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le 17 octobre 2012
Inutile de ressasser tout ce qui a été dit sur le roman et sur son écriture. Si l'on découvre Huysmans, le livre ne laisse pas indifférent et pour qui se sent un tant soit peu réactionnaire, cette œuvre, quoique vieille de plus d'un siècle, peut servir d'exutoire par sa puissance stylistique. Nerveuse, irritée, érudite; du début à la fin cette plume ne lâche pas sa proie.

"C'était le grand bagne de l'Amérique transporté sur notre continent; c'était enfin, l'immense, la profonde, l'incommensurable goujaterie du financier et du parvenu, rayonnant, tel qu'un abject soleil, sur la ville idolâtre qui éjaculait, à plat ventre, d'impurs cantiques devant le tabernacle impie des banquiers!"

Le sentiment qui anime le récit, au delà des fantasmagories de son personnage, est une saine colère dans un siècle en proie au matérialisme et au pouvoir croissant de la bourgeoisie qui y prit place. Ces ingrédients corrosifs qui achèveront de dissoudre un catholicisme déjà dévoyé ne pouvait faire naitre que ce genre de personnage complètement aliéné; ni tout à fait religieux, ni tout à fait impie. Et c'est ce qui fera dire à Barbey d'Aurevilly que son auteur aurait à choisir "entre la bouche d'un pistolet ou les pieds de la croix" puisque le personnage du livre n'est autre que Huysmans lui-même qui se livre dans cette vie imaginée d'aristocrate reclus, à un étalage d'érudition parfois somptueux, parfois grotesque. L'auteur épargne peu de gens et à ses gouts, orientés souvent vers ce qui s'attache à la vertu religieuse, se mêlent par contradiction l'éloge des impressionnistes ou la critique de grandes figures comme Joseph de Maistre.

On sent au fil des pages, à travers ses angoisses qui iront crescendo, qu'en réalité l'auteur incarne, bien malgré lui, ce qu'il exècre et tente de fuir à tout prix. C'est en tout cas ce que laisse entendre la dernière phrase du livre. A rebours déploie, au delà de sa sublime prose esthétique, la juste critique d'une société désacralisée agonisant sous le panthéon déjà triomphant de la banque et de son despotisme. C'est l'articulation de ces deux aspects qui fait de A rebours un grand roman.
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le 22 juin 2014
Ici, on suit la misanthropie d'un certain des Esseintes, cloitré dans un appartement en dehors de Paris, entre ses excentricités, ses réflexions, ses rêveries ou ses expérimentations, pour une réflexion sur l'art ancien et moderne, les pierreries, la botanique, la spiritualité ou la condition humaine, dans une langue riche et belle, prémisse d'un nouveau souffle dans le roman français.

Après une enfance chez les Jésuites, des Esseintes, corps faible d'une famille noble au stade terminal de décomposition, découvre la vie mondaine parisienne, et s'y démarque par une excentricité affichée dans ses accoutrements ou ses fêtes qui prennent forme dans le château familial.
Fatigué de cet environnement qui ne le convient pas, de cette société et de ses codes en inadéquation avec son esprit et sa sensibilité, il décide de disparaitre, vendre son château, vivre de ses rentes dans un appartement, avec ses livres et une volonté de satisfaire ses excentricités esthétiques, de se nourrir exclusivement de son propre soleil allumé de ses nécessités, de se délecter de ses artifices.

Des Esseintes est dans l'apologie de l'artificiel, posture qui répond au pessimisme de rigueur face à la condition humaine, lié à la vision de Schopenhauer, mais également en filigrane, au naturalisme de son temps, froid et sans relief.
Nietzsche ferait un parallèle avec les grecs qu'ils qualifiait de : "superficiel par profondeur".
A cette époque Huysmans est membre du courant naturaliste et ce roman contient une réflexion sur l'art ancien, religieux, mystique, en négatif de son époque.
D'ailleurs ses apologies, Baudelaire, Aurevilly.. ne sont pas dans le réalisme, mais dans la profondeur de l'âme humaine, jusque dans sa transcendance.

Ce roman est celui d'une incapacité à se mouvoir dans son époque. De par ses lectures, ses intuitions forgées, ses connaissances et sa conscience, qui lui font ressentir la grandeur des temps antérieurs, de ses principes, de ses codes et de ses représentations, des Esseintes se rêve une vie à rebours.
Mais si son aventure intérieur, à l'intérieur de cet appartement si singulier est un soulagement à son âme mélancolique, sa dégradation physique et mentale est le prix a payer pour sa vie à l'envers, l'écueil d'une folie.
De ses défaillances à l’ouïe qui se perturbe , Des Esseintes paye le contrecoup de son style de vie visiblement intenable.
Son séjour est également propice à se rappeler ses souvenirs, celui des femmes ou de ses immoralités, pour des récits qui apportent de l'épaisseur à la psychologie de Des Esseintes.

A l'instar d'un Dostoievski et de sa cathédrale "Les frères Karamazov", Huysmans place le pilier de son roman dans ses réflexions sur l’Église.
On sent de la part de Des Esseintes une attirance/répulsion entre sa raison et ses inclinaisons, les preuves scientifiques et la médiocrité scientiste, l'emphase médiévale et le catholicisme libéral.
Le roman s'achève d'ailleurs sur un éloge de l’Église, en comparaison à la société moderne systémique, qui augure la transformation progressive de Huysmans.

L’ambiguïté de la décadence illustré par Huysmans sous le personnage de Des Esseintes se trouve dans ses origines et son existence. Si Des Esseintes, par son comportement, ses activités, ses gouts mortifères peut être considéré comme un décadent, il n'est pas dupe et condamne fortement la Décadence, celle de la société moderne. Ainsi sa décadence est d'une autre nature que celle qui est habituellement admise.

Et je pense que la clé de son ambiguïté se trouve dans le passage sur le sadisme. Des Esseintes et Huysmans en miroir, analyse clairement le sadisme comme intrinsèquement lié au christianisme, une rébellion, un sacrilège qui n'a de sens seulement comme défiance, comme défi. Ainsi, Des Esseintes dans son rapport attirance/répulsion avec l’Église et la religion oscille entre un respect pour celle-ci et un nihilisme ou un pessimisme qui l'attire par désespoir vers cette rébellion, que l'on retrouve dans le chapitre VI et qu'il le pousse à abandonner sa volonté.

De plus, son élitisme, sa conscience et son érudition lui rend enclin à se mouvoir dans la posture décadente, un dépassement à la fois du romantisme et du naturalisme, dicté par les temps de plus en plus désuni, de plus en plus pesant.
Moi, je vois ainsi l'opposition fratricide entre le pessimisme de son siècle et la panacée de l’Église qui se joue en Des Esseintes, entre ses tableaux mortifères et ses plantes vénéneuses d'un côté et sa bibliothèque théologique très fournie, qu'il connait par cœur, comme la fracture existentielle principale qui touche Des Esseintes.

L'autre aspect qui caractérise le roman est son symbolisme, à la suite et à l'avant d'autres œuvres qui s'inscrivent dans ceux qu'on appelle, logiquement, le roman symbolique.
Ainsi, malgré la réfutation de Huysmans d'une utilisation de symboles notamment dans le choix de l’émeraude, l'on peut se demander si il nous raconte pas des salades, s'il veut pas nous faire avaler des vertes et des pas mûres, ce pervers.

Si ce roman apporte une réflexion passionnante sur des sujets aussi vaste que l'art, la transcendance ou le dilemme entre le positivisme et le romantisme, il est également considéré pour le formidable style de Huysmans.
Lui qui montre son immense talent de critique dans ce roman, à travers les analyses du style de ses contemporains ou de ceux qui l'ont précédés, écrit d'une langue noble, maniant l'adjectif précis avec grand talent, mais rend également la compréhension complexe tant la langue est riche. Certains pourront parler d'afféteries, mais l'on ne pourra nier la beauté du style et de la langue, qui fait coulé le récit avec une grâce produit de sueur, donc à ne pas confondre avec un style "coulant".
Je ne me lancerai pas dans la caractérisation du style à la Huysmans, d’adjectifs d'initiés, me sentant que très peu capable de cet exploit.

Je conseille fortement ce roman, qui a ouvert de nouvelles perspectives au naturalisme désincarné de son temps, mais qui apporte également une brillante réflexion sur la société moderne, l'art ou le pessimisme, tout ceci dans une langue grandiose.
Ce roman doit vraiment être une porte à l’œuvre de Huysmans où les sujets chères à celui-ci sont plus développés dans les romans suivants. De plus, ce roman donne également envie de découvrir les œuvres appréciés et si bien explicités par Des Esseintes.
On comprend aisément que Des Esseintes porte les convictions et les avis de Huysmans, d'une société moderne mortifère, matérialiste, mercantile et américanisé, en 1884, que dirait il en 2014.
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le 5 mai 2017
Article conforme à la description
Qualité au rendez-vous
Je recommande cet article
Je ne regrette pas mon choix
A dévorer sans hésiter
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Dernier rejeton d'une famille noble tombée en décrépitude à force d'unions consanguines, Jean des Esseintes se languit de la vie. A trente ans, il est déjà blasé de tout. Ses contemporains l'ennuient. La sottise et la vulgarité l'indisposent. Les événements du monde le laissent indifférent. D'un tempérament hautain exacerbé par une intelligence aigue, il souffre de vivre au sein d'une société qu'il juge médiocre et détestable. Même les voluptés charnelles n'exercent plus sur lui le moindre attrait. Las du cloaque humain, mais ne pouvant se résoudre au suicide pour lui échapper, il n'a qu'un désir: se retirer, ainsi que dans un cloître, dans quelque lointaine thébaïde pour y savourer les joies intenses de la réclusion, loin des turpitudes de son siècle. Jetant son dévolu sur une maison isolée de Fontenay-aux-Roses, il s'y installe donc et, avec un soin maniaque, se met à l'arranger selon son goût pour en faire un cocon de raffinement, une bulle de grâce, un lieu délicat et rare, propice à l'étude et à la méditation...

Ah, le surprenantissime roman que voilà! Paru en 1884, c'est peu dire que Joris-Karl Huysmans y jeta tout son génie, tout son art, toute son intelligence créatrice! Mais est-ce bien un roman? me direz-vous. Car enfin voilà une intrigue des moins romanesques! Il ne se passe rien dans ces pages, ou à peu près. Nulle péripétie haletante. Nulle progression dramatique. Nul rebondissement à couper le souffle. Rien qu'un homme refusant le monde et s'en créant un autre, idéal, aux dimensions d'une simple maison. Eh bien oui, c'est vrai que ce roman est statique. Tout s'y passe en un lieu, ou presque. Tout s'y concentre autour d'un seul personnage. Mais quel lieu! Quel personnage! Et quelle prose que celle de Huysmans pour nous mettre en scène l'un et l'autre!

Ah, vit-on jamais s'épanouir sous la plume d'un romancier phrases plus merveilleusement chantournées que celles qui nous content cette singulière aventure immobile? Décadent, misanthrope, misogyne, antisocial, anarchiste, élitiste: quelle que soit l'épithète qu'on attache à ce livre, c'est d'abord une extraordinaire prouesse stylistique, une prouesse telle qu'il n'en est pas plus de quatre ou cinq dans toute la Littérature française. De la première à la dernière page, ce chef-d'oeuvre suinte le génie par chacun de ses mots, chacune de ses virgules. Il est des romans dont certaines phrases vous chavirent par leur beauté, leur musique, leur intime harmonie. Dans celui-ci, chaque phrase est un pur diamant ciselé avec amour et précision. Mallarmé lui-même en fut impressionné, c'est dire! Ah, rien que le chapitre 11, mes amis... Quel joyau de style et d'humour! Ces quelques pages qui nous racontent un voyage imaginaire à Londres sont parmi les plus savoureuses jamais écrites dans notre langue...

Mais y a-t-il, me direz-vous, une part d'auto-portrait dans ce mystérieux et fantasque des Esseintes? Eh bien, c'est plus que probable. Sans doute faut-il voir dans cet énigmatique personnage une extrapolation fictionnelle de Huysmans! En tout cas, ce dandy anachorète auto-emmuré dans sa Tour d'ivoire esthétique est sûrement le plus étonnant des anti-héros et continue légitimement d'exercer, en dépit du temps qui passe, la même trouble fascination. Bref mais d'une extrême densité, ascétique dans son propos mais luxuriant par sa forme, ce livre est plus qu'un roman: c'est un long poème en prose. Il intrigue et déconcerte. Il séduit et ensorcelle. Il ne s'abaisse pas au niveau du lecteur. C'est au lecteur, s'il veut en goûter les charmes rares, de s'élever à son altitude. Mais pour qui parvient à entrer dans le mystère de cette oeuvre unique, ah, quelle enivrante récompense!
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Le personnage principal de ce roman (Jean des Esseintes) est le compagnon de Diogène de Sinope, dont une des devises était 'Rien à branler, sauf moi'.

Des Esseintes abhorre le monde dans lequel il vit pour différentes raisons, et notamment pour des raisons socio-politiques: 'Puisque, par le temps qui court, il n'existe plus de substance saine, puisque le vin qu'on boit et que la liberté qu'on proclame, sont frelatés et dérisoires, puisqu'il faut enfin une singulière dose de bonne volonté pour croire que les classes dirigeantes sont respectables et que les classes domestiqués sont dignes d'être soulagées ou plaintes, il me semble, conclut des Esseintes, ni plus ridicule ni plus fou, de demander à mon prochain une somme d'illusion à peine équivalente à celle qu'il dépense dans des buts imbéciles chaque jour.'
Aussi, pour des raisons socio-économiques: 'C'était le grand bagne de 1'Amérique transporté sur notre continent; c'était enfin, l'immense, la profonde, l'incommensurable goujaterie du financier et du parvenu, rayonnant tel qu'un abject soleil, sur la ville idolâtre qui éjaculait, à plat ventre, d'impurs cautiques devant le tabernacle impie des banques.'
Et encore, pour des raisons d’hygiène sexuelle: 'tout n'est que syphilis'. Son obsession par le syphilis explose dans des descriptions interminables de fleurs exotiques 'comme rongées par des syphilis et des lèpres'.

Mais, au lieu de réagir et de protester contre cette condition humaine déplorable, des Esseintes met de l'huile sur le feu en criant 'fais aux autres ce que tu ne veux pas qu'ils te fassent', tout en restant 'rongé d'ennui'.
Il sombre dans un pessimisme morbide ('En même temps que s'appointait son désir de se soustraire à une haïssable époque d'indignes soufflements, le besoin de ne plus voir de tableaux représentant 1'effigie humaine tâchant à Paris entre quatre murs ... Après s'être désintéressé de l'existence contemporaine, il avait résolu de ne pas introduire dans sa cellule des larves de répugnances ou de regrets').

Joris-Karl Huysmans a créé avec ce roman le personnage modèle du décadent: un poseur hautain et égoïste qui tourne le dos à un monde pourri (pour lui) et qui se campe dans son tonneau 'psychique'.

Ce livre contient, à côté de pages fortes, des chapitres très lassants, comme la critique d'auteurs catholiques dont la majorité est totalement oubliée aujourd'hui ou ses délires sur des fleurs exotiques. Mais, il reste intéressant en tant que document humain sur certaines mentalités et tendances dans les milieux littéraires et culturels à la fin du l9e siècle en France.
Un roman important dans l'histoire de la littérature francaise.
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le 31 mars 2016
Dans A rebours, Huysmans a réuni une riche documentation et manie un style raffiné et tranchant. Il se montre aussi exagérément provocateur et cynique, ce qui explique l'admiration de Gainsbourg ou Houellebecq pour ce roman, eux-mêmes exagérément provocateurs et cyniques.
Des Esseintes, aristocrate ''incrédule qui voudrait croire'', anémique, ''écrasé par le spleen'', haïssant la bourgeoisie vénale et utilitariste (''la sottise industrielle et pécuniaire''), blasé des gens (''le monde est, en majeure partie, composé de sacripants et d'imbéciles''), des femmes (''la sottise innée des femmes'') et des plaisirs (''l'ennuyeuse et vulgaire corvée du repas''), décide de se retirer dans une thébaïde.
Dans cette existence de cénobite (souvent marquée d'une préciosité ridicule), il ne trouve, en adepte du pessimisme schopenhauerien, de réconfort que dans l'art : Baudelaire, Poe, Verlaine, Mallarmé, Moreau, etc. Et puisque la réalité et la nature sont vulgaires, il veut ''substituer le rêve de la réalité à la réalité même'' et s'enferme dans la contemplation et l'imagination.
Mais, face à la mort et à l'impossibilité de vivre éternellement isolé, il abandonne le pessimisme, voyant que ''l'impossible croyance en une vie future serait seule apaisante''.
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le 18 avril 2012
J'ai énormément aimé Dorian Gray.
Alors quand j'ai fini par apprendre que ce fameux livre sans titre offert par Lord Henry et que celui ci lit en cachette était : A Rebours d'Huysmans je n'ai pas hésité à l'acheter. Je voulais absolument connaitre ce qui avait marqué Oscar Wilde à ce point pour influencer son personnage de Dorian Gray.
Ce livre est une pièce d'art qui nous emmène dans les confins de la névrose du riche qui ne trouvant plus rien à son gout s'enfonce dans le luxe funeste et devient fou.
Il n'y a pas d'action, mais il y a un énorme talent d'écrivain, la langue française est un art et Huysmans la sublime.
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le 25 septembre 2013
Je ne recommande pas du tout cette édition. Les pages ont été vulgairement photocopiées, pas imprimées. Elles ne sont pas toutes dans le bon ordre, parfois d'une page à l'autre il en manque et on la retrouve plus loin dans le livre.

En bref l'horreur pour lire et profiter de cette œuvre qui pourtant mérite bien mieux qu'une négligence totale de la part d'un éditeur incompétent.

Passez votre chemin.
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le 24 mai 2017
soit disant livre génial, le livre de chevet de Serge Gainsbourg et bla bla bla.
A jeter. Lecture sombre, personnages dépressifs, on ne comprends rien ou bien je ne suis pas équipé pour et de toute façon je n'ai lu que 30 pages tellement ça m'a écœuré.
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le 23 décembre 2003
Je ne vais pas répéter ce qui a été dit dans les autres commentaires sur la littérature du XIXème et ses tendances. Je ne m'intéresserais pas non plus au fond de l'ouvrage, mais uniquement à sa forme.
Huysmans, le style ! Huysmans, la forme ! Huysmans, le maître des sens ! C'est à travers "A rebours" que Huysmans fait la plus belle preuve de sa culture et de sa qualité de prose. Ce qui pourrait être perçu par certains comme un simple exercice de style ampoulé et vaniteux sera au final reconnu par tous comme un intégral plaisir des sens.
Affublé d'un sens aigu de la description et du détail, Huysmans manie la langue et les champs lexicaux se rattachant aux cinq sens avec une incroyable dextérité et précision, le mot tombant toujours juste ! Dans cet ouvrage, les mots se transforment en un festival de couleurs, d'effets de lumière, de sonorités et bruitages, de textures, de goûts... De manière général, le vocabulaire employé repose sur des mots à la graphie ou à la phonie séductrice, dont l'exotisme semble sortir d'un français mystérieux et oublié : peccamineux, vergus, ribotte, rubéfiant, sinapisme, cauteuleux, lénitif, pour n'en citer que quelques infimes exemples.
"A rebours" est un livre qui sent, qui brille, qui fait saliver, qui se goûte... Certainement l'un des ouvrages de la langue française où la prose est la plus riche, la plus contrôlée, la plus belle et la plus juste.
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