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le 16 décembre 2009
L'initiation à la vie mondaine du narrateur nous offre des moments savoureux et... désopilants.

Le portrait par petites touches, presque impressionniste, de la servante Françoise, si juste, nous renseigne sur la psychologie du personnage mais également sur l'époque et la condition des domestiques.

La mort de la grand-mère est traitée sur un mode esthétique à la fois comme une musique et une peinture. L'intervention de Mr de Guermantes distrait le lecteur et manque de faire basculer ce moment dans le vaudeville...

La vie de salon avec une évocation très fine et fouillée des codes de l'aristocratie, presque caricaturée et poétique cependant, évoque la dynamique d'un ballet. Le personnage de Saint Loup, romanesque et flamboyant..., Mr de Guermantes son antithèse... sont particulièrement attachants. J'envie le narrateur quand Saint Loup court emprunter un manteau en vigogne afin de le protéger du froid et revient en foulant les banquettes et dossiers de ses souliers, le restaurant étant trop encombré pour circuler entre les tables... Oriane de Guermantes m'irrite mais m'amuse quand elle émet des avis et critiques tous azimuts surtout quand Proust lui prête des propos sur Zola...

Ce tome se lit « en apnée » tant le rythme est fluide et les rebondissements subtilement dosés. Le narrateur instille « un souffle » de légèreté et d'apparente superficialité qui traite en profondeur des moeurs d'une aristocratie un peu fantasmée malgré tout... Le livre s'achève dans une espèce de tourbillon, de "griserie" de snobisme... dont l'évocation agit comme une liqueur un peu trop forte.

J'aborde le prochain tome sans lire la quatrième de couverture. Trop d'analyse finit par tuer ce beau roman, objet inépuisable d'études en tout genre... qui rompent la magie de la lecture. Le scalpel littéraire de Proust semble se retourner contre lui...
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Je ne vais pas "évaluer" Proust, ce serait ridicule. Ce 3e volume de la Recherche est celui ou il faut s'accrocher, car apparemment il ne se passe pas grand chose de bien spectaculaire. Et pourtant. Je peux recommander cette édition. Je parle de l'édition Gallimard dite "La Blanche", car le format est agréable et les caractères ont une taille plus lisible que l'édition Folio (il y a un prix: les notes explicatives ont disparu) et est plus maniable que la Pléiade ou Quarto.
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Être Proustien est un plaisir qui demande du temps et de la persévérance. "La recherche du temps perdu" a été étudiée sous tous les angles et pourtant elle reste perpétuellement une énigme pour tout lecteur qui s'y plonge. Proust a poussé l'art de la narration, du portrait et de l'analyse psychologique à des niveaux jamais égalés. On entre dans la Recherche mais, en vérité, on en sort jamais. C'est le charme inexplicable de cette oeuvre multiple dont chacun peut faire l'expérience en prenant le temps nécessaire pour aller jusqu'à son terme.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE)
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Le pli est pris. A la fin de ce troisième tome de "La Recherche", on sait qu'on ira jusqu'au bout. Trop de choses ont été développées et il n'est pas possible de laisser le Narrateur et de refuser de faire encore un petit bout de chemin avec lui. Son entrée dans le monde continue à provoquer des désillusions, la magie des noms et des lieux s'estompe, laissant place au constat de la médiocrité, des attachements à des postures, à la vacuité d'un monde dont l'auteur scrute et décrypte le fonctionnement avec une précision délicieuse. Plus que jamais avec Proust, l'aventure est intérieure car en décrivant ce monde dans lequel il veut entrer, le Narrateur analyse ses propres sentiments. Il y a un jeu de miroir fascinant qui nous fait voir l'autre et nous-même. C'est une fiction, nous le savons, et en même temps, c'est un miroir terrible. Proust fait de la littéraure en même temps qu'il efface la frontière entre la littérature et la vie. Le lecteur est avec le Narrateur dans le salon des Guermantes et ce n'est pas le moindre charme de la petite musique proustienne.

Quand au style de l'auteur, on s'y habitue. Il est vrai que les débuts peuvent être rudes mais finalement, Proust utilise un langage d'une simplicité confondante : pas de mots compliqués, structure grammaticale très classique ; mais un bain de subjonctif et de passé simple auquel nous ne sommes sans doute plus habitués, des propositions subordonnées survitaminées, et l'usage abondant de métaphores, géniales et lumineuses. A part ça, si on lit la phrase à voix haute, on se rend compte très vite que c'est le ton de la conversation (certes bien construite) d'une personne qui nous raconterait une histoire le soir au coin de la cheminée ou autour d'un verre. C'est très vivant et très proche.
Pour moi, Proust est une découverte tardive, et un vrai choc littéraire.
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le 26 septembre 2014
Ce troisième volume d'"A la recherche du temps perdu" m'a permis de poursuivre ce voyage magnifique en compagnie de Proust.

Je n'ai pas grand chose à ajouter à toutes les autres critiques mais juste quelques remarques faites au fur et à mesure de la lecture :

- Ce livre contient des moments d'anthologie (comme la mort de sa grand-mère, la relation de son ami Saint Loup avec sa maitresse ou son entrevue avec Charlus),

- Le principal sujet de ce roman est la découverte du "grand monde" qu'a fait Marcel Proust. C'est là que se situe une des grandes prouesse de Proust : arriver à raconter cette expérience en superposant dans son style l'ironie (qu'il a été amenée à développer face au "Grand Monde" après quelques années de pratique) et la passion d'entrer dans ce "Monde" (qu'il avait à l'époque). Dans une même phrase Proust peut donc faire preuve d'ironie et de détachement tout en montrant la soif passionnée de découverte qu'il avait dans ce moment-là.
C'est aussi là une (très petite) faiblesse de ce chef d'oeuvre : le "Monde" et ses "Snobs" sont tellement présents que parfois (un petit peu) lassants.
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le 9 août 2012
Dans cette "dernière étape en terre d'adolescence", c'est un autre volet mondain qui est exploré, celui de l'aristocratie du Faubourg Saint-Germain par laquelle le narrateur est si avide de se voir accepté: le "beau monde" d'avant 1914 dans ses vanités perpétuées, très "ancien régime", comme entre autres dans ses rapports avec le prolétariat domestique. Nouvelle dissection, comme toujours époustouflante, par l'entomologiste social et psychologique pré-freudien, où l'on voit poindre, avec le "mystère" Charlus, les questionnements liés à l'homosexualité.
On continue !
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le 9 mars 2015
"Le Côté de Guermantes", c'est le roman de l'adieu au monde de l'enfance et de l'adolescence, celui de l'entrée dans le monde des adultes. De la disparition de la grand-mère aux premiers pas mondains dans le salon des Guermantes, c'est une page qui se tourne, et un nouveau ton qui s'impose, moins poétique peut-être, davantage scrutateur du jeu social - toujours aussi précis et fin. Seules les pages du début sur le monde des domestiques déçoivent - Proust n'est décidément pas l'écrivain du peuple! Mais dès l'épisode de la soirée au théâtre (magnifique description de Mme de Guermantes et de sa fille dans leur loge!), puis à Doncières avec Saint-Loup, on retrouve l'auteur à son meilleur. Albertine fait une brève apparition annonciatrice des futurs volumes de la Recherche, M. de Charlus commence à dévoiler sa véritable nature... Les mécanismes de la Recherche sont à l'oeuvre, et on se laisse emporter avec délice.
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le 8 février 2013
Je n'aurais jamais cru prendre tant de plaisir à lire Proust. C'est indigeste! C'est long! Oui... on pourrait croire mais si vous vous caler confortablement dans votre fauteuil ou canapé... que vous sirotez une boisson chaude et que vous vous laissez porter sur les chemins des souvenirs... vous allez accéder à un bijou de la littérature française.
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le 4 janvier 2014
L'ensemble des remarques que je puisse faire pour cette commande est résumé dans le titre. C vrai que l'on parle plus des trains qui arrivent en retard, mais .... voilà
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le 22 juillet 2014
La moitié au moins de ce gros volume est consacrée à la description indigeste de deux soirées mondaines où il sera régulièrement question de l'affaire Dreyfus. C'est a mon sens insupportable et inutile. Proust est certes génial, mais il ne l'est malheureusement pas toujours.
Cependant, pour notre plus grand bonheur (ou pour le mien tout au moins) il y a les autres 50 % du roman qui sont d'une telle richesse qu'on excuserait presque l'auteur pour ces passages où il nous avait magistralement ennuyé. Le séjour à Doncières, la découverte du téléphone, la description des tableaux d'Elstir, la maladie et la mort de la grand-mère du narrateur, restent en effet parmi les plus belles pages de La Recherche...
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