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le 29 mai 2007
C'est peut-être ce qu'il a fait de plus étonnant. C'est bien-sûr moins abouti que Le Voyage ou que Mort à Crédit, il me semble même qu'une bonne partie de l'ouvrage est publiée à l'état de "brouillon". Mais il y a des pages d'une puissance lyrique incroyable.

La déconstruction de la langue est encore plus avancées que dans le reste de son oeuvre, mais plus poétique encore (quelques passages en êtat de grâce). Les déambulations dans Londres sont magiques. La folie du personnage et la souffrance psychique du traumatisme de la grande guerre sont presque toxiques...

Ce n'est pas l'ouvrage le plus abordable de Céline, ne commencez-pas par ça si vous ne l'avez jamais lu. Par contre, si vous accrochez à Céline (comment faire autrement ?) ne passez-pas à côté.

Bonne route !
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le 30 juin 2012
Un Céline un peu moins glauque, plus ou moins apaisé, souvent nostalgique, comme dans ce passage où il regarde les enfants s'amuser dans les jours rarement ensoleillés de Londres : "Je me souviens tout comme hier de leurs malices, de leurs espiègles farandoles le long de ces rues de détresse en ces jours de peine et de faim. Grâce soit de leur souvenir ! Frimousses mignonnes ! Lutins au fragile soleil ! Misère ! Vous vous élancerez toujours pour moi, gentiment à tourbillons, anges riants au miroir de l'âge, telles en vos ruelles autrefois dès que je fermerai les yeux". Ferdinand, le prudent toujours fourré dans des situations imprudentes, est à Londres, cette fois, dont l'ambiance est parfaitement rendue ! Les quais, les ruelles, toutes les brumes, les vapeurs, les tavernes fréquentées par les marins, losers, maquereaux et autres ivrognes, on y est ! J'aime bien les impressions de Céline vis-à-vis de tout ce qui l'entoure, ça donne des pages incroyables où des parcs, des bâtiments, des individus, des marchandises sur les quais semblent tout droit sortir d'un délire psychédélique, on dirait parfois qu'il va manquer de place sur les pages pour contenir toute la cohue, les débordements... les géniales envolées céliniennes !
Un livre qui, une fois de plus, comporte son lot de bagarres, d'injures, de portraits déjantés grotesques, haut en couleur - comme on n'en rencontre que dans les rêves et les cauchemars ! - de situations totalement guignolesques - le roman portant très bien son titre - et son lot de souffrances, celles qui comblent les hôpitaux par exemple. Pour ça il y a de sacrées visions : "Il y avait des drôles de bouilles, des difficiles d'imaginer comme croulures finies, qui duraient pourtant emmerdeurs des mois et des mois... des années certains, il paraît... qui s'en allaient par portions comme ci comme ça, un jour un oeil, le nez, une cou*lle et puis un bout de rate, un petit doigt, que c'est en somme comme une bataille contre la grande mordure, l'horreur qu'est dedans qui ronge, sans fusil, sans sabre, sans canon, comme ça qu'arrache tout au bonhomme, que ça le décarpille bout par bout, que ça vient de nulle part, d'aucun ciel, qu'un beau jour il existe plus, complètement écorché à vif, débité croustillant d'ulcères, comme ça à petits cris, rouges hoquets, grognement et prières, et supplications bominables. Ave Maria ! Bon Jésus ! Jésous ! comme sanglotent les Anglais à cœur, les natures d'élite."
À souligner la rencontre entre Ferdinand et Hervé Sosthène, personnage fantasque, qui n'est pas sans évoquer l'inoubliable Courtial des Pereires, de "Mort à Crédit". Sorte de réincarnation de ce dernier, et promettant à Ferdinand de nouvelles aventures, qui débuteront avec Le Pont de Londres - Guignol's Band II.

La suite parfaite du premier, avec beaucoup plus de pages cette fois. Je crois que j'ai jamais rien lu de si expérimental, tordu, surréaliste. Incroyable. Le livre recèle beaucoup d'humour noir et de passages bien cradingues comme toujours avec Céline. Des descriptions au microscope toujours, une écriture lancinante qui déforme complètement la réalité ! De la poésie, du vice, de l'amour, de la haine, de la comédie, de l'horreur, tout ça en une effroyable mais irrésistible orgie de mots ! Virginie, la gamine du roman, est là pour apporter la lumière, elle ne dit que quelques phrases courtes de temps en temps, en anglais, et c'est surtout sa présence qui éblouit, elle est une lumière omniprésente pour le narrateur Ferdinand, une source de joie - mais aussi une véritable tentation, une obsession, et donc une source de détresse, et c'est la que le livre peut heurter les âmes sensibles, avec ses doses, brûlantes, de lubricité. Mais elle est avant tout un symbole, celui de l'innocence, de la vie, de la légèreté. Un ange qui retient, j'ai l'impression, l'épée qui pourrait s'abattre sur tous ces personnages pathétiques du guignol's band. D'ailleurs, malgré l'ambiance glauque et immorale de la fin du roman - qui se déroule de nuit dans une sorte de repère de marins, près des docks, sous les bombardements qui illuminent le ciel de Londres - j'étais vraiment content que celle-ci ne se termine pas de façon dramatique, mais plutôt sur une note gaie, à l'aube, quand les lueurs roses pointent à l'horizon à travers les cotons de brume, comme si l'on sortait d'une hallucination et que rien de ce qui s'était déroulé avant n'avait eu lieu.
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le 9 mai 2009
Aïe! quel pavé! Il faut vraiment aimer le genre et l'auteur pour le lire sans s'ennuyer! Il serait cependant dommage de rater cet ultime rendez-vous avec Bardamu.

Ferdinand quitte Paris pour Londres. Il y recontre des personnages burlesques et souvent grotesques, d'où le titre. Une atmosphère très particulière, dans les bas-quartiers de Londres des années 1915-1916. Le style n'a pas tant changé depuis Mort à crédit : il faut attendre Féerie pour que Céline prenne un nouveau cap dans son œuvre romanesque.

En bref, sa densité en fait une œuvre réservée aux lecteurs avertis, qui savent à quoi s'attendre en l'ouvrant. Il faudra pourtant s'accrocher pour le boucler, même quand on aime. Vous serez sans doute surpris par la fin. Ferdinand enfin apaisé, posé? D'où sa disparation définitive? Peut-être n'avait-il plus envie de faire le guignol sous la plume de Céline...
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le 13 mars 2011
Du pur Céline et un sacré pavé de contestations, de souillure, de situations loufoques propres à Céline. A lire si on est un inconditionnel. Sinon, il faut y venir par doses homéopathiques et commencer par "voyage...". Du Céline quoi !
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le 27 février 2013
Œuvre difficile mais quel génie! Si vous n'avez jamais lu de Céline, commencez par le Voyage ou Mort à Crédit (de préférence dans cet ordre) car le style est ici poussé à l'extrême et demande autant de souffle dans sa lecture que Céline en a dû en mettre à l'écrire. Une fois cette barrière franchie : aucun livre ne m'a fait rire à ce point (et même rire tout haut ! ce qui est unique). Je garde le souvenir d'une explosion ahurissante, d'un port, d'une fillette angélique, d'une bande de timbrés plus fous les uns que les autres, et d'un délirant appel téléphonique qui doit s'étaler sur quelque chose comme 100 pages à se tordre. Bref : un livre à part, unique en son genre.
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Une tribu de français échoués dans le Londres des bas-quartiers au temps de la Grande Guerre. On s'engueule, on s'étripe, et on traficote au vu et au su de la maréchaussée. Un Céline célinant et célinesque à souhait. Bonne connaissance de l'argot requise. Qui a dit que Céline était le Rabelais du vingtième siècle ? Personne, zêtes sûr ? Alors, le mot est lâché. Tonnerre de Brest !
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Mars 1944. L'Armée rouge à l'offensive en Ukraine, Berlin sous les bombes. Ça tourne mal, Céline se voit déjà pendu. Paraît alors le premier volume de Guignol's band (le second sera posthume).

Après une évocation absolument virtuose de l'exode de 1940 (« le grand décombre ! »), au début d'un prologue dans la veine de ses pamphlets, mêlant rancœur et menace, l'auteur de Bagatelles pour un massacre se lance sur des centaines de pages, criblées de points d'exclamation et de suspension, dans une transposition hallucinée de son séjour à Londres, en 1915-1916, durant les attaques de zeppelins. C'est Ferdine chez les rosbeefs.

Le narrateur s'incruste dans un clac où tout le cul provenait de France (sic), déambule dans les rues de la capitale, fréquente les guinches — les gisquettes y dansaient la matchiche, le cake-walk —, et rêve sur les quais puant la créasote.

Autobiographique ou pas, difficile d'oublier sa rencontre avec Virginie, une fille dans les douze treize ans, aux cuisses de garçon : « Mignon fragile trésor... » « Un coup de panique qui m'avait pris, je m'étais jeté sur elle comme un chien... » « Ma pauvre merveille en cloque... »

D'une guerre l'autre, sombre humeur de Céline : « Les hommes ont pas besoin d'être saouls pour ravager ciel et terre. Ils ont le carnage dans les fibres ! » Pessimisme complet : « La Vérité c'est la mort ! »

Mais loufoque en diable ! Salé ! Lyrique ! En idiomatique retrituré, revitaminé. Rigolade first : « Y a bien des raisons d'être triste. Y en a bien aussi de rigoler ! »
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le 16 avril 2012
ATTENTION, la version (Composition Darantière, Impression CPI Bussière à Saint Amand, Cher, du 20 janvier 2012) présente des défauts d'impression.
Partout où il y a st et ct, les s et les c sont remplacés par un epsilon majuscule en italique. À raison de 5 à 12 par page, ce sont autant de mots sur lesquels on achoppe dans les 750 pages du livre. C'est tout simplement illisible.
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le 9 juin 2014
Une oeuvre dont on s'extrait fatigué après avoir fourni un réel effort. Une ascension alpestre qui laisse entrevoir des pentes difficiles, des dénivelés éreintants mais qui laisse apercevoir des paysages magnifiques et qui terminée laisse le lecteur dans l'euphorie du plaisir gagné à la force du jarret...
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le 7 juin 2010
Je ne suis pas célinolâtre, aussi bien parce que je n'aime pas l'homme et que la prose célinienne m'effarouche au plus haut point. On peut toutefois dire qu'une fois dans le roman, on y est bien, pour plagier un passage de Voyage au bout de la nuit. Et donc on n'a de cesse que d'en achever la lecture dans les plus brefs délais. Malheureusement, l'édition Folio a l'inconvénient de présenter le texte en très petits caractères, ce qui rend la compréhension du roman d'autant plus pénible.
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