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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 31 décembre 2010
Yukio Mishima (ou l'inverse si l'on veut faire plus japonais) est parti d'un fait divers réel, à savoir l'incendie du célèbre et vénérable pavillon d'or de Kyôto par un novice quelque peu déséquilibré en 1950, pour en faire un roman initiatique d'une grande subtilité et absolument dépourvu de manichéisme. Il faut rappeler que Mishima avait 25 ans au moment des faits et que l'incendiaire en avait 21, donc, qu'ils appartenaient quasiment à la même génération, ce qui a permis à l'auteur d'injecter multiples influences qu'il était capable de puiser chez lui ou certaines de ses connaissances pour forger un personnage crédible en s'appuyant sur les quelques éléments réels de la biographie du bonze novice qui se rendit coupable de ce sacrilège. C'est donc un lent et vacillant cheminement auquel nous invite Mishima sur les traces d'un adolescent frappé d'une infirmité d'élocution, qui se sait laid, qui déteste sa mère et a perdu son père, lequel, lui-même prêtre zen lui a transmis un véritable sens de la vénération pour la beauté incomparable du pavillon d'or. A la mort de son père, le prieur (principal religieux du temple où figure le pavillon d'or) recueille le jeune adolescent, étant un ami du père et lui ayant assuré de veiller sur lui. Ainsi, notre adolescent torturé devient novice au temple et peut contempler à loisir ce bijoux de raffinement et de fascination qu'est le pavillon d'or. Il va se lier à deux amis, qui symboliseront le yin et le yang du jeune homme. Tsurukawa, d'une part, sorte de génie bienveillant qui arrive à percevoir les bons côtés du jeune bonze derrière ses infirmités et ses frustrations, tentant ainsi de les magnifier. D'autre part, Kashiwagi, sorte de côté obscur, génie malveillant, qui sous prétexte de libération pousse son ami vers la dépravation. On verra donc le jeune bonze tiraillé jusqu'au plus profond de son âme entre le côté lumineux et le côté obscur, adolescent mal dans sa peau, complexé dans sa chair, mal dans le monde, épris de beauté mais s'en sentant exclus, la recevant même comme une injure, faisant ressortir sa propre laideur, tant physique que spirituelle jusqu'à lui devenir insupportable. La pavillon d'or cristallise tout ce qui, à ses yeux, est le summum du beau, donc ce qui l'empêche de vivre. En somme, un beau roman sous forme de récit à la première personne, très psychologique où, au détours de quelques passages on devine un Japon d'après guerre, ruiné économiquement, gangrené par le marché noir et humilié par la présence des militaires américains. J'en terminerai en vous offrant deux passages qui soulignent à mes yeux la substance principale de l'œuvre:

"Les infirmes, comme les jolies femmes, sont las d'être regardés; ils ont la nausée de vivre continuellement cernés par le regard des autres, et c'est de leur existence même qu'ils chargent le regard qu'ils renvoient aux autres."

"Kashiwagi, lui, m'avait le premier enseigné la voie détournée et ténébreuse par où prendre la vie à revers. A première vue, cela paraissait mener droit à la destruction; en réalité, cela foisonnait d'inattendus stratagèmes, métamorphosait la couardise en courage: c'était une sorte d'alchimie par laquelle ce que nous appelons vice redevenait ce qu'originellement il est: de l'énergie à l'état pur."
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le 26 juillet 2003
Ce roman est une pure merveille.
C'est un des mishima les plus facile et un des plus charmant.
J'ai commencé par celui-là et ne me suis pas arrété depuis.
A conseiller à ceux qui n'ont pas forcément la fibre "japonisante", c'est une excellente entrée en matière.
Une très belle rélexion sur l'esthétique dans le monde et le regard que l'homme peut porter sur la beauté dans le monde.
On comprend mieux avec ce livre que nous ne sommes pas tous identiques et on comprend mieux certains actes de folie sans les cautionner.
Je vous souhaite une très bonne lecture.
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Yukio Mishima de son vrai nom Kimitake Hiraoka est un écrivain japonais, né le 14 janvier 1925, et qui s'est suicidé par seppuku le 25 novembre 1970. Il publia près de quarante romans mais aussi des essais, des nouvelles et des pièces de théâtre. Son roman Le Pavillon d'Or a été publié au Japon en 1956.
L'auteur s'est inspiré d'un fait divers authentique qui choqua beaucoup les japonais, l'incendie criminel en 1950 du Pavillon d'Or de Kyoto par un jeune moine bouddhiste. Ce temple, trésor national construit vers 1400 avait survécu jusque là à toutes les tentatives de destruction au cours de l'histoire.
Mizoguchi, fils d'un prêtre bouddhiste, est éduqué dans l'idée que le Pavillon d'or de Kyoto est le paroxysme de la beauté, après le décès de son père il y entre comme novice auprès du prieur, ancien ami du défunt. Le jeune homme développe peu à peu une fascination exacerbée pour le temple au point d'espérer en devenir le maître ou bien d'en être le destructeur. Pauvre et bègue il n'a pas d'amis et son introversion le conduit à mettre en comparaison, la splendeur esthétique du temple sacré avec sa détestable constitution d'être humain handicapé.
Tout le roman consiste pour Mishima à nous faire cheminer aux côtés du jeune garçon, pas tant physiquement que psychologiquement, afin de comprendre comment son esprit lentement perverti par sa quête extrémiste de la Beauté va le conduire à son geste définitif, « L'idée que la flamme qui m'anéantirait anéantirait aussi le Pavillon d'Or me donnait presque de l'ivresse ». Car le jeune Mizoguchi se sent littéralement investi d'une mission, poussé par un ego démesuré, « Qu'un jeune garçon, handicapé irrémédiablement, en arrive à penser qu'il est un être secrètement choisi, faut-il en être surpris ? ». Exclus du monde de la Beauté en raison de son physique ingrat, seule la destruction du Pavillon d'Or ' symbole de la Beauté parfaite ' pourra lui permettre d'atteindre le Mal absolu. Puisque le Beau lui est interdit, il sera le Mal à son plus haut niveau et c'est alors seulement, une fois son geste accompli en une communion parfaite qu'il trouvera enfin sa place en ce monde car « Nul doute que ce ne fût pour VIVRE que je voulais mettre le feu au Pavillon d'Or ». Les dernières lignes du roman nous montrent le pyromane, fumant tranquillement sa cigarette et regardant flamber le temple, comme Néron devant Rome en flammes selon la légende.
Je n'avais jamais lu Mishima et j'ai été étonné par son style ' du moins dans ce roman ' très moderne. J'imaginais un texte très « japonais » à l'ancienne, lent et ampoulé, alors qu'en fait il est très occidental et même l'aspect introspectif du jeune moine, s'il reste dans la tradition asiatique, relève parfois du Proust dont l'âme et le corps souffrent face à la beauté. Dans sa vie comme dans son œuvre, Mishima restera comme l'homme de l'ambiguïté.
« Avant de me coucher, il me fallait aller voir le Pavillon d'Or. (') C'est vrai, je ne l'avais jamais vu endormi, comme dormait le reste du temple. Ses structures inhabitées pouvaient oublier de dormir. Sa nuit échappait totalement aux lois qui valent pour les hommes. Pour la première fois de ma vie, je lui parlai avec violence ; sur un ton proche de la malédiction, je lui jetai à la face : « Un jour, tu subiras ma loi ! Oui, pour que tu ne te mettes plus en travers de ma route, un jour, coûte que coûte, je serai ton maître ! » Les eaux noires de l'étang répercutèrent ma voix jusqu'au fond de la nuit creuse. »
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le 25 mars 2012
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman de Mishima. Et je dois dire que j'ai retrouvé dans celui-ci tout le raffinement si cher à l'auteur. Le style est élégant et limpide (sans doute doit-on saluer le travail remarquable du traducteur), la description des personnages, approfondie et transparente.

Ainsi l'on suit le jeune Mizoguchi au cours de son noviciat tout en découvrant son développement psychologique. Bègue et laid, sa haine de la beauté ira en grandissant. On espère que la fréquentation de son ami Tsurukawa, un autre novice, lui permettra de se bonifier, tant ceux qui seraient censés l'encadrer n'exercent plus vraiment d'influence sur lui, mais ce dernier disparaîtra bien trop tôt. Finalement, c'est aux côtés d'un autre novice, Kashiwagi, que Mizoguchi mettra à bien sa stratégie visant à effacer ce qui représente la beauté par excellence; le Pavillon d'or.

J'avoue avoir beaucoup aimé ce roman et je pense qu'il s'agit d'un livre d'une approche bien plus simple que d'autres que j'ai pu lire de Mishima. Peut-être est-il bon de commencer par celui-ci pour avoir un avant-goût de la complexité de l'auteur?
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Quel rapport la beauté entretient-elle avec la laideur ? Le beau est-il bon ou mauvais ? C'est le thème de ce roman qui s'inspire d'un fait divers.
Les êtres disgrâcieux ont tendance à développer une éthique et une esthétique équivoques. A l'inverse de son camarade Kashiwagi , affecté d'un pied bot, qui voit cyniquement la nature dans toute sa cruauté, le jeune bonze Mizoguchi, malgré son handicap( il est bègue et n'est pas particulièrement beau garçon non plus), continue de vouer un culte à la beauté, et spécialement au Pavillon d'or qui en est le symbole. Cependant, pour le jeune bonze, l'incompatibilité totale entre sa propre difformité et la beauté ne fait qu'accroitre à la longue sa rancaeur. La beauté, cruelle par son indifférence, devient pour lui un poison et pour s'en émanciper, il doit détruire le temple, son symbole, par le feu.
La destruction du monde de l'esthétique est une parabole de l'éveil, au sens bouddhique du terme. Pour le bouddhisme, le monde n'est qu'impermanence, et beauté ou laideur, bien ou mal, ne sont que des illusions sensorielles. Pour retrouver la sérénité, il faut abolir l'illusion des sens.
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Un livre pas si facile que le laisse penser certains commentateurs. Sur 350 pages, Mishima décrit, analyse, relate les faits qui peuvent expliquer un geste qui en apparence ne s'explique pas. Pourquoi ce jeune moine va-til incendier un temple admiré pour sa beauté et sa longévité ? Parcours personnel, handicap, parents rejetés, femmes inaccessibles, deux amis aux influences contraires, maître méprisé, isolement, mal être, pauvreté de l'après guerre, besoin de vivre vraiment, de s'échapper de cette absolue beauté du temple qui réduit son être à néant.
De petits événements s'accumulent pour aboutir au dénouement attendu. Personnellement, je ne me sens pas d'affinité avec l'univers de Mishima mais je reconnais que c'est un ouvrage très riches qui comporte de beaux passages.
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le 3 mai 2012
Le pavillon d'or est un des monuments du boudisme zen, et du patrimoine historique japonais. Il fut incendié par un novice déséquilibré dans les années 50.
Mishima reconstruit le psychisme du déséquilibré, tous les conflits internes qui le traversent, l'amenant à passer à l'acte.
A travers les personnages et la vie du novice, Mishima parvient à restituer à des non-initiés l'atmosphère du boudhisme zen, et l'état psychologique des japonais des années 50, dans une traduction magistrale, il faut le souligner.
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le 3 avril 2016
En 1950,à Kyoto, un jeune novice met le feu au Pavilllon d'or, le temple le plus célèbre de la ville. C'est de ce drame, qui a bouleversé le Japon, qu'est parti Yukio MISHIMA pour raconter l'histoire romancée de Mizogushi, le jeune moine incendiaire. Mais au-delà du fait divers, l'écrivain relate le parcours psychologique d'un garçon torturé, complexé par sa laideur et son bégaiement, obsédé par la Beauté dont le Pavillon d'or est, à ses yeux, la forme la plus pure. de son enfance pauvre dans un Japon dévasté et humilié par la deuxième guerre mondiale, aux côtés d'une mère adultère et d'un père bonze qui lui a transmis son amour immodéré pour le temple sacré, à son arrivée au Pavillon pour y être novice, recueilli par le prieur à la mort de son père, on découvre un jeune homme qui peu à peu sombre dans la folie, jusqu'à commettre l'irréparable.

Les mots sont trop faibles pour parler de toute la beauté et la poésie de ce texte magistral. Yukio MISHIMA, sans juger, sans prendre parti, décrit le parcours initiatique d'un jeune homme qui fut son contemporain. Laid et bègue, Mizogushi aurait pu composer avec ses handicaps, s'épanouir dans l'ombre de l'objet de son amour et pourquoi pas un jour devenir le prieur de ce lieu sacré. Son amitié avec le lumineux Tsurukawa, novice comme lui, l'encourage dans ce sens. Mais c'est le sombre Kashiwagi, élève dans le même lycée que lui, qui va dévoiler sa noirceur et sa perversité. Poussé par ce mauvais génie, Mizogushi s'éloigne du prieur et s'enlise dans la dépravation. Symbole du Beau, donc de ce qu'il n'est pas et se sera jamais, le Pavillon d'or devient l'objet d'un amour/haine jusqu'à ce que ses réflexions le conduisent à l'idée selon laquelle c'est ce Beau absolu qu l'empêche de vivre. A-t-il déjà été plus laid, physiquement et dans son coeur, ailleurs que près de ce temple prodigieux? Non, et c'est pourquoi il lui faudra le détruire pour enfin pouvoir s'intégrer à la vie, dans un monde débarrassé de ce rappel constant de la beauté.
Un roman au ton juste qui appelle maintes réflexions sur le le beau, le bien, le mal et la folie. A lire évidemment, pour la fine analyse psychologique de l'incendiaire et les très sensuelles descriptions de ce lieu hors du commun posé dans un superbe écrin naturel.
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le 20 octobre 2014
Que la Beauté puisse exister et le jeune moine s'en trouverait irrémédiablement exclu. Mais la soudaine et commune fragilité qui l'unit au Pavillon d'Or, alors que retentit au loin le bruit des bombes, scelle son destin au temple sacré. La quête de cette ultime communion, en commettant l'irréparable, constitue sa secrète destinée. Bègue et sans beauté, il est en apparence réservé et taciturne ; le mal et la laideur sont les hôtes de son âme. Le pendant de sa souffrance physique est un ego démesuré et tyrannique qui le pousse à croire à sa mission tragique et exemplaire : atteindre le "coeur même du mal" et anéantir le sacré d'entre les sacrés par un acte de "pure abolition". L'incendie du Pavillon d'Or en juillet 1950 anéantissait un trésor national. En explorant les méandres psychologiques du jeune Mizoguchi, Yukio Mishima établit le mobile d'un crime qui ébranla le Japon. En arrière-plan, l'auteur livre sa vision philosophique du Beau absolu.
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le 6 février 2014
Lorsque je me suis rendu à Kyoto et que j'ai aperçu pour la première fois le Pavillon d'or, j'en ai eu les larmes aux yeux. C'est que Mishima, dans ce livre m'avait expliqué comment cette beauté avait pu rendre fou un jeune homme.
Une oeuvre incontournable de Mishima.
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