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le 25 avril 2010
Yukio Mishima, de son vrai nom Kimitake Hiraoka, connut avec ce roman autobiographique un succès assez rapide alors qu'il n'avait que 24 ans.
Récit de l'adolescence d'un jeune homme japonais dans les années 40, dans une société en guerre et en pleine mutation, cette "confession" d'un "masque" s'entend en plusieurs sens.
Contraint de cacher ses attirances homosexuelles, le narrateur apprend à se conduire comme un jeune homme "normal" dans une culture partagée entre l'impassibilité de la bonne conduite, et les martyres d'une guerre violente et sanguinaire qui ne peut que marquer tous les enfants de cette époque.

Le narrateur évolue dans un milieu de la bourgeoisie protégée, il connaît les bonnes écoles pour garçon, enfant maladif et chétif, il fantasme sur l'imagerie chevaleresque du moyen-âge et sur les morts violentes, inspirées par la thématique des samouraïs et par l'arrière fond de la guerre et de ses soldats kamikazes...

Mishima était un grand admirateur des valeurs traditionnelles du Japon d'avant-guerre, il dénonçait par-là même une modernité dangereuse et industrielle, qui dépossède de son identité et maintient la société dans l'anonymat.
Personnage à part et romanesque que ce Mishima, violent dans sa sensibilité, marginal dans son conservatisme, il allait se donner la mort de façon spectaculaire en 1970, par seppuku - cette pratique des samouraïs consistant en se donner la mort par éviscération - après avoir mis en scène une tentative de coup d'état au nom de l'empire et du Japon ancien...

Ce roman gagne à être connu, même si le propos peut parfois sembler long et paradoxalement assez prude.
Mais ce "masque" demeure l'évocation d'une société de l'anonymat, de la guerre, de soldats et de travailleurs industriels, bien loin de l'époque glorieuse dont peuvent rêver les bâtisseurs d'empire.
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le 26 février 2003
La tétralogie ultime de Mishima, "La Mer de la Fertilité", contient selon l'auteur tout ce qu'il savait de la vie. "Confession d'un masque", autobiographie plus ou moins fidèle, permet de comprendre comment Mishima a acquis sa philosophie en exposant ses expériences brutes, qui commencent dès son premier souvenir, celui de sa naissance. On voit alors apparaître les thèmes récurrents de Mishima : l'érotisme de la mort, la glorification du corps, l'amour intrinsèquement tragique...
Selon moi ce livre est un élément clef pour appréhender l'oeuvre de Mishima, tout comme "Le soleil et l'acier" qui est toutefois moins accessible.
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le 20 octobre 2014
Yukio Mishima naît en tant qu'écrivain à partir de l'éclatant succès que reçut Confession d'un masque. Raconté à la première personne, le roman est indéniablement d'inspiration autobiographique. Le jeune garçon qui s'y livre souffre de se sentir différent des autres. Chétif, il est en outre issu d'un milieu moins favorisé que ses condisciples. Plus tard, fasciné par les représentations morbides et cruelles, il découvre qu'il en tire un plaisir allant jusqu'à la jouissance. Mais sa différence fondamentale et douloureuse réside dans son penchant homosexuel. Au Japon, sans doute plus que nulle part ailleurs, le besoin de se conformer à la normalité tourne parfois à l'obsession. Craignant le regard des autres, il feint de se sentir attiré comme eux par les jeunes filles de son école, la honte qui l'étreint est telle qu'il veut y croire lui-même. Esclave des conventions, il s'éprend de Sonoko la soeur d'un de ses amis, et fait naître un amour artificiel pour satisfaire son besoin de conformisme, mais ce jeu de dupes ne sera que vaines souffrances
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le 2 septembre 2015
Premier succès de Mishima, un roman de jeunesse, mais qui plante le décor pour les suivants. Un personnage central en proie aux troubles de l'âme, torturé. Ici, le thème central est l'homosexualité refoulée, qui rejaillit toujours en dépit des efforts pour correspondre à la norme.
A contrario de ce que j'ai pu lire sur le fil, il y a bien une histoire dans ce roman, avec des chapitres, des personnages, etc.
Si le style est plus ou moins fluide, il n'est pas si aisé de progresser, et de suivre la pensée de l'auteur, qui derrière le personnage central, nous livre peu ou prou une autobiographie.
C'est parfois déroutant, et effrayant, cette fascination pour le corps des jeunes éphèbes, et surtout ce fantasme de leur mise à mort sanguinolente.
Le personnage arbore également un masque face à la guerre, qu'il occulte autant que possible, se réfugiant dans la routine, et parfois la retrouve, et tout ce qu'il souhaite alors, c'est mourir, qu'un bombardement ne le délivre de ses souffrances.
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Confession d'un masque est , c'est vrai , un roman sur la douleur d'un adolescent qui fait la découverte de son homosexualité et de la nécessité dans laquelle il se trouve , de faire le tri , de gérer les affects qui découle de ce voyage intérieur nécessaire .

Le texte est assez court et il est aussi absolument nuancé , très dense et ancré en profondeur dans la vie quotidienne d'un japon en guerre .
C'est le japon colonial , avec ses aventures continentales , Corée , Mandchoukouo , la seconde guerre mondiale , et l'effort de guerre qui est la conséquence d'un état de guerre continuelle de 1921 à 1945 finalement .

L'auteur oscille . Il fera lentement et de manière contrite le choix d'être diffèrent et marginal '
Difficile de ne pas « spoiler « donc : motus '

Cependant alors que le personnage principal s'affirmera et qu'il gagnera ainsi de la liberté , il devra aussi renoncer à exister entièrement ( avec intégrité ) d'un point de vue social .
C'est un roman très riche et subtil de ce point de vue .

La machine de guerre japonaise est l'armée par excellence , certes , mais elle est aussi tout un maillage politique , religieux et logistique d'un territoire , de sa population et des institutions privées ou étatiques .
Cette thématique est un vrai sujet dans ce texte . Ce japon ( encore largement traditionnel ) en guerre , n'est pas une simple tonalité de fond , c'est un véritable sujet , surtout si on connait l'auteur .

C'est une confession autobiographique romancée . L'auteur y aborde son identité de genre , mais aussi les fondements et les rouages qui ont alors commencé à le façonner politiquement , et à
l'imprégner de valeurs conservatrices et traditionnelles .

C'est pour moi un texte qui porte sur le japon traditionnel en transition vers une modernité qui est foncièrement imprégnée par une impulsion très politique , très impériale , avec une tonalité autocratique .
C'est un témoignage intimement vivant sur le japon en guerre ( le japon profond ) .

C'est aussi évidement la découverte et la gestion d'une identité homosexuelle dans une société traditionnelle très normative , dans un cadre institutionnel non moins normatif .

Confession d'un masque est , c'est vrai , un roman sur la douleur d'un adolescent qui fait la découverte de son homosexualité et de la nécessité dans laquelle il se trouve , de faire le tri , de gérer les affects qui découle de ce voyage intérieur nécessaire .

Le texte est assez court et il est aussi absolument nuancé , très dense et ancré en profondeur dans la vie quotidienne d'un japon en guerre .
C'est le japon colonial , avec ses aventures continentales , Corée , Mandchoukouo , la seconde guerre mondiale , et l'effort de guerre qui est la conséquence d'un état de guerre continuelle de 1921 à 1945 finalement .

L'auteur oscille . Il fera lentement et de manière contrite le choix d'être diffèrent et marginal '
Difficile de ne pas « spoiler « donc : motus '

Cependant alors que le personnage principal s'affirmera et qu'il gagnera ainsi de la liberté , il devra aussi renoncer à exister entièrement ( avec intégrité ) d'un point de vue social .
C'est un roman très riche et subtil de ce point de vue .

La machine de guerre japonaise est l'armée par excellence , certes , mais elle est aussi tout un maillage politique , religieux et logistique d'un territoire , de sa population et des institutions privées ou étatiques .
Cette thématique est un vrai sujet dans ce texte . Ce japon ( encore largement traditionnel ) en guerre , n'est pas une simple tonalité de fond , c'est un véritable sujet , surtout si on connait l'auteur .

C'est une confession autobiographique romancée . L'auteur y aborde son identité de genre , mais aussi les fondements et les rouages qui ont alors commencé à le façonner politiquement , et à
l'imprégner de valeurs conservatrices et traditionnelles .

C'est pour moi un texte qui porte sur le japon traditionnel en transition vers une modernité qui est foncièrement imprégnée par une impulsion très politique , très impériale , avec une tonalité autocratique .
C'est un témoignage intimement vivant sur le japon en guerre ( le japon profond ) .

C'est aussi évidement la découverte et la gestion d'une identité homosexuelle dans une société traditionnelle très normative , dans un cadre institutionnel non moins normatif .

Un texte puissant , assez court , qui vient démontrer que le tout , est souvent plus que la somme de ses parties .

De quoi parle ce texte ? :

-Du japon traditionnel en transition , et c'est passionnant , car c'est un témoignage de premier ordre qui est d'une finesse exceptionnelle .
-D'un point vue psychologique , je dirais que c'est d'un processus très analogue aux névroses d'intégration en psychologie clinique .
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le 27 février 2016
Livre neuf. Œuvre majeure de Mishima Japon). Poésie orientale mêlée de philosophie, et d'existentialisme. Un désormais grand classique de la littérature japonaise. Merci.
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le 10 septembre 2009
Il me semble que ce livre ne peut pas parler à n'importe qui et qu'il nécessite d'avoir une sensibilité déjà particulière aux questions abordées.

La première partie du livre est menée bon train et se dévore. La deuxième partie, bien qu'elle se fonde sur des moments de vie assez banals en apparence, est paradoxalement beaucoup plus profonde dans ce que l'auteur cherche à nous faire ressentir.
Bien qu'il soit très agréable à lire, positif dans le style adopté et plein d'espoir, ce livre est le récit d'un grand combat intérieur, avec toute la souffrance induite.

Sur le thème de l'homosexualité, je considère personnellement ce livre comme l'un des plus enrichissants et des mieux réfléchis. Yukio Mishima nous invite véritablement dans sa vie, sans tabou d'aucune sorte, en exprimant sans gêne ses pensées et ses sensations. La lecture est rendue très agréable, grâce au style adopté par Yukio Mishima : naturellement simple, mais d'une juste simplicité qui ne le prive pas de subtilité.

Un incontournable d'après moi.
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le 18 mars 2011
"confession d'un masque " étant le premier livre de Mishima , on y trouve déjà la marque d'un grand écrivain.
De plus, le récit autobiographique nous révèle un homme à la personnalité complexe et torturée, mêlant dans ses fantasmes sexe(masculin )et violence. La recherche de son identité sexuelle y est évidente.
J'ai énormément aimé ce livre et ce personnage me fascine. Je connaissais déjà l'oeuvre de Mishima mais n'avais pas encore lu ce livre. Ce premier ouvrage est complètement abouti. Certains pourraient trouver son accès difficile. C'est un univers psychologique étrange mais extrêmement enrichissant. On adhère ou non à ce style, sa densité et sa complexité, de même qu'on apprécie ou non la personne privée qu'était Mishima.
C'est pour moi l'un des plus grands écrivains du XX° siècle.
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le 27 février 2005
Un roman autobiographique dans lequel Mishima donne un aperçu des grands thèmes qui feront son oeuvre. Comme pour tous les romans de Mishima, traduits du japonais en anglais puis de l'anglais au français, on apprécie les thèmes et un peu moins le style qui parait pesant et ampoulé. En japonais, on dirait plutôt qu'il est riche comme peut l'être Proust en français. Ce livre reste à mes yeux la meilleure introduction à son univers.
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le 29 décembre 2011
J'ai encore du mal à donner un sens à un livre autobiographique prenant place durant la seconde guerre mondiale (avec toutes les horreurs auxquels a été confronté son auteur) et qui se contente de s'appesantir sur le minimalisme de son homosexualité.
C'est vrai que la France n'est pas le Japon et que les meurs ont évolué depuis, bien heureusement.
Ses rêves et le développement de ses désirs vont malgré tout de pair avec cette mise à distance des malheurs de la guerre : ils montrent autant le talent d'écriture de l'auteur qui arrive à rester intéressant malgré ces digressions que le caractère profondément torturé de Mishima (à mon sens, son caractère monomaniaque le conduit inéluctablement à cette mort qui participe à sa célébrité).
Certain trouve que sa lecture est exigeante, je trouve que çà participe de son génie.
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