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Ce qui domine dans l'oeuvre de Kafka, c'est le fantastique qui est omniprésent pour traduire avec une impression étrange mais fascinante et déroutante les réalités de notre monde. Le plus étonnant dans La Métamorphose, c'est bel et bien le côté direct de l'approche : Kafka nous plonge immédiatement dès la première phrase dans le drame tragi-comique qui se joue dans la vie du principal personnage, Gregor Samsa, un agent de commerce toujours en voyage obligé de travailler dans une entreprise qu'il n'aime pas pour payer les dettes de ses parents. Ce dernier se réveille un matin dans la peau d'une espèce de cafard, de blatte immonde, dans l'impossibilité de bouger, de parler ... Imaginez l'horreur, le désarroi, l'étonnement, la gamme de tous les sentiments qui l'envahissent, tout d'abord dans la solitude de sa scrutation, mais aussi quand son supérieur et sa famille essaient de savoir ce qui se passe pour que Gregor soit absent et si étrange.
Kafka dépeind la découverte de Samsa, puis l'appréhension de ce nouvel état sous toutes ses dimensions physiques et mentales et enfin la manière dont il va s'habituer et vivre avec tout en tentant par de nombreux efforts de le dissimuler à tout son entourage. Bien qu'il y ait des détails importants qui nous traduisent l'ambiance, les décors en arrière-plans jetés comme quelques repères matériels dans un état qui dépasse toute réalité des choses, Kafka est très direct, presque radical dans son style. Des phrases courtes, efficaces qui décrivent tout en proposant l'intériorité du héros avec une rare habileté. Malgré la relative simplicité de l'intrigue, celle-ci reste captivante de bout en bout grâce à la dynamique très forte et à l'alternance entre l'intériorisation des réflexions et les sentiments exprimés. Le fond est d'une rare profondeur, puisque cet ouvrage condense l'essentiel des angoisses de l'homme avec une pointe d'absurde et une forte référence à la solitude de la vie même de l'auteur à travers l'animalité et la négativité absolue. J'avoue que j'adore ce type de lecture courte (60 pages) qui est riche de symboliques et de sens sur la Vie ...
Si vous deviez découvrir La Métamorphose, préférez l'édition avec les autres récits qui sont excellentissimes, autant que La Métamorphose avec notamment Description d'un combat ou des extraits de Contemplation...
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Ce livre -et le second tome de l'édition folio- contient les nouvelles que Kafka a laissé paraître de son vivant, c'est à dire dont il était assez satisfait pour être publiées.
Ici, nous avons :
Conversation avec l'homme îvre, et Conversation avec l'homme en prière (curieux, surprenant, absurde),
Regard (18 courts tableaux, pas très passionnant),
Le Verdict (qui par sa densité est à mon goût la meilleure nouvelle, la plus réusie dans sa construction),
La Métamorphose (où s'exprime avec sensibilité, à travers des visions cauchemardesques des sentiments de répugnance, d'incommunicabilité, de mépris de soi)
Le Soutier (début du roman inachevé L'Amérique, où le héros est encore dans un univers inatendu et déroutant)
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le 10 novembre 2012
Ce recueil de nouvelles fait partie des classiques abordés pour la réflexion philosophique, il faut donc absolument le lire pour s'en faire sa propre idée ! Ambiance morose et tourmentée garantie avec Kafka.
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Parmi ces nouvelles, certaines très courtes, seules le Verdict, la Métamorphose et le Soutier méritent de s'y attarder.
Le Soutier, parce que c'est la seule où l'humour remplace le tragique. Kafka disait à ce propos : « Si les deux éléments 'qui se manifestent dans Le Soutier et dans la Colonie pénitentiaire- ne parviennent pas à s'unir, je suis fini. »Sans doute voulait-il dire qu'il faudra un jour concilier profondeur et naïveté.
Quant au Verdict et à la Métamorphose, les nombreuses interrogations que ces récits ont suscité doivent être traitées en corrélation avec celle de « Le château » et de « Le procès », ces écrits se situant tous au degré zéro de l'écriture onirique et dépouillé de l'auteur.
La plupart du temps, Kafka n'écrit pas pour les autres, il écrit pour lui-même, dans son besoin compulsif de traquer la nature secrète du réel. Il sait que la réalité n'est pas celle que l'on voit ; qu'elle s'avance masquée, et que le voile des apparences ne se soulève que dans les rêves, là où la censure disparait, le subconscient comprenant mieux ce qui est caché dans cette réalité que la raison à l'état de veille ne le puisse. Et c'est ce qui se passe dans les rêves, quand le subconscient dépouillent les réminiscences du quotidien de tout ce qui obscurcit son sens.
Son écriture est donc essentiellement onirique. Le rêve en est la source principale. On dit d'ailleurs qu'il est en panne d'inspiration quand il n'a pas fait de rêve. De ses visions oniriques, où rien n'y serait révélé en clair, y compris pour Kafka lui-même, l'exégèse est vaine puisqu'on ne peut jamais valider telle ou telle interprétation, chacune n'étant que ce qui est révélé à chacun en fonction de son niveau d'entendement et de sa sensibilité, ce qui fait que son esthétique de l'équivoque peut être qualifiée d'« écriture ouverte », dans la mesure où elle reste inaccomplie, laissant à chacun le soin de trouver sa propre explication, qui n'a qu'une signification partielle, et dont la somme ne peut jamais aboutir à une quelconque certitude.
Et c'est ce qui frappe dans la Métamorphose : les évènements se déroulent sous le regard de Samsa comme dans un rêve. Il ne semble guère s'étonner de ce qui lui arrive, ni du comportement de son entourage qui, comme dans les rêves, émerge de la réalité obscurcie par les apparences avec une nouvelle clarté qui ne doit donc pas surprendre son esprit éveillé. Il note cependant une chose : son apparence extérieure a changé bien qu'en lui-même il n'a pas changé, il a les mêmes préoccupations que d'habitude. Mais le comportement de son entourage a changé à cause du son changement extérieur. Il réalise alors que sous son apparence humaine, il était accepté en tant que fils, que frère, que membre de la société, mais dès qu'il a changé d'apparence, on ne le reconnait plus et il est rejeté . Et l'âme, à l'intérieur du corps se demande alors pourquoi elle n'est plus reconnue, ce qu'elle fait dans ce corps, et pas plutôt que dans un autre, entourée de ces personnages et pas plutôt que d'autres, qui semblent n'être que des codes programmés dans un jeu vidéo ; leurs interactions semblant être programmées en fonction d'un plan qui leur est inconnu et ils ne réagissent aux autres que dans la mesure où les autres pourraient entrer dans une case vide de leur plan. Et c'est là où la thématique de la Métamorphose rejoint celle du Château et du Procès.
Joseph K. du Procès, comme l'arpenteur K du Château, cherchent en vain le sens et la logique de l'existence. Ils réalisent que toute leur existence n'est qu'une erreur. Extirpés du néant sans leur consentement, appelés à l'existence par une autorité supérieure qu'ils cherchent en vain à identifier, cette existence, dont ils n'en voient que le côté incompréhensible, ils n'en connaissent ni le mode d'emploi, ni la finalité. Dans Le Château, le dossier de K ressemble à l'idée platonicienne. Il représente la vraie réalité, tandis que l'existence physique de l'homme n'est que le reflet projeté sur l'écran des illusions. L'arpenteur K, tout comme le K du Procès, n'est que l'ombre d'une erreur dans un dossier, l'ombre n'ayant même pas droit à son existence d'ombre.
On s'interroge alors sur l'effroyable hypothèse : l'âme de tout homme, de Samsa, de Joseph K, de l'arpenteur K, elles ne seraient toutes qu'autant de parcelles rejetées du monde des idées. Projetées dans l'existence pour une raison inconnue, elles se retrouveraient dans la peau de personnes, humaines ou animales, qu'elles n'ont pas choisies, confrontées avec d'autres pas davantage désirées, pour poursuivre on ne sait quelle mystérieuse finalité.
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Depuis le lycée j'avais entendu beaucoup d'éloges sur ce bouquin. Et il fut à la hauteur de mes espérances. J'ai vraiment été touchée par le désespoir que ce roman inflige lors de la lecture.

Comment réagirions-nous si la même chose se produisait. Ok c'est irréel, mais n'est-ce pas évident que nous aurions peur face à un énorme cafard? Même si cet insecte se révèle être un membre très cher de notre famille? Nous sommes obligés d'admettre que la différence peut nous influencer sur nos choix et notre vie. Et nous ne ferions pas forcément ce qu'il serait bon de faire. Mais bien sûr il existe quand même des personnes qui restent sur leurs convictions et qui ne changeront jamais d'attitude face aux gens qu'ils aiment.
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le 31 août 2013
Un classique à relire et revisiter, surtout les nouvelles autres que la "Métamorphose". Univers fantastique et très quotidien, un voyage vers une autre dimension en restant dans la sienne. Au moins les fantômes vivent.
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le 8 juin 2015
Je ne suis pas une fan de ce livre, qu'il fallait tout de même lire pour ma culture personnelle. Un peu trop spécial pour moi.
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le 20 mars 2014
livre recommandé par le lycée pour mon fils en 1 ère, il l'a aimé; ce n'est pas un gros livre donc ça encourage la lecture
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le 18 juillet 2013
Rien à dire Kafka est connu et reconnu. J'ai voulu relire cette nouvelle avant le roman de Murakami. Kafka sur le rivage
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