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Voici donc le septième et dernier volume de la Recherche, publié à titre posthume. Inutile de dire que si on n'a pas lu les volumes avant, ça va être incompréhensible. De retour à Combray après son histoire tourmentée avec Albertine, le narrateur est livré à l'amertume et à l'indifférence. Le hasard lui procurera une expérience capitale : deux dalles disjointes sous ses pieds et le tintement d'une cuiller ranimant en lui le souvenir et sa félicité propre. Il décide d’approfondir son impression, de découvrir pourquoi certaines sensations le rendent si heureux. Il comprend que la mémoire involontaire est capable de ressusciter le passé, que l’œuvre d’art permet de vivre une vraie vie, qu’elle permet d’abolir les limites imposées par le temps. C'est alors qu'il commence à écrire. Ce volume est en quelque sorte l'apothéose de la Recherche, où il explique ses vues sur la mémoire, le temps et l’œuvre d'art, mais où les personnages importants de la Recherche sont également revisités une dernière fois.
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Être Proustien est un plaisir qui demande du temps et de la persévérance. "La recherche du temps perdu" a été étudiée sous tous les angles et pourtant elle reste perpétuellement une énigme pour tout lecteur qui s'y plonge. Proust a poussé l'art de la narration, du portrait et de l'analyse psychologique à des niveaux jamais égalés. On entre dans la Recherche mais, en vérité, on en sort jamais. C'est le charme inexplicable de cette oeuvre multiple dont chacun peut faire l'expérience en prenant le temps nécessaire pour aller jusqu'à son terme.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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le 15 mars 2013
Après avoir lu (Du coté de chez Swann, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, Le côté de Guermantes, Sodome et Gomorrhe, La prisonnière et Albertine Disparue), il est bon d’écouter « Le temps retrouvé » en audio. Cela donne une autre dimension à ce fabuleux roman! Des heures de plaisir et de détente ! On ne peut demander mieux que Michael Lonsdale, Denis Podalydès et André Dussollier comme donneur de voix !
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Être Proustien est un plaisir qui demande du temps et de la persévérance. "La recherche du temps perdu" a été étudiée sous tous les angles et pourtant elle reste perpétuellement une énigme pour tout lecteur qui s'y plonge. Proust a poussé l'art de la narration, du portrait et de l'analyse psychologique à des niveaux jamais égalés. On entre dans la Recherche mais, en vérité, on en sort jamais. C'est le charme inexplicable de cette oeuvre multiple dont chacun peut faire l'expérience en prenant le temps nécessaire pour aller jusqu'à son terme.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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Être Proustien est un plaisir qui demande du temps et de la persévérance. "La recherche du temps perdu" a été étudiée sous tous les angles et pourtant elle reste perpétuellement une énigme pour tout lecteur qui s'y plonge. Proust a poussé l'art de la narration, du portrait et de l'analyse psychologique à des niveaux jamais égalés. On entre dans la Recherche mais, en vérité, on en sort jamais. C'est le charme inexplicable de cette oeuvre multiple dont chacun peut faire l'expérience en prenant le temps nécessaire pour aller jusqu'à son terme.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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J'ai choisi ce titre car, pour des raisons informatiques, sans doute, je ne peux parler directement de "A l'ombre des jeunes filles en fleurs".
Comme je voudrais parler également du "Temps retrouvé", je vais essayer de faire court.
"A l'ombre des jeunes filles en fleur", tout d'abord.
C'est un petit chef d'oeuvre d'images, de sensations, de réflexions, de méditations, parfaitement abordable pour ceux qui débutent dans Proust. Autre avantage, on peut visiter "Balbec" (Cabourg), le Grand Hôtel, les plages dont parle le divin Marcel... Je termine par la qualité première du livre, à mon sens : Proust cherche à nous transmettre son amour de la vie (l'art sous toutes ses formes, la nature, la littérature, la fréquentation de nos semblables...) sans les niaiseries d'usage.
J'ai (un peu, beaucoup ?) moins aimé les tomes suivants de "La Recherche"...
Jusqu'au "Temps retrouvé", que j'ai lu sur une plage de République Dominicaine (sea sex and sun), à l'ombre des cocotiers, sur une chaise longue, un cocktail à proximité de la main... sans pouvoir me détacher du livre.
Proust y décrit ses sentiments face à la mort qu'il sent proche, dans un style d'une richesse inouïe, avec une acuité intellectuelle, un détachement philosophique que je n'avais jamais rencontrés.
A conseiller vivement, donc, mais seulement aux lecteurs familiers des personnages de "La Recherche" - qui font presque tous (bonifiés ou réifiés par les ans) une apparition dans ce dernier roman.
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le 25 mai 2014
Le Temps Retrouvé met un point final à la série "A la Recherche Du Temps Perdu". L'Auteur prend enfin conscience du passage du temps qu'il avait au préalable minutieusement décrit. Il récapitule les changements dont il a été témoin, l'évolution de l'ordre social, et surtout il met en lumière les transformations de ses amis et fréquentations, d'une manière à la fois poétique, intuitive et surréaliste. C'est le point d'orgue de son travail, et ses préoccupations restent étonnamment modernes, à la fois tendres, critiques et raisonnées. Il aborde des sujets qui sont aujourd'hui évités au nom du "politiquement correct" En finissant cette lecture, j'ai eu envie de recommencer à lire toute son oeuvre depuis le début, consciente que je n'avais pas repéré tous les indices, et navrée de quitter le monde de l'auteur.
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le 12 octobre 2013
Il semble que cette édition ait un texte plus court que celui du "temps retrouvé"
de la Pléiade. Est-ce le résultat des dernières recherches éditoriales sur les cahiers de Proust ? .
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le 2 juillet 2010
C'est une apothéose extraordinaire, pareille à un Dernier Jugement d'El Greco. Il faudra du temps pour déchiffrer et classer mes pensées et mes sentiments. Quant aux ceux-ci, les deux les plus frappants concernent "ce tintement rebondissant, ferrugineux, interminable, criard et frais de la petite sonnette" et l'image du Duc de Guermantes sur des "échasses vivantes".

Le premier fait ressurgir toute cette émotion intense et intime de l'amour pour un parent tant aimé et du chagrin pour sa perte, impossible d'évoquer qu'à travers cette puissante image. Il me fait voir d'un coup toute la beauté de la personnalité de ma mère. Mon image à moi est différente et pourtant la même: l'arrivée le soir après un long voyage en voiture, la figure de ma mère encadrée par la vitrine de sa cuisine, le sourire rayonnant dehors dès qu'elle entendit la voiture. Il est intéressant qu'entre tous les personnages de ce roman, ceux de la grand'mère, la mère et Françoise soient les seuls à ne pas subir les transformations bouleversantes dans le Temps. Elles restent constantes et immuables. Ce que son art arrive à cristalliser et dégager dans toute son intensité est cet amour inconditionnel et éternel.

Le second est l'inverse, un métaphore pour décrire ce processus effrayant de métamorphose que subissent tous les autres personnages. Je ne sais pas s'il était son but, mais je ressens tant de pitié pour Oriane dans ces dernières pages: jadis si brillante, si côtée; et maintenant abandonnée pour une Odette, déthrônée par une Verdurin et obligée de côter Rachel qu'elle ridiculisait tellement autrefois. C'est pareil à ce qu'on ressent pour la Berma (curieuse mais importante insertion à ce moment-là). Cet écrasement social, physique et moral que ce narrateur (devenu tout puissant et s'approchant de Proust lui-même à la fin ) imposent à ces caractères est assommant et pénible. Comme M. d'Argentcourt, la plupart des caractères sont déchiquetés d'une manière aussi acharnée que l'aurait fait Flaubert. La seule chose qui soulage cette peine est la joie que le narrateur éprouve - joie non seulement esthétique mais aussi personnel - en arrivant à une vue complète des personnages dans une quatrième dimension, le Temps, et de regagner tout le côté joyeux de sa jeunesse. Cette joie, me semble-t-il, s'incarne dans la parution de Mlle de St Loup, qui, fraîche, jeune, raccorde tous les fils rudement coupés par Atropos - Méséglise, Guermantes, Swann, Odette, Gilberte, Robert et la pauvre Albertine. Pour moi il s'agit d'une réalisation entière des caractères sur leurs échasses vivantes et chancelantes.
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le 27 février 2016
Très bon livre, je l'ai dévoré ! L'écriture est belle sans chichis un livre qui fait voyager qui fait du bien !
Je le recommande vivement !!!
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