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le 3 juillet 2005
Le livre commence sur les chapeaux de roue, par des pages très drôles qui dépeignent la pratique des sports collectifs en milieu scolaire. Puis on comprend que le récit décrit un système éducatif, celui des établissements catholiques d'Irlande, et peint le type de société qu'engendre une éducation fondée sur la culpabilisation perpétuelle et sur une peur de l'enfer savamment entretenue. Sur ce sujet, le chapitre III est d'une férocité inouïe, et peut-être libératrice. On n'est pas loin de Bernanos fustigeant, dans La Grande peur des bien-pensants, une certaine éducation religieuse qui ne propose aux âmes « que la terreur de la mort, du jugement, de l'Enfer » et ne suscite en elles qu'une « dévotion superstitieuse, à peine supérieure au fétichisme des sauvages »... En outre, il est bien possible que l'occupant britannique ait alors misé sur les propriétés anesthésiantes, inhibitrices, paralysantes, de la foi catholique. Autant que sur celles de la bière.
Ce roman introduit certains des protagonistes d'Ulysse. Notons que le retour des personnages fait de l'ensemble Dublinois-Portrait-Ulysse une sorte de Comédie humaine irlandaise. Le Portrait raconte aussi la naissance d'une vocation d'écrivain ; mais sur ce thème le livre de Joyce me semble loin d'égaler À la recherche du temps perdu.
Hélas, cette importante oeuvre de Joyce est desservie par une traduction française inaboutie qui n'est que la révision laborieuse, par Jacques Aubert, de la traduction d'origine datant de 1924 (publiée sous le titre de Dedalus). La traduction de 1924 était truffée de faux sens, d'anglicismes, d'erreurs de ponctuation, etc. La traduction révisée - ou ce qui nous est proposé sous cette appellation - fait surtout du replâtrage, remplaçant ici ou là un substantif par un autre, mais sans toujours veiller à l'harmonisation des pronoms personnels à l'intérieur de la page ! Ces négligences rendent le récit très opaque en certains passages, alors que les Irlandais et les Anglais considèrent le Portrait comme étant plutôt limpide dans leur langue. On frémit lorsqu'on se rappelle que ce texte n'est autre que celui qui figure dans l'édition française de référence, celle de la Bibliothèque de la Pléiade... En outre, l'éclaircissement de certaines obscurités est abandonné à la sagacité du lecteur bénévole. Bref, on attend encore la traduction et l'annotation que ce roman mérite.
Une dernière remarque. Le titre devrait être : Portrait de l'artiste jeune homme, comme ne cesse de le réclamer le petit-fils de Joyce. « En jeune homme » est un anglicisme caractérisé.
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le 21 décembre 2013
Que dire ? Que ce texte de James Joyce est un chef d'oeuvre reconnu et qu'il se trouve en définitive bien mal représenté par cette version française de poche. En effet, tout est rassemblé ici pour décourager, voire dégoutter le lecteur.
En premier lieu, une préface, certes érudite, mais qui se révèle rapidement élitiste, donc inutile au plus grand nombre, écrite par un universitaire qui pense que fournir une analyse hermétique prouvera ses talents de pédagogue et justifiera la présence de son nom sur la 1ere de couverture.
En second lieu, si le lecteur arrive jusqu’au texte en lui-même (ou se dispense intelligemment de la lecture de la préface pour éventuellement l'envisager en guise de postface), il découvre alors une prose difficile à lire, reflet d'une traduction littérale mal dégrossie, pour laquelle manque le long et délicat travail (ô combien nécessaire pour assurer un phrasé digne de la qualité du texte original) de finition et de relectures.
Enfin, comme le soulignait une critique précédente, les nombreuses notes présentes dans le texte renvoient sans cesse le lecteur vers la fin de l'ouvrage pour lui fournir, une information qui n'intéressera bien souvent que les étudiant(e)s ou les chercheur(e)s en littérature (100 pages de notes finales pour 331 pages de texte). D'innombrables renvois, donc, qui se révèlent la plupart du temps, tout comme la préface, aussi érudits qu'inutiles, mais qui obligent cependant le lecteur curieux à d'incessants allers-retours ne lui facilitant pas la lecture de cette version frisant, par instants, la limite de l'incompréhensible.
De mon humble avis, cette édition ne reflète ni le talent de l’auteur, ni probablement celui des traducteurs et la maison d’édition, dont les ouvrages sont généralement d’une bien meilleure facture, serait, je pense, bien inspirée de proposer pour cette œuvre une nouvelle version française, accessible et soignée, à même de permettre à tout lecteur francophone d’accéder avec simplicité à la beauté et à l’élégance originales de ce magnifique récit.
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Comme le titre le suggère, il s'agit d'un récit des jeunes années du célèbre écrivain irlandais. Stephen Dedalus, que l'on suit de l'enfance à l'aube de l'âge adulte, découvre à travers le regard des autres et grâce à sa propre introspection ce qui sera son destin : celui d'un homme seul, qui se sent différent des autres et ne parvient guère à communiquer autrement que par la littérature et l'érudition. Son angoisse existentielle, fortement imprégnée d'interdits religieux, acquis grâce à une scolarité complète chez les jésuites puis au Trinity College de Dublin, est faite de culpabilité. Le conflit entre son caractère rebelle et les modèles prônés par les "bons" pères en charge de son éducation en ont fait un être renfermé, dégoûté de lui-même et de son désir de vivre. Ce récit au pessimisme sublimé par l'écriture, jaillissante d'inventions de toutes sortes (collages de chansons populaires, de citations, report de mille et un faits d'observation courante), rappelle "Mort à crédit" (Louis-Ferdinand Céline) et l'on a vite fait de rapprocher ces deux écrivains, aux destins et aux idées pourtant fort différents. Le regard de James Joyce est attentif à tout ce qui fait la richesse du petit peuple de Dublin, dont il observe et nous rapporte les faits et gestes quotidiens (voir aussi "Gens de Dublin", du même auteur). On entre plus facilement dans cette œuvre de jeunesse, dont le récit reste linéaire, que dans celles de la maturité, comme "Ulysse", dont l'aspect kaléidoscopique peut rebuter le lecteur non averti. Reste qu'il faut, pour apprécier "Portrait de l'artiste en jeune homme", avoir une certaine culture religieuse (catholique romaine) et avoir effectué des études classiques, les nombreuses citations latines qui émaillent le récit échappant sans doute à la plupart des lecteurs actuels, ce qui est malheureusement mon cas...
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Les premiers chapitres de Portrait de l'artiste en jeune homme (A Portrait of the Artist as a Young Man) furent publiés à la veille de la Grande guerre. Leur parution marquait l'aboutissement d'un travail engagé par James Joyce dès février 1904, six mois après la mort de sa mère, et poursuivi durant plus de dix ans, au gré de bien des vicissitudes.

Dans ce roman d'inspiration autobiographique, Stephen Dedalus, double de l'auteur, découvre avec effarement la sexualité, se libère de l'emprise des Jésuites et du catholicisme, et s'éloigne de l'Irlande, vieille truie qui dévore sa portée (sic).

Non sans difficultés ni souffrances pour le jeune homme (chrétien fervent, thomiste affirmé, admirateur de Newman), ce grand affranchissement débouche sur « une explosion de joie profane », avec à la clé un projet esthétique grandiose, envisagé comme une nouvelle transubstantiation :

« Transformer le pain quotidien de l'expérience en un corps radieux de vie impérissable. »

Après Gens de Dublin (Dubliners), et avant d'aborder Ulysse, Portrait de l'artiste en jeune homme offre une claire introduction à l'univers si particulier de Joyce, et à ses "épiphanies".

En faciliteront l'accès les nombreuses notes réunies en fin de volume, pour autant que celles-ci ne s'égarent pas en d'infimes détails, ne se perdent pas en conjectures, et apportent quelque information (la note 2 de la page 145 renvoie à la note 1 de la page 230, et vice versa !). Quant à la préface, plutôt pédante, d'inspiration lacanienne, chacun appréciera s'il convient de s'en dispenser.
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le 21 avril 2014
Il faut aborder Joyce chronologiquement, se faire progressivement à sa façon d'écrire et comprendre son parcours. Ce livre est donc à lire et fait comprendre bien des choses, surtout si on souhaite s'attaquer à cette oeuvre magistrale qui est celle d'un auteur souvent mal connu
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le 3 janvier 2005
Ce roman présente l'éveil d'un être, Stephen Dedalus, de ses jeunes années aux premières lueurs de l'âge adulte, et ses premiers pas sur le chemin de sa vie d'artiste.
Sous couvert de ce pseudonyme aux évocations plus qu'intéressantes, c'est sa propre initiation à la littérature que James Joyce narre dans ce texte et qu'il partage avec son lecteur. La limite entre autobiographie et fiction est souvent infime et l'on peut à raison s'interroger sur le statut de ce texte.
Si l'auteur évoque ses débuts, et que ce texte n'est que l'ébauche de nombreuses autres œuvres à venir, il n'en reste pas moins que le style de James Joyce procure déjà le plaisir de lire grâce à sa finesse dans le choix des mots qu'il tisse avec précision et grande élégance.
La traduction présentée dans cette édition est très fidèle au texte en anglais, et les notes qui l'accompagnent sont le plus souvent instructives et utiles, permettant au lecteur d'approfondir sa lecture en y apportant de nombreux détails, tant sur la biographie de Joyce que sur les coutumes irlandaises, afin qu'il saisisse au mieux les polysémies du texte.
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le 18 août 2011
Ce livre peut se lire à trois niveaux: comme un récit de formation, comme un témoignage réaliste sur l'éducation en pays catholique, comme un manifeste.Évidemment,le premier niveau est le plus important. Le regard de l'enfant, déjà mal-voyant, déchiffre mal la réalité morale, politique, économique, historique du monde qui l'entoure, les inhibitions et les déficiences de son entourage familial, et il les pallie en suscitant un monde imaginaire, parade et refuge qui au fond vaut bien mieux que les balivernes religieuses et politiques dont tant d'autres se contentent. Le projet d'un exil effectif prolongeant l'exil intérieur prend forme dans tout ce récit, pour aboutir à une formulation exceptionnellement explicite et sans ambiguïté - ce qui n'est pas si fréquent chez Joyce. Des figures essentielles apparaissent: Hermès, Dédale et Icare. Bouleversé par la chute (politique) du courageux Parnell, Joyce n'aura plus qu'un souci: s'échapper à tire d'ailes à une société sans espoir, en la recréant artistiquement.
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le 3 janvier 2016
Extrait : " - Thomas d'Aquin, reprit Stephen, dit : est beau ce dont l'appréhension cause le plaisir.".
Alors, Es-beau ? Je ne sais pas. Je dirais plutôt : Art-dû, mais pas-si-haut, nan !
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le 4 décembre 2015
Même si la traduction semble bonne, ce récit autobiographique est assez pénible à lire : le catholicisme irlandais m'a toujours ennuyée...pour ne pas dire plus.Enfin plus abordable que "Ulysse".
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le 28 juillet 2014
je vais aimé découvrir la vie de joyce en pensant aux références de la reine Elisabeth ,dans son discours-sa venue en France au 60 ème anniversaie du débarquement
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