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3,7 sur 5 étoiles
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le 18 août 2017
la critique douce de l'idéologie rétrograde des années 30-60, un style admirable, tout en retenue et finesse... L'histoire d'un échec de ces temps hypocrites et prudes pas si lointains, hélas.....
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le 18 juin 2014
ah! que j'aimerais apprécier sans restriction cet auteur si caricaturalement britannique!
mais avec ce livre comme avec les précédents , je n'y arrive pas!
sa sécheresse brule l'intérèt que je lui porte et son humeur couvre presque toujours son
humour, de mon point de vue!
lecture néanmoins indispensable pour les curieux des moeurs et mentalités de nos chers
amis d'outre-Manche.
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J'ai aimé surtout l'écriture élégante de ce roman.
Quant-à la présentation des personnages : quelle subtilité !
Je programme de lire encore Ian McEwan en espérant retrouver élégance et intensité
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le 28 février 2009
Ce livre est une véritable introspection de personnages cadenacés par leurs émotions, pulsions, peurs et leur respect de l'autre. Toutes ces émotions, tellement imbriquées les unes aux autres dans le coeur des jeunes époux, se révèlent être décrites si clairement par l'auteur. Ian Mac Ewan aborde avec tendresse des sujets tabous, l'intensité de la pudeur de ses personnages n'ayant d'égal que leur passionante remise en question le temps d'une nuit.
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le 12 juillet 2013
Je ne connaissais pas l'auteur mais son écriture et son histoire nous transporte là, où l'histoire se déroule.

Très bien.
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Ian McEwan est décidément un sacré auteur et il en fait, une fois de plus, la brillante démonstration avec ce roman poignant et subtil qu’est « Sur la plage de Chesil ».

On oublie, en ce XXIème siècle qui fait de la libération des corps et des esprits un quasi dogme, combien le poids des traditions était encore grand au début des années soixante, dans un monde qui se relevait tout juste d’un conflit majeur, dont les valeurs avaient été ébranlées et qui voyait les vestiges d’un colonialisme occidental partir en fumée. C’est ce que McEwan veut nous rappeler ici en nous disant, à sa façon, que l’ignorance, la tradition mal assumée, l’impréparation à mener une vie d’adulte capable de s’assumer librement peuvent conduire à des vies personnelles brisées faute d’avoir su dire ou faire ce qu’il aurait fallu à un moment crucial de son existence.

Comme toujours chez McEwan, l’introspection joue un rôle prépondérant dans la trame romanesque. C’est en plongeant dans la tête des personnages, en suivant le parcours sinueux et plein d’embûches de leurs pensées que l’on voit le drame se former et que l’on comprend comment et pourquoi l’inéluctable se produit alors qu’il eût été si simple de l’arrêter, par un mot, un geste, une pensée. Car souvent, chez cet auteur, c’est le décalage entre le vouloir, rationnel, fruit d’une éducation ou d’une réflexion mais qui réclame de prendre sur soi, de faire un effort pour surmonter une épreuve et se conformer aux attentes, et le pouvoir, fruit de la réaction épidermique, non contrôlable, expression de ce que l’on pense ou est vraiment, qui fait l’action dans une unité de temps et de lieu fréquemment condensée.

C’est donc tout ceci que va camper McEwan en nous plaçant dans la tête d’Edward et de Florence, ces deux jeunes gens qui viennent de se marier et qui partagent dans un hôtel au bord de la plage de Chesil un dîner en tête à tête avant que de consommer leur mariage. Tous deux sont vierges et se sont faits une représentation de l’amour un peu idéalisée. Ils sont pourtant éduqués, Edward étant récemment diplômé d’Histoire médiévale anglaise et Florence étant une violoniste douée, à la tête d’un jeune quatuor plein de promesses.

Parce qu’ils manquent totalement de pratique et d’informations, parce qu’Edward brûle de désir pour sa nouvelle épouse alors que celle-ci redoute depuis des mois l’épreuve de l’amour physique, la douleur pressentie de la pénétration et craint de ne pas se montrer à la hauteur des attentes de son mari, tous deux ont créé, a priori, les parfaites conditions d’un fiasco total. Nous allons en suivre toutes les étapes, de façon méthodique et détaillée, presque clinique, tout en comprenant, grâce au recours constant à des flash-backs, comment l’histoire personnelle de ces deux jeunes gens les prédestinaient en quelque sorte à un échec dont ils sortiront détruits.

Une prédestination qui trouve ses racines dans l’histoire familiale, dans l’éducation reçue, dans la représentation mentale des actes auxquels ils ne sont pas préparés. Un échec qui trouve aussi ses racines dans une conception a priori de la vie incompatible, Florence ne vivant et ne s’exprimant que dans la musique, le reste n’étant rien, un vide physique, Edward étant plus sanguin, dominant avec difficulté la violence qui est en lui, exutoire d’une vie personnelle difficile dans une famille pauvre avec une mère folle et un père qui a baissé les bras.

Chaque scène s’emboîte parfaitement avec la précédente et constitue une pièce du grand puzzle qui se fabrique sous nos yeux. Malgré le sujet difficile, McEwan n’est jamais vulgaire même lors de la description dantesque du fiasco sexuel qui précipitera le couple à sa propre faillite.

Le livre est bouleversant et magnifique et s’impose comme l’un des chefs-d’œuvre de l’un des écrivains anglais les plus doués de sa génération.

Publié aux Editions Gallimard – 2008 – 149 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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Un roman très fort. Le roman du gachis, un gachis prévisible dès les premières pages du roman , à travers ce dîner de mariage dont la médiocrité est mise en avant. Et ce procédé de l'auteur n'est pas sans faire penser à Flaubert qui laisse toujours son lecteur soupçonner l'échec à travers l'ambiguïté du cadre.
La lecture nous emmène en alternance dans les pensées des deux personnages. Et on anticipe la catastrophe. Chacun des personnages, muré dans son silence, ne vit son amour qu'à travers son imaginaire, dans lequel chacun rêve l'autre, sans aucune conscience de ce qui se passe dans la tête de l'être aimé: un échec annoncé. Position terrible du lecteur, omniscient, lui, et témoin impuissant de ce terrible malentendu.
Comme souvent, chez Ian McEwan, l'écriture colle à la réalité du récit. C'est le manque de communication qui brisera les héros: une grande partie du roman est sans dialogues, juste quelques banalités échangées rapidement. Et quand les paroles arrivent elles ne correspondent pas à la volonté des personnages. Ils n'ont aucun controle sur elles. Après un si long silence, venant trop tard, elles se bousculent, ayant été trop longtemps contenues, trahisant, en fait, ceux qui les prononcent et précipitant la chute par leur caractère irréparable.
Un roman d'une grande finesse et d'une grande intelligence. Un regard terrible sur les malentendus que peuvent véhiculer les relations amoureuses.
Bouleversant.
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le 20 septembre 2009
Ian Mc Ewan construit une oeuvre d'une très grande force, notamment parce qu'il a le courage de ne pas réécrire le même roman à chaque fois. C'est même une volonté manifeste, chez lui, que de prendre le contrepied de beaucoup de ses contemporains, en cherchant à chaque fois à emmener le lecteur ailleurs que là où celui-ci s'attendrait peut-être à le suivre de nouveau.
"Sur la plage de Chesil" nous donne l'impression d'être écrit comme on écrivait à l'époque évoquée par le roman : le début des années 60. C'est un roman où la transition entre un monde pudibond et un monde de liberté sexuelle est mise en scène de manière très subtile et aussi très violente. L'histoire est d'une simplicité totale : les deux personnages du livre s'apprêtent à vivre leur nuit de noces. Le jeune homme est tout excité, la jeune femme est horrifiée. Ce sont deux conceptions de la sexualité qui s'opposent, c'est-à-dire plus généralement deux conceptions de l'autre et du monde, qui s'affrontent et se découvrent incompatibles.
Mc Ewan écrit un roman classique pour mieux nous interroger sur ce que nous sommes aujourd'hui, pour nous forcer à prendre du recul sur nous-mêmes afin de mieux voir comment nous avons évolué et ce que nous sommes devenus.
J'ai trouvé ce livre magnifiquement écrit comme souvent chez Mc Ewan, et exigeant dans sa lecture, parce qu'il nous amène à accepter une écriture décalée, presque anachronique, pour mieux nous dresser le portrait, en creux, de notre époque actuelle.
Dans le même genre, il reste que c'est "Samedi" mon livre préféré de Mc Ewan. Livre absolument remarquable, si on veut comprendre la subtilité et la ténuité de notre capacité d'analyse et d'appréhension de la réalité - affective, politique, sociale - qui nous entoure. Il faut lire Mc Ewan !
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Ian McEwan, né en 1948 à Aldershot, est un romancier et scénariste britannique. Il a passé une grande partie de sa jeunesse en Extrême-Orient à Singapour, en Afrique du Nord (en Libye), et en Allemagne, où son père, officier écossais dans l’armée britannique, était en poste. Il a fait ses études à l’université du Sussex et l’université d'East Anglia, où il a été le premier diplômé du cours d’écriture créative créé par Malcolm Bradbury. Dès le début des années 1980, Ian McEwan s’impose sur la scène littéraire britannique et plusieurs de ses ouvrages ont été adaptés pour le cinéma. Son roman, Sur la plage de Chesil, est paru en 2008.
Angleterre, année 1962. Edward Mayhew dont le père est instituteur et la mère mentalement dérangée, étudie l’histoire. Florence Ponting, issue d’un milieu au standing supérieur, étudie le violon et vit chez ses parents, père homme d’affaires prospère et mère professeur d’université. Le hasard les réunit lors d’une réunion d’opposants à la bombe H. Après de longues fiançailles, ils se marient et dans les contes pour enfants la phrase s’achèverait par un « et ils eurent beaucoup d’enfants. » Mais dans cette sorte de livres on passe sous silence la nuit de noce, tout le contraire du roman de Ian McEwan. Tout le livre est basé sur ce fameux instant dont l’écrivain fait l’acmé dramatique de la narration.
En situant son roman en 1962, McEwan place son couple à une époque charnière de la mutation sociale des pays occidentalisés. Déjà les prémisses de ce que Bob Dylan résumera magistralement d’un The Time They Are A Changin’ en 1964, sont là. Contestation de l’ordre établi et révolution sexuelle, pour faire court, agitent certains milieux. Ceux qui n’ont pas connu cette époque auront peut-être du mal à parfaitement saisir les souffrances psychologiques liées aux rapports de couple d’Edward et Florence mais cette remise dans le contexte de l’époque est impérative pour apprécier toute la portée du roman. Ian McEwan nous fait bien prendre conscience de l’évolution de notre société, il y eut un avant et un après années 60’.
Si Edward n’est pas très dégourdi sexuellement parlant, Florence est à mille lieues de la réalité physique induite par le mariage. La période où ils se sont fréquentés n’était que baisers chastes et les approches plus directes d’Edward écartées par Florence, les cantonnaient dans leurs rôles d’amoureux transis, tels qu’on les vivait en ces temps désormais si lointains. Alors, imaginez la nuit de noce, quand après avoir repoussé au maximum l’échéance, l’oie blanche doit se résoudre – théoriquement - à laisser le renard entrer dans le poulailler…
Le piège, mais c’est là qu’on reconnait les bons écrivains, était ne pas tomber dans le graveleux ni à l’inverse dans le mièvre. Ici, pas de rires gras ou de ricanements niais, parfois on s’autorise seulement un sourire quand la fermeture Eclair de la robe de mariée résiste aux gestes gauches du marié intimidé ou quand l’auteur se permet une formule pour nous donner de l’air avant que le drame éclate, « Edward était obsédé par ce soir précis de juillet où la partie la plus sensible de son anatomie résiderait, même brièvement, à l’intérieur d’une cavité naturelle du corps de cette jolie femme… » Et quand nos tourtereaux paraissent tomber dans le banal, « - C’est là que tu m’as vue, dit Florence. Et que tu as décidé de me faire baisser les yeux. – Faux. C’est toi qui m’as jeté un coup d’œil, avant de conclure que j’étais sans intérêt », c’est le moyen pour McEwan de mettre ses personnages et ses lecteurs au même niveau de connivence vécue.
Ian McEwan alterne les points de vue d’Edward et de Florence, utilise les flashbacks passant de l’époque des jeux de rôles entre amoureux, au présent des just married. Pour la séquence cruciale, du dîner intime à la couche nuptiale, dans cet hôtel du Dorset en bord de mer où le couple doit passer sa lune de miel, l’écrivain déploie tout son talent pour décrire les deux versions de l’interprétation des signaux sexuels, les gestes tâtonnants, les mots dits et surtout ceux qui ne le seront pas, aboutissant à un final déchirant, borné par deux moments entrant en résonnance, Florence reculant le retrait de sa robe avant que, Edward s’attardant pour renfiler son pantalon après que.
Car ces deux là s’aimaient, mais n’ayant pas su négocier l’acte fondateur asseyant la réalité de leur union, la plage du Chesil deviendra le cimetière de leur bonheur annoncé. Un très beau roman sur les incompréhensions entre les sexes et le poids des règles sociales qui régissent nos actes contre notre volonté.

« Le repas de mariage avait été copieux et prolongé. Ils n’avaient pas faim. En théorie, ils auraient pu abandonner là leurs assiettes, empoigner la bouteille de vin, descendre en courant vers la plage, se débarrasser de leurs chaussures et se griser de leur liberté. Personne à l’hôtel, ne les en aurait empêchés. Ils étaient enfin adultes, en vacances, libres d’agir selon leur bon plaisir. Encore quelques années, et beaucoup de jeunes gens très ordinaires ne s’en priveraient pas. Pour l’heure, cependant, Edward et Florence se sentaient prisonniers de leur époque. Même quand ils étaient seuls, mille règles tacites continuaient de s’appliquer. »
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le 31 mars 2010
Nuit de noces ratée.
On entre bien dans les pensées, les émotions, les sentiments de chaque protagoniste. Mais eux, entre eux, cela ne communique pas. Cela traduit bien la difficulté d'aller vers l'autre dans une relation intime. Se laisser aller à l'autre ou ne pas se laisser aller ? Où commence et où s'arrête la liberté de chacun ?
Quel engagement de chacun dans un couple ?
Ce livre pour moi retrace tout cela et nous fait réfléchir.
L'écriture de Ian McEwan est fine et précise. Ce livre me donne envie de lire un autre livre de cet auteur.
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