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le 21 janvier 2007
Semprun est un témoin précieux sur la Shoah et offre une réflexion aboutie sur l'horreur du concentrationnisme et le travail de mémoire. Son parti pris est le contraire de celui de Wiesel : il considère que la Shoah est si invraisemblable que l'art est l'une des rares manières de la rendre vraisemblable et de la faire connaître de tous... L'écriture ou la vie qui obtint d'ailleurs le Prix Fémina est le reflet de cette réflexion, il me semble. (…) Non loin de nous, des flammes montaient d'une fosse, des flammes gigantesques. On y brûlait quelque chose. Un camion s'approcha du trou et y déversa sa charge : c'étaient des petits enfants. Des bébés !", écrivait Wiesel. Semprun préfèrera s'interroger et c'est très humble et louable car cela laisse moins place à l'émotion instantanée : "(…) Comment raconter ?(…) dès le départ, j'avais pensé, même avant de songer à écrire une ligne, qu'il fallait construire une narration, qu'il fallait utiliser les procédés de la fiction narrative pour raconter la vérité et pour que la vérité devienne vraisemblable."

Toute vérité issue d'une mémoire et donc d'une subjectivité marquée par le temps reste relative. Très à la mode en ce moment, Semprun est aussi intéressant dans sa démarche même si celle-ci semble plus doctrinale et moins humaniste que celle de Si c'est un homme ou La Trêve ! J'avoue que la position de Semprun me semble philosophiquement assez juste même si je préfère Levi. Il ne faut jamais considérer une telle tragédie seulement dans l'émotion de l'horreur, sinon on ne pourrait plus en parler!
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le 8 avril 2007
Alors qu'en janvier dernier l'on a fêté le cinquantième anniversaire de la libération des camps de concentration comme Auschwitz, que l'on voit fleurir quantité de témoignages , d'exhortations au trop fameux "plus jamais ça!!" où l'émotion et la grandiloquente indignation font de la mort un spectacle, Jorge Semprun publie une grand oeuvre de quarante ans d'effort.
Prisonnier à 21 ans au camp de Buchenwald,tout proche de Weimar-petite ville pleine d'une délicate intimité entre nature et culture, creusé de tant de beaux esprits- Semprun nous offre une oeuvre d'art à l'écriture épurée et sensible, un essai-récit où l'authenticité et le dérisoire cotoyent une réflexion sur l'homme et ses engagements, l'essentiel de sa lutte pour affirmer la vie quand la mort à tous les visages.
Philosophe, poète, écrivain, militant clandestin du partie communiste sous Franco-avant d'être exclu pour libre pensée-, Ministre de la jeune république espagnole, il raconte, sans rancoeur aucune, les années d'une obscure mémoire où le mal indélébile illumine l'appétit de vivre et de s'imbiber de l'esprit humain, qui ne l'a jamais quitté. Semprun nous parle d'acceptation de la vie et non de résignation, en des lignes de tourments pudiques, de ce que tout est susceptible de prendre valeur de signe et de jalonner son existence suivant la cohérence que l'on y décèle.
Si son ami Primo Levi a rendu compte dans son dernier livre des mécanismes de l'horreur et de la dégradation de l'homme plongé dans le système totalitaire, avant son suicide, J. Semprun aurait pu écrire avec G. Bataille que " comme les pyramides ou l'Acropole, Auschwitz est le fait, est le signe de l'homme. L'image de l'homme est inséparable, désormais d'une chambre à gaz...". Pourtant, il n'en va pas ainsi. Humblement il rapporte son expérience et l'espoir qu'il a d'en faire quelque chose, car Buchenwald fut au service du Nazisme comme du bolchevisme. Mais si pour J. Follain "La moindre fêlure-d'une vitre ou d'un bol peut ramener la félicité d'un grand souvenir..." Semprun, bien que réglant un compte avec l'histoire en y puisant des raisons de vivre, Semprun sait qu'il suffit d'un clignement de paupière pour revivre...son appartenance. J.-L. Brochier du magazine littéraire parle de chef-d'oeuvre, je dirais un livre, une pensée, une humanité qui compte dans une vie, ne serait-ce que dans celle du lecteur.

Levi P.: Les naufragés et les rescapés, Paris: Gallimard, 1989

Bataille G.: A propos de Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, in Critique (1967), repris dans Oeuvres Complètes, Tome XI, Paris:Gallimard, 1988, P226

Follain J.:Félicité, poème p 101 in Exister suivi de Territoires, Paris: Gallimard, 1969
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le 26 février 2011
Je m'attendais à tout autre chose en lisant ce bouquin, un témoignage supplémentaire des revenants des camps. Or je suis tombée sur un homme très instruit, philosophe, qui a un raisonnement métaphysique par rapport à l'expérience traumatisante qu'il a traversé. Hélas, je n'ai pas l'intelligence requise pour pouvoir comprendre un tel bouquin et si je me suis entêtée à le lire jusqu'à son terme c'est davantage par respect pour le déporté que pour l'auteur.
Je ne peux être que déçue puisque le niveau me dépasse et désolée de n'avoir pu l'appréhender et le comprendre.
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le 10 décembre 2003
Un livre qui rappelle l'horreur de la seconde guerre mondiale, l'antisémitisme... Buchenwald, Auschwitz... Comment faire comprendre aux lecteurs l'horreur présente, parure du Mal Absolu, lors de cette guerre? Jorge Semprun y parvient grâce à son art d'écrire, même s'il sait que pour comprendre, il faut avoir vécu les tortures et surtout avoir "traversé" la mort. Se comparant à un revenant qui n'est toujours pas tout à fait revenu, ses souvenirs le hantent, et il essaie de se rattacher à la vie par l'écriture. Résultat : un livre sur le ton de la confession, fabuleux témoignage pour ceux qui n'ont pas vu, senti l'odeur de la fumée des crématoires, ressenti cette peur omniprésente... Comment s'empêcher de frissoner à la lecture de ce livre?
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le 1 juillet 2012
Plus de 67 ans après la libération des camps de concentration comme Auschwitz, que l'on voit fleurir quantité de témoignages , d'exhortations au trop fameux "plus jamais ça!!" où l'émotion et la grandiloquente indignation font de la mort un spectacle, Jorge Semprun publie une grande oeuvre de quarante ans d'effort.
Prisonnier à 21 ans au camp de Buchenwald,tout proche de Weimar-petite ville pleine d'une délicate intimité entre nature et culture, creusé de tant de beaux esprits- Semprun nous offre une oeuvre d'art à l'écriture épurée et sensible, un essai-récit où l'authenticité et le dérisoire cotoyent une réflexion sur l'homme et ses engagements, l'essentiel de sa lutte pour affirmer la vie quand la mort à tous les visages.
Philosophe, poète, écrivain, militant clandestin du partie communiste sous Franco-avant d'être exclu pour libre pensée-, Ministre de la jeune république espagnole, il raconte, sans rancoeur aucune, les années d'une obscure mémoire où le mal indélébile illumine l'appétit de vivre et de s'imbiber de l'esprit humain, qui ne l'a jamais quitté. Semprun nous parle d'acceptation de la vie et non de résignation, en des lignes de tourments pudiques, de ce que tout est susceptible de prendre valeur de signe et de jalonner son existence suivant la cohérence que l'on y décèle.
Si son ami Primo Levi a rendu compte dans son dernier livre des mécanismes de l'horreur et de la dégradation de l'homme plongé dans le système totalitaire, avant son suicide, J. Semprun aurait pu écrire avec G. Bataille que " comme les pyramides ou l'Acropole, Auschwitz est le fait, est le signe de l'homme. L'image de l'homme est inséparable, désormais d'une chambre à gaz...". Pourtant, il n'en va pas ainsi. Humblement il rapporte son expérience et l'espoir qu'il a d'en faire quelque chose, car Buchenwald fut au service du Nazisme comme du bolchevisme. Mais si pour J. Follain "La moindre fêlure-d'une vitre ou d'un bol peut ramener la félicité d'un grand souvenir..." Semprun, bien que réglant un compte avec l'histoire en y puisant des raisons de vivre, Semprun sait qu'il suffit d'un clignement de paupière pour revivre...son appartenance. J.-L. Brochier du magazine littéraire parle de chef-d'oeuvre, je dirais un livre, une pensée, une humanité qui compte dans une vie, ne serait-ce que dans celle du lecteur.

Levi P.: Les naufragés et les rescapés, Paris: Gallimard, 1989

Bataille G.: A propos de Jean-Paul Sartre, Réflexions sur la question juive, in Critique (1967), repris dans Oeuvres Complètes, Tome XI, Paris:Gallimard, 1988, P226

Follain J.:Félicité, poème p 101 in Exister suivi de Territoires, Paris: Gallimard, 1969
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TEMPLE DE LA RENOMMEEle 7 décembre 2008
Il est très difficile de livrer une opinion sur un livre qui traite de l'indicible. On mesure la limite des mots, on se sent dans la situation du spectateur indigné, épouvanté,horrifié, mais le coeur et les fesses au chaud.
Ce livre de Semprun, comme certains autres, doivent impérativement être lus, et mis en bibliothèque.
Ce que nous pouvons faire pour eux, c'est de jouer le rôle de passeur en les
rendant disponibles. Le reste....
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Ce livre de la part d'un rescapé du camp de Buchenwald témoigne parfaitement de la difficulté à écrire sur le sujet. Semprun a en effet dû attendre vingt ans avant de pouvoir le faire et on peut le comprendre. A l'inverse de Primo Levi qui lui avait pu se libérer du traumatisme d'une telle expérience grâce à l'écriture mais qui fut rattrapé par le souvenir plusieurs années après en mettant vraisemblablement fin à ses jours.

Nul doute qu'il s'agit là d'un témoignage des plus sincères d'un personnage engagé et tout à fait respectable, mais je dois dire que la lecture de ce livre m'a paru longuette, même si certains passages sont dignes d'intérêt. Dans cette évocation de ses années passées - son expérience des camps resterait presque anecdotique même si on sent leur omniprésence, sans doute par pudeur - l'auteur effectue des va-et-vient permanents, avec une obsession quasi-maniaque du détail, se livrant à des digressions incessantes qui finissent par dérouter le lecteur lambda que je suis. Semprun fait également preuve d'une érudition sans pareille en matière de littérature en citant de nombreux auteurs et ouvrages plus ou moins connus, mais il faut parfois ramer pour comprendre ce à quoi il fait référence, et j'ai regretté que les citations de poèmes dans d'autres langues n'aient pour la plupart pas été traduites.

On l'aura compris, ce n'est pas une écriture simple et fluide... peut-être à cause de cette difficulté dont je parlais - mais je reste déçu de ne pas avoir été davantage touché par les écrits de ce monsieur qui cela étant conserve toute mon estime.
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le 11 octobre 2011
Ce livre est bien plus qu'un témoignage, c'est une oeuvre littéraire, un bijou. Le style est admirable. Jorge Semprun est plus qu'un écrivain, sa culture littéraire inonde ses mots. Sans pédanterie, par petites touches, toujours en phase avec le fil de son histoire. C'est un livre qui donne envie de lire, de relire. Et puis, cette omniprésence de la culture dans la maison de la Mort, jusqu'au dernier souffle de la vie, est touchante et source d'espoir.
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le 29 mars 2016
Avant de lire ce livre, je ne connaissais que l'extrait où Semprun explique paradoxalement que seule l'écriture littéraire à la forme travaillée peut traduire un tant soit peu ce que fut la réalité de l'expérience concentrationnaire des camps nazis et il s'avère en fait qu'il n'offre pas grand chose de plus que ça et même plutôt moins : plutôt qu'un témoignage, une réflexion pleine de circonvolutions pénibles sur sa difficulté (voire son incapacité) à rendre compte de cette horreur. Il s'agit en effet pas pour lui de transmettre quoi que ce soit mais d'"élucider les rapports entre la mémoire de la mort et l'écriture", ce qui me parait en soi déjà assez philosophiquement tordu (pléonasme ?)... Mais lorsqu'il évoque une forme musicale, on comprend mieux pourquoi le récit évolue en vagues cercles concentriques émaillés de redites presque littérales, parfois à quelques lignes d'intervalle, de digressions proliférantes et néanmoins brutalement interrompues, et de scènes arbitrairement montées en parallèle, dans un jeu philosophique un peu difficile à suivre. Car des camps, il ne sera guère question tout au long de ces pages qui étalent en revanche un peu longuement les références littéraires et philosophiques, les nombreux et profonds échanges avec les semi-célébrités germanopratines et même les non moins nombreuses conquêtes féminines qui tombent comme des mouches, subjuguées par l'auteur d'un seul coup d'œil (le regard intense de celui qui a vécu l'innommable, concède-t-il avec une fausse modestie que je trouve un peu écœurante...).
Cette assurance égotiste et pédante qui lui fait donner des leçons à Kafka (dans un développement, sans aucun rapport avec le reste, sur la gestion par l'écrivain de ses brouillons), ou à Wittgenstein, et parler à plusieurs reprises de "moment historique" à propos d'une cérémonie où on lui remet douze traductions d'un de ses romans, rappelle beaucoup la déplaisante vanité de Lanzmann mais sans l'énergie et la légèreté stendhalienne qui fait toute la saveur du "Lièvre de Patagonie". On peut comprendre pourquoi, bien sûr, mais le résultat est très frustrant pour le lecteur et peut même prendre parfois les accents rances et pleins de morgue du vieil "humanisme" conformiste et content de soi, pourtant démenti par la réalité et le courage des engagements du bonhomme.
Si on cherche plutôt du brut et du consistant, il vaut mieux se tourner vers Primo Levi, par exemple.
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le 17 septembre 2011
En hommage à cet homme exceptionnel au destin hors norme, ce grand intellectuel à la culture sans limite et à l'intelligence acérée, hélas trop méconnu, je vais donc relire ''l'écriture ou la vie'', sans doute son meilleur récit. Jamais jamais il ne s'apitoie sur son sort et pourtant, il a eu 20 ans à Buchenwald ! Prenons-en de la graine. Je vous salue Monsieur Jorge Semprun.
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