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le 11 mars 2013
Ce volume contient des extraits du Journal que l'on trouve en 2 volumes dans la bibliothèque de La Pléiade.
Je découvre un peu abasourdi (cet ouvrage m'avait été conseillé il y a 45 années !) un livre majeur de la littérature du XXème siècle, riche d'une constante réflexion sur l'absurdité des convenances, des poncifs, de la sottise certifiée conforme et surtout une invitation permanente à être, à vivre libre.
Un cri de liberté et de lucidité qui devance les Surréalistes et Paul Nizan !
Qui veut vivre libre s'en empare. Qui souhaite demeurer dans la servitude volontaire s'en abstient.
La confrontation à une intelligence aussi vive que celle de Krishnamurti dessille irrémédiablement les yeux les plus
embués !
Cette édition par ses choix de textes dans la collection Folio est une aubaine pour qui veut réfléchir et penser par soi-même. Gide après Montesquieu, Voltaire, Hugo, France, Nietzsche... s'affirme tel un libérateur des esprits en cage.
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Dans l'édition de la Pléiade, le Journal d'André Gide compte environ 1600 p.- et encore, on n'y trouve pas les segments détachés du Voyage au Congo ou du Journal des Faux-Monnayeurs. On comprend donc qu'à l'instar du travail qui a été fait pour les mémoires de Saint-Simon ou les journaux de Stendhal ou Léautaud, Gallimard propose une anthologie susceptible de rencontrer la curiosité d'un public plus large. Le risque est évidemment que le lecteur du digest soupçonne l'éditeur d'avoir proposé des coupes malencontreuses : "quoi, une seule page sur Proust et une seule rencontre ? quoi, pas un mot sur l'accession de son ami Blum à la tête du Front populaire ? quoi, à peine une scène scandaleuse avec un éphèbe tunisien (et à 70 ans passés, encore), et presque jamais un mot sur son épouse, etc, etc, etc". Autant de remarques qui valent en fait pour le Journal pris dans son intégralité.
J'ai lu le Journal en son entièreté, relu avec plaisir la sélection de pages de cette anthologie et je crois pouvoir rassurer : l'exercice de sélection est habile et consciencieux.
Ce Journal n'est pas si éloigné de celui de Jules Renard (que Gide lut avec grand plaisir). Gide recense ses lectures (très franco-anglaises), ses voyages (en France, en Afrique), ses goûts (musique et peinture essentiellement); il ne parle pas ou peu de politique (sauf lors des deux guerres mondiales et surtout lors de l'année 1940) ; il propose des aphorismes et des maximes ; il fait avec distance partager son intérieur (la maison de Cuverville, l'appartement de la rue Vaneau, quelques discrètes allusions à sa bien-aimée épouse et à ses multiples amants). Comme Renard.
Mais le cœur du Journal (et ce qui suscite l'intérêt du lecteur), c'est évidemment d'une part le MOI immoral et artiste de Gide et, d'autre part, les choses vues de la scène littéraire.
Le premier aspect est évidemment ce qui vaut au Journal de Gide sa postérité : l'auto-portrait d'un non conformiste, à la fois grand-bourgeois et marginal, chrétien passionné et objet de scandale et, fondamentalement, artiste ne croyant qu'en son étoile et son sillon, qu'il creuse sans faillir (quand il ne joue pas du piano, son envahissante passion). Evidemment, les pages sur son amour du Christ et sa pédérastie sont les plus remarquables. Gide théorise ce qu'il appelle l'uranisme (l'homosexualité) en distinguant sodomites, pédérastes et invertis, lui-même ressortissant à la deuxième catégorie et précisant, je cite de mémoire, "qu'il ne peut trouver du mal à la pratique de ce que la nature lui commande". Ça n'empêchera le lecteur moderne de pester lorsque Gide cherche de jolis visages ou silhouettes d'enfants (c'est le terme qu'il utilise le plus souvent), dignes d'intérêt... Mais lui se voit comme un Socrate ou un Platon, un mentor pour adolescents et note que ses protégés n'ont jamais eu à se plaindre de ses conseils (comme Marc Allégret, ici désigné comme M.).
Le second aspect est celui qui me plaît le plus : c'est le peintre de la scène littéraire française. Merveilleux portraits - et exercices d'admiration - de Barrès (qu'il n'arrive pas à détester), de Claudel (qui l'écrase par son génie et sa stature), de Valéry (qui l'éblouit par son intelligence et son charme), de Léon Blum (dont la brillante intelligence, mais qui n'est pas celle d'un artiste, le laisse pantois). Merveilleuses amitiés aussi avec Copeau et Martin du Gard (qui invite à se plonger dans leur correspondance). Merveilleux et continu exercice de lecture et de relecture des maîtres : La Bruyère et La Fontaine, Chateaubriand et Stendhal, Zola et Baudelaire, voilà pour les favoris français (avec Dostoïevski, Shakespeare et les victoriens anglais).
C'est toujours plaisir que de relire, pour les partager ou s'y opposer, ses jugements circonstanciés et abrupts - même si on ne prise guère le romancier et dramaturge Gide, comme c'est mon cas.
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le 18 janvier 2016
Malagar les Pins, Place de la Mauvaise Garenne...François Mauriac se rafraichit à la Fontaine des Trois Vignes. De l'autre côté de la rue Nathanael, les Gide et leur garnement de fils...Un dégingandé de parpaillot libre penseur..il se tourne vers François et lui fait un bras d'honneur..Animal de sang-froid, mais la tête près du chapeau dès qu'il s'agit de l'honneur familial ("Mauriac au coeur de l'ennemi, à l'attaque").
François Mauriac traverse la place, rejoint les hérétiques, décroche un jab au foie à André...Celui bloque...François enchaîne crochets et directs, touche l'arcade, encaisse sans tituber deux coups bas (à peine un cri) lui assène un atémi, sort un Magnum 44 et lui dit : "Par Jésus Notre Sauveur, prends ta chance, chien germanopratin"..Sans se démonter, Gide colle sur le front de François Mauriac un canon de Peacemaker et lui sussurre : "Fais-moi gagner ma journée, homme de Bénitier".
Tout en jaugeant son ennemi, François Mauriac note le caractère éraillé de la voix, constate l'aspect impressionnant que cela confère au porteur et se promet d'aller voir son ORL.

"Oh" crie t-il "Les pandores" !
"Tu me prends pour quoi, mangeur d'hostie"
" Oh...Super Phacochère"
"Où ça ?"

Et rhan dans les iocs

Maman Gide hurle et supplie

"Fanfan, bute-le"
"No M'aam...Il est trop noc"

Se tournant vers Andé, rampant tel un lombric en proie des coliques...il profère

"L'année prochaine à Paris...je terminerai le boulot"
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le 14 avril 2013
Gide, un de nos grands écrivains, prix Nobel de littérature en 1947, a tenu un journal tout au long de sa vie.
Cette édition Folio en contient une anthologie en 400 pages.
Ce même journal ayant été publié in extenso à La Pleiade en deux volumes contenants 2500 pages, j'ai entrepris cette lecture avec gourmandise, me disant que si l'illustre maison avait pris la peine d'une édition pareille, le contenu devait avoir une grande valeur, et cette anthologie devait en être la substantifique moelle... Grande joie littéraire en perspective.

La déception fut à la hauteur de mon attente.
J'ai trouvé dans les pages de ce recueil les préoccupations quotidiennes et les petites choses de la vie d'un jeune, puis moins jeune auteur au fil des années : ("7 heure : bain. 8h et demie à 9 : déjeuner, etc..." -page 128-), agrémenté de ci de là d'une collection de maximes, aphorismes, et sentences, qui lui traversèrent l'esprit devant sa feuille blanche ("pour bien juger de quelque chose il faut s'en éloigner un peu après l'avoir aimé,..." -page 241-).
Certes on voit là, années après années, un grand esprit au travail, un auteur s'affirmer.
Intéressant, mais je ne peux crier au génie, ni trouver dans ces lignes rien qui ne justifie les honneurs d'une Pléiade. Où serais-je passé à côté ?!

Comme le dit Gide lui même dans ce journal en critiquant Le Grand Meaulne -p334- : "C'est un livre dont l'intérêt se dilue sur un trop grand nombre de pages et d'un trop long espace temps". Cette critique s'applique mot pour mot à son journal !
Clairvoyant pour les autres, aveugle pour soi même...

Pour ma part, lorsque je veux me nourrir de quelques pensées fortes sur la vie, les choses que l'on possède, les êtres que l'on côtoie, je préfère me tourner par exemple vers Sénèque et ses Lettres à Lucilius (ou La vie heureuse, ou La tranquillité de l'âme,...): Bien que datées du début de notre ère elles sont aussi actuelles que celles d'un auteur quasi contemporain comme Gide, mais présentent l'avantage d'une concision qui les rendent limpides.
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le 17 décembre 2012
Je regrette cet achat parce que j'ignorais qu'il s'agissait d'un journal intime de Gide. Je l'ai lu en diagonale et l'ai trouvé tout à fait inintéressant. Mais ce n'est que mon humble avis.
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