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Sur le mode du flash-back, Milan Kundera évoque dans ce quatrième essai écrit en français la « rencontre de ses réflexions et de ses souvenirs ; de ses vieux thèmes, existentiels et esthétiques, et ses vieux amours…A le lire, on a l’impression de retrouver un vieil ami longtemps perdu de vue, qui évoque avec vous le souvenir de connaissances communes.
Quand il donne ses impressions sur l’œuvre de Francis Bacon, de Schönberg, de Beethoven, de Céline, de Kafka, je m’aperçois que ce sont aussi les miennes. Quand il vante les mérites des auteurs que je ne connais pas, j’ai envie de les connaître, comme Vera Linhartova, poétesse Tchèque à qui il cède la parole : « L’écrivain est tout d’abord un homme libre, et l’obligation de préserver son indépendance contre toute contrainte passe avant n’importe quelle considération.J’ai donc choisi le lieu où je voulais vivre mais aussi la langue que je voulais parler. Car l’écrivain n’est pas prisonnier d’une seule langue ». « Quand Linhartova écrit en français, est-elle encore un écrivain tchèque, Non. Devient-elle un écrivain français ? Non plus. Elle est ailleurs. »
Il me fait rire quand il parle de Soljenitsyne : « Et je pense à Soljenitsyne. Ce grand homme était-il un grand romancier ? Comment pourrais-je le savoir ? Je n’ai jamais ouvert aucun de ses livres. Ses retentissantes prises de position me faisaient croire que je connaissais d’avance tout ce qu’il avait à dire. »
Quand il se désole qu’Anatole France ait été écarté par ces listes noires qui décrètent dans le milieu littéraire ce qui est passé de mode et ce qui est au gout du jour, la parenté spirituelle entre l’auteur de “Les dieux ont soif”» et celui de «la Plaisanterie» m’apparait d’un coup : cet humour inhérent à leurs œuvres, qui se gausse de cette absence de distanciation, ce «désert du sérieux » de l’art kitsch qu’il dénoncera dans « L’insoutenable légèreté de l’être ». Si Kundera a choisi le roman entre toutes formes d’expression, c'est bien parce que c’est le seul art qui «possède comme seule certitude la sagesse de l'incertitude», tout comme l’a confessé Anatole France : «Il faut une grande maturité pour comprendre que l'opinion que nous défendons n'est que notre hypothèse préférée, nécessairement imparfaite, probablement transitoire, que seuls les très bornés peuvent faire passer pour une certitude ou une vérité.»
Son commentaire de «La Peau» de Malaparte m’a donné envie de le relire. Dans le chapitre intitulé «Le vent noir» de ce roman, Malaparte raconte l'agonie de son chien Jego. Capturé par un crétin et vendu à un hôpital pour des expérimentations médicales, Jego est étendu sur le dos, le ventre ouvert, une sonde plongée dans le foie. Aucun son ne sort de la bouche du chien crucifié, car les médecins lui ont coupé les cordes vocales. Cette image me rappelle le triptyque « Crucifixion en rose » de Bacon qu’il a évoqué tantôt. « Confronté à son prochain, l’homme n’est jamais libre tel qu’il est : la force de l’un limite la liberté de l’autre. Face à un animal, l’homme est ce qu’il est. Sa cruauté est libre. Le rapport entre l’homme et l’animal constitue un arrière-fond éternel de l’existence humaine, un miroir affreux qui ne le quittera pas. » Cette réflexion profonde sur la morale, c’est la même qu’on trouve dans « L’insoutenable légèreté de l’être » :
« La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le vrai test moral de l’humanité, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard, ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent… J’ai toujours devant les yeux Tereza, elle caresse son chien et songe à la faillite de l’humanité. En même temps, une autre image m’apparait : Nietzsche sort d’un hôtel de Turin. Il aperçoit un cheval et un cocher qui le frappe à coup de fouet. Nietzsche s’approche du cheval, il lui prend l’encolure entre les bras sous les yeux du cocher et éclate en sanglots. Cela se passait en 1889 et Nietzsche s’était déjà éloigné, lui aussi, des hommes…»
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Je pensais qu'il s'agissait d'un roman comme "l'insoutenable légèreté des êtres" mais ce n'étaient que de longues réflexions trop personnelles à mon goût. Décue !
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