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le 30 mai 2009
Ce journal, écrit à la fin de la vie de l'auteur entre janvier et septembre 1978, est la démonstration de l'aboutissement d'un cheminement humain et spirituel d'une vie. Chaque entrée du journal permet à Albert Cohen d'évoquer ses chers disparus. Dans un premier temps, il se retourne vers sa mère avec un pauvre désir de la faire vivre encore un peu, «cette sainte sentinelle et gardienne de son fils», avant de la rejoindre bientôt. Cette maman chérie cède la place à Marcel Pagnol, le camarade d'enfance et d'adolescence tant aimé, décédé quatre ans auparavant. Puis vient la ronde des femmes aimées, ces muses elles aussi parfois déjà mortes. Ce récit lui permet de retracer sa vie, de confronter ses angoisses avec la mort, et de déclarer tout fort sa révolte de devoir mourir (Je n'accepte pas de perdre mes yeux qui étaient une partie de mon âme. Mon âme n'est pas un impalpable ectoplasme à gogos. Mon âme c'est moi. Cela n'est pas de la philosophie, cette filandreuse toile d'araignée toute de tromperies, mais une grenue et indestructible petite vérité tout à fait vraie. Oui, tout ce que vous voudrez, dites tout ce que vous voudrez, dites toutes les survolances qu'il vous plaira, mais ma petite vérité est bon teint. Mon âme c'est mon corps et non un magique souffle». Ce genre de raisonnement le conduit à prendre Dieu à partie avec beaucoup de virulence : «O Dieu, j'ai vu Ton oeuvre et je n'ai pas craint de Te lancer un irrespectueux regard. Et si Tu attends que je Te félicite ou Te remercie, Tu peux toujours attendre», pour finalement déclarer à Dieu dans un ultime blasphème: «Tu ne mérites pas Ta chance, Dieu, d'être Dieu. Et je ne peux Te donner qu'un zéro de conduite.»
A travers ses critiques acerbes et drôles sur les «fidèles et croyants » qui s'achètent une bonne conscience à bon compte et qui s'assurent leur paradis par des confits en dévotion et en déclarations de l'amour-du-prochain, le lecteur sent une recherche désespérée de la foi : Albert Cohen avoue lui-même à un moment donné «Etre malade de Dieu aimé, malade de Son atroce absence». Tout ceci est exprimé dans un style lyrique, poétique percutant et incisif, style qui est propre à l'auteur. Epoustouflant, drôle et profond, ce livre décrit les pensées d'une personne qui a bien, beaucoup et profondément vécu. A méditer...
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le 5 novembre 2011
Dans ce testament écrit 3 ans avant sa mort, Cohen exprime ses conceptions sur Dieu, les femmes, la vie et alors que "Le livre de ma mère" ou '-"oh vous frères humains" frôlent le chef-f'oeuvre, ici l'écrivain fait preuve d'un pessimisme ravageur et contagieux dont on ne sort pas indemne: trop c'est trop et tant de noirceur devient déprimant.
Heureusement, il reste un styme flamboyant et magistral qui sauve l'exercice de l'oubli: chaque phrase est ciselée comme un bijou par un orfèvre...
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le 17 novembre 2015
Le livre des lamentations . Geignard et pas très courageux face à l'approche de la fin dernière l'auteur . Je n'ai pas fini le livre ( 3/4 lu) tant la lecture était pénible . Une longue prière mélancolique . Commencez la lecture après un traitement de trois mois d'antidépresseurs . Préférez Belle du seigneur , le livre de ma mère oû l'auteur semble moins " parasité" par l'idée qu'il ne sera plus .
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le 18 septembre 2013
Plus que l'auteur, c'est la grandeur de l'homme qu'on découvre à travers ces carnets. Leçon de sagesse et de générosité.
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