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le 16 janvier 2004
Faulkner nous a livré là un roman d'une beauté absolue! Plus accessible que 'Sanctuaire'ou 'le bruit et la fureur'(cependant excellents, et qu'il faut lire absolument!) , l'auteur nous offre un roman magnifique.
A travers la genèse d'un meurtre, commis par un noir, Faulkner décrit la mentalité du Sud des Etats Unis au début du siècle, sans jamais prendre parti, et reste d'une objectivité bouleversante. Ce roman est tout sauf manichéen: il n'y a ni bons, ni méchants, et c'est cela qui donne toute sa force au roman.
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 20 février 2011
Lumière d'août fait parti des romans les plus lus et appréciés de Faulkner en France. Il s'agit aussi de l'un de ses premiers, bien qu'il ait déjà rencontré le succés auparavant avec Le Bruit et la fureur ou Tandis que j'agonise. Son style s'est affirmé, il est plus sur. Le livre est écrit en six mois bien qu'il soit le plus long de son auteur, qui ainsi visait ses maîtres Balzac, Conrad. Il se déroule, comme les romans précédents, dans le comté fictif de Yoknapatawpha (Mississipi), mais aucun des protagoniste ne fait parti des "locaux". Aussi sont ils ostracisés, rejetés, mal aimés. Faulkner décrit la vieille mentalité du Sud, défaite après la guerre de Sécession face "au reste du monde", la façon dont elle se défend contre toute altérité, la façon dont elle se retranche en elle même.
C'est donc un contexte différent de la fresque familiale Sartoris ou Compson que l'on retrouve ici. La narration paraît plus classique que celle du Bruit et la Fureur, mais l'auteur use toujours d'un point de vue éclaté. On se situe tanôt dans les méandres de la pensée de l'un des protagonistes, puis à l'extérieur, la chronologie est bien sûr elle aussi confuse (bien que comme toujours, Faulkner dévoile et éclaircit petit à petit le tout pour qu'à la fin, le lecteur comprenne !) et les aller-retour sont légions.

Dans ce méli mélo ou peut se perdre le lecteur, ce qui ressort c'est la description crue et sans retenue que l'auteur dresse de ce Sud puritain, qui tourne en vase clos, qui sépare tout en bon et mal et fonctionne dans un dualisme théologisé à l'extrème : Noir/blanc, lumière/nuit, femme:homme, planteur/esclave, croyant/impie ou local/étranger. Il atteint la une portée plus universelle que celle du petit comté ou même de tout le Deep South, bien que ce livre y soient profondément ancré.
Condition humaine, fresque régionale et historique, roman stylistiquement très aboutit, Lumière d'août mérite amplement sa réputation et l'on ne doit pas être rebuté par le nombre de page relativement important.
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le 28 février 2010
Faulkner n'est pas un auteur accessible. Son symbolisme est quelquefois obscur, sa narration complexe et son style protéiforme. La vie est une fatalité sombre et violente, exacerbée par un puritanisme ancestral.
Le sang coule plus souvent que l'eau.
Lumière d'Août est donc une histoire de violence, une histoire de meurtre "sexuel" commis par un mûlatre dans le sud raciste des Etats-Unis. Faulkner incarne cette obsession à travers des personnages inoubliables, marqués au fer de la haine sociale. C'est une oeuvre riche, abondante, qui réclame des efforts de jugement plus que de compréhension, une patience nécessaire pour apprivoiser le style.
Mais comme toute oeuvre importante elle nous parle de nos vérités enfouies, elle va creuser au fond de nos peurs et de nos lâchetés pour y déterrer des graines d'humanité, semées à la naissance mais vite étouffées par une terre stérile, balayée par le bruit et la fureur.
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le 25 mai 2006
Après avoir exercé un à un ses procédés romnesques dans les pièces maîtresses mais quelque peu rebutantes de son oeuvre ("Tandis que j'agonise", "Le bruit et la fureur", "Absalon Absalon"), Faulkner est, dans Lumière d'août, en pleine maîtrise de son art. D'où l'effet d'une révélation soudaine, qui nous frappe dès les premières lignes et qui nous tient jusqu'à la dernière. Il y a reprise et maturation de l'usage de certains procédés parmi les plus puissants que Joyce avait infusé au roman avec Ulysse - point de vue et temporalité multiples, monologue intérieur, fidélité maniaque (casuistique!) à la douce obscurité érotique et quasi-chaotique de la conscience en activité, etc. Mais la différence est que Faulkner met ces inventions au service d'une riche game d'émotions, tantôt légères et badines, tantôt profondes et boulversantes. Pour ne pas être absentes de l'Ulysse de Joyce, ces expériences n'y sont pas moins difficilement accessibles la plupart du temps (à tout le moins dans la vieille traduction...), alors que Faulkner nous y plonge avec plus de générosité sans sacrifier le travail sophistiqué du langage.
Il n'est pas indifférent, certes, de posséder une familiarité préalable au moins minimale avec l'univers de Faulkner (le sud des États-Unis au temps des bilans) et avec les jalons de sa démarche poétique... Le "Bruit et la fureur" peut être envisagé comme cette lecture préalable, combien même il s'agit aussi d'une oeuvre de qualité en soi.
Un roman qu'il faut absolument lire et que je recommande au lecteur sérieux sans l'ombre d'une hésitation.
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le 28 novembre 2006
Lumière d août, c est d abord le drame psychologique individuel des principaux personnages. C est ensuite le récit de la genèse d un meutre accompli par un noir et digne de Dostoïevski. C est encore le roman où le Présent, le Passé et l Avenir sont intimement mêlés bien que nous ne vivions que dans le présent. C est surtout la description d une terre marquée par le puritanisme et le clivage social entre les Noirs et les Blancs, source essentielle de l inspiration tragique du Sudiste Faulkner. C est enfin la réapparition d un des thème de Sartoris : la déchirure autobiographique d être né dans une periode d amers lendemains de deux guerres que Faulkner n a pu faire : La Guerre de Secession et la Grande Guerre de 1914-1918.

Dans Lumière d août, chaque phrase, chaque paragraphe, chaque chapitre est une véritable recréation de soi.

Pour son traducteur Maurice-Edgar Coindreau, Lumière d août est le plus profond, le plus riche e t le plus vigoureux des romans de Faulkner le fauconnier
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De même qu’au début du vingtième siècle la peinture entreprit de déconstruire la réalité pour la recomposer, de même des auteurs comme William Faulkner se sont-ils attachés il y aura bientôt un siècle à dynamiter une conception trop linéaire de la narration pour faire advenir de nouvelles configurations narratives.

Si l’on se souvient que le mot intrigue vient du latin intricare, qui signifie embrouiller, empêtrer, embarrasser, on peut dire que le lecteur de Lumière d’août, délibérément mystifié par W. Faulkner, ne manque pas d’être dérouté par les multiples intrications de ces différents récits qui s’entrecroisent, s’interpénêtrent, si bien que dans son esprit tout risque de s’emmêler.

On soutiendra assurément que le prix Nobel 1949 figure parmi les plus grands romanciers de son temps, bien que ce ne soit pas faire injure à cette gloire consacrée de la littérature moderne que d’en souligner les limites, quand la raison de l’écrivain paraît basculer, abandonnant le lecteur à l’impression d’être en présence d’une sorte de délire.

Il n’en reste pas moins que Faulkner, dont l’influence sur des personnalités aussi différentes que Marguerite Duras, Truman Capote ou Joyce Carol Oates est manifeste, nous frappe par son évocation puissante du sud des Etats-Unis entre 1860 et 1920. C’est avec bonheur qu’il donne à voir la lumière du matin sur la campagne du Mississipi, ou la nuit qui tombe sur Jefferson. Nourri de violence et de haine (phrases terribles sur les noirs ou sur les femmes), Lumière d’août est un roman particulièrement sombre. La psychogenèse du principal personnage, pour qui ça va très mal se terminer, se révèle d’une criante vérité.
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le 30 juin 2012
La première édition que j'ai eue en main Lumiere d'aoutje me la suis procurée en 1 971 ; la lecture de ce livre (j'étais collégien) a bouleversé ma vie de lecteur...si ce n'est plus !
Relu à plusieurs reprises depuis, j'y reviens encore aujourd'hui !
C'est un chef d'œuvre absolu ; une écriture plus apaisée si on peut le dire ainsi de la part de Faulkner après des exercices de très haute voltige comme "Le bruit et la Fureur" ou "Sanctuaire", écriture qui pousse à ses extrêmes limites l'approfondissement de l'angoisse humaine, la confrontation avec la réalité humaine la plus brutale...
Difficile d'en dire plus pour le lecteur qui n'aura pas encore plongé dans ces 650 pages qui relèvent du génie pur !
Point facile !
Mais on en sort grandi !
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Ma première lecture de ce livre date de 1984 et je viens de le ressortir de la bibliothèque pour le relire avec quelques ( !) années en plus de lectrice à mon actif.

C’est une bonne chose.
En 1984, je m’étais attachée à comprendre l’histoire malgré sa déstructuration et sa complexité apparente d’organisation, quitte à lire les chapitres dans le désordre pour qu’ils soient échelonnés dans le temps et que la lecture me semble plus linéaire.
Je faisais une lecture en diagonale des premières pages de chaque chapitre pour savoir le lieu, de qui on parlait et quand, et j’avais remis tout ça dans le bon sens (ou ce qui s’y apparentait à mon idée).

Pour cette seconde lecture, j’ai pris le temps de lire comme l’avait décidé l’auteur et je me suis plus penchée sur l’écriture et la construction du récit que sur la trame elle-même que je connaissais déjà.

Dans ce roman, pas de bons, ni de méchants, pas vraiment. Beaucoup tour à tour, auront une part d’ombre, un tourment secret qui les poussera à agir pas forcément comme on s’y attendrait. Seule Léna, reste sereine au milieu de cette agitation, des événements, posant son regard calme sur les uns et les autres et ne dérogeant pas du but qu’elle s’est fixé.
Elle représente la « fatalité », cette fatalité en laquelle croyait Faulkner.
Léna, enceinte, recherche le père de son enfant qui lui a fait des promesses.
De rencontres en rencontres sur la longue route, de flash back en flash back, de plus en plus loin, de plus en plus profond et douloureux au cœur même de l’humain, nous comprendrons les faits, le meurtre …
Les retours en arrière n’ont pas d’ordre, en fonction d’une évocation dans le chapitre précédent, on peut aller à l’une ou l’autre des périodes de la vie, adolescence, enfance, sans qu’il y ait de « suite ». C’est en ça que le récit est totalement surprenant, désorganisé et peut troubler au premier abord.
Les pensées des personnages, par bribes parfois, apportent un plus, nous montrant ce que chacun ressent …. Chacun étant à la fois observateur et observé….

L’écriture est lumineuse, sensuelle, murmurée ….
« Elle semble, tant son avance est infime, suspendue à mi-chemin, pour toujours, comme une perle défraîchie sur le fil rougeâtre de la route. Et cela est si vrai que, tout en la surveillant, l’œil la perd quand la vue et les sens lentement s’embuent et s’estompent, comme la route elle-même, avec la succession paisible des nuits et des jours, comme un fil déjà mesuré qu’on peloterait à nouveau sur une bobine. »
Et parfois aussi, douloureuse car dans ce livre, la violence est présente.
Violence physique mais également mentale, à travers les humiliations, les harcèlements, les moqueries, les regards ….

Racisme, avilissement de la femme, puritanisme, homosexualité, solitude, adultère etc…. sont abordés dans ces six cent trente pages qui ne peuvent pas laisser indifférent et qui apporte une lumière (en août) sur les problèmes raciaux au Sud des Etats-Unis
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William Faulkner (1897-1962) est un romancier et nouvelliste américain. Publié à partir des années 1920, il reçoit le Prix Nobel de littérature en 1949, alors qu'il est encore relativement peu connu.
La plupart de ses récits se situent dans son état natal du Mississippi.
Au-delà de cette appartenance à la culture sudiste, il est considéré comme l'un des plus grands écrivains américains de tous les temps.
Ses romans les plus connus sont "Le Bruit et la Fureur" (1929), "Tandis que j'agonise" (1930), "Sanctuaire" (1931), Lumière d'août (1932) et "Absalon, Absalon!" (1936), souvent considéré comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la littérature universelle.

Une oeuvre consistante qui s'ouvre et se referme sur le personnage de Léna Grove, jeune paysanne enceinte à la recherche de Lucas Burch, beau-parleur, père de l'enfant qu'elle porte et qui lui a promis qu'il l'enverrait chercher.
Sa route va croiser celle de nombreux hommes aux vies déjà écrites, aux destins tracés, aux espoirs fracassés.
Des personnages damnés qui tentent de passer leurs vies à se rallier à la race des hommes.
Christmas, ouvrier noir qui vit une passion sexuelle intense et secrète avec Joanna Burden, une femme plus âgée issue d'une famille abolitionniste.
Le révérend Gail Hightower, qui devient le paria de sa communauté par les frasques de son épouse.
Byron Burch; un célibataire, un homme seul qui a pu vieillir sans avoir à connaitre le désespoir d'aimer et qui aimerait tant offrir un toit à Léna et son bébé. Mais.....

Quasi impossible de résumer ce roman immense, dense, puissant. Faulkner jongle avec l'itinéraire de chacun des personnages pour tenter d'expliquer leurs actes.
Un "Sud" à la population moutonnière, fortement puritaine.
Haine et violence ne sont jamais très loin.
Il est question de racisme, de Dieu et du Diable, de l'obscurité, des ténèbres et de la clarté.
Celui qui tente de transformer l'ordre établi est violenté, tué, au nom de la malédiction divine .
Il faut lire cette oeuvre magnifique qui vous prendra aux tripes.

Un très grand moment de littérature !
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le 4 janvier 2014
La lecture difficile du Bruit et la fureur ne m'a pas incitée à me plonger à nouveau dans l'oeuvre de Faulkner, mais comme on m'a conseillé de tenter l'aventure de Lumière d'aout je m'y suis collé...et sans regrets! On y ressent la dureté et la moiteur d'un Sud américain marqué par ses préjugés raciaux et le poids écrasant de la religion. Le contexte est donc lourd, sans qu'il soit vraiment possible de déceler le point de vue de l'auteur à ce sujet (l'attachement à cette terre et la fascination qu'il lui porte n'emportent pas nécessairement besoin de jugement). Les personnages sont totalement lié à ce contexte qui semble les dépasser, ce qui n'en empêche pas certain de faire preuve de la plus grande humanité. On peut y voir le tableau d'une époque dont les 640 pages défilent beaucoup trop vite.
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