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le 23 septembre 2007
Costal, l'écrivain séducteur reçoit nombre de lettres de femmes admirative et n'en a cure. Lui, il préfère voir de jeunes filles qui ne l'embêteront pas et ne chercheront pas discuter avec lui.

C'est donc des lettes échangées entre Costal et ses admiratrices, et quelques moments de vie de Costal qui composent ce livre. Le style est quelque peu maniéré, à l'ancienne mode, et rien que pour cela redonne le gout à l'écriture.

Mais surtout, il a une façon incisive de décrire la réalité sans détour et de la juger subtilement, et c'est là que se trouve la richesse de son écriture : pleine de réflexion, il livre ses pensées sur les relations hommes femmes, sur le jeu dangereux de l'amour, sur la façon que s'en font les hommes et les femmes.

C'est diablement intelligent et enrichissant pour le lecteur, certains passages sont même à mourir de rire par leur humour noir, alors pourquoi se priver ?
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le 25 septembre 2010
Montherlant n'est pas vraiment un homme de la modernité et il s'en est vanté. Amoureux de la Rome antique, le mythe de l'homme fort mais aussi de l'éphèbe est sous-jacent dans ses livres. Mais ici, il s'agit de jeunes filles...
Non, il s'agit d'écrire. D'écrire et de décrire un écrivain. Pas tous les écrivains mais Costals, un séducteur souvent anthipatique, c'est à dire humain en fait. On notera le parallèle entre séduction et écriture et la nécessité pour Costals, le personnage principal, de conquérir. Car s'il conquiert la littérature par son oeuvre, il conquiert le Monde par les femmes. Et plus précisément, les jeunes et spécifiquement les vierges. Celles-ci sont décrites avec une mysoginie non masquée, c'est à dire digne d'intérêt, et l'on pourra s'étonner que le succès du cycle se soit établi à l'origine sur le public féminin. C'est qu'il semble que tout mysogine qu'il est, Costals comprend les femmes. Et quand il les a analysées, il en déduit que le mieux à faire est de s'en défendre. Chacun pour sa peau. C'est une façon comme une autre de voir les choses. Est-ce respectable?
Le cycle de Montherlant se fout de la bien-pensance, il s'attaque au mythe du mariage et autres sacro-saints enjeux sociaux du rapport homme-femme. J'ajouterai avec prudence que Montherlant était homosexuel et que cela légitime finalement une forme d'objectivité. Mais attention à ne pas confondre l'auteur et son personnage...
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le 3 juillet 2014
Ici, on suit les échanges épistolaires de Pierre Costals, un brillant écrivain aux idées bien arrêtées mais très réfléchies, avec ces admiratrices et leurs états âmes, toutes liées par leur caractère de "jeune fille". Ce roman est hybride entre ces lettres, qui restent le plus souvent sans réponse de la part de Pierre, des réflexions qui introduisent les situations prochaines et des situations romancées, pour une étude géniale sur "les jeunes filles", leur psychologie, leur volonté, les nuances de la féminité, comme une illustration des différences fondamentales entre les hommes et les femmes, dans un style distingué et très travaillé en coulisse.

Le récit se base sur Pierre et trois filles, Andrée, une "jeune fille" a l'orée de ce royaume et sur le point d'en être chassé, puisqu'elle est dans sa 29ème année, érudit et vaniteuse, seule et laide, intelligente et sans psychologie. Pierre, compatissant à son sort, répond à ses premières lettres. Après un séjour à Paris où Andrée passe une soirée avec Pierre, elle se persuade de l'amour de Pierre à son égard et se nourrit de son refus nappé de sucre de l'espérance, car la pitié de Pierre laisse place à l'interprétation, qui d'ailleurs existe même quand cette place est nule, pour en vivre jusqu'au délire. Cette relation est d'une cruauté pour Andrée, par les sentiments de Pierre et le ridicule des réflexions d'Andrée, elle ayant si bien étudiée, mais "les mots qui ne sont pas des pensées ne montent pas aux cieux".

L'autre échange se déroule entre Pierre et une certaine Thérèse, jeune fille pieuse, voir mystique, soumise à la tentation, notamment à travers Pierre. Ce cas intéresse grandement Pierre, lui qui, si il est non croyant, s'intéresse grandement à la spiritualité, car evidemment le monotheisme ne possède touours pas toutes les actions du ciel. Cette échange s'achève avec une crise mystico-hystérique de la fille, toute révélatrice de "ces surfaces qui miment la profondeur", comme pour dire que les femmes ne vivent la mystique que charnellement, ce qui n'est pas une critique d'ailleurs, mais l'autre côté de l'homme.

Ce premier tome peut être lu séparément des autres, mais ayant lu tous les tomes, je peux vous assurez que l'idéal serait de les lire d'une traite, tant ils possèdent une unité certaine. En plus, chaque tome est court et se lit très rapidement.
On peut ajouter, que ce roman est jonché des réflexions de Costals, chacune passionnante, une analyse de l'importance du réseau/relation ou des reflexions dur le mariage entres autres.

Je conseille grandement ce roman, très agréable, intelligent et qui vous poussera sans aucun doute à vouloir vous procurer les autres tomes et à mieux découvrir cet auteur pas assez connu.
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Premier de la tétralogie éponyme des Jeunes filles, auquel succèderont Pitié pour les femmes,Le démon du bien et Les lépreuses, ce roman est un chef d'oeuvre intemporel auquel colle une vilaine étiquette misogyne et surannée. Rien de plus contemporain et actuel pourtant que cette oeuvre étonnante qui mêle esthétique de la Belle époque (même si l'action se déroule dans les années 1920), ambiance et préoccupations très XVIIIè (libertinage, recherche de jouissance décomplexée, ambition de l'égalité des sexes, caractère épistolaire d'une partie du roman) avec un style moraliste et une recherche de maximes résolument Grand siècle.
Dans les échanges de Costals avec la croyante Thérèse, la passionnée Andrée et la fade Solange (celle qu'il choisira, en dépit de toute logique), toutes les palettes du sentiment amoureux sont explorées. Les amateurs de citations sur l'inépuisable sujet des relations entre hommes et femmes seront ravis ; les amateurs de littérature seront passionnés par cette oeuvre qui évoque à la fois Laclos et Racine, Proust et la Rochefoucauld.
Lecture qui devrait être obligatoire dans tous les lycées ; relecture qui est conseillée quinze ans plus tard.
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Montherlant mysogyne ? Il est vrai que les jeunes femmes qu'il décrit ou plutôt qui s'expriment (par courrier à un homme admiré)ne sont pas idéalisées. Ce sont des femmes bien réelles, qui aiment et souffrent. Elles ont bien des faiblesses mais le personnage masculin n'est pas mis en valeur non plus, au contraire.

L'écriture est belle, aérée.
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