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le 5 novembre 2015
Je ne suis entrée dans l'histoire qu'au tiers du livre car je ne comprenais pas la place des personnages, l'ordre des événements. Une fois le décor et les personnages posés, l'enchevêtrement prend sens et j'ai été prise dans l'histoire. Le scénario est très travaillé, peut-être un peu trop car il ne faut se sentir obligé de réutiliser tous les personnages... Il faudrait revoir les coquilles dans l'e-book.
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le 2 août 2017
Un classique de la littérature anglaise moderne. Jonathan Coe nous emporte dans un polar prenant avec en toile de fond la scène politique anglaise.
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le 14 juillet 2009
Un vrai petit joyau que "Testament à l'anglaise" sur lequel je suis tombée un peu par hasard. Cela faisait un petit moment déjà que je voyais le nom de l'auteur un peu partout mais j'avoue avoir choisi au départ cet ouvrage plus pour l'esthétique que pour l'histoire en elle-même. Et bien, je remercie le hasard tant j'ai été embarquée dans cette histoire à tiroirs digne d'un Cluedo.

L'histoire? Tabitha Winshaw a 81 ans et elle est folle... enfin, seule sa famille le pense, le lecteur, un peu moins... Elle a perdu l'esprit un soir de l'hiver 1942 quand son frère préféré, Godfrey, a été abattu par les allemands au-dessus de Berlin. Depuis, elle est persuadée que la mort de Godfrey a été commanditée par son frère aîné, Lawrence, qu'elle déteste. Une folle dans la famille, l'aristocratie britannique en a vu d'autres. Mais voilà que Tabitha se mêle de commander à Michael Owen, un jeune homme dépressif, une histoire de la dynastie des Winshaw qui occupe tous les postes-clés dans l'Angleterre des années quatre-vingt. Il y a du jeu de massacre dans l'air d'autant que Tabitha n'est peut-être pas aussi folle qu'il y paraît surtout que les membres de cette famille sont plus pourris les uns que les autres : chaque membre de la deuxième génération brille par une immoralité redoutable, il y a le galeriste qui exerce un droit de cuissage sur les jeunes artistes talentueuses, la journaliste méprisante et venimeuse, le politicien dont le seul talent est de retourner sa veste, le banquier arriviste, celui qui trafique dans la vente d'armes avec Saddam Hussein, etc. Les Winshaw sont cependant riches, considérés, et respectés...

Humour noir typiquement anglais et politique sont au rendez-vous pour montrer et dénoncer l'establishment, la domination des plus hautes sphères d'un pays par un petit groupe dominant. Le livre donne à réfléchir sur nos sociétés et à accepter les abus liés à la volonté de produire toujours plus.

Sur 670 pages, l'auteur y déploie toutes les formes de narration, toutes les formes de littérature ou presque, dans une alternance chaotique qui se lit comme un labyrinthe. On retrouve des personnages en arrière plan, puis on se rend compte que ces personnages, vivant leurs propres histoires, sont intimement liés à l'intrigue, selon un angle différent qui éclaire l'histoire d'une façon nouvelle. On navigue sans cesse avec l'histoire de Michael Owen, ses névroses, son passé et les chapitres consacrés à chacun des membres de la famille Winshaw.

C'est passionnant comme un polar. Moi qui ne suis pourtant loin d'être fan de ce genre littéraire, je me suis laissée emporter par l'histoire, au point de ne plus pouvoir lâcher le livre malgré la longueur de celui-ci. Excellent en ces temps de chaleur estivale.
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le 24 août 2011
La famille Winshaw est particulièrement cynique et cupide. Difficile de trouver pire. Jonathan Coe nous décrit chaque personnage à l'envie, de manière particulièrement longue et avec des caractères à la limite de la caricature. Le tout sur le fond politique de l'époque Thatcher qui pourra décourager tous ceux pas spécialement attirés par la politique. Le récit prend appui sur l'enquête d'un écrivain, Michael Owen chargé par la vielle tante Tabitha d'écrire l'histoire de la famille et lui-même obsédé par son passé et un film interrompu vu le jour de ses neuf ans et qui revient en boucle, de manière obsessionnelle, au cours du roman. Ce n'est pas parce qu'on a aimé « Bienvenue au Club », qu'on aimera ce roman très différent qui ne fera pas l'unanimité : certains adoreront et d'autres trouveront cette histoire trop longue, trop lourde et alambiquée.
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le 21 septembre 2006
Un des livres les plus excitants que j'aie jamais lus.

Le suspense naît de la confrontation entre un récit on ne peut plus réaliste (les agissements des membres - odieux - d'une famille de privilégiés sous Thatcher) et un arrière-plan fantastique né des obsessions du personnage principal (le film d'horreur qu'il a vu enfant, et qui lui semble devenir de plus en plus réalité). Il est servi par une construction diabolique, qui ménage des coups de théâtre vraiment surprenants même pour le lecteur aguerri. Et puis, la critique des personnages est férocement drôle. Fantastique et humour font rarement bon ménage, mais ici la drôlerie n'empêche pas d'avoir peur.
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le 12 août 2003
De loin, pour moi, le meilleur Coe. C'est simple, je les lis depuis tous dès leur sortie.
Ce livre déroutant peint une société anglaise passionante où aucun protagoniste ne ressort indemne. Sur fond d'enquête criminelle prenante, une critique acerbe et drolissime de l'Angleterre. A lire absolument.
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le 28 mars 2007
Un roman sur les dessous du pouvoir en Angleterre (dans les années 1980, sous Thatcher) au travers d'une richissime famille sans foi, ni loi, des rapaces, comme l'un d'entre eux les décrits.

C'est surtout magnifiquement écrit.

Si certains lecteurs semblent déroutés par l'imbrication des flash-back et des nombreux personnages, moi je suis au contraire éblouis par la construction de ce roman.

Seule, la fin que j'ai trouvé grotesque, m'a déçue. Est-ce l'auteur qui l'a écrite? je me pose la question tant elle dénote de l'ensemble.
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500 PREMIERS REDACTEURS D'AVISle 13 septembre 2011
Johnathan Coe est un écrivain britannique qui commence à se faire de plus en plus connaître en France pour ses romans violemment opposés à l'ultralibéralisme et les excès dans lesquels le Royaume de Sa Très Gracieuse Majesté a, on doit le dire, sombré depuis l'avènement de Margaret Thatcher et de tous ceux qui l'ont suivi, depuis.

« Testament à l'anglaise » est un ouvrage époustouflant de maîtrise de technique narrative et qui nous donne une véritable leçon de cet humour si particulier qu'est l'undestatement britannique. Les traits y sont brefs mais acérés et féroces.

Ce roman repose sur un impeccable mélange des genres : tout d'abord thriller au dénouement en partie volontairement calqué sur « Dix Petits Nègres » d'Agatha Christie, pour mieux mettre en évidence le côté psychopathe de celui qui a décidé de purger une famille de ses dangereux excès de rapacité et de pouvoir. D'ailleurs les références littéraires et en provenance du cinéma sont nombreuses comme pour rappeler aussi que le pays repose sur des élites et sur des traditions profondes.

Cet ouvrage est également une brillante fugue littéraire à la ligne mélodique d'une extrême complexité. Les plans de superposent puis se croisent et se décroisent avant de se fonder intimement et de reprendre des voies séparées. La notion du temps y est délibérément niée et le passage se fait imperceptiblement entre le passé, le présent et un futur possible pour mieux assommer le lecteur d'une découverte presque incidente, quoique majeur, au détour d'une page. Une découverte qui donne à chaque fois à comprendre les scènes auxquelles nous avons assisté au cours parfois des centaines de pages précédentes. La vigilance s'impose donc ! Mélodie complexe et complaisamment entretenue par la multiplicité des narrateurs au passé comportant des dénominateurs communs à découvrir, peu à peu. C'est sans doute la limite fondamentale de l'ouvrage : une faute d'inattention et la partition risque de devenir illisible.

Certes, il y a bien un écrivain fil conducteur , Michael Owen, chargé par la tante Tabitha à moitié folle et internée de force dans un asile, certes chic, de raconter l'incroyable histoire de la famille des Winshaw et censé assurer une certaine linéarité de la narration.

Mais Michael est un perfectionniste, introverti, replié sur lui-même depuis 9 ans, incapable de sortir, d'affronter le monde et sa propre vérité. Incapable d'achever un ouvrage d'où toute objectivité finira par disparaître pour se transformer en une critique au vitriol de cette famille, de ses excès, de son mépris absolu de ceux qui n'appartiennent pas au même mode qu'elle.

Le choix de Michael est tout sauf fortuit. Malgré lui, il a un rôle essentiel à jouer, une vengeance inconsciente à assouvir.

Michael ne cesse de visionner la même scène d'un film anglais des années soixante, fascinante d'une promesse érotique qui n'ira pas à son terme, faute d'oser. Une scène brillamment transposée d'ailleurs, tirée d'un film policier où toute une famille finira par se faire assassiner nuitamment, dans un château glacial et perdu. Toute ressemblance avec des évènements susceptibles de se produire dans le livre lui-même serait bien entendu fortuite. Une scène à l'image de Michael. Une scène qui passe en boucle tout au long de ce fascinant roman. Une scène vue et vécue, dans des mondes d'abord parallèles mais qui finiront par se croiser, au gré de hasards ou de certains échecs, par différents protagonistes de l'histoire, chacun avec sa propre sensibilité et sa propre expérience. Une scène pour mieux comprendre et mieux nous perdre aussi.

Le cinéma tient une place particulière dans cet ouvrage foisonnant de trouvailles et une brillante dissertation sur l'arrêt sur image nous est livrée à plusieurs reprises. Des arrêts sur image indispensables pour observer une action conduite par de multiples intervenants et dont la manipulation est le fil conducteur, sans que l'on sache véritablement qui manipule qui. Des arrêts sur image métaphoriques où l'auteur nous interpelle en nous invitant à regarder de l'extérieur ce qui se passe, dans son roman et dans la société anglaise contemporaine.

Coe est lui-même un manipulateur hors pair. Il nous tient en haleine au fil de ce roman complexe où toute unité de temps, d'action, de lieu et de personnages a disparu. Un roman où les mondes s'enchevêtrent et où ceux qui détiennent le pouvoir finiront par payer le prix fort de leur rapacité. Un roman où la mort est obsédante et frappe régulièrement. Un roman férocement vengeur et destructeur.

Un roman pour dénoncer aussi une société britannique dont les fondamentaux s'écroulent, où l'état se confond avec les intérêts privés et où l'exploitation des petits et des faibles, les guerres (celle des Malouines, celle en Irak), omniprésentes, le démantèlement du système de santé n'ont d'autres buts que d'enrichir les familles au pouvoir.

Un livre sans concession sur l'Angleterre libérale et le cynisme politique, international dont elle fait preuve. Un diamant pur, parfait dans sa conception et qui sait maintenir jusqu'au bout le lecteur dans ses rets malgré la complexité de la structure et du partis pris narratif.

Un must de la littérature contemporaine.

Publié aux Editions Gallimard - 499 pages

Retrouvez mes notes de lecture sur thierrycollet-cetalir.blogspot.com
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le 1 mai 2011
Comment lire 687 pages (en format poche) sans réellement entrer dans l'histoire ? J'ai achevé ce roman en me demandant comment j'en était arrivé à bout. Il est déjà complexe d'en faire le résumé, si ce n'est dire qu'il décrit la vie d'une famille riche anglaise des années 40 à nos jours, dont le destin se croise avec celui d'un jeune homme à tendance dépressive qui est payé pour faire leur biographie. Je pense qu'il faut bien connaître la culture anglaise pour apprécier cet ouvrage, bourré de sous-entendu et de références à la cinématographie et à la littérature de ce pays. Les cent dernière pages, écrites comme un roman d'Agatha Christie, m'ont paru trop décalées par rapport au reste du roman et un brin ridicules. Mais je dois admettre que l'écriture est fluide et que certains passages sont passionnants, ce qui explique sans doute que je sois allé jusqu'au bout.
Bref, je lirai peut être un autre roman de cet auteur, qui écrit bien, mais celui-ci ne m'a pas captivé !
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le 13 mai 2017
Il est possible (probable même) que ce roman soit considéré par des professionnels de la littérature (anglaise) comme un chef d'oeuvre.
Je croirais aisément que dans le milieu académique, on puisse conseiller à un(e) étudiant(e) en lettres anglaises de consacrer une étude approfondie à ce roman et imagine les nécessaires allers et retours que ce travail comprendrait entre l'histoire des différents personnages et l'histoire - la vraie - du monde politique, économique, financier et culturel de l'Angleterre dans les vingt dernières années du XXème siècle.
Possible que d'autres lecteurs (que moi) s'y retrouvent, mais je suis désolé de dire que ce ne fut pas mon cas : « mon » critère final quand j'ai lu un roman est de savoir si je suis prêt à l'offrir à un ami.
Et je sais que ce ne sera pas le cas.
Ce roman (de près de 700 pages) m'a fait l'impression d'un gigantesque puzzle (dans lequel on risque de se perdre).
Tout « tourne » autour de la soi-disant illustre famille des Winshaw : Frances et Matthew Winshaw ont eu cing enfants, tous nés au début du XXème. Lawrence est née en 1902, Olivia en 1903, Tabitha en 1906, Godfrey en 1909 et Mortimer en 1911. Mis à part Tabitha, tous ces Winshaw se sont mariés et ont eu des enfants. Au total, six enfants (je vous épargnerai les noms et les dates de naissance).
Ce roman raconte in fine, les ambitions, les travers, les intérêts malsains, les traîtrises, les tromperies, de presque tous ces Winshaw, alors qu'aucun n'a jamais été condamné. En fait, leurs vies sont présentées comme des métaphores de tout ce qui pouvait aller mal dans la « bonne » société anglaise à la fin du XXème : les profits scandaleux des banques (banquiers), les égoïsmes démesurés des politiques, les nombrilistes des marchands d'art, les cynismes éhontés des marchands d'armes (les mêmes marchands vendent à l'Iran et à l'Irak pourvu que les commissions soient à la hauteur), les restrictions scandaleuses des soins dans les hôpitaux, la traîtrise (au sens propre) de certains pendant la deuxième guerre, les haînes dans la famille, etc. Rien ne nous est épargné. Je crains aussi que ce soit un peu trop « British » pour réellement intéresser des lecteurs qui ne seraient pas au fait de l'histoire anglaise de la période pertinente.
Sachez si vous lisez ce roman qu'il n'est pas inutile de prendre des notes pour vous y retrouver, parce que tout, absolument tout finit par trouver sa place dans ce gigantesque puzzle. La moindre anecdote (un film qu'un garçon de huit ans regarde par hasard, un rêve d'un écrivain, une rencontre fortuite dans un train, etc), tout finira par trouver sa place, du moins si vous vous souvenez de la première fois où cette anecdote a été racontée. Tout finira par faire sens, même si finalement, on risque de tomber dans le grand n'importe quoi (le grand guignol même), comme par exemple la fin du roman (que je ne raconterai évidemment pas ici).
Sachez que, par moments, vous lirez l'écriture d'un roman dans le roman, une sorte de mise en profondeur, où le lecteur peut finir par se perdre. Je dirai simplement que j'ai cru un moment que la moins folle n'était pas celle qui était présentée comme telle (Tabitha), mais que finalement, j'en doute.
Quant à l'auteur de l'histoire de cette famille (du moins celui qui est sensé l'écrire), un certain Michael Owen, vous pourrez le trouver névrosé et vous n'aurez pas tort. Evidemment, cela finira aussi par se comprendre (quand vous n'êtes pas le fils de votre père, mais d'un co-pilote qui a miraculeusement échappé à la mort), tout peut s'expliquer.
Bref, je me suis accroché pour tout lire et finalement, je n'ai pas aimé.
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