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J'avais été très émue à la lecture des livres d'Annie Ernaux dans lesquelles elle parlait de sa mère. Dans celui-ci, elle parle de son père, personnage intermédiaire dans la hiérarchie des conditions : entre le petit ouvrier qu'il était au départ et le petit bourgeois qu'il ne sera jamais.
Il avait la volonté de vouloir "s'élever" sans cesse (poussé en cela par son épouse), avec une grande maladresse qui gênait et humiliait sa fille, due à ses "limites intelectuelles" et à une éducation "simple" ...
Je crois que c'est le lot de beaucoup d'enfants d'avoir honte de leurs parents, et c'est assez terrible ...
Annie Ernaux exprime tout cela très bien, avec beaucoup de retenue ...
Je pense que beaucoup de personnes revivront certaines situations de leur enfance ...
Je trouve ce père là formidable de courage, touchant dans sa façon de vivre ... A la fin de sa vie il devait être très fier de ce que sa fille était devenue, même si la communication était difficile entre leurs deux modes de vie.
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le 24 avril 2008
Annie Ernaux fait le portrait de son père et partant celui du monde rural de ses origines avec lesquels, au fur et à mesure où elle accède à un univers plus petit bourgeois (le récit commence par le souvenir de son épreuve du Capes), elle prend insensiblement ses distances. Un récit distancié, sans affect ni jugement, qui témoigne admirablement de ses rapports ambivalents avec son père, à la fois fier de la réussite de sa fille et méfiant à l'égard de ce monde qu'il ne comprend pas. Pourtant, en dépit de ce parti pris stylistique, l'émotion se trouve à chaque page, l'intime est dit avec une très grande pudeur. Vraiment une très belle lecture.
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le 29 août 2005
Bien, alors que dire si ce n'est que le bouquin est tout bêtement stupéfiant... une merveille de sensibilité et de pudeur tant dans l'écriture que dans les sentiments qui nous semblent pourtant tellement veritables. Ernaux érige ici un monument de la biographie, assurément, un des romans les plus touchants qu'il m'ait été donné de lire.
De plus, l'écriture sans fioritures aucune laisse à merveille pénétrer le lecteur dans l'intimité de la conscience de cette fille, triste devant la mort de cet inconnu si précieux qu'était son père. La sincérité, l'amour contenu pendant tant de temps, la compréhension enfin qui donne l'absolution à un être qu'elle jugeait avant si rustre. Une leçon de vie, une leçon d'amour, une leçon...
voilà pour cette petite merveille, courte qui plus est, qui continuera de me marquer à chaque relecture.
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Annie Ernaux avec beaucoup de pudeur, de retenue et de délicatesse évoque son père. Ce père disparu. Au travers de la biographie de celui-ci, elle évoque à mots couverts la place de l'homme dans la vie. Cette place est-elle celle du mort dont il ne reste que la trace sur l'oreiller. La place à prendre dans la société, la place que l'auteur semble avoir du mal à prendre entre deux catégories sociaux professionnelles ? Il plane une vacuité dans l'écriture de Ernaux, un vide que rien ne comble. Le style est froid, plat, on dirait presque un rapport d'un médecin légiste ou d'un entomologiste disséquant un insecte. C'est cela, Ernaux dissèque froidement la vie d'un homme. Sans sentimentalisme elle donne à éprouver des émotions. Sans doute l'ouvrage est-il un exercice de style assez réussi. Méritait-il de remporter le prix Renaudot ? Je l'ignore. Un livre court, rapide qui semble aussi intéressant qu'une posologie de médicaments, mais qui se révèle adapté à ce que l'auteur a voulu transmettre, un témoignage direct d'une vie passée ici bas.
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le 20 août 2013
A travers l'histoire de son père, Annie Ernaux décrit celle d'un paysan qui a su s'élever dans la société, en quelque sorte. C'est du moins ce qu'il pense. Il a été paysan puis ouvrier exploité, enfin devenu commerçant après de multiples privations et d'économies de tous les jours. Sa personnalité sobre, son caractère retenu, sa pudeur, son manque de culture qui l'handicape, et il en est conscient, en font un personnage attachant. Il a été très marqué par le décès de sa première fille, morte de la diphtérie, qui n'a pu être guérie à cause du manque de médicaments de l'époque. Annie Ernaux, sans qu'elle l'indique, démontre son attachement, sa tendresse et son amour envers son géniteur. Quelques descriptions dans l'ouvrage l'indiquent assez aisément. Un joli petit livre tout en nuances écrit avec beaucoup de talent.
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le 17 juillet 2013
Bibliographie très courte mais un vrai bonheur, on y retrouve tous un morceau de notre propre histoire de vie, J' ai eu hâte de lire d'autres livres d'A Ernaud. et ne suis toujours pas déçue.
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le 5 janvier 2014
En rendant hommage à son père défunt, Annie Ernaux fait aussi oeuvre biographique: Cet homme, qui l'a choyée quand elle était enfant, et dont elle appréciait les qualités humaines, elle a fini par en avoir honte , lorsqu'elle l'a regardé avec les yeux des autres, à mesure qu'elle s'éloignait de son milieu d'origine. D'où l'ambivalence du souvenir, partagé entre amour filial et culpabilité . Culpabilité d'une" mauvaise "fille, devenue étrangère à ses parents, maintenant qu'elle s'est élevée dans l'échelle sociale, en grande partie grâce à leurs sacrifices.
On retrouve là tous les ingrédients qui ont fait le succès de Bourdieu: Codes implicites, habitus.... constitutifs de la"distinction" , mais ici, on n'est plus dans un discours théorique. On a affaire à un témoignage littéraire, dont la force vient de ce qu'il est incarné par un écrivain. Un écrivain qui a suffisamment de talent pour que l'usage du "JE" prenne valeur universelle.
Le style de l'auteur dans ce livre est dense, strictement narratif, comme si elle portait un regard objectif sur tous les personnages, y compris le sien. Pudique. Sans pathos.

D'où la puissance évocatrice qui s'en dégage.
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le 12 avril 2012
Analyse autobiographique d'une jeune femme qui assume mal l'origine modeste de ses parents et particulièrement de son père; elle aime ce père à sa façon, mais le voit avec des yeux critiques, il parle mal, il a de mauvaises manières, il mène une vie étriquée. Le roman est agréable, se lit bien, l'analyse est fine, mais l'ensemble manque de souffle. La situation n'a rien de très original.
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Je me souviens avoir lu quelque part que l'oeuvre d'Annie Ernaux était purement descriptive, quelque peu dépourvue d'émotion et d'étalage affectif ! Ce qui n'est peut-être pas totalement faux, mais quelque peu réducteur selon moi. J'ai trouvé que l'émotion était bien présente dans ses écrits, et qu'au travers de descriptions paraissant austère, se cachaient de véritables moments de nostalgie et d'impressions. Pour moi cette oeuvre autobiographique n'est pas un simple compte rendu, c'est la mise en avant de moments créant l'émotion, certes d'une manière plus "pudique", mais réelle, efficace. A la lecture de ce livre, je n'ai pas ressenti de vide affectif, j'ai ressenti un appel, comme une envie d'évoquer tous les détails qui ont façonné sa vie; et je ne partage pas l'avis qui voulait présenter l'oeuvre d'Annie Ernaux comme une oeuvre purement formelle, il me semble que la percevoir comme telle serait assez naïf.
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le 20 juin 2005
Un livre excellent, raconté dans un langage simple, très épuré, sans fioriture, parfois cru.
Outre son intérêt littéraire, c'est un document sociologique sur le milieu populaire des années 60. Donc, à conseiller aux étudiants en sociologie.
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