undrgrnd Cliquez ici RentreeLitteraire nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos Rentrée scolaire Cliquez ici Acheter Fire Cliquez ici cliquez_ici Bijoux en or rose

Commentaires client

4,4 sur 5 étoiles
7
4,4 sur 5 étoiles
Format: Poche|Modifier
Prix:6,50 €+ Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

le 5 juillet 2010
Un étudiant à priori ordinaire se laisse volontairement sombrer dans une sorte de torpeur et d'indifférence qui doit, dans son esprit, le mener au renoncement absolu du monde. Cette chronique est à la fois intrigante et poétique. On se surprend même à envier le narrateur et en tout cas on se demande avec un peu d'angoisse jusqu'où cette expérience va le mener.
Un texte magnifique d'un des plus grands et plus atypiques écrivains du XX° siècle. Ce livre est littéralement fascinant et bien sûr comme d'habitude avec Georges Perec, l'écriture est éblouissante .
Au-delà du récit passionnant, on ne peut qu'être, une fois de plus, être admiratif du style si particulier de l'auteur du fabuleux LA VIE MODE D'EMPLOI (entre autres). UN HOMME QUI DORT nous offre une histoire étonnante qui a été ou qui pourrait peut-être être la nôtre un jour ou l'autre.
0Commentaire| 20 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 juin 2012
**Contient des élément-clé du livre**

Que vit-on, que devient l'existence lorsqu’on décide sciemment un beau jour, de renoncer à toute action et toute réflexion ?

Un jeune étudiant en sociologie est pris d'un indescriptible malaise et d'une sourde angoisse le matin même de la première épreuve de son examen pour le certificat d’Études Supérieures. Sans motivation apparente, il ne se rend pas à l'examen et prend calmement la résolution d'interrompre ses études.
En opposition-miroir à ses camarades qui se lancent dans l'aventure de la vie, le jeune homme stoppe radicalement toute activité et toute fréquentation.
Commence alors pour lui une existence de solitude et d'inactivité absolues: d'abord accident, elle se mue en expérience puis devient un apprentissage voulu et pensé pour se libérer par l'indifférence de ce qu'il vit comme son inadaptation au monde.

Publié deux ans après "Les Choses", "Un Homme qui Dort" est un court roman présenté du propre aveu de Georges Perec comme son antithèse: fini la fascination pour les choses que la société met en vitrine. Fini le désir, place au refus, et il sera total.
Le refus est en effet la seule réponse de cet homme quand son adhésion au monde tel qu'il est vient à lui faire défaut (on pense souvent tout au long de la lecture à des classiques comme "l’Étranger" ou "la Nausée", autres grands témoignages de l'absurdité et il est fait référence à "Bartleby le Scribe" vers la fin du récit). Mais annihiler la réalité extérieure pour contrer son malaise et conquérir une liberté individuelle se révélera être un choix perdant.
L'homme (qui n'est jamais nommé mais désigné par un "tu" quelque peu accusateur, à moins qu'il ne s'agisse de l'auteur lui-même, consignant ses sensations par écrit) prendra conscience que sa liberté n'est qu'un affaiblissement aussi bien physique que social.
Pris de peur, il essaie vaguement de recadrer sa vie et de se ré-sociabiliser mais le piège de l'aliénation et de l'étrangeté à soi-même s'est déjà refermé sur lui.

Perec, comme souvent, contemple les actions des ses personnages plus qu'il ne les relate. Elles sont mises à distance et vidées d'un quelconque sens, venant former avec les descriptions-accumulation du monde réel (typiques de l'auteur) un conglomérat informe et creux.
Il reprend la parole pour la conclusion du récit et tire à la place de l'étudiant la morale d'une telle conduite, dans la plus grande sévérité.
Il n'y a aucune illumination,aucune vérité à attendre de la solitude et de l'indifférence. La solitude n'est que solitude, l’indifférence n'est pas un pouvoir sur le monde, qui continue à évoluer et changer, contrairement à l'étudiant qui n'a avancé en rien et que l'auteur place en dessous des damnés et même des insectes dans l'échelle de la dignité et du mérite.
0Commentaire| 9 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 12 novembre 2014
Un récit qui prend au tripe de la descente, éclatement progressif jusqu'à la remonté. Un voyage sur les bords de la néantisation qui m'a d'ailleurs personnellement aidé à traverser des moments difficile de l'adolescence au travers de ce qu'il savait exprimer à ma place de l'étrangeté de la vie comme de la force qu'on met à s'y accrocher.
Un livre que je conseille régulièrement, parmi ces lectures qui aide à réfléchir, à entrevoir, à avancer.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 2 janvier 2016
Un jour, un étudiant décroche l'attelage de son destin et laisse sa vie sociale s'en aller sans lui. Il s'extrait du monde, rompt avec toute ambition, tout projet et limite son vouloir-vivre au strict minimum. Il se contente d'observer, de flâner dans Paris, d'habiter sa chambre, de rêvasser. Le silence et la solitude alimentent son détachement, son indifférence... et son refroidissement, comme une ébauche d'extinction.
Progressivement, son face-à-face avec le temps devient pesant et stérile, instillant le malaise, celui-là même qui l'a projeté dans cette expérience extrême.

A l'aune de la frénésie marchande, de l'hyper-communication, de l'hégémonie de la performance, cette parenthèse littéraire s'apparente à une apnée dissidente et insolite.
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 6 août 2012
Plutôt que l'homme qui dort, c'est celui qui s'endort. Il lâche peu à peu tous les liens sociaux et ses activités pour entrer dans un monde sans sollicitation. Il fait tout (ou plutôt rien) pour que sa vie devienne lisse, il se laisse couler doucement. On attendrait sa métamorphose en être invertébré et sans nerfs, mais il reste juste à flot, en survie sans s'effondrer. Comme ne devient-il pas fou? C'est tout l'art de Georges Perec de sentir le point d'équilibre reptilien.
0Commentaire| 4 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 3 mars 2009
La plume immense d'un des plus grands et plus inclassables écrivains du XXème siècle. Un bijou!
0Commentaire| 8 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 8 juin 2015
je n'aime pas spécialement le "nouveau" roman" et je n'ai pas de souvenir précis de son livre "les choses" lu il y a très longtemps
mais j'ai acheté celui-ci pour en avoir entendu parlé et sachant que l'auteur l'a écrit dans un style très différent à suivre...
0Commentaire|Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus

Les client ont également visualisé ces articles

5,95 €
24,00 €

Avez-vous besoin du service clients? Cliquez ici