ouest, c'est avant tout la perte de l'humanité d'une société à la dérive, que narre l'écrivain.

Un roman fort à lire, qui démontre parfaitement les enjeux économiques mais surtout sociaux qui ont résulté de la Dépression aux Etats-Unis.
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le 10 février 2013
Je ne sais trop par où commencer, tellement c’est un livre qui vous bouleverse et qui vous brise le cœur. Je pourrais vous parler sur la trame du livre, mais ce serait ajouter une goutte dans l’océan de mots qui a été écrit par d’autres gens avant moi. Je pourrais dire que c’est un chef d’œuvre. Mais ça non plus ne rend pas justice au livre dans son intégralité. Alors je vais tout simplement transcrire un extrait du livre qui en dit long à la fois sur la misère humaine et sur la résilience de l’esprit humain, à vous d’en juger après l’avoir lu :
«Comment faire peur à un homme quand son ventre crie famine, quand la faim tord les entrailles de ses petits? Rien ne peut plus lui faire peur, il a connu la pire des peurs»
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le 21 octobre 2004
La déchéance d'une famille vivant de la terre, espérant quitter leurs cultures dont les banques se sont accaparés pour gagner la Californie, terre promise d'alors.
Rien à voir avec le rêve américain! L'auteur décrit le parcours de cette famille et de ses membres avec un réalisme poignant. Au fil des pages, on se laisse facilement plongé dans cette univers.
C'est un livre simple, bien écrit, sans longueurs et d'un intérêt remarquable.
Pour ceux dont la taille du livre laisse perplexe, je vous recommande de commencer par une petite nouvelle de Steinbeck intitulée Des souris et des Hommes, un livre court et qui vous permettra de vous faire une opinion quant à l'intérêt que vous pourriez porter à ce chef-d'oeuvre!
A posséder absolument dans sa bibliothèque !
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le 17 mai 2002
Malgré son épaisseur peu avenante, j'ai ce livre d'une traite. Steinbeck dénonce la misère dans l'Amérique des années 30, le désespoir des fermiers chassés de leurs terres et on ne peut que s'attacher à cette famille, les Joad, au cours de leur périple tragique et émouvant.
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Années 1930 . Les terres grises de l'Oklahoma ne sont pas assez rentables . Le métayage a fait son temps et les banquiers propriétaires expulsent par milliers des familles de fermiers.
S'ensuit un exode massif vers " la terre promise " , l'Ouest , la Californie.
La famille Joad au grand complet prends la route à bord d'un camion de fortune.La Nationale 66 , la Grand-route des migrations , des réfugiés , la route de la fuite .La 66 se couvre de pauvres éclopés qui s'en vont vers l'Ouest , un grand rêve commun.
Au fil des miles , la famille va se disloquer ( mort des grands-parents , départ d'un fils , ... ) . Ces expropriés deviennent des émigrants, des Okies , occupants de campements de fortune , étrangers en leur pays.
Une armée sans bride , ni harnais qui entreprend une course au travail semblable à une ruée vers l'or .
Les vallées de Californie sont comme des mers odorantes d'arbres à fleurs mais la travail est rare.
Dans l'âme de ces gens , les raisins de la colère se gonflent et mûrissent , annonçant les vendanges prochaines.
Tant que leur peur pouvait se muer en colère , les hommes ne flancheraient pas .

Faire une critique de ce roman est déjà une prétention.
Nous ne sommes plus dans le " chef-d'oeuvre " mais dans l'Indispensable.
Steinbeck signe plus qu'un roman .On est emporté par l'Histoire. Pas seulement celle des Etats-Unis des années 30 mais par un phénomène mondial. La mécanisation , l'exode rural , la pauvreté , le rejet de l'étranger......
C'est une oeuvre intemporelle .
Un hommage à la femme." Ma " , la mère ."Ses yeux noisettes semblaient avoir connu toutes les tragédies et avoir gravi , comme autant de marches , la peine et la souffrance".Une femme qui a tant d'amour en elle qu'elle en est effrayante !

Je me suis inquiété pour cette famille , ai souffert, souri , espéré avec elle !
Le dernière page vaut - à elle seule - la lecture du roman .
Que vous dire d'autre, si ce n'est de vous précipiter pour dévorer ce miracle de la littérature .
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le 11 mars 2015
C'est vraiment le livre qu'il faut lire!!!! Plein de pudeur de dignité il raconte, avec réalisme et sans jamais tomber dans le voyeurisme, la misère des petits fermiers aux Etats Unis dans les années 30. L'écriture est extraordinaire, très fluide faite uniquement de mots simples,très claire, tout est dit sans un mot de trop. Le premier chapitre à lui seul est une merveille.
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le 22 mars 2012
Que dire... le génie à l'état pur. Un chef d'oeuvre que tout un chacun devrait avoir lu au moins une fois dans sa vie.
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le 10 décembre 2015
tout le monde devrait avoir lu ce livre. une histoire bouleversante d'humanité, de lutte de classe, de survie et d'espoir.
et qui sonne juste par certains aspects (migrants = envahisseurs) en 2015 ..... hélas.
je recommande ce livre aux jeunes en particulier qui n'ont aucune idée de ce qu'a été la crise économique de 1929 aux USA.
où la Californie apparaît comme l'Eldorado, la Terre Promise à tous ces paysans des états du Sud-Est chassés de leurs terres par les banques.
Steinbeck décrit à la perfection le monde paysan américain du début du XXème siècle.
j'avais lu et étudié au lycée "des souris et des hommes" que j'avais adoré mais n'avais jamais osé "les raisins de la colère" car c'est un gros pavé qui peut faire hésiter ..... je l'ai lu en quelques jours tant il est difficile de le poser quand on a entamé sa lecture !
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