undrgrnd Cliquez ici Litte Stockage illimité pour les photos et bien plus encore cliquez_ici Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Achetez Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux en or rose

Commentaires client

4,1 sur 5 étoiles
31
4,1 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:7,10 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

L'histoire de Robinson est archi-connue. Elle devient d'ailleurs un mythe actuel.
Dans cette version, M. Tournier développe plusieurs idées et surtout celle de la civilisation :
La civilisation que l'on connait est-elle plus évoluée ? Permet-elle de vivre et de tenir dans un milieu hostile ?
La rencontre de Robinson et de Vendredi va apporter beaucoup de réponses, mais aussi beaucoup d'autres questions...
Robinson devra évoluer, apprendre à accepter la nature et non pas à essayer de la dompter.
M Tournier nous livre un superbe roman, magnifiquement écrit qu'il faut avoir lu !
0Commentaire| 18 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 14 avril 2015
Ceci n'est qu'un avant propos car je n'ai atteint que le tiers du roman, mais je suis bouleversée par la description hyper réaliste, photographique que fait Tournier du monde matériel, animal et végétal, servie par un vocabulaire d'une richesse fabuleuse et des métaphores inédites (Tournier parle des "aigrettes" du blé en herbe qu'il regarde avec amour — ce blé, qu’en expérimentateur il a lui-même semé). La description du monde intérieur — objet lui aussi d’une observation minutieuse — a la précision du reflet dans un miroir : les souvenirs surgissent du passé à l’occasion de rencontres olfactives fortuites, comme par exemple ce « nez à nez » avec le thérébinte, pin aromatique qui ramène avec une violente émotion, le souvenir des lundis de son enfance (lectrice imaginative, j’ai — à tort ou à raison — associé ce "lundi" à l’enfance de la vie). Enfin, et je n’irai pas plus loin aujourd’hui, l’analyse de la solitude de Crusoé
— que Michel Tournier semble bien connaître — avec ses méfaits et bienfaits est d’une pénétration bouleversante.

Cette lecture est un sujet d'émerveillement constant. Je dois préciser qu’il ne s’agit pas ici d’un « livre qu’on dévore » (« page-turner » en anglais), mais d’un livre dont la beauté et la profondeur se distillent lentement.
0Commentaire| 6 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 juin 2005
La lecture de ce livre est délicieuse. Chaque ligne se lit comme on mange un biscuit moelleux, lentement. On se prend a relire un paragraphe qu'on vient de lire, pas parce qu'on a pas compris - le roman est très facile d'acces, mais pour le plaisir de gouter à nouveau le style étincelant de Tournier, son intelligence des situations et des hommes, ses idées incroyables.
La trame du roman est connue, c'est une reprise du mythe humaniste de Robinson, mais Tournier l'enrichit de mille traits, mille idées qui modernisent le héros et la pensée. Mon passage préféré est celui de la souille, cet espèce de fosse septique ou le heros s'immerge et s'enivre jusqu'à la jouissance et à la mort. On se prend a espérer pendant la lecture que le livre soit plus épais, tant le plaisir de la lecture est fort. Mais pas d'inquietudes, les deux autres formidables pavés de Tournier, le Roi des Aulnes et les Metéores etancheront votre soif.
Un de ces livre qui vous réconcilie avec la vie et vous fait déplier vos ailes.
0Commentaire| 33 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 24 juillet 2015
Je l'ai terminé y'a une dizaine de jour et je suis encore obsédé.
Déjà il y a le style. D'une grande sobriété, aucun effet, pas de posture, pas de lyrisme, très simple mais d'une beauté magistrale. Aucune description à rallonge, elles sont brèves, d'une précision redoutable et harmonieuse. Un vrai travail d'artisan des mots.
J'aime le thème du naufragé, condamné à la solitude totale.
J'aime cette nature et cette île, auxquelles Tournier donne une âme,
J'aime le fait que cela soit à l'échelle d'une vie, sorte d'épopée.
Et puis c'est aussi un roman philosophique (l'auteur étant professeur de philo), et les considérations qui sont déployées sur l'Autre, le temps, l'existence, etc. sont délicieuses, comme la confiture dans les fourrés à la fraise.
Ce que je trouve par dessus tout remarquable, c'est d'avoir réussi à donner autant de profondeur à des poncifs d'ordinaires si mièvres, consensuels et agaçants comme l'égalité entre les hommes, l'instinct destructeur de l'homme occidental, etc.

Justement tant pis si je sonne mièvre, mais on voyage, on rêve, on entend le bruit des vagues, on reste contemplatif....
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 20 août 2010
« Je tâtonne à la recherche de moi-même dans une forêt d'allégories. » Tirée du journal de bord de Robinson, cette citation résume à la fois l'histoire du naufragé solitaire, et sonne comme la marque de fabrique littéraire de Tournier qui utilise les allégories comme fil rouge à ses récits.
L'histoire est archi-connue, c'est donc autre chose que recherche le lecteur : que se passe-t-il dans le cerveau d'un homme seul, livré à lui-même, sans interaction avec ses semblables ? Toute la première partie du récit montre les tentatives de Robinson d'échapper à la perdition par son organisation méticuleuse de l'île. Lorsque débarque Vendredi, ses certitudes d'homme civilisé vont progressivement se lézarder... en l'observant lézarder sur l'île. Un Robinson nouveau va naître : « Soleil, rends-moi semblable à Vendredi. Donne-moi le visage de Vendredi, épanoui par le rire. (...) Soleil, es-tu content de moi ? Regarde-moi. Ma métamorphose va-t-elle assez dans le sens de ta flamme ? Ma barbe a disparu dont les poils végétaient en direction de la terre, comme autant de radicelles géotropiques. En revanche ma chevelure tord ses boucles ardentes comme un brasier dressé vers le ciel. »
Ce passage du tellurique à l'éolien, qui lui permet d'accéder à l'intemporalité et de baigner dans un monde de contemplation, c'est grâce à Vendredi que Robinson le réalise.
Robinson découvre grâce au gentil sauvage que l'être civilisé s'emprisonne de lui-même dans un monde de contraintes et de labeur. Suite à une série de catastrophes, Vendredi détruit non seulement la civilisation amenée par Robinson sur l'île, mais aussi ses convictions d'Occidental.
Ce roman est construit de manière très symétrique, avec une similitude inversée des actions : le naufrage, la vie en tant qu'homme civilisé, l'arrivée de Robinson, la vie en tant qu'homme libre, l'arrivée d'un bateau, 28 ans plus tard.
Le passage salutaire d'un monde vers l'autre - quoique bien amené - convainc à moitié. Il se heurte à un parti pris assez manifeste en défaveur du monde civilisé. Et le paradis idyllique et contemplatif atteint par Robinson se révèle bien évanescent lorsque Vendredi choisit de le quitter pour la civilisation. En plus des quelques lourdeurs philosophiques de la 1re partie, ce « Vendredi ou les limbes du Pacifique» ne s'impose pas comme le livre que l'on choisirait si l'on devait se retrouver seul sur une île.
11 commentaire| 7 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 août 2011
Le sens de votre existence est dicté par le regard qu'ont les autres sur vous. Si vous n'en êtes pas convaincu, alors lisez ce livre qui va bouleverser votre existence. Ce séjour dans une île déserte vous aidera à prendre du recul sur vous-même et sur votre entourage. C'est un véritable chef d'oeuvre, remarquablement écrit par Michel Tournier
0Commentaire| 3 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Robinson échoue sur son île. Après en avoir fait le tour, et constaté son inexorable solitude, il déprime. Il s'effondre en se vautrant dans la «souille», marigot boueux où il côtoie des cochons.
Puis il rebondit et agité d'une frénésie civilisatrice, il va dompter « Speranza » son île sauvage.
Jusqu'au jour où il sauve involontairement un jeune indien que ses congénères cannibales allaient massacrer'

Comme souvent il faut attendre la mort d'un auteur pour sortir de sa bibliothèque un bouquin qu'on n'a jamais pris le temps de lire.
Et pourtant j'avais vraiment beaucoup apprécié l'énergie sombre et malsaine du « Roi des Aulnes ».
Paru en 1967, premier roman de Michel Tournier, « Vendredi » est une superbe allégorie de l'absurdité de la condition humaine. Après la bestialité passive de la souille et la frénésie idiote de l'ère civilisée, arrive le retour intelligent à la nature éclairé par « le bon sauvage ».
De ce fait, Michel Tournier peut être considéré comme un précurseur du retour aux fondamentaux d'une vie saine qui essaie de sortir notre société des abus de la modernité.
Ce message soixante-huitard infusé dans une ambiance ou le sexe prend une place importante a bien vieilli. C'est vraiment un roman majeur, bien construit, bien écrit, que l'on prend plaisir à lire.

Cependant je n'ai pas retrouvé toute la puissance d'écriture du « Roi des Aulnes » et j'en suis un peu déçu.
Pour ceux qui ne connaissent pas encore Tournier, il vaut donc peut-être mieux commencer par « Vendredi »'
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 23 février 2016
Une déception ! Voilà un livre, un auteur de grande réputation. Je n’y ai pas trouvé mon compte. L’ennui est vite venu après une introduction intrigante. Elle invite à débarquer sur l’île avec Robinson. On sait qu’il a échappé au naufrage sinon le livre serait déjà fini. Mais une fois à terre quel ennui ! On a beaucoup écrit sur le sujet d u naufragé sur une ile déserte et étant en général bon public, je m’attendais avec bonheur à me plonger dans l’aventure. Mais, la mayonnaise ne prend pas. Enfin, l’alchimie n’a pas opéré pour moi. Bon, je sais bien c’est une thèse philosophique, ce n’est pas une histoire pour rêveur. Mais alors de deux choses l’une. Ou on fait une thèse et on annonce la couleur, ou alors on fait un roman dans lequel en filigrane apparaît une réflexion sur l’homme. Voir Camus, Sartre et tutti quanti. Leur roman tiennent la route et sont intéressants en eux-mêmes. Avec Tournier, il faut attendre le dernier chapitre pour voir où il veut en venir. Et là, on tombe sur une conclusion simpliste à pleurer. Je n’ai pas aimé.
0Commentaire| Une personne a trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Michel Tournier (né en 1924), philosophe de formation, est venu assez tard à la littérature. Son œuvre est représentative du courant du « roman-légende ».

Dès son premier roman, "Vendredi ou les Limbes du Pacifique" (1967), il reprend la légende de Robinson Crusoë, mais il en modifie jusqu'à l'inverser le symbolisme moral et métaphysique, de manière à l'actualiser tout en respectant sa dimension mythologique. Dans ce livre, Tournier inverse en quelque sorte la légende de Robinson en retournant sa relation avec Vendredi : après l'échec de Robinson dans sa tentative pour asservir Vendredi, c'est Vendredi qui devient le meneur de jeu. A l'inverse du héros de Daniel Defoe qui retourne vers le monde civilisé, le Robinson de Tournier, qui a découvert le bonheur de la vie sauvage, décidera de rester dans son île. Il y goûtera « un présent perpétuel, sans passé, sans avenir », au lieu de « choir dans un monde d'usure, de poussière et de ruines ».

Livre un peu déroutant parfois pour des lycéens, mais bien rédigé (avec des accents psychanalytiques) et qui ne manque pas d'intérêt, notamment grâce à un style de bonne tenue, avec une richesse de vocabulaire étonnante de précision et de diversité.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Michel Tournier aimait les enfants, c’est l’un des aspects les plus manifestes de son œuvre, et peut-être la face la plus funeste de sa vie. Quelque part entre André Dhôtel et Tony Duvert, ainsi s’inscrit-il dans une veine littéraire qui fit florès au siècle dernier, célébrant l’enfance, et cultivant la nostalgie de « l’innocence perdue que chaque homme pleure secrètement. »

Ainsi Robinson, devenu quinquagénaire, et abandonné par Vendredi, prend-il sous sa protection un garçon d’à peine douze ans, petit mousse mené à la garcette qui trouve refuge auprès de lui, et qu’il nomme Jeudi (lorsque parut Vendredi ou Les limbes du Pacifique, il y aura bientôt un demi-siècle, le jeudi était encore « le dimanche des enfants », derniers mots du livre).

Conteur plein d’inventivité, épris d’insolite et de merveilleux, et volontiers malicieux sinon farceur (sans craindre les choses tirées par les cheveux ni de prendre le monde à rebrousse-poil), M. Tournier le professait : ce qui est intérieur n’existe pas. « Je ne suis qu’un trou noir » consigne Robinson dans son log-book, "journal intime" auquel pour sa part le romancier se refusait.

Ayant formellement dénié toute portée autobiographique à son œuvre, où il n’aurait fait qu’inventer des histoires, chaque page se trouve parfaitement sous contrôle, sans laisser-aller, sans négligence, sans faiblesse, sans la moindre facilité, sans rien de spontané, d’improvisé ni de laissé au hasard, tout y paraissant rigoureusement, minutieusement et même laborieusement calculé (nous ne sommes pas en présence d’un flux narratif qui autoriserait une lecture cursive), et ce verrouillage, c'était lui.

Comme s’il avait nourri l’ambition de tenir sa revanche sur une université qui ne lui avait pas ouvert ses portes, et de lui prouver qu’il n’en eût pas été indigne, il multiplie dans son premier roman les références philosophiques plus ou moins implicites, aux échos spinozistes, cartésiens, leibniziens, sartriens et surtout nietzschéens, citant d'abondance la Bible, unique lecture de Robinson, fils de Quacker.

Sans suivre forcément Gilles Deleuze, ami de jeunesse du romancier, dans des spéculations un peu fumeuses, même si la postface "Michel Tournier et le monde sans autrui" a le mérite de ne pas contourner la question de la perversion, sans doute convient-il de ne pas surinterpréter philosophiquement un texte qui renvoie surtout à l’idiosyncrasie de son auteur, plus réellement écrivain que véritablement philosophe.

Après un magnifique prologue, nous découvrons l’île de la désolation, à 600 km en face du Chili. Le jeune Robinson, vingt-deux ans, marié et père de deux enfants, s’y trouve jeté dans la déréliction la plus complète, à la suite du naufrage de la galiote La Virginie sur laquelle il avait embarqué à Lima.

« Malheur à celui qui est seul » dit L’Ecclésiaste. Condamné à une solitude qui semble ne lui laisser le choix qu’entre la folie et le suicide, le naufragé connaît une régression vers l’infrahumain, l’animalité (« (…) il ne se déplaçait plus qu’en se traînant sur le ventre (…) il mangeait, le nez au sol, des choses innommables. Il faisait sous lui et manquait rarement de se rouler dans la molle tiédeur de ses propres déjections »), avant de se ressaisir puis d’opérer une profonde métamorphose.

Sa "réhumanisation" précède en effet une nouvelle "déshumanisation" (idée d'éteindre en soi l'humain-trop-humain), dans une perspective héliophanique (« Soleil, délivre-moi de la gravité », telle est sa prière), conjuguée à un rêve d’androgynie (désir de dépasser la différence sexuelle et de désimpliquer sexualité et génération).

Conçu avec l’ambition d’une allégorie morale (nettement influencée par Lévi-Strauss) réprouvant la cupidité et la violence du monde dit civilisé, et nourri par un travail de documentation considérable, Vendredi ou Les limbes du Pacifique, dont la langue excelle dans la description de phénomènes naturels et d’éléments matériels (on songe à Julien Gracq), réussit à créer un monde. Et quel monde ! Sous un ciel céruléen, on s’y nourrit de rondelles de serpent accompagnées de sauterelles, de filets de tortue aux myrtilles !

Le chrétien antichrétien qu’était Tournier nous lègue cette ferme recommandation, lancée à Robinson par le capitaine de la Virginie :

« Écoutez-moi bien : gardez-vous de la pureté. C’est le vitriol de l’âme. »

***
Page 127 l’éditeur propose une note identifiant l’orchidée Ophrys bombyliflora (!), mais c’est bien la seule note de bas de page de ce volume, qui laisse au lecteur le soin de s’accommoder, grâce à Wikipédia, d’une cinquantaine de mots rares spécifiques à différents domaines (botanique, ichtyologie, navigation à voile, etc.).
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

9,20 €
5,10 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici