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le 27 mars 2017
Un vrai et immense "Classique", un classique qui EST et parle à toute époque du présent et de l'éternel humain
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« Les Démons » est un chef d'œuvre de la littérature comme il y en a très peu. Il s'agit à la fois d'un roman dont la construction et l'écriture sont d'une infinie richesse, mais c'est aussi une analyse lucide et quasi-prophétique sur les mutations de la civilisation russe et d'une manière plus générale de la civilisation européenne.

La thèse du livre est de révéler la filiation entre les principes libéraux et l'athéisme dans la genèse du nihilisme, du socialisme révolutionnaire et du totalitarisme qui en sera la conséquence. Au travers des personnages principaux que sont Stépan Trophimovitch, progressiste a priori inoffensif, de Stavroguine homme noble et intelligent qui fut son élève et de Piotr Stépanovitch, son fils âme d'une société secrète en quête de complots, Dostoïevski dépeint les égarements d'un monde desacralisé qui ne croit plus aux Démons qui pourtant l'habitent. Le programme des « déconstructeurs », malheureusement toujours d'actualité, est exposé avec une lucidité glaçante dans l'exposé d'intention que Piotr expose à Stavroguine : « Tous les hommes seront esclaves et égaux dans l’esclavage ; dans les cas extrêmes on a recours à la calomnie et au meurtre ; mais le principal, c’est que tous sont égaux. Avant tout, on abaisse le niveau de l’instruction, des sciences et des talents. Le niveau élevé n’est accessible qu’aux talents ; donc pas de talents (…) La seule chose qui manque au monde, c’est l’obéissance La soif d’instruction est déjà une soif aristocratique. A peine laisse-t-on s’installer la famille ou l’amour, que naît aussitôt le désir de propriété. Nous tuerons ce désir : nous développerons l’ivrognerie, la calomnie, la délation, nous plongerons les hommes dans une débauche inouïe, nous détruirons dans l’œuf tout génie. Tous seront réduits au même dénominateur : égalité absolue (…) Le maître d'école qui se moque avec les enfants de Dieu dès leur berceau est des nôtres. Les jeunes qui assassinent un homme par goût des sensations extraordinaires sont des nôtres. Les jurés qui acquittent les criminels à tour de bras sont des nôtres. Le procureur qui tremble de peur à la pensée qu'il ne se montre pas assez libéral est des nôtres. Ajoutez à cela les fonctionnaires, les écrivains ; beaucoup d’entre eux sont avec nous et ils ne s’en doutent même pas ! D’autre part la docilité des écoliers et des sots est absolue ; quant aux maîtres, ils sont gonflés de bile ; ce n'est partout que vanité et appétit bestial inouï… ».

La profondeur de ce long roman étonne et surprend au fils de ses 750 pages, avec sa galerie de personnages secondaires qui apportent chacun leur brique à cet édifice complexe qui bascule de la futilité au drame, tout en nous faisant entendre le cri de Chatov : « Ce dont l’homme a bien plus besoin que de son bonheur personnel, c’est de savoir, ainsi que de croire à tout instant, qu’il existe déjà quelque part, pour tous et pour le tout, un bonheur parfait et serein... La loi entière de l’existence humaine se résume à ce que l’homme puisse toujours révérer l’infiniment grand. Si l’on enlève aux hommes ce qui est infiniment grand, ils cesseront de vivre et mourront désespérés. L’homme a besoin de l’illimité et de l’infini tout aussi bien que de la petite planète où il habite ».

« Les Démons » est un livre salutaire au sens propre du terme et qui se doit d'être lu au XXIe siècle avec l'impression désagréable de pouvoir dire que malheureusement, nous étions prévenu et nous avons néanmoins laissé les démons nous posséder pour abattre les fondements du sacré.

La Pléiade porpose sans aucun doute la traduction et la presentation la plus complete disponible en langue française. Les notes, carnets, variants qui accompagne le texte sont particulièrement utiles et précieux. Le volume contient également « Les Pauvres Gens ».
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 21 février 2011
Dostoïevski s'attèle à un immense canevas qu'il est difficile de définir en deux mots et dont les limites semblent elles-même assez floues. Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par un extrait, issu de la bouche de Stepan agonisant, qui me semble révélateur avant de commenter:

"Ces démons qui quittent (NB: l'auteur vient de citer le passage correspondant dans les évangiles, pour ceux que cela intéresse, il s'agit de l'épisode du démoniaque gérasénien dans les évangiles de Marc, Matthieu ou Luc) le malade pour entrer dans les pourceaux, ce sont tous ces ulcères, ces miasmes, toute cette pourriture, tous ces démons grands et petits, qui s'étaient accumulés dans notre chère et grande malade, notre Russie, depuis des siècles, des siècles. Oui, cette Russie, que j'aimais toujours. Mais une grande pensée, une volonté supérieure descendront d'en haut sur elle comme sur ce possédé, et tous ces démons, cette pourriture, cette plaie qui suppure... la quitteront... et demanderont qu'on leur permette d'entrer dans les pourceaux. Ils se peut même qu'ils y soient déjà entrés! C'est nous, nous et ces autres: Petroucha... et les autres avec lui et moi, peut-être, à leur tête... et nous nous jetterons tous, possédés et insensés, dans la mer et nous seront noyés, et ce sera bien fait, car nous ne sommes bons qu'à cela. Mais la malade guérira et s'assiéra aux pieds de Jésus..."

On comprend bien je pense le message que cherche à faire passer Dostoïevski. En ces années 1870, la Russie connaît des troubles, l'ancien ordre établi vacille (notamment depuis l'abolition du servage en 1861), la religion vit une crise et les ferments de la révolte "à la française" commencent à voir le jour. Des opportunistes de tous poils cherchent à souffler sur les étincelles à coups d'idéologies (socialiste, nihiliste, autres) pour mettre le feu à la Russie et se saisir du pouvoir quitte à s'adonner au bain de sang. L'aristocratie déchue et proche de la ruine (suite au partage des terres) n'y est pas étrangère. C'est donc ce faisceau de craintes et de menaces que l'auteur essaie de dépeindre dans cet étrange ouvrage, mi politique, mi social, mi romantique, mi mystique (les amateurs de Pagnol noteront que comme César, moi aussi j'ai 4 tiers dans mon cocktail). L'auteur bâtit un scénario à échafaudage animé d'une myriade de personnages (les noms russes avec double prénom, à la longue, finissent par tous se ressembler, je vous conseille de mettre un repère à la page de présentation des personnages, ça vous sera utile jusqu'au bout) dont les principaux semblent être Nikolaï Vsévolodovitch Stavroguine et Petr Stépanovitch Verkhovensky. Le premier symbolisant l'aristocratie décadente, le second, les classes supérieures arrivistes semant le trouble, l'ensemble constituant les démons dont le Russie possédée devra se débarrasser pour recouvrer sa sérénité séculaire.
En somme, une lecture un peu alambiquée, mais pas désagréable, on ne sait pas trop où l'auteur nous emmène, mais il nous emmène. Un séjour en apnée dans la demi-folie ambiante de presque tous ses personnages.
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le 22 janvier 2011
Sur le fond d'avènement du socialisme, ce roman inspiré d'une affaire russe de 1870 traite de l'exploitation de la "Cause" par des "possédés". Avec 50 d'avance, Dostoievski nous donne un manuel du totalitarisme. Cela fait froid dans le dos.

Comme d'habitude, le traitement de la folie russe (l'esprit russe) est magistral. Cependant, ce n'est pas le meilleur livre de Dostoievski. Entre autre "défauts" (si tant est que je puisse me permettre), la trame parait parfois bâclée, on se perd aussi dans la pléthore des personnages (les noms russes : quel calvaire !). En outre, les caractères sont vraiment invraisemblables. Malgré cela, le roman vaut la peine d'être lu. Les quelques fulgurances extralucides feront plaisir aux amateurs, elles édifieront ceux qui ne le connaissent pas encore.

Si vous voulez vous initier à cet auteur : l'Idiot, les frères Karamazov et Crime et Châtiments sont à mon avis de meilleures entrée en matière. (ils sont aussi plus confortables à lire), mais ce n'en demeure pas moins un bon roman.
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le 24 mai 2013
Quelle merveille!!!

La vie grouille, là, sous nos yeux, immense et ridicule.

Une très grande oeuvre.

je l'ai lu d'une traite, cela vaut le détour.
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le 7 novembre 2001
Ce roman de Dostoïevki, sans doute moins connu que "Crime et châtiment" ou "Les frères Karamazov" est tout simplement génial, plaisant et long et c'est un vrai régal.
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le 11 février 2007
Attention, c'est le même opus selon l'éditeur. Il est appelé "Les démons" chez folio et "Les possédés" en livre de poche !
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le 25 décembre 2015
Que de grâce ,d'intelligence ,de verve dans ce roman . Très riche parlant de Dieu ,de politique , des classes sociales et qqs beaux portraits de femmes
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le 23 octobre 2016
J'aime bien l'auteur habituellement mais là je n'ai que moyennement accroché. J'ai eu du mal à aller jusqu'au bout de l'histoire.
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le 20 septembre 2016
La note n'est pas pour le roman en soi mais pour l'état dans lequel j'ai reçu le livre.

Pages abîmées, couverture qui donne l'impression que le livre vient d'être lu récemment, taches grisâtres sur la tranche. Bref un livre acheté au prix neuf mais dans un état "seconde main".

Et ne me dites pas que le colis a peut-être été abîmé pendant le transport car le carton d'emballage est intact !

La personne qui l'a lu avant moi l'a-t-il apprécié au moins ?
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